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Coup de sang - BD tome 2 sur 4
EAN : 9782203033085
90 pages
Casterman (23/02/2011)
3.76/5   164 notes
Résumé :
Après le « coup de sang » environnemental dont Animal’z relatait l’impact tragique et dévastateur, la planète s’apaise et se recompose, les survivants réapprennent à s’organiser. Dans cette géographie chamboulée, des déserts ont surgi. Et c’est au cœur de l’un d’entre eux, bien improbablement situé à l’emplacement de la mer Baltique, que l’on suit la trace d’un ex aumônier militaire énigmatique, installé au volant d’une Ferrari électrique lancée à plein régime. Troi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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Moins confus que le premier opus, Animal'z, toujours aussi bien dessiné, avec des visages féminins aux lèvres rose foncé, dans le même décor apocalyptique où les points cardinaux n'ont plus de signification, cette histoire se laisse lire sans trop susciter d'incompréhension.

Une fois que le lecteur a intégré que Julia et Roem ne sont autres que Roméo et Juliette, héros shakespeariens bien connus, il n' y a plus qu'à voguer sur les similitudes de leurs amours contrariées.

C'est sombre dans l'ensemble, saignant modérément, mais la fin sur un ciel étoilé magnifique peut laisser de belles espérances pour la lecture du troisième tome.
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La Terre a été profondément chamboulée par ce que les survivants appellent le Coup de Sang. Dans un monde post-apocalyptique, quelques hommes errent sans véritable but. Au volant de sa Ferrari solaire, Lawrence, un ancien aumônier de l'armée, croise la route de deux jeunes hommes en piteux état : Roem et son ami Merkt …



Qu'est-ce que Shakespeare pourrait bien venir faire dans ce paysage post-apocalyptique ? Après l'épisode du « Coup de Sang », qui ne laissa sur Terre qu'une poignée de survivants, les landes désertes s'étendent jusqu'à l'horizon… de grandes routes, des bâtiments de temps en temps, et un ciel déchaîné surplombant une atmosphère nauséeuse de pétrole. Avec ça, essayez de survivre. Essayez de vous dire que votre vie a encore un quelconque intérêt.
C'est peut-être afin de ne pas anéantir ce dernier moteur de la survie que les rescapés se regroupent ? Lorsque Lawrence, à bord de sa Ferrari solaire, croise la route de Roem et de son ami Merkt, il leur propose de venir s'installer avec le reste de sa tribu. Plus on est de fous, mieux on survit. Une telle proposition ne se refuse pas. La communauté s'agrandit…

Tybb, Roem, Merkt, Lawrence, Julia… font étrangement écho à Tybalt, Roméo, Mercutio, Laurent et Juliette de la célèbre pièce de Shakespeare… Simple coïncidence ? Peut-être… Après tous, les noms ne sont pas exactement les mêmes que ceux des héros de la pièce originale, et les premiers ne sauraient être plus que des dérivés dégénérés des seconds.
D'où vient alors cette focalisation abrutie sur la ressemblance entre la troupe de Shakespeare et la troupe de survivants ? Dans un monde vide où tout a encore moins de sens qu'en temps normal, les esprits essaient peut-être, tout simplement, de se raccrocher à quelque chose de connu. Après la fin du monde, la fin de l'histoire n'a pas encore sonné. La dernière bouchée de foie gras avalée, que reste-t-il encore à faire ? Alors que tout semblait définitivement achevé, la saison des amours repart pour un nouveau tour de piste… Julia et Roem sont électrisés l'un par l'autre. le charme agit sans explications. Ils n'ont pas besoin de se parler, et subissent le retour de la tragédie sans que leur volonté ne semble agir une seconde. L'histoire reprend…




Enki Bilal n'a pas fait preuve d'une imagination démente pour constituer l'intrigue de cet album. Pour qu'on ne lui reproche pas le manque d'inspiration, il a tout de même tenu à transposer cette histoire dans un cadre qui ne ressemble en rien à l'Angleterre du 16e siècle. Ici, nous ne sommes nulle part ; le soleil, même, ne se couche peut-être plus à l'ouest. le ciel et la terre se fondent sous une couche de gris parfois éclairés de bleu et de rouge vif. Ca flambe, au loin… Les personnages, désabusés, sont débarrassés de tous les seconds rôles de la pièce originale de Shakespeare. L'huis clos en fonctionne d'autant mieux. Malgré ces différences, Shakespeare rejaillit de la bouche de Julia, Roem et consorts comme si un désastre apocalyptique n'avait jamais pu les séparer de leurs racines culturelles. Et la survenue inopinée du dramaturge est du plus bel effet : Shakespeare s'intègre sans difficultés aux planches noires dessinées par Enki Bilal. La poésie des mots se joint dans une commune mesure à la rêverie de tableaux sombres. Hélas, tout Shakespeare ne pouvait pas figurer dans un album –d'ailleurs, il ne le devait pas non plus sous peine que Julia et Roem perde son statut d'oeuvre originale- mais le reste des paroles semble fade et peu consistant lorsque Shakespeare se tait. le revival, d'ailleurs, ne se met pas en place immédiatement, et il est expédié en quelques dizaines de pages.



Julia et Roem, malgré sa singulière beauté, correspond à l'univers post-apocalyptique duquel il a surgi : pareil au souvenir d'un vieillard qui se serait laissé bercer par Roméo et Juliette dans sa jeunesse, il ne fournit que des bribes de poésie confuse au milieu d'un désert de pétrole destructeur.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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A l'instar de certains peintres, qui ont produit plusieurs fois des toiles fort similaires, peignant et repeignant les mêmes champs de fleurs, les mêmes bouquets, avec à chaque fois quelques différences, Bilal semble nous livrer des récits empreints des mêmes éléments.

Ni tout à fait le même, mais pas vraiment différent des précédents, chaque récit de Bilal possède des caractéristiques communes avec ses prédécesseurs.

Ecologie, fin du monde, folie des hommes... une sainte Trinité bilalienne bien connue, éprouvée. Il va y ajouter un hôtel en ruines, des drogues, un rapace... et de l'amour.

Ici, la terre a eu un coup de sang. Elle s'est emballée, ratatinée, renversée. On ne sait plus où est le nord, la banquise est à portée de main des déserts arabes. Les hommes sont dans l'errance. Dans la survie. Les rapports humains, un grand classique des BD de Bilal, sont durs, rêches.

Dans l'hôtel en ruines, on va retrouver un casting fort similaire à ce que Shakespeare a imaginé pour Roméo et Juliette. Elle, c'est Julia. Lui c'est Roem. Mais il y a Merckt pour Mercutio. Tybb pour Tybalt. Parish pour Pâris... Lawrence, le prêtre agréé multiconfessionnel, arrivera-t-il à conjurer l'oeuvre du Barde et à éviter que les amants ne meurent comme s'ils étaient dans un palace de Vérone.

Les dessins de Bilal sont renversants. Ces "crayonnés" comme s'ils avaient été posés sur du carton, pour simuler le sable et les poussières en suspension. Pas de soleil, pas de vie autour de cet hôtel en ruines.

Malheureusement, les textes véhiculent une bonne grosse dose de pathos, de lourdeur, de redite qui ne sont pas du meilleur effet. Cela se lit bien, cela s'apprécie, mais cela ne laisse pas une forte empreinte.
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Dans un monde dévasté après le coup de sang et dont la géographie a complètement chamboulée, Lawrence, un étrange aumônier multiconfessionnel, se retrouve au coeur d'une tragédie shakespearienne...littéralement.
En effet, sous couvert de prénoms judicieusement modifiés, l'histoire qui se déroule sous ses yeux est celle de Roméo et Juliette. Lawrence se rend bien compte de la similitude et connait la finalité tragique qui doit advenir et décide de prendre les choses en main.
Je suis un peu passée à côté de cette BD mais je dois reconnaitre, pour être tout à fait honnête, que je suis souvent peu réceptive textes de Bilal. Je suis, par contre, toujours ébahie par son talent de dessinateur et cette BD ne déroge pas à la règle, c'est tout simplement magnifique.
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Dans ce 2ème tome de la trilogie d'Enki Bilal, la terre, qui s'est révoltée de tant de blessures causées par les hommes, continue son nettoyage. Nous suivons l'histoire de Merkt et Roem, sauvés par Howard George Lawrence, aumônier multiconfessionnel. Roem va vivre une histoire d'amour qui n'est pas sans rappeler un roman de Shakespeare. Pourquoi ? Quel sens donner à tout cela ? Où cela va-t-il les mener ?
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critiques presse (4)
BDSelection
24 janvier 2012
Une expérience de lecture toujours exceptionnelle où on apprécie l'art et la manière de ce Dieu vivant du neuvième art.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Lexpress
20 juillet 2011
Regrettons que les intentions de l'auteur soient si lourdement exprimées et qu'elles contrastent de manière cruelle avec la beauté maintenue de cette atmosphère ocreuse et de sa science graphique
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite
15 juin 2011
Dans le deuxième volet de sa nouvelle trilogie, Julia et Roem , il explore la recomposition du monde après le coup de sang de la planète. Inspiré par la langue de Shakespeare, il revisite le drame de Roméo et Juliette en imaginant une fin optimiste...
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeSoir
14 juin 2011
Entretien avec Enki Bilal : "Après le « Coup de sang » de la Terre de mon précédent album, Animal'Z, j'avais envie d'un coup de foudre ! Quand le monde est chamboulé, des liens humains doivent forcément se recréer et l'amour renaître. Dans ce contexte, j'ai tout de suite pensé à Roméo et Juliette de Shakespeare comme accompagnement littéraire. "
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
"La nuit, j'ai déjà remarqué, la couverture qui s'étale sur le paysage change la nature. Moins organique que dans la journée, elle donne l'impression de laisser passer un ai frais et énergique venus d'ailleurs. Je me remettrais presque à croire en Dieu entre le coucher et le lever du soleil."
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Tout est calme. De plus en plus, c’est mes roues qui déroulent la route, pas le contraire. C’est soyeux et lisse. Nous filons vers l’ouest, du moins vers le soleil couchant. Mais quelque chose me dit qu’il ne se couche plus tout à fait à l’ouest, le soleil… Cette idée me plaît, comme me plaît ce ciel enfin apaisé. La nuit peut venir, avec toutes ses étoiles, quel que soit l’hémisphère.
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Il y a des lieux, comme ça, où le ciel et a terre se parlent ; je sais même, j’ose le dire, en quelle langue ils se parlent. Les nuages et le sol échangent leurs matières, mêlent leurs particules, ouvrent et recyclent leurs fragments de mémoire. Les mots pleuvent, invisibles, forment des phrases, jouent avec les destins… Ce lieu est un micro climat qui s’exprime en Shakespeare… Ici, ciel et terre parlent le Shakespeare, je le sais parce que je suis fou.
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- Roem... si tu devais regretter une chose, une seule chose que t'aies pas connue dans ta vie avant de crever...
- Une seule ?
- Une seule
- Sans hésiter, une histoire d'amour, la vraie, la grande, celle qui tue.
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Il est fou d'amour, ça se voit : ses traits... cette espèce de crispation, de sidération dès qu'il te regarde, la voix blanche quand il te parle...
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Vidéo de Enki Bilal
Augustin Trapenard reçoit Enki Bilal pour "Shakespeare – Bilal. Une rencontre", paru aux Editions Marie Barbier. L'ouvrage se penche sur l'adaptation de "Roméo et Juliette" de William Shakespeare par Enki Bilal en 2011. A ses côtés, Camille de Peretti présente "L'Inconnue du portrait", édité chez Calmann-Lévy, dans lequel elle imagine l'histoire de la femme peinte par Gustav Klimt dans son "Portrait d'une dame". Yannick Haenel, lui, évoque "Bleu Bacon", publié chez Stock, et Thomas Schlesser "Les Yeux de Mona", édité chez Albin Michel.
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