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ISBN : 2221139852
Éditeur : Robert Laffont (06/11/2014)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Un road trip familial enthousiasmant à la rencontre des plus grands écrivains américains.
Quand Richard Ford ouvrit la porte, le vent du nord faisait tinter les grelots de glace dans les arbres du Maine et la mer rugissait dans la tempête.
Sur les murs de son studio de Santa Monica, Dennis Lehane avait punaisé les plans des trois scénarios et des deux romans sur lesquels il travaillait.
Les yearlings de l'année galopaient devant le ranch de Tom ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  30 mars 2015
Invitation au voyage et à l'amour des livres...
Quelle très belle idée que ce livre, complément d'un road trip familial sur les routes américaines, roues du camping-car dans les pas de la littérature.
Quand on connait un peu les Etats Unis, qu'on est gourmand de la variété des paysages, la langueur monotone de la conduite sur les interminables highways, on imagine fort bien cette aventure et cette liberté accordée aux rencontres.
Prendre le volant durant toute une année, jalonnant le voyage de rendez vous pour entretiens avec les grands noms des Lettres de l'Amérique contemporaine, carnet de notes et appareil photo en accessoires: un projet original qui donne un ouvrage atypique, en forme éditoriale comme en contenu, une surprise délicieuse pour lecteur curieux et passionné de litterature américaine.
26 auteurs rencontrés et parmi eux des écrivains que je lis avec assiduité et fidélité: Kasischke, Winckler, Hustvedt, Banks, Ford, Rash, Boyden, Lehane...
S'approcher de leur intimité créatrice, connaitre les lieux qui leur permettent de travailler.
Ils se livrent avec générosité dans un contexte sans doute plus chaleureux et direct que tout entretien de promotion.
Face à l'épaisseur du livre, j'ai fait le choix de lire les chapitres de ceux que je connais. Je reviendrai vers d'autres découvertes après lecture d'au moins un de leurs titres.
Les photos m'ont particulièrement touchée. Elles montrent une Amérique, brute, sans artifice, des espace-temps fugaces ou intemporels, une spontanéité dans le regard pour capter l'instant décalé. C'est un travail très poétique, presque mélancolique.
Voici mon livre de chevet pour un bon moment...
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motspourmots
  21 février 2015
Mais pourquoi mes parents n'ont-ils pas eu cette idée lorsque j'étais enfant ? Embarquer toute la petite famille à bord d'un camping-car et partir sur les routes américaines à la rencontre de ses écrivains... Sillonner l'Amérique du Nord, d'est en ouest et du nord au sud avec une trentaine d'escales dans l'intimité de ceux qui les ont accompagnés au fur et à mesure que se développait leur goût pour la lecture autant que leur curiosité pour le mythe américain.
Pauline Guéna est journaliste et écrivain, Guillaume Binet reporter photographe. L'aventure qu'ils relatent dans ce très beau livre est à la fois familiale et intellectuelle. Un voyage minutieusement préparé mais quand même un peu fou. Un road trip avec quatre enfants à bord et un emploi du temps souvent tributaire de ceux des écrivains célèbres qu'ils ont prévu de rencontrer. Pauline Guéna a énormément lu avant de partir au point de s'imprégner des écrits de chacun de ses interlocuteurs et de personnaliser ainsi au plus près ses entretiens. Heureusement pour le lecteur qui ne risque pas l'ennui au fil des pages, même si les thèmes se recoupent et que certaines questions sont identiques. Les réponses, elles, ne le sont pas.
Pour les amoureux de la littérature - américaine, mais pas seulement - cet ouvrage est une porte ouverte sur l'écriture et ce qui la forge. Les auteurs ont mis l'accent sur l'identité que chacun des écrivains rencontrés tirait de son propre environnement. Une région, un état, parfois simplement une ville. Et c'est un éclairage passionnant. Tous ceux qui ont accepté de participer à ce projet jouent vraiment le jeu et se dévoilent pas mal. Je ne les connaissais pas tous, loin de là. Mais leurs témoignages sur leur quotidien en tant qu'écrivain, leurs débuts, leurs vocations, leurs doutes, leurs échecs, leurs méthodes, etc, sont riches d'enseignement.
Pour accompagner ces textes, ces longues interviews sobrement mises en page, les photos d'une Amérique très hivernale sont superbes. Ce livre, on a envie de le poser sur une table et de le feuilleter régulièrement, de s'imprégner tour à tour de l'atmosphère personnelle qui émane de chaque rencontre. Seule petite déception, le peu d'information sur le quotidien de la petite famille même si quelques paragraphes de liaison entre les étapes évoquent la troupe et l'intendance inhérente à cette escapade hors norme.
Même si Noël est passé, une idée cadeau est toujours la bienvenue, non ? A s'offrir donc à soi-même ou à un passionné de littérature américaine. Satisfaction garantie.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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mimipinson
  19 décembre 2014
Il y eut les carnets de route de Busnel. Pauline Guéna fera encore mieux avec ce « road trip » en allant à la rencontre des écrivains. Pas tous, loin s'en faut, mais 26, ce qui donne déjà un superbe recueil, et un ouvrage copieux en terme de lecture.
Pauline Guéna, romancière, prend la route, en famille durant un an, au volant d'un camping-car, et parcourt les USA et un peu le Canada pour y rencontrer les auteurs, chez eux pour la plupart, tels quels pour de longs entretiens passionnants, complets et sans langue de bois. le processus de création est au centre de ce livre, tout comme la forte influence que peut avoir un territoire sur le travail de l'écrivain.
On y apprend énormément de choses, on s'immerge au coeur des villes ou à contrario au coeur d'un ranch au milieu de nulle part ; on sourit lorsque les chiens de Thomas McGuane manquent de faire capoter un entretien en léchant un peu trop sur le micro…On se rend compte combien l'écriture est une activité exigeante, laborieuse ; combien le succès ne va pas de soi. On est surpris d'apprendre qu'avant de pouvoir vivre de sa plume, un écrivain pouvait faire mille et un petits boulots pour faire vivre sa famille.
Entre temps, Guillaume Binet immortalise les anonymes, les scènes de vie, les paysages. Il tire un portrait attachant de ce pays, loin des clichés, pour nous le montrer humble et fragile.
Qu'on le lise comme moi d'un seul tenant, ou bien par intermittence, ce livre saura ravir les amateurs de beaux livres, et de littérature américaine.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Justine-Coffin
  01 février 2017
Ce livre est le fruit d'un pari un peu fou, car démesurément ambitieux mais pourtant réalisé, de Pauline Guéna, écrivain, et de Guillaume Binet, photographe : faire le tour des Etats-Unis dans un camping-car avec leurs quatre enfants pour donner des interviews à des écrivains américains et canadiens. C'est une entreprise que bon nombre d'entre nous rêveraient de faire pour des écrivains mais aussi, pourquoi pas, des musiciens, des plasticiens, des cinéastes, etc.
En tout, c'est donc 26 auteurs américains qui se prêtent au jeu et ouvrent leur porte, pour un moment d'intimité dans leur intimité, et réfléchir avec Pauline Guéna aux multiples visages de l'écriture, à l'écriture et la vie, à l'écriture et la lecture, au processus d'écriture, à leur préhistoire d'écrivain.
Certains entretiens plus enrichissants que d'autres, certains auteurs plus appréciables que d'autres, mais tous se livrent avec sincérité. Les interviews s'accompagnent de photographies de paysages et de situations qui viennent rythmer la lecture de ces récits et immerger le lecteur dans le(s) pays (étant bien connu que les Etats-Unis ont autant de visages différents que d'Etats).
Au fur et à mesure que les entretiens s'enchaînent : des leitmotivs semblent révéler une attitude culturelle, américaine. Comme cette idée qu'il faut à un écrivain la volonté d'écrire le meilleur livre possible, répondent-ils quand Pauline Guéna leur demande s'ils pensent aux lecteurs en écrivant. En France, on répondrait plutôt quelque chose du genre : pour faire du mieux que je peux. Ressemblance par contre qui semble être universelle : on n'écrit pas pour les lecteurs, pas réellement, pas pour commencer.
Autre différence que je constate: de nombreux auteurs interviewés considèrent qu'être écrivain est une profession à part entière. Les cours d'écriture, tellement répandus aux Etats-Unis depuis des décennies déjà (et qui commencent tout juste, discrètement, à se mettre en place en France), répondent à cette attitude et au processus créatif (bien que les auteurs interviewés ne soient pas tous des adeptes) : on considère qu'être écrivain, tout comme être médecin, demande une formation.
Il faudrait faire un « France des écrivains » (ahah, une idée qui me tente bien !!) également pour avoir un réel point de comparaison mais au vu des nombreux témoignages, et essais sur l'écriture, français qui sont publiés de nos jours, je fais ce constat qui est selon moi essentiel : en France, à trop vouloir préserver le visage artistique et créatif de l'écriture, n'en oublie-t-on pas qu'il s'agit également d'un savoir-faire, d'un apprentissage et donc d'un artisanat qui, au même titre que le charpentier, doit apprendre les ficelles du métier par le biais d'une formation tout autant que d'une expérience. Cette idée est déjà portée par quelques écrivains français mais bien loin encore d'être effleurée par les professionnels du livre dont l'artisanat (normalement) est de publier des livres et qui prennent bien souvent des allures de comptables.
Ce livre est donc tout à la fois un témoignage social qu'un témoignage sur l'écriture. Et c'est aussi ce qui le rend intéressant : il ne questionne pas seulement le processus créatif mais bien la place de l'écrivain dans la société et permet de confronter les différences culturelles quant à la place de l'Art dans la société. Ce que j'aime chez les écrivains américains, et qui me rend peut-être souvent plus sensible pour leur littérature que pour celle de mon propre pays, c'est cette implication de l'écriture dans la vie : elle n'est pas en-dehors du monde, elle n'est pas artifice et beauté simple, la littérature peut avoir une implication directe dans le monde (à court et long terme), elle est active, elle vit, elle doit être prise en considération dans la marche du monde. Elle n'est pas juste là pour faire tapisserie ou pour divertir.
Ce qui se dégage aussi de ce documentaire, c'est cette valeur essentielle et souvent trop oubliée, que l'écriture relève d'un engagement. C'est d'ailleurs l'une des questions que pose chaque fois Pauline Guéna au cours de ses interviews : Vous considérez-vous comme un auteur engagé ? La plupart répondent par une autre question : Qu'entendez-vous par « engagé » ? Je travaille à vous proposer de voir le monde différemment, à vous aidez à mieux le connaître, n'est-ce pas déjà un énorme engagement ?! Je suis écrivain, je ne suis pas politicien.
Les auteurs interviewés : Gilles Archambault, Margaret Atwood, Russell Banks, John Biguenet, Joseph Boyden, T.C. Boyle, James Lee Burke, Craig Davidson, Patrick deWitt, Jennifer Egan, Richard Ford, James Frey, Ernest J. Gaines, Siri Hustvedt, Laura Kasischke, William Kennedy, Dennis Lehane, Thomas McGuane, Dinaw Mengestu, George Pelecanos, Ron Rash, Joanna Scott, Jane Smiley, David Vann, John Edgar Wideman, Martin Winckler.
Lien : https://justine-coffin.me/20..
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evascardapelle
  20 septembre 2015
Pauline Guéna (romancière) et Guillaume Binet (photographe) sont partis un an en camping-car avec leurs quatre enfants. Ils ont sillonné une partie des USA et du Canada pour aller à la rencontre de 26 grands auteurs américains, ayant répondu positivement à leur projet.
Tandis que Pauline livre les inteviews (passionnantes) avec Russel Banks, Richard Ford ou encore Laura Kasischke, son mari photographie des bouts d'Amérique, citadine, rurale, grise ou lumineuse et nous fait partager des instants de vies de personnes qui pourraient être des personnages de fiction.
Un livre magnifique où l'on apprend beaucoup de ces auteurs qui marquent la littérature américaine et nous livrent à travers leurs romans, leurs craintes, leurs espérances, leur vision d'une Amérique multiculturelle.
Un bijou à posséder dans sa bibliothèque
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critiques presse (3)
Lexpress   22 décembre 2014
La chance sourit aux timides obstinés. Charmés, peut-être, par cette épopée familiale, somme toute très américaine, 26 romanciers ont donc accepté d'ouvrir leur porte à l'auteur de Pannonica et de Que de l'oubli (Robert Laffont). [...] Rencontrés hors promotion, tous se montrent formidablement diserts et humbles sur leur oeuvre, leur écriture, leurs méthodes, leur statut et "l'esprit du lieu".
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   19 décembre 2014
Le contenu des entretiens rappelle les interviews-fleuves de la Paris Review, modèle absolu pour Pauline Guéna. Pas de mauvaise surprise. La plupart se prêtent au jeu des questions sur leurs méthodes de travail, leurs habitudes, leur parcours et éventuel engagement politique. Il y a les réservés, les timides et les expansifs.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   15 décembre 2014
L’une enregistre, l’autre photographie : le grand homme, la petite famille, le paysage. Bon panorama de la littérature américaine et de l’état d’esprit des lieux.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AbbybliothequeAbbybliotheque   25 mars 2016
(...) On grandit sans mûrir. Je suis probablement sensible à cela de par ma propre enfance qui a été fortement marquée par l'alcoolisme, par la violence, par le divorce et la pauvreté. Les quatre grands maux. J'ai été sérieusement blessé, et dépasser ces blessures pour entrer dans la vie adulte et s'assurer ne pas causer à mon tour ces blessures à un autre a été très difficile. J'y suis parvenu notamment grâce à l'écriture. Non pas que j'écrive spécialement sur ce sujet, mais j'ai consacré ma vie à un examen honnête et intelligent du monde dont je n'aurais pas été capable autrement. Aucune autre activité n'aurait pu me forcer à une telle lucidité. C'est ce qui m'a permis de me remettre de mon enfance. Ecrire a été une discipline spirituelle. J'y observe l'honnêteté, la rigueur et la discipline. Mais vous savez, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un tel outil à sa disposition. J'ai des frères et soeurs, des gens de ma famille dont je connais intimement la vie, qui n'ont pas été capables de se remettre de leurs blessures et qui sont toujours gouvernés par elle.

(j'ai oublié de noter de quelle interview il s'agit...)
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motspourmotsmotspourmots   21 février 2015
Ce qui est ridicule est de se vanter d'avoir écrit. Ce qui compte, c'est pas l'auteur, c'est le livre. La personne qui a fini par l'écrire est importante, mais dans la profession d'écrivain, il faut presque se faire excuser d'en être un. Parce qu'on ose écrire après Flaubert, Stendhal, Dostoïevski et ainsi de suite. On ose prendre le temps d'un lecteur alors qu'il y a des tas de chefs-d’œuvre que les gens n'ont pas le temps de lire.
(interview de Gilles Archambault - Montréal - Québec)
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laurannslauranns   28 février 2017
Je suis un artiste. Je veux créer. Je ne suis pas un homme de lettres, je ne veux pas donner de conférences, écrire des essais…Je veux seulement créer, savoir ce qui vient après. Je n'ai jamais fait aucun compromis, je n'ai jamais écrit avec une deadline, ou pour de l'argent. chaque histoire est un peu magique. Je ne sais pas d'où elle vient. Je veux juste savoir où elle va aller.
Santa Barbara, Californie- T.C.Boyle
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laurannslauranns   28 février 2017
J'ai compris quelque chose de profond à propos du processus d'écriture, qui est qu'on doit être libre.On doit être détendu. On ne doit pas penser à "faire" de la littérature. Ce qui compte ce sont l'urgence et la liberté. Sans cela on ne peut pas écrire quelque chose de potable. Seulement des imitations contraintes.
Brooklyn, New York- entretien avec Siri Hustvedt
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Video de Guillaume Binet (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Binet
« Un nid de coucous », Photographe : Guillaume Binet, Parole de Photographes, Regards de Campagne
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