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ISBN : 2266002201
Éditeur : Pocket (01/01/1977)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
" Bigeard n'a guère quitté l'Indochine depuis qu'il y est venu avec Leclerc en octobre 1945. Commandant d'une compagnie isolée, il a vécu au pays thaï, dressé des bataillons à subsister et à combattre comme l'ennemi dont il a analysé et copié les méthodes. Les civilités ne sont pas son fort. Né pour commander, ne sachant ni feindre ni composer, jaloux de tout ce qu'il possède, il n'aime pas obéir et, comme il rue si les ordres qu'on lui donne lui semblent idiots, se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Topper67
  28 mai 2016
Marcel Bigeard, dit « Bruno », une légende. Ce livre faisait partie de mes « à lire absolument » depuis des années. Je repoussais sans cesse, pensant tout savoir de ce grand monsieur, ou en tout cas l'essentiel. En tant qu'ancien marsouin, Bigeard était naturellement dans le Panthéon de mes héros, aux côtés des Vandenberghe, Kieffer et autres Cabiro.
Et pourtant, j'en ai appris des choses. Je ne pense pas qu'il soit utile de revenir sur tous les détails de sa carrière militaire : Deuxième Guerre mondiale, Indochine, Algérie, rien que ça ! le général Bigeard, qui a commencé sa carrière en tant que deuxième classe appelé en 1936 a été de tous les conflits, de tous les coups durs en essayant autant que faire ce peux, de ne pas être dans les magouilles.
On y découvre un personnage franc, entier, dur à la tâche sous les ordres duquel il devait être dur de servir. Mais, exigeant avec ses hommes, il l'était surtout avec lui-même. Il s'astreignait à une stricte discipline de vie : un footing tous les matins, une marche forcée au moins toutes les deux semaines, à la caserne comme en permission. On y découvre aussi un personnage parfois blessé, démoralisé, voulant démissionner, ne croyant plus à la grandeur de l'armée française et pourtant s'accrochant, prenant toutes ses missions à bras-le-corps même quand il perçoit clairement qu'on tente de l'éloigner du feu des projecteurs. Car Bigeard, surtout après son action à Diên Biên Phu est aussi un personnage public, le « premier para de France ». On a besoin de lui pour son allant, ses capacités d'adaptation, son génie tactique. On le craint lors du putsch des généraux, on le courtise pour entrer au gouvernement, on le met à l'honneur sur les champs Elysées, il pose pour Paris-Match. Il critique ses chefs, il estime ses ennemis et toujours, il entraîne ses hommes.
Mais, et c'est sans doute le plus terrible : on découvre un Bigeard qui vieillit ! Comme tous les héros, il vieillit mal. Il attrape une pneumonie après une nuit dans un train sans veste, lui qui a arpenté les djebels au coeur de l'hiver. Il se blesse gravement lors d'un saut d'entraînement, lui qui a sauté sur Diên Biên Phu. Mais il se relève toujours, après ses blessures, après l'attentat dont il est victime, après que le commandement essaye de l'éloigner.
Dans son style particulier, fait de phrases courtes, percutantes, dans un style finalement très militaire il nous raconte tout sans fard, sans essayer de masquer ses erreurs, sans fausse modestie, sans complaisance envers ses anciens chefs.
Certes il aura mérité ses médailles, il aura mérité sa « parcelle de gloire ». On peut être antimilitariste, on peut ne pas l'aimer, on peut ne pas le croire quand il dit que ses paras n'ont jamais torturé en Algérie, on peut le trouver trop rigide, on peut s'opposer aux guerres de décolonisation, on peut même, je pense, le haïr.
Mais on ne pourra jamais ne pas l'admirer ! Merci mon général !
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Birhacheim
  10 août 2009
Le général Bigeard est né à Toul le 14 février 1916, il a 93 ans…
Marcel Bigeard nous offre, dès 1975, une autobiographie de bien belle facture. Il nous livre ses réflexions, ses actions et ses états d'âme pour une période historique déterminante de l'histoire de France: de l'avant second guerre mondiale jusqu'à la décolonisation et les trente glorieuses.
Corps francs durant la drôle de guerre, parachutiste de la France Libre, officier étincelant en Indochine, officier supérieur en Algérie, « Bruno » Bigeard est un officier d'exception, un entraineur d'homme exemplaire, un organisateur hors pair et un personnage « haut en couleurs ». Quel parcours !
Pour les amateurs d'Histoire, indispensable pour comprendre l'armée française de la 4ème République.
Pour tous, un parcours authentique, une expérience de vie exceptionnelle.
Pour une parcelle de gloire par le général Marcel Bigeard aux éditions Plon en 1975 maintes fois réédité.
Lien : http://www.bir-hacheim.com/b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Topper67Topper67   21 mai 2016
Or la police est adaptée mais manque de moyens, l'Armée a des moyens mais n'est pas adaptée. Comme il est plus facile de s'adapter que d'obtenir des moyens, nous pensons qu'en cas d'urgencen c'est à l'Armée de s'adapter et de prendre l'affaire en main.
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NumoporoNumoporo   08 juillet 2012
" Bigeard me considéra de son regard bleu sourd, magnétique
-Et vous croyez, demanda-t-il, que nous l'aimons, la guerre ? "
JOSEPH KESSEL
Bône, mai 1956
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Topper67Topper67   09 mai 2016
J'ai la nausée, songe à ces veuves, aux orphelins alors que je suis incapable de chasser, de tuer un animal, voire un poulet...mais c'est la guerre...ils ne nous ont pas fait de cadeaux depuis 1940.
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