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ISBN : 2913039669
Éditeur : Le Bélial' (17/01/2013)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 13 notes)
Résumé :
La cabine de bain était une navette spatiale, le ventre d’une géante. Il s’allongea. L’épais tapis de sol était moelleux comme un placenta. Il n’avait pas quitté cette cabine depuis deux jours... trois ? Il ne savait plus et ça n’avait guère d’importance. Bon, il n’avait plus de coke et l’héro touchait à sa fin, mais il lui restait encore un peu d’herbe et il venait de trouver un acide au fond de sa poche. Il le posa sur sa langue et éprouva une sensation bizarre. C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Pavlik
  07 mai 2017
Je découvre la revue Bifrost avec ce numéro consacré aux liens entre rock et SF. De prime abord, et juste pour la forme, une lignée se fait jour et elle remonte jusqu'à : Univers. L'objet n'est donc pas totalement inconnu, alliance de nouvelles et de dossiers thématiques (sur les littératures de l'imaginaire, SF, fantastique, fantasy...)
Et donc, quid des nouvelles de cet opus, censées être rock pour le moins ? Sans trop en dévoiler, j'ai trouvé celle de Jacques Barbéri ("Cabinessence ou la vie de Brian") assez plate et inintéressante (une sorte d'Abattoir 5 version Brian Wilson). Dans "Winnie l'ourson ne se pique pas" de Stéphanie Benson, je n'ai pas vu où était cachée la SF mais j'ai trouvé l'histoire plutôt émouvante. Quant au "Manteau Noir", de Daniel Walther, je la "classerais" (quel vilain mot) plutôt dans le genre fantastique. Heureusement, le meilleur fut gardé pour la fin avec "Live at Budokan", d'Alastair Reynolds, qui réussit parfaitement la synthèse entre rock et SF.
Le dossier thématique, quant à lui, est assez conséquent en volume, mais tous les articles ne se valent pas et une désagréable sensation de redondance demeure, une fois l'ensemble lu. Ainsi, l'article d'Eric Holstein et le guide de lecture qui suit auraient largement pu être condensés en un seul texte, tant les redites y sont nombreuses ; au passage, on commence à réaliser que c'est davantage la musique qui s'est inspirée de la SF que l'inverse...Néanmoins, les articles de Norman Spinrad (qui s'essaye à l'analyse) et de Jean-Marc Ligny (qui évoque plutôt ses souvenirs, sur un mode assez "Rock et Folk" dans l'âme) sont intéressants.
Pour finir, il n'est pas inutile de préciser qu'ici Rock est surtout synonyme de "psychédélisme" et de "prog rock" (et je dis ça sans jugement de valeur), histoire d'éviter les quiproquos.
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ACdeHaenne
  23 avril 2014
Si on était en droit de voir planer l'esprit punk sur ce nouvel opus de Bifrost, Olivier Girard (j'ai vérifié) nous sèche tout de suite avec son édito qui brosse une peinture peu reluisante (et très certainement réaliste) du paysage éditorial SFFF de ce début d'année 2013. Déjà, pour le Sex & drugs & rock'n'roll, on repassera...
Ensuite, ce ne sont pas moins de quatre nouvelles proposées, toutes forcément tournant autour d'une figure emblématique du rock vu par le prisme du surnaturel ou de la "SF". le premier à s'y coller, c'est Jacques Barberi. Avec Cabinessence ou la vie de Brian, Barberi nous narre les aventures intérieures d'un Brian Wilson (le chanteur des Beach Boys, pour ceux qui n'avaient pas suivi) sous influence. Une très bonne nouvelle, très bien écrite et qui navigue parfaitement entre fantastique et science-fiction. Stéphanie Benson est une auteure anglaise que je découvre ici (ben oui !). Avec Winnie l'ourson ne se coupe pas, elle nous offre une nouvelle carrément décalée mettant en scène un Brian Jones au bord du suicide qui voit apparaître dans sa vie gâchée par un certains Mike les créatures inventées par A.A. Milne. Je n'ai pas du tout accroché à cette histoire pourtant bien troussée mais un peu trop décalée à mon goût et à la fin de laquelle on se dit : tout ça pour ça. On passe directement à la nouvelle de Daniel Walther, le manteau noir, qui suit les aventures érotico-fantastiques d'un certain Robert Zimmerman, dit Bob Dylan. Là encore, c'est très bien écrit et on sent dans les mots de Walther qu'il est un grand fan du chanteur américain. Pour ma part, je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi, et c'est bien dommage. Enfin, l'auteur anglais Alastair Reynolds nous propose la dernière nouvelle, celle qui se trouve le plus en adéquation avec le thème proposé ce mois-ci par la revue. Live at Budokan est la plus longue des quatre et, à mon humble avis, la meilleure. On suit un producteur de spectacle de Rock en mal de nouveautés. S'étant trouvé un peu dépassé par sa dernière création, des robots géants à l'effigie du groupe de métal Metallica, il se doit de trouver autre chose, encore plus incroyable... On se prend cette histoire dans la tronche comme s'il s'agissait d'un riff de guitare. C'est juste et très bon.
A.C. de Haenne
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TwiTwi
  24 février 2013
J'appréhendais beaucoup ce numéro. J'aime le rock. J'aime la SF. Mais autant l'histoire de la SF, toute la culture qu'il y a autour, la vie, l'oeuvre des auteurs de SF m'intéressent beaucoup, autant la culture rock et tout ce qui la concerne ne m'intéresse pas du tout. Quand j'écoute de la musique, c'est pour écouter de la musique, c'est tout. Pour les émotions que cela procure, pour passer le temps, pour m'isoler du bruit extérieur, parce que c'est agréable. le reste, je passe complètement à côté. Et donc je suis passée à côté du dossier dans sa quasi entièreté. Je serais incapable de vous dire si le dossier traite bien du sujet, ni de vous détailler le contenu des articles. Voilà. Ce n'est pas très grave, cela arrive.
Cela dit, il n'y avait pas que ça dans ce Bifrost. Après un éditorial très alarmant sur la site de l'édition SFFF en France, on a droit à pas moins de 4 nouvelles avec du rock dedans. de ce fait, elles m'ont un brin moins intéressantes que d'habitude, étant donné qu'elles sont pleines de références qui ne me parlent pas.
Par exemple, je n'ai rien compris à la nouvelle de Stéphanie Benson, Winnie l'ourson ne se pique pas qui parle d'un délire de drogué de Brian Jones, membre des Rolling Stones. Un peu trop psychédélique à mon goût. La première nouvelle, Cabinessence ou la vie de Brian de Jasques Barbéri est ma foi assez psychédélique aussi mais se laisse mieux lire : Brian Wilson, des Beach Boys, est enfermé dans une cabine de bain sur la plage, en plein trip de drogué. Il se met à halluciner mais ses hallucinations sont vachement réalistes, se mêlent à la réalité. Bref, on ne sait plus très bien si ce qui se passe est réel ou pas. Je n'ai pas bien compris l'intérêt de la troisième nouvelle, le manteau noir, de Daniel Walther, qui raconte encore un trip de drogué mais de Bob Dylan cette fois. Bref, après toute cette drogue, j'ai été contente de me plonger dans Live at Budokan de Alastair Reynolds, qui raconte comment 2 types en viennent à faire faire du rock à un T-Rex. Étonnant et rigolo. La nouvelle n'a pas du tout pris le chemin le plus évident (à savoir un truc à la Jurassic Park) qui plus est. Une nouvelle que Alys devrait lire.
Pendant ce temps, Roland Lehoucq et J. Sébastien Steyer démontent en 9 pages les aspects scientifiques du Prométheus de Ridley Scott. Aïe, ça fait mal.
Dans ce Bifrost, on nous annonce également la fin des Razzies, ce qui me manquera peu, et l'arrivée d'une nouvelle rubrique, "dans les poches", qui parlent des parutions poches du dernier trimestre. Une rubrique que ma CB, devenue allergique aux grands formats (je la mets sous antihistaminiques quand besoin est), suivra avec intérêt.
Le prochain numéro sera consacré à Stephen Baxter, que je ne connais absolument pas, donc on verra.
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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maltese
  05 février 2013
Ce trimestre, l'équipe de Bifrost nous montre à quel point rock et SF font bon ménage.
A plusieurs reprises dans leur histoire respective, l'une et l'autre vont s'influencer, s'inspirer.
Au fil des articles, on s'aperçoit que le rock a davantage mis de SF dans sa musique que le contraire. Quoiqu'il en soit, ils résultent tous deux d'une contre-culture et vont évoluer durant un moment en parallèle.
Côté nouvelles, j'avoue avoir été déçu: les textes français qui mettent tour-à-tour Brian Wilson, Brian Jones et Bob Dylan en scène ne m'ont pas convaincu. Peut-être jouent-ils trop sur la suite "sex and drug and rock'n'roll". Ma préférence va à la nouvelle de Barbéri, avec l'ex-leader des Beach Boys et sa drôle de machine à voyager dans le temps. Quant au texte d'Alastair Reynolds, il est plein d'humour et de saveur.
Côté articles, j'ai apprécié les vues de chacun sur le rock et ses liens avec la SF. On trouvera de quoi ici parfaire notre culture musicale et littéraire tant les références sont nombreuses et diverses.
Et comme toujours de nombreuses critiques d'ouvrages et de revues... ainsi qu'un hommage à Boris Strougatski.
Lecture à compléter sur le blog de Bifrost avec notamment des interviews en rapport avec le dossier:
http://http://blog.belial.fr/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   01 mai 2017
Putain, ce qu'ils étaient jeunes...C'est normal, bordel, on était le 23 décembre 1964 et leur avion volait en direction de Houston où les Beach Boys devaient faire une mini-tournée...Promotion de merde ! Il n'avait que vingt-deux ans, alors pourquoi se sentait-il aussi pourri de l'intérieur, comme s'il avait réellement ingurgité toute la came de son rêve, ce cauchemar de merde où il restait des journées entières dans une cabine de bain parce qu'il...s'était fait virer de chez lui ? Non, ce n'était pas si simple...Là-bas, tout au fond du jardin, à côté du clapotement berceur de la piscine, il était dans un putain de cocon douillet où il pouvait se défoncer à loisir et ne rien décider...Effacer le temps...Avoir le pouvoir de ne rien faire...De tout faire...Plus tard...

[Jacques Barbéri : "Cabinessence ou la Vie de Brian"]
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PavlikPavlik   01 mai 2017
On avait démarré avec des groupes conventionnels, pour la plupart montés par nos soins en pensant à l'image et au merchandising. Le souci, c'est que de tels groupes finissent par avoir des idées à eux. Ils se croient capables de décider, et bientôt les voilà qui parlent d'indépendance créatrice, de crédibilité artistique, de carrières solo. On avait donc vu nos gagne-pains se déliter l'un après l'autre dans un tourbillon d'ego et d'ambitions. Il devait y avoir mieux. Ce mieux, on l'avait créé. Ghoul Group était la première formation au monde entièrement composée de morts.

[Alastair Reynolds : "Live at Budokan"]
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PavlikPavlik   04 mai 2017
Certes, le rock est le roi des arts mutants, et la musique liturgique du sacrement de l'acide ; mais comme vecteur méditatif, intellectuel, affectif et transformationnel visant non seulement à exprimer et explorer mais aussi à créer une conscience modifiée, la musique a ses limites. Au-delà d'un certain point, il faut une littérature. Une littérature fondée non pas sur le passé immuable, mais sur les multiples réalités possibles d'un avenir qui n'existe pas encore. Une littérature qui n'est pas centrée sur l'ici et maintenant, mais sur l'imagination d'un autre-part et d'un autre-temps.

[Norman Spinrad]
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PavlikPavlik   06 mai 2017
Un autre pur moment de SF a été, la même année [1975], le concert de Kraftwerk, à l'Olympia également, ou du moins son introduction : les deux premiers morceaux ont été joués par leurs robots...Un grand silence a accueilli la fin du premier, et quelques sifflets timides - voire craintifs - ont salué la fin du deuxième. Quand les quatre gars de Kraftwerk sont enfin arrivés, j'ai nettement perçu comme un grand soulagement parmi le public : non, le temps des androïdes n'était pas encore venu, même si ceux de Kraftwerk rêvaient déjà de moutons radioactifs.

[Jean-Marc Ligny]
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PavlikPavlik   30 avril 2017
C'est pas que je me sente blessé, tu vois. Je me sens trahis. Comme seuls les gosses peuvent se sentir trahis devant la dégueulasserie du monde des grands, même s'ils savent déjà que la vie ne fait pas de cadeaux. Le pire, tu vois, c'est que je n'ai pas aimé sa Sainteté Super Mick, je l'ai adoré. C'est un mec qui rayonne. Il dégage un truc indescriptible, une faim dévorante, un besoin de tout, et on se dit que le monde entier n'est pas de taille à le contenir. Mick ne parle pas, il bourdonne comme un pylône de haute tension. Il ne marche pas, il flotte au-dessus du sol comme un truc de science-fiction. Et Mick, quand il en a marre de toi, il ne te fais pas la gueule, il te hait. Quand il a fini de t'aimer, tu cesses purement d'exister.

[Stéphanie Benson : "Winnie l'Ourson ne se pique pas"]
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