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EAN : 9782731607918
68 pages
Éditeur : Les Humanoïdes associés (01/01/1998)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 225 notes)
Résumé :
Paris dans un futur pas si lointain. Alcide Nikopol, condamné à la fin du XXème siècle à hiberner dans une capsule spatiale, se réveille sur Terre à la suite d’un problème mécanique. Il rencontre Horus, un Dieu de l’Egypte ancienne qui essaie d’échapper à ses congénères, actuellement en résidence au dessus de la capitale, dans un vaisseau en forme de pyramide. Rapidement, les deux parias "s’associent" pour échapper à leurs poursuivants, humains et autres…
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  20 janvier 2017
Même si je connaissais l'univers visuel de la trilogie Nikopol (Bilal est un auteur de B.D qui a eu les honneurs d'expositions et de rétrospectives et qui bénéficie d'une large couverture médiatique), je n'avais jamais lu cette trilogie culte. J'avais des réticences, craignant une froideur clinique (a priori conforté par le film "ad vitam" réalisé par Bilal lui-même). Contre toute attente, ce 1er tome a été pour moi un régal.
"La foire aux immortels" est une totale réussite tant visuellement que narrativement. le dessin est au top, que ce soit pour les personnages ou pour les décors. L'utilisation des couleurs est remarquable tant elles sont en adéquation avec le récit.
L'intrigue est originale et passionnante. J'ai adoré ce monde foisonnant. L'incursion de divinités égyptiennes au coeur d'un univers dystopique très bien dépeint (même si certains aspects ne sont plus d'actualité) apporte une touche singulière, étrange et très intéressante. Mention spéciale au personnage d'Horus, à la fois inquiétant et charismatique, d'une beauté complètement étrange mais hypnotique. Je le trouve magnifique.
J'ai été vraiment séduite par l'univers sombre et poétique créé par Bilal. Je vais de ce pas m'attaquer à "la femme piège", 2ème tome de la trilogie Nikopol.
Challenge B.D 2017
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RosenDero
  13 février 2017
2023, Paris se prépare à une campagne électorale afin d'élire un nouveau gouverneur. le dictateur en place souhaite bien remporter à nouveau les élections et voit dans le vaisseau extraterrestre et pyramidal stationné au dessus de la cité une occasion d'acquérir l'immortalité. Car cet édifice flottant n'accueille rien d'autre que des divinités égyptiennes immortelles et toutes puissantes.
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Une série de SF mettant en scène une univers complexe et décalé au sein duquel évoluent des personnages fourbes et calculateurs emmêlés dans une intrigue politique sur fond de vengeance divine.
Avec de superbes dessins et un souci du détail poussé, on appréciera également cet album pour la variation de style et notamment l'inclusion de revues de presse ou le niveau de langage et de culture différencié selon l'arrondissement sélectionné.
On espérerait de la suite de série qu'elle étoffe un peu le côté politique extérieure de son univers.
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svecs
  19 janvier 2015
Au vu du peu de nouveautés qui m'attirent ces dernières semaines (derniers mois ?), je continue de replonger dans les arcanes de ma bibliothèque. J'ai cette fois jeté mon dévolu sur la trilogie Nikopol de Bilal, et plus précisément sur son premier volume: La Foire aux Immortels.
Il me semble qu'il s'agit du premier essai de Bilal en solo sur un album complet. Il avait jusqu'alors collaboré avec Christin sur les Légendes d'aujourd'hui et réalisé de nombreux courts récits en solo. Pour son premier grand scénario, Bilal reste fidèle à son inspiration habituelle: de l'anticipation teintée de critique politique. Il tisse une intrigue complexe, composée d'histoires parallèles.
Mais qui sont les Immortels de cette foire ?
Il y a d'abord les Dieux Égyptiens, dont le vaisseau pyramidal plane en vol stationnaire au dessus de Paris. Ils ont un cruel besoin de combustible pour reprendre le voyage. Mais Horus, le plus ambitieux d'entre eux, a décidé de tirer avantage de la situation pour prendre le contrôle de ce panthéon. Attendant son heure, il s'est éclipsé dans les bas-fonds de Paris. Ce Paris de 2023 comprend 2 arrondissements: le premier arrondissement, réservé a la classe dirigeante, est ceinturé par le deuxième arrondissement, infâme cloaque ou la misère ne semble pas connaître de limite. L'installation d'un astroport a de plus amené une faune des plus bigarrée et imprévisible.
Le second Immortel, du moins espère-t-il le devenir, n'est autre que Louis-Ferdinand Choublanc, dictateur fasciste de Paris. Il espère obtenir cette faveur en échange du carburant réclamé par les Dieux. Avide de pouvoir mais bénéficiant déjà d'un pouvoir quasi absolu, il ne peut l'accroître qu'en repoussant la Mort, éternellement ou, à défaut, de quelques siècles. Bilal a pris comme modèle l'Italie fasciste pour décrire son Paris Choublancquiste. Ce dernier reprend d'ailleurs la dialectique Mussolinienne à la virgule près, comme Nikopol le fait remarquer plusieurs fois.
Alcide Nikopol est le dernier Immortel, malheureusement pour lui à son corps défendant. Il a passé les 30 derniers années à l'état de glaçon dans l'espace, sous la garde d'un androïde qui a grillé définitivement un fusible. Suite à l'atterrissage mouvemente de sa capsule, Alcide Nikopol perd un jambe et gagne un passager encombrant: Horus qui désire l'utiliser comme hôte. Aussi longtemps qu'Horus occupera son corps, Nikopol sera immortel.
A leur niveau respectif, Horus et Choublanc se battent pour le pouvoir, dans ce qu'il présente de plus malsain. Mais que recherche Nikopol ? Pas grand chose, à vrai dire. Dès son retour sur Terre, il devient le jouet des événements. Horus le "débranche" littéralement pour arriver à ses fins. de toute façon, se retrouvant 30 ans dans "son" futur, il ne comprend guère ce qui l'entoure.
Pour son coup d'essai, Bilal place la barre très haut. Même si, comme souvent, le dernier 1/3 de son scénario est marqué par une brusque accélération du rythme qui détonne avec la première partie de l'album, il réussit à composer un récit dense qu'il situe dans un univers foncièrement original, dans le prolongement de ses courts récits. L'ensemble a d'ailleurs plutôt bien vieilli, tant graphiquement que narrativement. le style "Bilal" est déjà bien en place et se démarque déjà de la production classique. Cette "foire aux immortels" mérite indéniablement son titre de classique de la bande dessinée contemporaine.
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meygisan
  28 octobre 2016
Dans ma découverte du monde de la bd, je ne pouvais pas passer à côté de l'oeuvre de Bilal. Mon premier contact avec lui fut lors de la sortie du film Immortel, qui me laissa perplexe et sur ma faim. A l'époque, je n'étais pas intéressé par la bd et n'est donc pas poussé plus loin mon exploration de son oeuvre. Aujourd'hui je découvre La foire aux immortels. Une oeuvre foncièrement originale, empreint d'une critique sociale, politique et religieuse forte. le style graphique d'abord est typiquement Bilal, original, unique, limite psychédélique, déstabilisant, sans doute même dérangeant, et s'inscrit dans un univers d'anticipation et une époque pas si éloignée que cela de nous. L'action, qui se déroule en 2023, est plus proche de nous maintenant par rapport à l'année d'écriture ( 1980 pour la première édition), mais reste carrément ancrée dans notre époque. Comme quoi, notre monde n'a pas si évolué que cela en presque 40 ans.
L'histoire part d'une idée simple; une ancienne divinité Egyptienne est en quête d'immortalité. Horus ne peut pas se soustraire au jugement de ses pairs, qui lui accordent un temps auprès des humains avant de subir la sentence finale qui n'est autre que la perte de son immortalité, et donc de son statut de divinité. Horus met alors toute une stratégie pour détourner l'inéluctable. le scénario met en scène un ancien détenu qui va servir de "vaisseau" aux projets du dieu. Il met également en scène tout le "décor" puisqu'il pose les bases de notre futur monde, qu'il dépeint bien sombre dans lequel, l'être humain n'existe plus; il n'est plus qu'un ersatz synthétique, sans libre arbitre, soumis à une autorité totalitaire, fasciste. La femme, dans ce monde, est réduite à l'état de reproductrice de la race, et l'homme à l'état de travailleur ou soldat obéissant. Bilal dénonce ici clairement "la stupidité rare et le sexisme affligeant" de la race humaine.
Derrière cette critique acerbe de notre monde, on ne peut que souligner l'aspect autobiographique de l'oeuvre. Né en Yougoslavie, son histoire personnelle nourrit son oeuvre, d'une marque indélébile. Cette bd parle de quête d'immortalité ( Horus, le gouverneur Choublanc, tout comme Nikopol à sa manière), mais n'est ce pas la l'unique quête commune à tous les artistes....?
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JeffreyLeePierre
  30 mai 2020
La Foire aux Immortels est un chef d'oeuvre.
Rarement avant sa publication on avait pu lire une BD dans laquelle les différentes histoires, les différentes ambitions des différents personnages, les différents niveaux de lecture se croisent et recroisent. Dans un récit finalement court si l'on songe à tout ce qu'il contient.
Bilal sort de sa chrysalide et s'impose immédiatement comme un auteur avec lequel il faut compter. Parce qu'il fait la meilleure SF, celle qui nous parle aussi de l'époque contemporaine. Parce qu'il est visionnaire, juste en accentuant et extrapolant les travers qu'il pointe du doigt.
Et ces idées parsemées tout au long de l'histoire. Par exemple, les maquillages qui accentuent l'aspect décadent de cette société néo-fasciste... mais qui se poursuivent après la révolution de velours, seules les couleurs ont changées. Et cette idée que les lendemains de révolution ne chantent pas, que la complexité des problèmes à affronter s'impose immédiatement aux nouveaux dirigeants.
Il y a aussi le clivage entre les cercles de pouvoir et le peuple, rarement montrés avec autant d'acuité dans la BD, y compris via l'orthographe des journaux non officiels et la langue dégradée des couches populaires.
Belle invention aussi (dans le monde de la BD) : l'histoire est soulignée, complétée par les revues de presse, soulignant encore la multiplicité de points de vue.
Et puis les dieux égyptiens : ce n'est pas l'idée, c'est son exploitation qui est une source de perpétuelles surprises. Ils ne sont pas une entité univoque ni un magma confus : chacun a son propre agenda dans la politique interne au groupe des dieux, cela interfère dans la politique locale terrienne. Ils ne sont pas omnipotents : immortels certes, mais ils ont besoin d'un vaisseau spacial et de carburant. Et il se fichent des petits problèmes des humains, ils repartent une fois leurs besoins satisfaits.
Et puis la jambe d'acier, qui redevient une enclume handicapante quand la force qui la muait s'en est allée.
Et puis, et puis...
Pour finir, une petite mise au point : La Foire aux Immortels n'est pas le début d'une trilogie. En tous cas ça n'a pas été pensé comme cela. C'est une histoire complète, qui se termine dans les Fleurs du Mal. Plus tard, bien plus tard, Bilal a ajouté une suite.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
RosenDeroRosenDero   13 février 2017
Revue de presse. Paris. 3 mars 2023 [...]

//Résistance Populière. Diff. marginale et irrégulière. Tirage artisanal 10 à 50 ex.//

Il tombage mystereux
il tombage mystereux l'a eu lieu dans notre ville au 2 mars le soir l'homme parachutisé completement refrigé l'était à tel point l'était qu'il net brisurage d'une jambe se fit sous l'a choc ils vermineux miliciens choublanquistes (comme toujours attardifs) l'ont été baisés car il mystérieux refrigéré s'en est flapé avant l'arrivage d'eux
ha ha ha
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gavarneurgavarneur   05 février 2016
Et nous nobles amis, dieux parmi les dieux, puissants parmi les puissants, revenons effectivement au grave problème qui nous immobilise cruellement au-dessus de cette laborieuse cité.
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Enki Bilal s'immisce dans la littérature avec « Nu avec Picasso », publié dans la collection des éditions Stock, Ma nuit au musée. le dessinateur a été invité à déambuler de nuit dans le musée Picasso. Il invite donc le lecteur à partager sa rêverie éveillée. L'artiste baigne dans l'univers de "Guernica", peint en 1937. "Le fait de ne pas préméditer ce que l'on va faire, contrairement à ce que l'on fait tous lorsqu'on se lance dans un album (…), c'est ce geste de quelque chose d'invisible qui me propulse dans cet endroit» Il rentre alors dans une errance fantasmée qui s'appuie sur des éléments historiques.
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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