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Bug - BD tome 3 sur 3
EAN : 9782203202283
237 pages
Casterman (04/05/1993)
3.81/5   194 notes
Résumé :
Alors que le grand Bug planétaire a rendu impossible l'accès aux données numériques, l'hypermnésique Kameron Obb est la proie de toutes les convoitises. Traqué à travers le monde par des instances gouvernementales autant que par des groupuscules contestataires, il réussit à communiquer avec sa fille, elle-même kidnappée par de mystérieux ravisseurs... Mais quelle est la véritable nature du Bug ? Est-ce seulement une catastrophe technologique ou bien la conséquence d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Troisième tome de cette série : toute l'informatique est effacée, toute l'information se retrouve dans le crâne d'un seul homme, tout le monde veut s'attacher ses services, il est traqué à travers le monde. Si les deux premier tome m'avaient emballé pour leur inventivité, leur originalité, et l'ambiance dystopique, ce troisième tome me laisse sur ma faim, on tourne un peu en rond, l'intrigue avance peu, on se cherche, on se trouve, se perd, se retrouve et l'intérêt diminue. Il y a toujours ce graphisme éthéré si particulier, si riche, mais l'intrigue s'étant appauvrie, on tombe dans les travers d'Enki Bilal, c'est-à-dire dans un esthétisme maniéré un peu gratuit, mais bien inventif. Bon, j'attends le tome 4 avec impatience, mais j'espère qu'il nous épargnera la tentation d'allonger la sauce cette fois-ci.
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Enki Bilal continue sa série de science-fiction qui voit le monde partir à la dérive, suite à une panne généralisé de tout ce qui dépend de l'informatique, c'est à dire en vérité tout. Une seule personne peut encore relancer les systèmes informatiques : le cosmonaute Kameron Obb, attaqué dans l'espace par une forme inconnue, qui lui occasionne des tâches bleuâtres.

Dés lors, tous les néo-partis de la terre, extrémistes de droite et de gauche, dictateurs/ trices en herbe, veulent s'emparer de Obb pour bénéficier seul de son pouvoir. Enlevé par le un(e)s ou les autres, Obb n'a plus comme repère que sa fille, restée à Paris, avec qui il communique par télépathie.

Dans ce troisième tome, Bilal, plutôt que de faire progresser son intrigue, prend plaisir à multiplier les allusions à notre époque, aux discours pleins d'idéaux, qui se révèlent sans substance. Il part aussi dans certains délires cauchemardesques liés aux formes bleues extra-terrestres, qui à l'intérieur du corps de Obb le contrôlent. L'ensemble est bien plus délirant que le tome précédent. Il y a moins de logique d'ensemble, juste une dénonciation de nos certitudes et de nos erreurs (climatiques, technologiques, politiques…).
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J'ai beaucoup aimé, page 32, la loooongue table de 7 mètres qui sépare la tsarine de Russie et Kameron. Car ça m'a fait immédiatement penser à la rencontre Poutine-Macron. Ce qui n'est sûrement pas involontaire.
Mais je suis frustrée, oui, car je pensais connaître la fin, mais non, il faut attendre la suite !
Patience, patience.
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Troisième livre consacré à son "Bug" par Enki Bilal, et probablement pas le dernier.
Ayant accepté de ne pas tout comprendre depuis le premier tome, je n'ai pas relu les deux autres. Il faut savoir lâcher prise et se laisser porter !
D'autant qu'une oeuvre de Bilal demande de toute façon plusieurs lectures : impossible de prendre le temps d'apprécier les illustrations tout en découvrant l'histoire. En tout cas pour moi.

Le monde est toujours bloqué par ce fameux bug (jeu de mots entre l'insecte extraterrestre à l'origine du bug informatique), et Obb est toujours traqué par différents courants idéologiques voulant profiter de lui.

Bilal, plus que jamais en prise avec l'actualité, fait feu de tout bois : retour d'idéologies nauséabondes du XXème siècle, transhumanisme, wokisme, et même le second mandat d'Emmanuel Macron sont évoqués. Dans ce grand gloubi-boulga, difficile de comprendre ce que pensent les différents leaders. Tout comme Obb, mais sans cette magnifique fourrure rose (!), le lecteur est ballotté de part en part. J'apprécierais d'ailleurs que le héros devienne un peu plus acteur des péripéties et s'engage d'une manière ou d'une autre.
À la manière d'un conte philosophique, le regard porté sur notre société est implacable.
Les illustrations en plus. Et quelles illustrations !
Si les visages et les corps des personnages sont toujours un peu les mêmes, le travail sur les décors, les couleurs (ce bleu à la limite de l'IKB est incroyable !), et tout particulièrement les communications entre Obb et son bug (p.34-37) sont magnifiques.
L'ironie est elle aussi bien présente, que ce soit sur les motivations des leaders, les ambitions des ados (la "Global Agency To Save The World") ou les autocitations (le fameux chess-boxing). Bref, rien de bien neuf mais pourquoi changer une recette gagnante ?
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Suite directe du tome 2 : en 2042, Kameron Ogg est enlevé par diverses puissances ou organisations criminelles, les unes à la suite des autres, alors que sa fille et sa collègue cherchent à l'aider. La civilisation continue à s'effondrer après l'effacement des données numériques, permettant aux idéologies du passé (c'est-à-dire du XXe siècle) de revenir ou d'être manipulées. L'auteur en profite pour assener quelques piques à des courants d'idées du moment : je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.

On voyage beaucoup, dans cette BD, qui offre toujours des planches travaillées et sombres s'accordant bien à l'atmosphère de chute d'une civilisation.

Pendant ce temps, le nuage bleu extraterrestre s'approche de la Terre.

Le tome se termine par un cliffhanger annonçant une suite, et donc, bah, il faut l'attendre. Vu le rythme de publication (2017, 2019, 2022) : attendons, attendons.

Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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critiques presse (4)
LaTribuneDeGeneve
26 avril 2022
Au livre 3 de «Bug», l’artiste total s’enfonce dans une saga apocalyptique.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Auracan
23 mars 2022
Encore et toujours plus d’interrogations avec ce troisième opus d’une série qui en comptera cinq. Décidément, l’auteur complet Enki Bilal entretient avec talent le suspense en entraîne le lecteur dans une histoire de science-fiction qui n’aura jamais tant été d’actualité, comme une sorte de récit prémonitoire, remarquablement mis en images et ce, pour notre plus grand plaisir.
Lire la critique sur le site : Auracan
LigneClaire
21 mars 2022
Bilal remet en selle marxisme, léninisme, 1917, et une Novo Tsarine de Russie qui a capturé Obb. On se sent dérouté par ce qui se joue sous nos yeux. Bilal a créé le Bug qui lui même choisit de protéger Obb tant qu’il lui sert dans un monde dévasté où il va quand même retrouver des repères. Éviter de se coucher avec facilité devant une crise. Il y a beaucoup dans Bug, à ressentir, éprouver, comprendre. Mais ce n’est pas terminé car tout peut basculer. A suivre.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BDZoom
21 mars 2022
Dans cette passionnante série d’anticipation, prévue en cinq ou dix volumes (suivant l’inspiration de l’auteur), Enki Bilal nous confie surtout ses peurs d’un monde tout numérique, avec le risque d’un recommencement brutal pour l’humanité : une « sacrée remise à jour », comme il le prédit dans sa vision d’un avenir peu engageant.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
C’est fou, avec la disparition du monde moderne, c’est le pire de l’ancien qui revient au galop, et ça sent le rance…
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- Tu sais, le fait de prêcher le vrai pour faire croire le faux, puis l'inverse, le tout et son contraire donc, ça marche mieux que je ne l'espérais... La structure intellectuelle des prescripteurs déboussolés du moment permet cette aberration... Ce bug est une véritable arme de destruction de la pensée... (p.31)
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Obb, ne me dites pas que vous êtes partant. C'était une radicale tout droit sortie du néo-féminisme des années 20, de la mouvance de la mairie de Paris.
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Car le BUG m'a parlé. Mon Bug... ça s'est passé intra-mon corps, inside moi-même. (p.33)
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Qui aurait pu croire qu'en quelques semaines le grand agencement des puissances du nouveau monde (post-pandemie 2019-2025) s'effondrent au point d'inverser totalement les rôles. En effet, les grands sont devenus petits, et les petits grands.
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Vidéo de Enki Bilal
Augustin Trapenard reçoit Enki Bilal pour "Shakespeare – Bilal. Une rencontre", paru aux Editions Marie Barbier. L'ouvrage se penche sur l'adaptation de "Roméo et Juliette" de William Shakespeare par Enki Bilal en 2011. A ses côtés, Camille de Peretti présente "L'Inconnue du portrait", édité chez Calmann-Lévy, dans lequel elle imagine l'histoire de la femme peinte par Gustav Klimt dans son "Portrait d'une dame". Yannick Haenel, lui, évoque "Bleu Bacon", publié chez Stock, et Thomas Schlesser "Les Yeux de Mona", édité chez Albin Michel.
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