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Critique de Pois0n


Pois0n
  31 août 2020
Six jours. Il m'aura fallu six jours pour terminer « Chaleur sur les ondes ». Sachant que le truc fait moins de 400 pages en poche, imprimées en taille moyenne, vous vous doutez d'emblée que ça n'est pas bon signe. Certes, Crystal Chronicles Remastered est sorti entretemps sur Switch, mais d'habitude, je jouerais avant de lire pour finir la soirée, et non l'inverse. Alors, que s'est-il passé ?

C'était suite à la critique aussi positive qu'enthousiaste de Mylène du blog « Les lectures de Mylène » que j'avais ajouté « Chaleur sur les ondes » à ma wishlist, avant de craquer peu après. Les différents avis que j'avais pu lire parlaient d'une histoire douce et de complicité entre les personnages...

… et on l'a. Mais ce à quoi rien ni personne ne m'avait préparé, c'était à l'enrobage incroyablement vulgaire du récit. Qu'on se comprenne : si ç'avait été de l'érotica ou même une romance un peu plus pimentée, ça serait passé tout seul. Sauf qu'ici, il s'agit d'une romance contemporaine « classique » et même de type « slow burn », où la relation entre les personnages prend touuuuuut son temps pour se développer. Imaginez alors le contraste entre l'histoire en effet assez mignonne et même sacrément sage, et une narration qui nous parle de c** au moindre prétexte, à toutes les pages ou presque, et avec autant de subtilité qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine ! Dès la première page, ça nous parle de « baise » et on à droit à une magnifique remarque sur les seins-qui-remontent-encore-plus-que-d'habitude de la colocataire de Teague. Tu parles d'une entrée en matière ! Quand le récit se fait du point de vue de Teague, ça va encore, mais dès qu'on est dans la tête de Matéo... aie ! Matéo, il n'est pas méchant, mais il ne pense qu'à ça, partout, tout le temps, et place des allusions lourdingues toutes les deux lignes, du genre « je suis son cul jusqu'à la pièce d'à côté ». Pas Teague, mais ses fesses « parfaites ». C'est tellement ridicule que ça en devient caricatural. Sauf que ça ne fait pas rire, c'est juste gonflant à la longue. Ah, pour le coup, il est réussi le point de vue masculin, parce que même mon conjoint pensait que ce truc avait été écrit par un mec.

La suite donne à peine plus envie, avec une embauche qui tombe de nulle part complètement irréaliste, une patronne qui semble tout droit calquée sur celle de « Le diable s'habille en Prada », et une colloc riche grâce à laquelle Teague, qui peine à joindre les deux bouts, occupe un ravissant pavillon à Berverly Hills... Bref, j'ai dû me faire violence pour continuer afin de voir pourquoi, et comment, ce livre est parvenu à séduire la blogosphère.

Passé cette entrée en matière assez désastreuse, on a donc une histoire qui prend le temps de s'installer, où les protagonistes apprennent à se connaître au lieu de se sauter dessus direct – même si ce n'est pas l'envie qui manque. Et oui, c'est vrai que c'est mignon, entre Teague qui sait que Matéo n'est pas du genre à se poser et lui qui tombe dans le piège sans même s'en rendre compte. Il y a également quelques intrigues secondaires impliquant les collocs de chacun ainsi que le nouveau métier de Teague ou la passion du sport de Matéo. Certes, c'est survolé, mais plutôt bien intégré au fil du récit et finalement, plus agréable à lire que la partie romance. Et, oui, dans la mesure où le duo fait tout ce qui est en son pouvoir pour rester « juste amis », la complicité qui s'installe est réussie et crédible. de ce côté-là, toutes les promesses sont tenues !

Reste que l'on ne comprend pas, au vu des liens plutôt solides qui se tissent entre eux, pourquoi Matéo s'obstine à garder son identité secrète si longtemps. Par certains aspects, l'histoire paraît un peu artificielle, et certains rebondissements un peu faciles. Pas de quoi gâcher la lecture toutefois, à moins de vraiment chipoter.

Non, finalement, « Chaleur sur les ondes », ce n'était pas siiiii mauvais que ça. Mais j'ai vraiment eu du mal à le lire et à le terminer à cause du ton inutilement vulgaire de la narration...
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