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Raymonde n'en peut plus du train-train de la vie quotidienne. Elle voudrait connaître l'amour, le vrai, le passionné, celui qu'elle lit dans les romans à l'eau de rose (voire plus). Mais Robert, lui, se contente de ce qu'il a : un bon repas midi et soir, la bagatelle tous les premiers samedis du mois. Il ne voit vraiment pas ce que peut rechercher de plus son épouse ! Il faut dire que Robert a le romantisme au fond de l'estomac. Pourtant, Raymonde y met du sien, la malheureuse ! Et va que je t'achète des petites tenues affriolantes, et va que je t'emploie des mots salaces lors du devoir conjugal, termes appris, là-encore, dans les livres. Une midinette couve sous cette grosse carcasse. Mais c'est ce qui fait peur à son époux. Les jolies nuisettes et tout le tremblement, ce n'est franchement pas son truc. Et lorsque sa chère et tendre, prise du syndrome de Madame Bovary, lui annonce qu'elle veut qu'ils aillent ensemble regarder le clair de lune, il se demande si tout tourne rond dans sa tête... alors qu'il serait tellement plus simple d'aller regarder la télé...

Ce que j'aime dans ce couple, c'est que sous des dehors humoristiques (j'adore les têtes que leur fait Binet), ils sont tout de même représentatifs soit d'une certaine frange de la population, soit de quelque chose que l'on fait ou que l'on subit au moins une fois dans sa vie.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Après le Roman d'amour et Matin, midi et soir, on croyait déjà tout connaître de la Vie de mariage des Bidochon –la fréquence des pets de Monsieur dans le lit conjugal, les folies bergères du premier samedi du mois ou encore le charme des promenades romantiques dans le labyrinthe des galeries commerciales. Mais nous ignorions encore une chose… le romantisme forcené de Raymonde Bidochon.


Est-ce à force d'avoir canalisé ses élans fleur bleue qu'après quinze ans de mariage, Raymonde se prend à nouveau pour une fillette de dix-huit ans, nuisette et paupières battantes comprises ? Robert aura tôt fait de la rappeler à l'ordre : l'illusion n'est plus possible car la force centrifuge (ou un truc du genre) a agi –maudite force centrifuge ! : « C'est que quand elle te tire vers le bas, la force centrifuge, eh bien elle te tire tout le reste avec !! La peau, les fesses, les seins, les joues, les tripes… Tout !! »


Si ce n'est pas lamentable de déployer tant de mauvaise foi et de corrompre la science pour la simple tranquillité de s'assurer une soirée comateuse devant la télévision… D'ailleurs, ne serait-ce pas plus romantique d'aller regarder un clair de Lune ? Après les arguments scientifiques, Robert déploie les arguments économiques : pourquoi perdre de l'énergie et du temps pour assister à un spectacle que la télévision dispense avec une qualité visuelle accrue ?


Dans cet album, Robert et Raymonde rivalisent d'ingéniosité. A l'oeuvre pour nourrir leurs ambitions contraires, s'agissant pour l'un de laisser couler un mariage piteux et s'agissant pour l'autre de s'illusionner de quelques élans amoureux, ils déploient d'une part un argumentaire sinon convaincant, au moins hilarant, et d'autre part des ruses machiavéliques qui semblent issues de grimoires fantômes (« Il paraît que si on regarde derrière soi avant de manger sa purée, ça donne envie de faire l'amour »).


Incompatibles jusqu'au bout, Raymonde et Robert méritaient au moins d'être rassemblés pour lier leur lecteur et cet album à la force d'une alchimie subtile qu'ils ne connaîtront sans doute jamais...
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Ah, la vie de mariage ou comment essayer de garder la flamme de l'amour (ici, ce serait plutôt la petite étincelle pour les Bidochon!) allumée!
La routine du couple qui s'installe au bout de quinze ans de mariage, l'ennui, les jours qui se suivent et se ressemblent... et de tout ça Raymonde n'en peut plus. Elle a le cafard, s'ennuie et veut reconquérir l'amour de Robert. Mais, ce dernier n'a que faire de ces états d'âme!
Ainsi, Binet croque dans cet album la crise du mariage: l'envie de changer les choses, faire l'amour plus d'une fois par mois...
L'humour est omniprésent: des situations cocasses et les répliques de Robert toujours aussi subtiles.
Binet croque dans la pomme de l'amour et il fallait oser associer l'amour et les Bidochon!!


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Raymonde déprime. Elle veut de l'amour. le frisson, les torrents de vagues qui emportent tout sur leur passage, les étoiles plein les yeux, les clairs de lune... Mais Robert est désespérément Robert. Heureusement que Raymonde ne se laisse pas faire. Elle est pugnace, elle aime Robert et on se demande bien comment elle fait. 15 ans de pas grand-chose tous les premiers samedis du mois... Et elle y croit encore.

Elle m'a ému, Raymonde, à vouloir sortir son mari de sa torpeur. Franchement, elle mérite l'amour.

Binet est tendre et doux, compréhensif, amoureux. le tome souffle le chaud et le froid, L'arrivée de Cupidon après l'épisode de la voisine qui hurle son orgasme fenêtre ouverte, c'est un pur bonheur.
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Même après quinze années d'un mariage ronronnant, Raymonde Bidochon est demeurée une incurable romantique. Elle ne cesse de tanner son Robert de mari pour qu'il l'emmène admirer un clair de lune en amoureux. A la lecture de romans à l'eau de rose voire d'histoires cochonnes, elle se dit qu'elle n'a jamais connu l'amour, elle n'a jamais ressenti un « torrent d'étreintes folles ». Pourtant chaque premier samedi du mois, Robert avait bien l'impression de s'acquitter convenablement de son devoir conjugal. Mais voilà que Raymonde lui avoue qu'elle a toujours simulé. Quelle désillusion pour lui qui se vantait de ses exploits au lit devant ses collègues...
Ce treizième tome s'attaque à la vie sexuelle des français moyens vu à travers la lunette de l'humour et de la dérision gentille et un peu désabusée de Binet. le trait est toujours aussi acide et dépouillé. On sent l'influence des Reiser et Wolinski avec un regard plus humain. Malgré leur côté primaire et un peu ridicule, les Bidochon sont touchants et c'est pour cela qu'on les aime.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Une bd que j avais trop envie de relire et je n'ai pas été déçu Elle me fait toujours rire
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Mon Dieu ,comme ça coince dans la Bidochonnière ! Raymonde a faim d'amour ,Robert ,lui,a faim. Ce volume aigre-doux est consacré en grande partie à la vision divergente de l'amour entre les deux tourtereaux. Et il y a même Cupidon qui s'en mêle.
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Je crois que c'est là que j'ai commencé à trouver les Bidochon moins drôle (je relis l'ensemble dans l'ordre mais je ne sais plus où exactement).
Les personnages ont évolué, très bien, pourquoi pas.
Mais en vieillissant, ils se sont un poil amolli et la critique du français moyen beuglard disparaît ici au profit d'une sorte de tendresse un peu gênante – en tout cas, j'étais aussi gêné que Robert de le voir dans certaines situations.
Robert n'est plus un râleur égocentré sûr de lui mais un type malhabile qui tente de faire plaisir à sa femme sans savoir comment s'y prendre ; Raymonde n'est plus une femme forte et caractérielle qui gueule mais une boule de tristesse au bord du suicide.
Ça n'est plus drôle, c'est terriblement triste.
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J'aime ces dessins en noirs et blancs et le scénario et surtout ce couple
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