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EAN : 9782213604442
216 pages
Fayard (18/08/1999)
3.67/5   9 notes
Résumé :

Une nuit, près de Tanger, une petite troupe attend le moment opportun pour embarquer avec un passeur : Azzouz, le narrateur, et son cousin Réda, une jeune femme et son bébé, un Algérien rescapé d'une tuerie, Youssef, et deux Maliens. Tous unis par la force obstinée d'une même quête : extorquer au destin une vie nouvelle, une deuxième chance.Une attente ponctuée de retours en arrière, de réci... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
smeknassi
  11 mai 2020
C'est le récit d'une nuit interminable d'attente où, 7 "candidats à l'émigration" marqués par la difficulté de vivre et attendant le moment opportun pour embarquer et traverser le détroit de Gibraltar, nous dévoilent les motivations qui les ont poussés à partir.
Binebine aborde dans le roman la question de l'immigration provoquée par le désespoir d'une génération sans perspectives d'avenir !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   25 janvier 2017
Le Bon Dieu, disait-il, offre toujours des opportunités à ceux qui en veulent et qui s'accrochent à leurs rêves, aussi inaccessibles et déraisonnables soient-ils. Parce qu'en vérité, les rêves s'étiolent à basse altitude ; ils ont besoin d'espace, d'azur, d'infini. Alors, à force de s'y cramponner, on finit par être emporté dans leur sillage, tout là-haut, vers un ciel de liberté. Les contraintes de la vie sont bien entendu les ennemis des rêves ; elles n'ont de cesse de vouloir les lester, les désailer. Or un rêve qu'on retient trop longtemps prisonnier dans sa tête finit aussi par se faner. Et mourir. Quoi de plus sinistre qu'un rêve qui se meurt et s'en va en rampant vers le cimetière de l'impuissance ? Certes non, les rêves n'appartiennent à personne, n'ont besoin de personne. Mais ils font un petit bout de chemin avec quiconque persiste à les courtiser. Ne les tuez pas...
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smeknassismeknassi   11 mai 2020
Souvent il m’arrivait de penser que tel auteur me connaissait personnellement, qu’il me voyait comme je vous vois, à la lueur d’une bougie, à travers les siècles, qu’il habillait de ses mots mes propres sensations, qu’il leur donnait des ailes, et, en me souriant depuis le fortin de sa solitude, les regardant s’envoler vers moi .
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michelekastnermichelekastner   25 janvier 2017
Peut-être aurions-nous dû en faire autant et nous entraîner pour l'avenir : apprendre à devenir invisible, à se fondre dans une foule, à raser les murs, à éviter de fixer les gens, à n'adresser la parole à personne, à enterrer son amour-propre, à fermer son coeur aux vexations et aux brimades, à jeter son couteau à cran d'arrêt dans une bouche d'égout, apprendre à s'effacer, à n'être personne : une ombre noyée dans la masse, un chien couchant, un simple ver de terre, voire un cafard. Oui, apprendre à être un cafard.
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smeknassismeknassi   12 mai 2020
Dès ma tendre enfance, j’avais su que j’étais né au mauvais moment, au mauvais endroit, mais que je n’étais pas voué à la misère ni à l’ignorance. J’étais un étranger parmi les miens, une âme oubliée des cieux égarée dans la boue.
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