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Coup de sang - BD tome 3 sur 4
EAN : 9782203033092
96 pages
Casterman (22/10/2014)
3.72/5   94 notes
Résumé :
Après Animal’z et Julia et Roem, voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.

Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 94 notes
Trois étoiles pour couronner la fin de cette trilogie dont le deuxième tome m'a paru le plus compréhensible.

Pour ce dernier opus, basé davantage sur l'air que sur l'eau, ce sont les grandes mutations terrestres qui en sont l'essence, avec, vers la fin un festival de volcans absorbeurs de toutes les nuisances de l'humanité, qu'il s'agisse de nucléaires, de missiles ou tout simplement, de nuages...

Il reste des dessins toujours aussi soignés avec des visages féminins des plus beaux, des corps ravageurs qui seront plutôt dévêtus vers la fin et, enfin, quelques couleurs, très discrètes.

Sur le fond, il y a certainement un message : absurdité de l'existence humaine -- pour cela on avait Camus qui est plusieurs crans au-dessus dans ses analyses -- vengeance de la nature, de la terre, le soleil lui, a bel et bien disparu, mais le livre se termine sur une pleine lune que seuls les protagonistes verront, pas le lecteur.

Donc, pour ma part, mettre un peu de côté toute volonté farouche de compréhension, admirer les dessins et voguer dans le grand désordre de l'humanité avec baleines, zèbres, dauphins et primates.

Ce derniers viendraient-ils à succéder à l'homme pour refermer la boucle?

Tiens, j'ai les éléments pour le tome 4...
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Entre Enki Bilal et moi, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.
On s'est retrouvé, perdu de vue puis retrouvé... Chacun pour soi est reparti, dans l'tourbillon d'la vie... Et puis un soir aïe aïe aïe, j'ai ouvert "La couleur de l'air"!
J'étais restée sur sa trilogie "Nikopol" parue entre 1980 et 1993, puis j'étais allée au cinéma voir l'adaptation cinématographique de "La foire aux immortels" intitulée "Immortel" et depuis plus rien... Ma vie de lectrice a pris d'autres chemins de traverse! J'ai récemment relu "Les phalanges de l'ordre noir" coécrit avec Pierre Christin, la grande époque: de la belle ouvrage à mon goût!
Je suis très émue de retrouver Bilal, le grand! Je ne ferai pas de grands discours sur le scénario, un contexte apocalyptique, du Bilal pur jus! Sur fond de désordre climatique, trois groupes de survivants vont voir leurs trajectoires se télescoper!
Je voudrais juste exprimer ma profonde admiration pour le travail graphique de Bilal, plus peintre à mes yeux que créateur de bande dessinée, mais ceci n'engage que moi! Telles les toiles de Magritte, les dessins de Bilal ne se comprennent pas au premier regard, certains détails n'apparaissant qu'après plusieurs secondes d'exposition pour laisser nos rétines capter ce qui est volontairement dissimulé. Je me suis prêtée à ce jeu de cache-cache et j'avoue avoir pris un immense plaisir! Dans cet ouvrage où finalement les mots comptent si peu, ce sont les images qui prennent le pas et sont porteuses de sens. Une lecture qui n'est pas aisée, car elle nécessite un travail de déconstruction et de reconstruction de la part du lecteur. Enki Bilal nous laisse une belle marge interprétative, la part du rêve et de liberté qui sommeille en chacun de nous devrait y trouver son compte.
Personnellement, je n'ai pas fini de le lire et de le relire...
Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour ce magnifique cadeau!
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Dans ce 3ème tome de la trilogie d'Enki Bilal, la terre continue sa mutation, sa métamorphose. Elle détruit tout ce qui lui paraît nocif. Elle absorbe tous les miasmes que l'humanité a cru bon devoir créer au fil des siècles.

Nous retrouvons également tous les protagonistes des 1er et 2ème tome. Ils vont être désorientés. L'humanité a-t-elle encore un avenir ? Que va devenir notre bonne vieille terre que l'on maltraite tant et qui a décidé de se révolter, d'en finir avec tout ce que l'homme a cru bon de faire d'elle.

A travers cette trilogie, Enki Bilal met le doigt sur l'absurdité de l'humain, qui, au lieu de protéger, crée des engins de guerre pour détruire tout ce qu'elle touche, au nom de l'économie, du pouvoir, de la finance, de la géopolitique, de l'orgueil. Si nous ne prenons pas conscience des dangers encourus par notre façon de vivre, nous allons droit dans le mur. Mais tant qu'il y a de l'espérance…

Comme je l'ai déjà dit lors de la critique du 1er tome, ou on aime l'univers d'Enki Bilal ou on aime pas. Il n'y a pas de demi-mesure. J'ai beaucoup aimé cette trilogie. Elle met le doigt là où ça fait mal, pose pas mal de question… Mais sera-t-il écouté, entendu ?
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J'ai passé une heure à la bibliothèque aujourd'hui, et j'en ai profité pour découvrir cette bande dessinée d'Enki Bilal. J'admets l'avoir prise au hasard, parmi toutes celles de l'auteur. J'admets aussi avoir pris beaucoup de notes au cours de ma lecture, parce que c'est un auteur que je ne connaissais pas, parce que c'est un univers qui m'est totalement étranger et parce, au final, je ne suis pas sûre d'avoir apprécié tant que cela ce volume.
Les personnages nous sont présentés après que nous les avons vus en action (p.11) puis nous retrouvons d'autres personnages des tomes précédents, nous découvrons leur évolution : tous ont connu des épisodes où ils citaient des philosophes, et étaient vampirisés par des grandes oeuvres littéraires. Ils ne s'expliquent pas ce qui se passe, si ce n'est que c'est lié au vaste nuage qui les surplombe, ou, pour ceux qui sont dans les airs, qu'ils sont obligés de traversés.
Franck Bacon et Kim sont les premiers à reprendre des couleurs (p. 52) : les couleurs se développeront au fur et à mesure que l'exode se confirme. 

Que je ne sois pas très fan du graphisme d'Enki Bilal et des couleurs choisies est une chose. Non, ce qui m'a vraiment gênée, c'est la philosophie qui est développée. La Terre n'en peut plus de l'homme ? Elle se réinitialise, absorbant tout ce qui est négatif, inutile, empêchant ainsi une troisième guerre mondiale, bousculant les continents, préservant les animaux, les réunissant dans une nouvelle arche de Noé, animaux qui aident aussi à préserver certains êtres humains. Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le fait que les êtres humains oublient tout ce qui s'est passé, puis s'ils nouent le pacte, reçoivent une nouvelle identité, une nouvelle fonction, des  nouveaux vêtements. Ils doivent, de plus, s'associer avec une autre personne - de sexe opposé. J'ai cru voir un couple de même sexe, mais j'ai eu l'impression que c'est une exception. Dommage, à mes yeux, même si l'on pense que l'homme ne peut tirer partie de ses erreurs, même si l'on pense que seul un couple hétéro est un couple (là, je m'avance peut-être un peu en disant cela). 
Livre lu, oui, mais qui ne m'a pas vraiment convaincu de pousser plus avant la découverte de cet auteur et de son univers. 
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Troisième volet de la trilogie de Bilal sur les effets du grand "coup de sang" qu'a connu la Terre, bouleversant toutes les lois naturelles et jetant les quelques survivants humains et animaux dans des situations dramatiques inédites.

Autant "Animalz" et "Juliet et Roem" en constituaient deux volets relativement indépendants, autant cette "Couleur de l'air" qui conclue la trilogie vient donner aux trois opus tout leur sens dans une parabole de renouveau plutôt enthousiasmante, après tant de pages de noirceur.

Et le dessin est d'une telle beauté... Je crois que je l'ai déjà dit, pardon si je me répète, les personnages de Bilal, subtilement ancrés dans leur univers onirique, sont les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.
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critiques presse (5)
Auracan
05 décembre 2014
La Couleur de l'air débute dans la continuité des deux albums précédents pour gagner peu à peu en couleurs, avec un retour à la peinture. Conte philosophique ? Fable de SF ? Cet album se dévoile difficilement, mais mérite assurément quelques efforts pour que l'on savoure son étrange pouvoir de fascination.
Lire la critique sur le site : Auracan
LeDevoir
24 novembre 2014
Le pire n'a pas besoin d'être fatal. Dans la foulée d'«Animal'z» et de «Julia et Roem», le dessinateur-peintre-philosophe à ses heures Enki Bilal vient de mettre la touche finale à sa fable cataclysmique en trois tomes avec «La couleur de l'air»...
Lire la critique sur le site : LeDevoir
BDGest
12 novembre 2014
La couleur de l’air achève une fable qui vaut surtout par la puissance de son dessin, duquel émane un magnétisme indéniable [...]. Reste que le propos et ce qu’il sous-tend s’avèrent encore trop hermétiques pour permettre au plus grand nombre d’apprécier les nouveaux mondes bilaliens.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario
27 octobre 2014
Bilal a peut-être toujours cette tendance à l'emphase, même s'il reste assez sobre dans ses textes. On est dans une Science Fiction anticipative qui veut tirer une sonnette d'alarme, qui signale qu'un jour notre planète pourrait réagir à tout nos excès, attention.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi
23 octobre 2014
[...] la couleur gagne ainsi sur les tons gris du reste de la série, le trait s’adoucit, les sourires reviennent – jusqu’à un double planche finale un peu kitsch, tout de même. Le propos est visionnaire et fascinant, et la SF organique de Bilal s’exprime à nouveau dans des images de toute beauté.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Page 85
Avalés… Nous sommes avalés, happés par la masse noire… je regerbe, et Ana aussi juste à côté, j’entends… Et tous les autres idem, les chevaux rayés y compris… Ca pue le bois brûlé, le gasoil, le métal, la pierre à feu, la barbaque… On n’y voit plus que du noir, alors on ferme les yeux pour ne pas voir… On respire l’insupportable… Odeur de napalm, phosphore blanc, corned-beef, urine, souffre, sueur, chair ouverte, terre retournée, vermine, eau croupe, naphte, gangrène, plomb fondu, salpêtre, peur puis terreur, fleurs coupées et sang…
… L’odeur, un concentré innommable d’indicible, baigne affreusement nos poumons, inonde nos chairs… C’est quoi ? A ce point d’horreur, c’est quoi ?
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La globalité de la situation est devenue intellectuellement ingérable, comme si les mots, les concepts habituels de nos pensées s'étaient brutalement trouvés inopérants, obsolètes...
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Pourtant, "shakespearisés" jusqu'à l'absurde par un tourbillon incontrôlable, nous avons, semble-t-il, consommé une telle dose d'amour et de souffrance formatés que j'ai peur d'en avoir épuisé mon quota pour longtemps... De toute façon, "longtemps" aujourd'hui, je le crains, ça veut dire toujours...
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"Je précise que je tiens ce journal enregistré pour laisser une trace dans ce qui ressemble de plus en plus à un néant... C'est dérisoire, ça va très mal, mais nous sommes toujours vivants..."
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3ème tome
« On extrait de l’argent de mines pour le disperser dans des chaussettes « anti-odeurs ». Après dix lavages, on le retrouve dans les stations d’épuration. »
Philippe BIHOUIX
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Vidéo de Enki Bilal
Augustin Trapenard reçoit Enki Bilal pour "Shakespeare – Bilal. Une rencontre", paru aux Editions Marie Barbier. L'ouvrage se penche sur l'adaptation de "Roméo et Juliette" de William Shakespeare par Enki Bilal en 2011. A ses côtés, Camille de Peretti présente "L'Inconnue du portrait", édité chez Calmann-Lévy, dans lequel elle imagine l'histoire de la femme peinte par Gustav Klimt dans son "Portrait d'une dame". Yannick Haenel, lui, évoque "Bleu Bacon", publié chez Stock, et Thomas Schlesser "Les Yeux de Mona", édité chez Albin Michel.
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