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ISBN : 2203019662
Éditeur : Casterman (09/03/2009)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 160 notes)
Résumé :
Dans ce monde dont on ne sait trop s'il est l'émanation d'une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s'est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom: le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l'eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l'obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  26 novembre 2014
Un peu déçue par cette BD post-apocalyptique à l'onirisme aquatique...
Quand on ouvre l'album, Bilal, par quelques phrases concises, présente le contexte dans lequel se déroulera le récit : une espèce de "big bang" bref et chaotique à fait sortir la terre-mère de ses gonds et... enfin vous connaissez la chanson....
Sous des conditions météorologiques déplorables et fantasques les seules routes navigables sûres restent les mers, qu'une poignée de survivants essaie de sillonner.
La mer dont il est question ici, est probablement la Méditerranée...ou pas, entourée de montagnes qui sont à leur place...ou pas, habitée par une faune marine qui a "poisson" ou "dauphin" de nom, mais pas leurs caractéristiques... Dans les cieux menaçants, on peut observer des animaux d'une certaine lourdeur terrestre qui peuvent maintenant voler sans ailes et un petit nombre d'humains ont des sens exacerbés par l'hybridation...
Le scénario, quasi inexistant, ne m'a pas enchanté (et les deux cowboys-duellistes qui parcourent l'histoire sur leurs montures zébrées, m'ont énervé avec leurs sempiternelles citations pessimistes).
Mais qui dit "Bilal", dit... Dessins !!
A l'instar des tortues, éléphants et... qui survolent les bateaux des anti-héros de cette histoire, j'ai pris de la hauteur et du recul pour regarder et admirer (!) les traits de crayon qui savent insuffler l'essence et caractériser les expressions sur les visages las et fatigués dans ce monde dominé par le gris... Blanc grisâtre, gris argile, bleu fumée, bleu brouillard...troué, par quelques tâches de rouge, qui rappellent que la vie est toujours là...
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brigittelascombe
  27 février 2013
Alors que le dérèglement climatique a déclenché des catastrophes naturelles irréversibles et l'effondrement de l'économie mondiale, les hommes organisent leur survie dans des zones de moins en moins protégées nommées "détroits".
Un petit lot de scientifiques a mis au point un système de symbiose homme-animaux, d'où le titre de cette BD fantastique Animal'z, mais la force bestiale est difficile à contrôler.
Enki Bilal, dénonce, dans son scénario catastrophe du futur à visée écologique, Animal'z, le manque d'eau, les radiations nucléaires,les épidémies,la glaciation entrainée et les dérives multiples dues à la folie destructrice de l'homme.
On croise, tour à tour, un faux Franck Bacon au double jeu (je?); Ana Pozzano, une jolie veuve, qui va tester, après avoir volé un yacht, des nageoires caudales de dauphin sans vraiment le vouloir; Lester Outside jadis cobaye devenu sauveteur (à moins qu'il n'ait un rôle plus trouble), qui cite Nietzsche, Beckett et Shakespeare toutes les trois phrases; des poursuivants nihilistes; des ours tueurs et les Owles, une famille d'industriels ruinés expérimentateurs ou de "dégénérés" selon les goûts de chacun (dont la fille adoptive Kim, aux yeux bridés, a une autorité naturelle dans certaines situations périlleuses).
Bref, aventure, suspense, angoisse et fantastique sont au rendez-vous.
Et surtout une citation de Nietzsche est soulignée par Lester, l'apprenti philosophe: "L'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain, une corde tendue au dessus d'un abîme".
Les héros de Animal'z premier volet de cette série tomberont-ils dans l'abime?
Le scénario d'Enki Bilal tient la route (entre mers et banquise). Dessinateur génial (couronné en 1987 par le grand prix du 14° festival de la bande dessinée d'Angoulème) Enki Bilal; dans une ambiance gris-bleutée de brouillard opaque et glacier, avec des traits au fusain et au pastel non léchés surlignés parfois d'un filet sanguinolent, grâce à ses personnages tristes, durs et effilés; lance un mise en garde percutante au monde en danger.
Le deuxième volet (Julia et Roem), excellent aussi, de cette série lance le lecteur dans un désert torride où tout tangue. Mais glaces polluées ou désert sans eau, dans les deux cas, comment l'homme peut-il survivre?
A méditer pour que nos actions s'assagissent avant le chaos final!
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Josephine2
  03 janvier 2015
Ou on aime, ou on n'aime pas l'univers d'Enki Bilbal. Il n'y a pas de demi-mesure. le graphisme d'Enki Bilal reflète son âme. Les couleurs sont plutôt sombres. Pas beaucoup de gaieté. Il est empreint de mélancolie et de solitude. Cela me correspond tout-à-fait.
Dans cette trilogie, Enki Bilal nous décrit un monde apocalyptique, complètement bouleversé par un dérèglement climatique qui a touché d'un seul coup toute la planète. Seules, quelques personnes ont réussi à survivre, grâce notamment à des mutations. Elles recherchent des coins de la planète qui auraient été plus ou moins épargnés : le détroit d'17 est le passage qui leur permettra d'atteindre un de ces Paradis terrestre. Y parviendront-elles ?
J'ai lu le premier de la trilogie. Je ne manquerai pas de me précipiter à la librairie la semaine prochaine pour acheter les 2 autres volumes !
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SednaX
  27 avril 2017
Autant la couverture, le titre et même le résumé m'avaient tenté, autant finalement, après l'avoir lu, je reste un peu perplexe. J'imagine qu'il y a un message que j'ai manqué ... ou pas compris, peut-être.
Toujours est-il que, finalement, à part aborder une idée vague sur l'hybridation entre humains et animaux, sans jamais entrer dans le détail ni du comment, ni du pourquoi, cette histoire ne mène nulle part. Même les aventures des personnages présentés ne vont pas jusqu'au bout, les relations entre eux sont superficielles et même la quête qu'ils s'étaient fixé ... hé bien, on ne sait pas si elle aboutit ou pas, finalement.
De nombreuses idées pourtant intéressantes et originales sont évoquées : les expériences sur les humains et leurs conséquences, LA catastrophe naturelle qui a presque conduit l'humanité à sa fin (nommée "coup de sang" dans l'histoire), la capacité à transformer temporairement ou définitivement les humains en dauphins (pourquoi seulement les dauphins ?), l'évolution des expériences (ne plus transformer les humains mais seulement développer leurs capacités pour ressembler aux animaux), la communication avec les véritables animaux, les comportements extrêmes vers lesquels certains des derniers humains (sur)vivants se tournent, la survie dans un monde post-apocalyptique ... Bref, un déferlement de petits bouts d'idées bien sympas, mais qui ne sont qu'évoquées, et pour la plupart même pas terminées.
Et en plus, sans mauvais jeu de mot, l'histoire se termine en queue de poisson.
J'ai été déçue, dommage.
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sylvie
  04 avril 2009
Finie la peinture, basta!
Finie la catastrophe, elle est arrivée !
Et après ?
Après...
C'est d'abord le choix du papier, de sa couleur et de son grain : il est gris, non, bleu, non, vert... Il devient le décor, l'air, l'eau, la glace, le vent, mis en relief par le trait au crayon gras et noir de l'artiste, qui trace comme ses personnages.
Du pastel bleu, blanc et rouge vient animer le tout. C'est magistral. Nous voilà embarqués dans un western avec duel d'esthètes cultivés, hommes et femmes en route sur l'eau, puis sur glace, animaux en déroute, êtres hybrides, ceux qui vont survivre.
Moitié hommes moitié dauphins, ils ont un sixième sens... Une jeune femme cobaye volontaire est devenue une femme-suricate-dauphin au charmes reptiliens...
Où vont ils?
Là où ils vont.
Comment ?
Par le détroit D17.
C'est un endroit possible, la promesse de survivre.
En filigrane on lit aussi : L'homme s'est protégé de l'animal, il l'a ensuite dompté, pour finir par risquer de le détruire. Mais trop de mal à la nature a provoqué son coup de sang. Les dés sont jetés, la page est tournée.
Cette fable moderne et poétique nous rappelle que nous qualifions d'inhumains les actes que seuls les humains, justement, sont capables de commettre. Elle nous dit en image que le sauvage n'est pas le barbare. Elle pointe un avenir possible. Elle dessine le fil tendu par Nietzsche :"l'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain. Une corde par-dessus un abîme…"
des images et des liens sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   12 avril 2015
Je sens que je peux en rajouter encore, sur son égoïsme, son arrivisme, son narcissisme, son nihilisme… Ce mec était tout en ismes, du gigantisme de notre mariage jusqu’à l’anticonformisme de sa mort…

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brigittelascombebrigittelascombe   26 février 2013
Vous n'aimez pas les citations? Pourtant, à elle seule, la vie en est une...C'est Borgés qui l'a dit.
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brigittelascombebrigittelascombe   26 février 2013
Le secret pour voyager d'une façon agréable disait Dostoïevski, consiste à savoir poliment écouter les mensonges des autres et à les croire le plus possible..Vous ne méritez pas que je vous mente..
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sylviesylvie   04 avril 2009
Nietzsche :" l’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhumain. Une corde par-dessus un abîme…"
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MurielTMurielT   15 août 2015
Sinon je pratique assidument l'art de la solitude, et pour l'heure votre mutisme me convient...Faisons donc un bout de route ensemble... Jusqu'à D17, par exemple.
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Vidéo de Enki Bilal
Nous avons eu l'honneur d'accueillir des invités prestigieux comme Enki Bilal pour la bande dessinée, Eiffel et Camille & Julie Berthollet pour la musique, ou encore l'humoriste et acteur Ahmed Sylla. Puis zoom sur la relève, les artistes de demain qui ne vont pas arrêter de faire parler d'eux et en qui la Fnac aime : Roméo Elvis, Aloïse Sauvage, Canine, The Pirouettes, Cléa Vincent...
Toute la programmation culturelle dans votre Fnac : https://www.fnac.com/Les-evenements-magasin/cl31/w-4
Ça s'est passé à la Fnac, chaque mois en intégralité sur notre chaîne : https://www.youtube.com/playlist?list=PLiecdOYPtnueHNK22HZL7j4Ad0XeMxr74
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