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ISBN : 2913039243
Éditeur : Le Bélial' (22/09/2003)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
* Éditorial de Pierre-Paul DURASTANTI
* Point de chute de Jack VANCE
* La Gaffe monumentale de Dover Spargill de Jack VANCE
* Le Syndrome de l'homme augmenté de Jack VANCE
* Rassemblement de Jack VANCE
* Maîtres de maison de Jack VANCE
* De Markavel à Fluter, l'odyssée cosmique d'un naute, aède du futur galactique de Jacques GARIN
* Esquisse d'autobiographie et autres faits de Jack VAN... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BazaR
  07 avril 2018
Une demi-critique pour une demi-lecture.
De ce numéro de Bifrost hors-série – donc privé des rubriques habituelles de critiques de livres récents – je n'ai lu que la partie dossier consacré au grand Jack Vance.
Les deux premiers articles aident à mieux connaître l'homme derrière la plume. le premier est un mélange d'entretien et de chronologie, le second une esquisse d'autobiographie (les propres termes de l'auteur). On découvre un homme assez solitaire dans son enfance, et qui jamais ne courra les conventions, un homme à l'expérience de vie très large, qui a pratiqué une variété de métiers plutôt impressionnante, un homme plutôt conservateur dans ses idées sans être excessif, proche de Poul Anderson et de Frank Herbert.
Après un court papier focalisé sur les romans policiers de Vance, l'article suivant est une sorte de panégyrique, d'hymne de fan écrit par le célèbre et éclectique Dan Simmons. Je n'ai pas été emporté plus que ça. Il faut dire de Simmons insiste beaucoup sur la grande originalité et profondeur de deux romans que je trouve moyen : le Maître des Dragons et Les Langages de Pao. Un passage m'a tout de même interpelé, consacré aux femmes chez Vance :
« Il y a de notables exceptions, mais les femmes de fiction, chez Vance, sont, dans mon souvenir, plutôt calquées sur le modèle de Phadée, la ménestrelle des Maîtres des Dragons, ou de Gitan Netsko, l'esclave et la partenaire amoureuse de Béran dans Les Langages de Pao : des fleurs délicates. Elles sont souvent les personnages les plus « avisés » de ses récits, mais, hélas, avisés surtout de leur impuissance face au destin et à la domination masculine. »
Et plus loin lorsque Simmons décrit l'archétype du héros vancien :
« … je suggérerai que, même en crétins insensibles, Joaz Banbeck (Dragons) et Béran Panasper (Pao) font des modèles fascinants pour les jeunes lecteurs mâles. Ils ne sont jamais vantards ou voyous, idiots ou crâneurs, tyranniques ou incompétents (contrairement à la plupart des mâles américains adolescents). »
Ces deux descriptions sont à mon avis un brin complaisantes. Je considère que la caractérisation des personnages est le point faible de Jack Vance. Mais cela ne m'a jamais profondément gêné car il compense toujours par des créations de mondes et de sociétés hors pair, et c'est cela que je viens chercher chez lui, du moins dans les romans de sa « période classique ».
Car, Jack le dit lui-même dans son autobiographie, c'est à partir de 1956 et de son roman La Vie Éternelle qu'il adopte « sa manière habituelle ». Auparavant son écriture était plus standard, plus pulps, peut-être plus légère et humoristique (quoique Cugel, dans la période classique, accepte bien ces deux qualificatifs) mais pas moins agréable à lire selon moi. On trouve dans cette première période des romans comme Les Vandales du Vide, Les Cinq Rubans d'Or ou les aventures de Magnus Ridolph.
Le dernier papier est un guide de lecture sélectif dont les choix sont bien vus, hormis qu'aucun roman de la première période n'y est suggéré, et c'est dommage.
Et donc, je n'ai pas lu les cinq nouvelles qui représentent plus de la moitié du magazine. La raison en est que les éditions le Bélial' – qui éditent aussi Bifrost – ont annoncé sur leur site qu'elles préparent « l'intégrale des nouvelles (hors cycles) de maître Jack Vance, à savoir 61 nouvelles et novellas » et que les nouvelles du présent numéro y seront intégrées. Quand cela paraîtra-t-il ? Mystère…
Comme je me jetterai certainement sur cette intégrale, je lirai les nouvelles à ce moment-là.
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Srafina
  07 janvier 2019
Premier Bifrost que je lis, il faut bien commencer un jour.
C'est à l'occasion du challenge Jack Vance/Philip K.Dick initiée par Fifrildi que je me suis fait plaisir en m'offrant le Hors-série Bifrost - l'univers de Jack Vance.
Les nouvelles sont excellentes :
- la première Point de chute (1956) aborde le thème de l'immortalité, ainsi que la solitude et l'ennui qu'elle engendre,
- la deuxième La Gaffe monumentale de Dover Spargill (1986) nous emmène à la conquête des ressources de la Lune,
- la troisième, ma préférée, Rassemblement (1953) se réfère à la vengeance, avec une fort magistrale mise en scène du recrutement d'hommes de mains interplanétaire, mi polar, mi SF.
- et la dernière Maîtres de Maison (1957) est pour moi un peu obscure bien qu'elle soit fort bien écrite, mais je pense que c'était le but de cette histoire, réaction incompréhensible par l'être humain.
Son court roman le syndrome de l'homme augmenté (1961) a pour thème la décolonisation africaine et les transformations humaines par des gadgets technologiques qui constitue de nouveaux hommes espions. On y sent les problèmes des années 1960 avec la guerre froide qui se met en place.
S'en suit une fort intéressante biographie avec une énumération et résumés des différents titres qu'il a pu écrire, ainsi qu'une étude de Dan Simmons : Jack Vance, maître des dragons que j'ai survolée. J'ai plongé surtout dans l'énumération de ses nombreux livres et cherché mes prochaines lectures ;-)
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Shan_Ze
  08 janvier 2016
Ca n'est pas souvent que je lis des magazines en le parcourant entièrement, sans le feuilleter au gré de mes envies. Mais je voulais découvrir cet homme exceptionnel que j'ai lu que très récemment avec Les mondes de Magnus Ridolph (grâce au challenge Jack Vance).
Le hors-série de Bifrost commence avec quatre nouvelles et un court roman de Jack Vance, tous inédits. Ces histoires ont été agréables à lire, un peu moins le court roman (Le syndrome de l'homme augmenté). Je me suis régalée avec les nouvelles, surtout la dernière, Maitre de maisons où il laisse le lecteur comprendre tout seul…
La partie biographie, autobiographie, bibliographie était aussi intéressante… si on lit quelques pages chaque jour ou avant de choisir un Jack Vance à lire... mais j'ai tout lu d'un coup.
Je ne regrette pas du tout ma lecture : j'ai appris plein de choses sur l'auteur (dommage que le magazine date de 2003, sa biographie reste incomplète), sur les univers développés dans ses livres, les thèmes abordées. On y parle aussi de ses policiers mais peu sont traduits en français. La deuxième partie est très compacte et on peut y lire plusieurs fois la même information sous différentes formes. Pour le côté chipoteuse, quelques coquilles sont restées dans les pages du hors-série…
Une première expérience avec Bifrost concluante, je retenterai sans doute un numéro général ou un hors-série (il y en a-t-il un sur Pierre Bordage ?)
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Walktapus
  01 février 2015
Un Bifrost Hors Série de qualité qui représente un très bon guide de l'oeuvre de Jack Vance, mais sans doute pas une bonne introduction.
On y retrace la vie et la carrière de Vance, avec un guide de ses romans majeurs, une liste de ses oeuvres et de leurs éditions (qui s'arrête forcément en 2003, date de parution), et aussi un très bel hommage de Dan Simmons, et un article sur les polars de l'auteur
Mais ce n'est peut-être pas une bonne introduction, car les cinq nouvelles incluses (publiées entre 1953 en 1961), et inédites en français je crois, ne sont pas forcément les plus représentatives de l'auteur, ni les plus intéressantes, bien qu'on y voit déjà ses idées et sa manière.
Maîtres de Maisons sort un peu du lot pour moi par son idée particulièrement savoureuse, qui se dévoile lors de la chute, et qui éclaire d'une lumière intéressante tous ces personnages d'aristocrates sybarites et sophistiqués qu'on rencontre dans l'oeuvre de Vance. Et en plus elle a très exactement le même thème qu'une de mes nouvelles préférées des Perséides, de Wilson.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BazaRBazaR   04 avril 2018
A la fin des années 60, Poul Anderson, Frank Herbert et moi avons commencé à parler de construire un house-boat, que l'on utilisait sur les cours d'eau du delta du San Joaquin et de la Sacramento, un de mes rêves depuis mon enfance...
Nous avons passé la plupart de nos week-ends à bâtir une maison sur la plateforme en attendant avec impatience le jour où le house-boat voguerait jusqu'au delta. Une nuit, durant une violente tempête, il a coulé. Que faire ? Après une sérieuse discussion, il a été décidé que deux d'entre nous devaient revêtir leur attirail de plongée, descendre jusqu'au fond en emportant des sacs en plastique pleins de polystyrène et d'air, les loger sous la plateforme et les attacher aux bords extérieurs des coques. Poul et moi avons passé deux journées harassantes, mais le bateau a fini par émerger.
(Jack Vance - Esquisse d'autobiographie)
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BazaRBazaR   03 avril 2018
De l'année 1945, date de sa première publication, jusqu'à 1966, Jack Vance apparaît comme un auteur de nouvelles dans les pulps, ces magazines mensuels américains édités sur du papier bon marché à la pulpe de bois, d'où leur surnom. Ces revues publiaient souvent cinq ou six nouvelles de divers écrivains, les plus connus étant cités sur la couverture agrémentée d'une illustration d'un des textes intérieurs — en général une jeune fille aguichante aux prises avec un monstre extragalactique des plus repoussant. La parution en feuilleton d'un roman courait sur deux ou trois numéros.
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Shan_ZeShan_Ze   26 décembre 2015
(...) L'histoire de l'humanité se retrouve condensée dans chaque individu. Chaque homme peut jouir des triomphes ou souffrir des défaites de la race humaine. Charlemagne était mort en héros, même du son empire avait aussitôt sombré dans le chaos. Chacun doit remporter ses propres victoires, atteindre son seul et unique but.
Autrement, l'espoir ne pourrait exister.
[Le syndrome de l'homme augmenté]
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