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EAN : 9782234024885
129 pages
Stock (26/08/1992)
3.07/5   7 notes
Résumé :
Présentation


4ème de couverture


Le narrateur, on le devine, revient aux lieux de son enfance - une ville du Maroc où il est né dans les années qui suivirent la décolonisation. Ce voyage dans les souvenirs est l’occasion d’évoquer des silhouettes tour à tour cocasses et pathétiques : Madame Kolomer, la veuve d’un sous-officier français qui s’accroche aux restes dérisoires de ses splendeurs passées, Milouda, la « mère blan... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
alexiane18
  01 mars 2014
Le premier roman de Mahi Binebine peut être qualifié de chef-d'oeuvre. Assurément. En écrivant comme s'il échangeait des souvenirs à propos d'une esclave, l'auteur crée une sorte d'échange avec le lecteur. En effet, en utilisant le "Tu" familier, nous nous plongeons à la découverte de cette histoire mystérieuse bien que tragique. le personnage principal, Dada, esclave noire nous fait monter les larmes aux yeux à plus d'une reprise lorsque vient son tour de penser, de raconter ses souvenirs, tant qu'ils appartiennent à un passé lointain ou proche dans un Maroc qui a tout de même changé, marqué par ce que nous appelons mondialisation. A lire impérativement car les deux mots qui me viennent en tête qualifient d'une rare justesse cette oeuvre. Magique et envoûtant.
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MarcBibliotheca
  19 octobre 2009
Retour sur une enfance par les nombreux personnages qui l'ont marqué, mais aussi évocation de la face cachée de la société traditionnelle marocaine, le sommeil de l'esclave de l'écrivain et peintre marocain Mahi Binebine est tout cela à la fois. L'auteur-narrateur y revient dans la ville de son enfance, dans les années de la décolonisation pour y décrire toute une galerie de personnages des plus cocasses allant de Madame Kolomer, la veuve d'un sous-officier français qui s'accroche aux restes dérisoires de ses splendeurs passées, Milouda, la « mère blanche » et le Fqih, parents du n...
...
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latrace
  25 mai 2010
Le sommeil de l'esclave: la face cachée de la société traditionnelle marocaine. Une histoire triste? Non, féroce, à l'image de la férocité d'une société qui se comptait jusqu'aux limites du ridicule, dans l'univers clos de son cocon étanche et dans le silence est le lot; la hante, le qu'en-dira-t-on, sa hantise…
Lien : http://latrace.wordpress.com..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
naimamarsdimarconaimamarsdimarco   24 novembre 2009
Le temps passe plus vite lorsqu'on a des repères.Les repères de Dada étaient ses lunes. La nuit l'esclave rêvait les yeux grands ouverts.
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k.ajana__hotmail.comk.ajana__hotmail.com   31 octobre 2012
Pourtant penser était le rêve de Yamna. Penser une journée entière. Penser aussi fort qu'elle le voudrai. Imaginer une maison ou rien ne serait désormais enfermé, ne plus craindre ces murs. Ou penser...à les brûler! à incendier la maison entière et le Berbère aussi!
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k.ajana__hotmail.comk.ajana__hotmail.com   31 octobre 2012
Elle s'avança vers la porte, le coeur serré Et si le reflet disait vrai? Allait-elle rencontrer des gens différents pour une vie nouvelle?..."C'est de soi-même que l'on peut accédera à ma maison, tu es ta propre porte!" N'était-ce que folle chimère? Vaines paroles de réconfort? Mensonges?
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k.ajana__hotmail.comk.ajana__hotmail.com   31 octobre 2012
Reste que ce lieu dangereux qu'est la terrasse constituante une sorte d'ouverture aérienne sur le monde. Le berbère craignait comme le diable le contact subversif du voisinage; ça se prête au libre-échange de la parole, pire, à la promiscuité. Il ne fallait pas que Yamna se mette à penser.
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jovidalensjovidalens   07 novembre 2015
Ce n'est pas pour panser les plaies du passé que je reviens aujourd'hui réveiller ta mémoire, le temps l'a déjà fait. Non, si je veux te conter ton histoire, c'est peut-être, et seulement, pour trouver un sans à la mienne.
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Video de Mahi Binebine (2) Voir plusAjouter une vidéo

Mahi Binebine : Cannibales
Depuis un café de la banlieue de Fes au Maroc, Olivier BARROT présente "Cannibales" de Mahi Binebine, la destinée funeste de candidats à l'exil vers l'Europe.
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