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ISBN : 220310578X
Éditeur : Casterman (22/11/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Le nouveau récit d'anticipation d'Enki Bilal.
Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.
Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  19 juin 2019
Enki Bilal présentait récemment, à La Grande Librairie et sur France Inter, son deuxième tome BUG. Attirée par ce récit d'anticipation, je suis allée aussitôt chercher le tome 1 à la médiathèque.
L'action se passe le 13 décembre 2014, à Paris. La première page fait part d'une difficulté de connexion : une jeune fille vient voir sa mère car elle a un problème de réseaux avec son smartphone, et dès la deuxième, nous apprenons que « Tous les liens, nous disons bien tous, ont disparu de manière – pour le moment – inexplicable. » Il s'agit, en fait, d'un gros méchant bug à l'échelle planétaire.
Dans les pages suivantes, nous voyons quelles sont les premières conséquences post BNG (Bug numérique généralisé) à Londres, New York, Paris. C'est une planète retournée au chaos en quelques heures.
Le bug serait lié au retour du vaisseau en provenance de Mars. Kameron Obb, seul survivant de cette mission spatiale, est victime d'un mystérieux virus électronique et toutes les données numériques de la planète se retrouvent étrangement logées dans sa tête. Inutile de vous dire que cet homme va être convoité par tous, que ce soient les États, les entreprises, les mafias, les religieux et même les particuliers. le récit tourne au polar quand un individu d'apparence calme jusque-là, va devenir un véritable psychopathe, n'ayant qu'un seul but : retrouver à tout prix Gemma, la propre fille de Kameron Obb.
Enki Bilal, dans cette BD, nous montre de façon pertinente les effets que peut avoir la disparition brutale de toute technologie numérique sur une société devenue totalement dépendante. Il démontre ici les limites d'un progrès technologique incontrôlé.
Ce livre nous interroge sur notre dépendance parfois addictive aux nouvelles technologies et à internet et montre que les gens, une fois privés de toutes leurs connexions, livrés à eux-mêmes, ne savent que faire… « ils n'arrivent pas à se regarder les yeux dans les yeux, la plupart, depuis l'âge de trois ans, ne côtoient que leurs écrans… »
L'auteur a su créer des ambiances froides pour décrire ce futur anxiogène. Pour cela, il a utilisé une palette de nuances allant principalement du bleu au gris, ce qui donne un ensemble magnifique et effrayant à la fois.
J'ai aimé aussi le découpage aéré avec de grandes cases. J'ai parfois eu un peu de peine à différencier les personnages d'autant plus que l'on passe souvent des uns aux autres, sans transition. Dans cet univers un peu flippant où la tension va crescendo, l'auteur a néanmoins glissé quelques notes d'humour lorsque, par exemple, une recherche désespérée de vieilles personnes ou de vieilles voitures non connectées est faite pour essayer de pallier à ce bug, ou encore ces pages de journaux truffées de fautes du fait de la disparition des correcteurs d'orthographe.
J'attends avec impatience de lire le Livre 2.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Crossroads
  14 décembre 2017
Le monde en chie des ronds de chapeau.
Hier, hyperconnecté, aujourd'hui en mode bug généralisé et ce, de façon durable et visiblement irrémédiable.
Imaginez maintenant qu'un seul homme soit désormais, à l'insu de son plein gré, en possession de ce maelström d'informations fantômes, de quoi foutre les jetons, n'est-il pas ?
Souhaitons donc sincèrement au cosmonaute Kameron Obb d'avoir la citrouille bien faite, lui qui vient officiellement de rentrer dans le nouveau livre des records, section plus grosse tête de l'univers et de sa proche banlieue. Et accessoirement d'avoir suffisamment de sang froid pour échapper aux nombreuses super puissances bien plus intéressées par son ciboulot que par ses beaux yeux.
Nouvelle trilogie d'anticipation du sieur Bilal et grosse accroche dès le premier volet.
Bilal, c'est avant tout un coup de crayon immédiatement identifiable.
Plaisir de la rétine malgré des proportions souvent aléatoires, le bonhomme privilégie la beauté et la force du dessin esquissé plutôt que sa perfection.
L'auteur fait dans l'ingénieux et l'inventif tout en saupoudrant le propos de quelques scénettes humoristiques histoire de détendre un brin l'atmosphère (mention spéciale à l'absence de correcteur orthographique en une des journaux).
Gros coup de coeur pour ce Bug, premier du nom, et précurseur de deux frangins que l'on souhaite tout aussi jouissifs.
Top !
Dixit René...
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Josephine2
  17 décembre 2017
Le dernier né d'Enki BILAL. Dans cet opus qui en contiendra 3, Enki BILAL aborde le thème du « bug » mondial et même au-delà.
Tous les états sont en ébullition, les gens sont livrés à eux-mêmes, ils ne savent plus quoi faire, ni comment vivre sans toutes leurs connections. Faute de solutions des gens meurs car personne ne sait quoi faire. Les vieux sont les bienvenus car ils ont un savoir qui s'est perdu à cause de toutes ces nouvelles technologies connectées.
Obb, astronaute, est le seul survivant. Il est rejoint par deux autres astronautes qui le prennent en charge. Mais sans connections, comment vont-ils pouvoir retourner sur terre ? Obb dit qu'il sait comment faire. Mais pas seulement. Il est le seul à être connecté, à connaître tous les codes. Il devient la perle rare que tous les états vont vouloir s'approprier. Et pour cela, ils vont jusqu'à kidnapper sa fille Gemma.
Gemma qui est également poursuivi par Amin…
On reste sur notre faim. On a envie d'en savoir plus. A quand la suite !!!!!!
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Allantvers
  21 janvier 2018
Un pitch fantastique ! 2041: la totalité des données numériques mondiales disparaissent alors qu'une énergie inconnue se déchaine sur la face sombre de la lune et que Obb est sur le point de rentrer sur Terre après un voyage sur Mars d'où il revient lesté d'un "bug" qui a investi son organisme, mais semble-t-il aussi de toutes les données disparues...
Dans un scenario rythmé comme un thriller laissant beaucoup moins de place que d'habitude aux digressions oniriques (ce qui m'a un peu manqué), Bilal propose avec ce premier tome une réflexion inspirée sur notre dépendance aux technologies, le devenir de l'intelligence humaine en cours de mutation vers le numérique et les transformations ravageuses des rapports humains engendrées par le virtuel.
Et bien sûr, toujours ce dessin somptueux et ces personnages d'une beauté à pleurer.
Vivement la suite!
Challenge Multi-défis 20148
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svecs
  02 janvier 2018
Un nouvel Enki Bilal est toujours un événement. A l'instar d'un nouvel Amélie Nothomb ou un nouveau Bernard Werber. Bilal possède un aura particulier, ses entrées dans les médias et bénéficie d'un réflexe d'achat Presque automatique pour pas mal de gens parce que, diantre, c'est Bilal.
Sauf que Bilal vit sur sa réputation et cette anomalie qui en fait une star des ventes aux enchères plus que pour l'intérêt de ses dernières productions. le Sommeil du Monstre était inégal. Quant au Coup de Sang, il était raté. Cette nouvelle série, Bug, redressera-t-elle la barre ?
Non.
Rien ne va dans cette nouvelle série.
Passé une couverture classique mais efficace, on retrouve tous les marqueurs de Bilal dès les premières planches. C'est rassurant, jusqu'à ce qu'un sentiment de déjà vu s'installe. Les personnages de Bilal sont souvent bâtis sur le même moule. Nikopol, Nike, Obb… toujours le même physique. Pareil pour les femmes. Cela ne serait pas un problème si, en plus, nous ne détections pas en plus un recours aux mêmes postures et aux mêmes cadrages. de nombreuses cases semblent n'être que des version retravaillées de cases extraites d'anciens albums. On reprochait à Morris D abuser de la photocopieuse à force de reprendre les mêmes postures. Bilal utilise la même méthode. Ce qui ne serait pas grave s'il ne sautait pas aux yeux que les cases “inédites” sont franchement moins bonnes. Une case de la page 35 comporte des lacunes ahurissantes en terme d'anatomie, par exemple.
Bilal use et abuse également de tics, privilégiant l'image, au mépris de la crédibilité. L'exemple le plus frappant est cette épave d'avion plantée en plein Paris. L'image est très "bilalienne", mais comment expliquer qu'un avion se soit écrasé ainsi, sans faire le moindre dégât autour ? La tentation du visuel au détriment du narrative…
Mais que vaut l'histoire ? Passons sur la crédibilité scientifique de l'argument: toutes les données stockées sur le cloud on n'importe quel support physique est subitement volatilisée. On pourra pinailler sur le fait que les effets à géométrie variable ou simplement se dire que ce récit tient plus de la fable que de la hard SF et accepter les postulats de l'auteur.
Mais il faudrait alors une intrigue qui nous entraîne et nous fasse oublier les approximations du concept.
Premier ingrédient: des personnages intéressants. Malheureusement, aucun personnage n'a un minimum de substance.
Deuxième ingrédient: une intrigue bien menée. Une fois de plus, Bilal nous propose un road movie classique et sans originalité. En fait, tout ce qui pourrait paraître original n'est que du recyclage de ses albums précédents. Un personnage humain habité par une intelligence qui le dépasse ? Horus et Nikopol. Les encarts de journal “pirate” ? La femme piège. le questionnement sur la super-mémoire ? Nike dans la tétralogie du monstre. Les considérations géopolitiques sur le totalitarisme et l'obscurantisme ? La tétralogie du monstre.
Au moins Bilal expérimentait encore dans le coup de sang. Julia et Roem portait de belles intentions, même si l'ensemble n'était pas abouti. Bilal ne fait ici que décliner tous les marqueurs de son oeuvre. Pourquoi se gênerait-il, me direz-vous ? En soi, c'est son droit le plus strict. Mais qu'il ne se contente pas du service minimum.
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critiques presse (8)
BoDoi   20 février 2018
Entre observation géopolitique, critique sociale et aventure pure, Bilal balade son lecteur avec maestria dans un conte qu’on subodore philosophique. Et qui nous intrigue diablement.

Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   10 janvier 2018
Bilal a sens fans, ils ne seront pas déçus par cette nouvelle parution. Mais il a aussi ses détracteurs. Il sera peut-être difficile aux lecteurs repoussés par des décennies de postérisation de l’œuvre de Bilal, d’accepter de rouvrir un de ses albums pour se laisser emporter.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeDevoir   20 décembre 2017
Le bédéiste ouvre un nouveau cycle dystopique sur fond de planète dénumérisée
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaLibreBelgique   06 décembre 2017
Enki Bilal revient avec le premier tome d’une nouvelle série. Et si notre futur proche ultra-connecté était victime d’un bug sans précédent ?
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Auracan   05 décembre 2017
On ne présente plus le trait puissant d’un des auteurs majeurs du 9ème art, rehaussé par des couleurs électriques qui font de ce thriller d'anticipation un petit bijou. Une version grand format, dotée d’un ex-libris, permettra aux inconditionnels de l’artiste de profiter davantage
Lire la critique sur le site : Auracan
BDZoom   05 décembre 2017
Bref, ce « Bug » est un grand Bilal et rendra le lecteur avide d’en connaître la suite prévue pour 2019… Mais d’ici là, tout peut arriver !
Lire la critique sur le site : BDZoom
LeMonde   29 novembre 2017
Dans « Bug », son nouvel album, le dessinateur et scénariste imagine un monde dévitalisé par un gigantesque bug informatique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LePoint   20 novembre 2017
Dans Bug, nous sommes en 2040 : Mark Zuckerberg a 57 ans, les Gafa sont plus puissants que les États, mais ils sont bien embarrassés : un gigantesque bug a dénumérisé toute la planète ...
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   19 juin 2019
- Au bout de trois jours, ils ont commencé à se réunir dans cette zone... Ils essaient de se parler, mais n'y parviennent pas... C'est très chargé ici...
- Je sens ça...
- ... Ils n'arrivent pas à se regarder les yeux dans les yeux. La plupart ,depuis l'âge de trois ans, ne côtoient que leurs écrans... Certains exposent leurs smartphones au moindre rayon de soleil, espérant un miracle... Ils sont totalement perdus... Dévitalisés...
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   28 novembre 2017
- On sait qu'un rapport sur les conséquences de tout ça est en cours d'élaboration. Ça risque de prendre du temps.... Il va falloir revenir au papier, à l'encre et à la notion de mémoire... Pas "vive", mais vivante, la mémoire... Celle de nos cerveaux...
- Parce que vous croyez qu'on saura encore s'en servir de nos cerveaux ?
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CancieCancie   19 juin 2019
Nous sommes devant un phénomène de rupture brutale avec nous-mêmes, avec ce que nous sommes devenus... Des êtres arrogants, décérébrés par trop de dépendances que nous nous sommes nous-mêmes infligées au nom d'une idée dévoyée du progrès et d'un libre-échangisme porté par des médias à la complaisance criminelle. Nous sommes, je dirais, enfin face à notre propre connerie.
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CrossroadsCrossroads   14 décembre 2017
LE MONDE TODAY

Quotidien internacional libre sur papié non soumi, et pour cose, au correcteur d'ortograffe automatique (que lés puristes nou zexcuse)
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CancieCancie   19 juin 2019
En attendant 144 pays ont déjà décrété la mobilisation générale, les États-Unis d'Amérique en tête, je confirme... D'un coup, tout le monde se méfie de tout le monde, c'est absurde, mais c'est comme ça...Comme aux plus beaux jours des guerres froides...
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Vidéo de Enki Bilal
"La mémoire est en danger" Enki Bilal analyse les risques de la dépendance aux nouvelles technologies dans BUG, sa nouvelle série évènement.
?http://bit.ly/BugT2
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