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ISBN : 2858151083
Éditeur : Audie-Fluide glacial (23/11/1993)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Lui, c'est Robert. On le reconnaît facilement : béret, bretelles, bedaine. Elle, c'est Raymonde, sa femme. À eux deux, ils forment un couple déprimant : les Bidochon. Déprimant, mais furieusement drôle. Depuis que Binet, l'un des auteurs du magazine d'humour Fluide glacial, raconte leur quotidien conjugal dans ses bandes dessinées, ils ont goûté à toutes les expériences du français moyen contempor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  19 septembre 2013
Quel bonheur que les administrations et leurs tonnes de formulaires à remplir ! Vous devez d'abord aller au guichet 35... Vous reviendrez lorsque vous aurez le bon vous permettant de retirer votre prise en charge... Votre bon doit être signé par le chef (Ah, on me souffle dans l'oreillette qu'il n'est pas dans son bureau, une vilaine colique ayant eu raison de lui... revenez la semaine prochaine...)

Dans la même veine que les 12 travaux d'Astérix, Robert se démène comme un beau diable pour Raymonde qui a un ongle incarné. C'est beau l'amour ! Et c'est d'ailleurs la première fois que l'on voit Robert se décarcasser pour sa chère et tendre (et pour cause... La fin vous laissera pantois). Mais résistera-t-il à la voiture partant en fourrière, à la fouille dans le supermarché ou au contrôle fiscal ? C'est encore autre chose, ça !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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marina53
  04 septembre 2012
“Les fous sont lâchés”! Je ne vous parle pas du fringant Hannibal Lecter et de ces tout aussi délicieux petits camarades mais d'individus beaucoup plus sournois et cruels auxquels vous avez affaire tous les jours! Ça fait peur, hein? Tremblez car Binet s'attaque à du lourd, du très lourd! On va dégraisser le mammouth qu'il disait l'autre!
le sieur Binet dénonce en effet les rouages des administrations françaises, et au détour ses employés, dont la plupart d'entre nous faisons surement partie (mais « chut! » gardons un peu de mystère...).
Mais pas de parti pris, nous ne sommes pas là pour nous défendre mais bien approuver ce que Binet a voulu nous expliquer si brillamment.
Raymonde, mise à mal avec un ongle incarné (ouais c'est pas le pied!), doit absolument aller chercher un formulaire à la Sécurité Sociale. Ça sent l'aventure! O joies, O bonheurs infinis que ces interminables files d'attente, que de réjouissances à l'idée rencontrer Miss Gueule de Raie, charmante hôtesse d'accueil (même Belphégor a l'air plus gracieux!), c'est vous dire!
le couple Bidochon (RB et RB pour les intimes), après une longue, très longue, très très longue recherche du bureau adéquat dans les dédales d'un bâtiment austère de la Sécu (même un Minotaure n'y retrouverait pas ses petits!) demande à l'employée acariâtre (une copine à Gueule de Raie, je crois bien!) un formulaire, et se voit réclamer en retour un “bon de retrait du formulaire”, qu'il faut évidemment aller chercher à l'autre bout du bâtiment (ben oui, sinon c'est pas drôle!)… A les voir courir ainsi à travers tous les étages, ce n'est pas un formulaire qu'ils ont l'air de chercher mais plutôt un trésor!! Fort Boyard à côté, c'est de la gnognotte (Cours Robert, cours!)!
Astérix et Obélix s'étaient déjà heurtés aux affres des rouages infernaux de l'administration française dans les 12 travaux. Mais si! Rappelez-vous! le laissez passer A 38! Bon, ben là c'est pareil sinon pire!
Nous irons à la rencontre de sympathiques fonctionnaires (si, si ça existe!) comme Messieurs Flétan ou Colin. Attention, ils n'ont plus l'air très frais à force de moisir derrière leurs bureaux poussiéreux nos dignes représentants de cette grande et truculente famille!
Visiblement client (malheureux?) de ses administrations, Binet nous en offre une partie, certes peu reluisante, mais si vraie! C'est terriblement efficace, drôle et sarcastique...Un des meilleurs albums du délicieux Cricri (si je peux l'appeler Cricri...Après tout ce que nous avons vécu ensemble!). Hé, Miss Gueule de Raie! Sans rancune?
Critique à quatre mains, merci Hahasiah.
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Crossroads
  09 juin 2012
Alerte au bon gout et à la bienséance : ce nouvel opus est encore susceptible de navrer toute personne pensant en etre la dépositaire . Pour toutes les autres adeptes du 2e , 3e , 4e, ... , ∞e degré , voire meme de l'autodérision , c'est encore tout bon !
Tout le monde connait cette histoire abracadabrantesque des deux fous conversant et se terminant par ce conseil aussi avisé que judicieux : accroche-toi au pinceau , j'enleve l'échelle !
Nos deux amoureux transis vont etre , ici , confrontés à une certaine lourdeur administrative légitimée par le puit de conneries abyssal de certains fonctionnaires ! Sont exempts , comme de bien entendu , nos fiers et perspicaces amis policiers et controleurs fiscaux pour qui j'éprouve le plus grand respect assorti d'une admiration sans borne ! Avis au premier qui s'aviserait de me traiter de pleutre , couard , poltron...car je m'en irai , de suite , réquisitionner nos fiers et perspicaces amis policiers...
Binet s'attaque à un sujet que les Monthy Python n'auraient pas renié en leur temps : l'absurde , l'irrationnel , le loufoque ! Extravagance d'une administration d'un autre temps pouvant donné lieu à des situations ubuesques susceptibles de faire craquer le plus patient et pacifiste d'entre nous à grands coups de pelles dans la tronche libérateurs ! Effectivement , j'ai un petit faible pour le Bernie de Dupontel...Il égratigne - lacere – à grands coups de sketchs bien sentis l'inertie de la fonction publique et ses innombrables demandes de formulaires – rappelant furieusement l'un des 12 travaux d'Astérix - ; la police – pour qui j'éprouve toujours une déférence proche de la servilité la plus basse - ; l'administration fiscale...Tout est grotesque mais parfaitement plausible ! Possible que vous soyiez déclaré mort , à l'insu de votre plein gré , par un ordinateur insurectionnel qui , tel le HAL 9000 de 2001 Odyssée de l'Espace , aurait décidé de foutre un boxon monstre dans la vie deja trépidante de Robert Bidochon ; possible d'etre l'objet d'un contrôle fiscal justifié par la lecture erronée d'un agent du trésor analphabete lobotomisé...
Un humour toujours caustique ! Des portraits au vitriol , révélateurs d'une bétise humaine infinie...
Binet inaugure en faisant dans le comique de répétition ! Il y incorpore une imposante et majestueuse armoire Normande qui ne manquera jamais d'éclater , au final , le méchant faciès de tout zélé fonctionnaire ayant eu l'insolence d'enquiquiner l'ami Roro...
Des emmerdes à n'en plus finir soudant , s'il était encore possible , un peu plus ce couple de légende aux faux airs Hollywoodien ! Burton et Taylor sont rien que des copieurs...
Les Fous Sont Lachés , les barres de rire également...
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colimasson
  02 février 2013
Robert et Raymonde s'aventurent sur des territoires audacieux. Bidochon, soyez les bienvenus en territoire kafkaïen ! Ne connaissiez-vous pas encore la complexité du système administratif à l'accueil d'un hôpital ? L'ongle incarné de cette pauvre Raymonde s'en souviendra certainement longtemps… Dans un enchaînement de cause à effet contre lequel il semble impossible de lutter, les Bidochon vont goûter jusqu'à plus faim des services tertiaires de la période post-industrielle.

L'hôpital, qui avait déjà fait l'objet d'une représentation approfondie dans le volume des Assujettis sociaux, ne sera pas le seul à souffrir du regard affuté de Binet. Les flics mal débroussaillés de la moustache sont dépeints dans toute leur arrogance bornée, illustrant à la perfection ce paradoxe qui voudrait que moins l'on en sait, plus l'on en dit. Les services fiscaux et sociaux s'emmêlent les pinceaux et nous font remuer dans sa tombe notre pauvre vieux Robert, pourtant plus vivant que jamais lorsqu'il s'agit de taper du poing sur les tables. A ce jeu-là, il trouvera toutefois de la concurrence puisque l'on n'entre pas dans les services fiscaux à sa guise : ceux-ci sont en effet gardés par de puissants cerbères d'autant plus incontournables que leur innocente apparence de secrétaire ne laissait rien douter de leur agressivité.

Emmené dans ces systèmes labyrinthiques de force plutôt que de gré, Robert finit par perdre la tête. Pour la première fois depuis le début de la série, les Bidochon s'autorisent une incursion vers le côté fantastique de l'existence, ramant péniblement sur des fleuves de paperasses indigestes. Bercés par le murmure des flots, nous nous rappellerons cette question étrange, posée à Raymond par un agent de la sécurité des plus louches : « Et comment l'ongle incarné pouvait-il être au parking si ta femme était dans la voiture ? »…

Oui, Binet vire à l'absurde, et s'il arrive à nous prouver que Raymond peut être mort tout en étant vivant, il parvient également à ressusciter Ionesco et son humour désespéré ! Si le thème n'est pas original dans l'oeuvre des Bidochon, on ne pourra toutefois pas dénier que son traitement se fait toujours de la manière la plus convaincante possible pour le lecteur… Et gare si vous n'aimez pas ! L'armoire normande –pourfendeuse des ennemis des Bidochon- risquerait bien de meurtrir votre entendement…

- Bon dieu ! Quelle bouillie !! Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Monsieur Merlan vient d'être écrasé par une armoire normande !
- Une quoi ?
Lien : http://colimasson.over-blog...
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milado
  14 septembre 2012
allez, une fois n'est pas coutume, j'vais vous pondre un petit truc sur les Bidochons. Pourquoi ça ? Parce que cette fois les fous (entendez par là, l'administration, les fonctionnaires, les bureaucrates ) ont bien failli avoir raison de notre Robert national...pour preuve, il a même été déclaré civilement mort ! sans une providentielle avalanche d'armoires normandes, c'en était fini des aventures des Bidochons. Quand je vous dis qu'on l'a échappé belle !!
Dans ce tome, Binet s'en prend à tous les bureaucrates qui ont une once de pouvoir et qui en profitent lâchement pour nous pourrir la vie...c'est peut-être pas très sympa, mais ça soulage quand même !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   27 août 2012
Robert: Ma femme était convoquée ce matin au centre administratif pour la prise en charge de son ongle incarné... Nous y sommes allés avec la voiture, car elle a du mal à marcher...
Le policier: La voiture?
Robert: Heu, non, ma femme (...) Donc, j'ai pris la voiture pour emmener ma femme , et je l'ai garée devant la porte du bâtiment ..
Le policier: Votre femme??
Robert: Non... la voiture!
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miladomilado   10 septembre 2012
Si je ne raccommode pas le rideau du salon, il risque de se décrocher de la tringle, de tomber sur le convecteur électrique, de provoquer un court-circuit, de mettre le feu au rideau puis à la maison, de faire sauter la cuve de propane, de pulvériser le quartier, de faire croire à une attaque des russes, de déclencher une guerre atomique et d'anéantir la planète !
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colimassoncolimasson   12 février 2013
- Cette machine, comme vous dites, est un magnifique ordinateur doué d’une capacité d’analyse et de mémoire telle, qu’au regard de ses performances phénoménales, n’importe quel homme, si savant soit-il, n’en sera jamais que son reflet insignifiant !! C’est ce que mon premier mari n’a jamais voulu admettre ! En deux ans, cet ordinateur n’a été pour moi qu’une source de satisfaction et je n’ai eu à lui reprocher ni erreur, ni faute quelconque !! Je n’en dirai pas autant de mon premier mari qui lui, par contre, m’a trompée dès la première année de notre mariage !
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colimassoncolimasson   06 février 2013
- Vous ne m’avez toujours pas dit QUI était garé devant la porte !! C’était votre femme ?
- Non… La voiture ! A cause de son ongle incarné, justement !
- A la voiture ???
- Non… A ma femme !
- Donc, c’était votre voiture qui était garée devant la porte !
- Voilà ! C’est ça !!
- Et votre femme était garée au parking, elle ?
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colimassoncolimasson   02 février 2013
- Où est-ce que je peux me procurer un « bon de retrait de formulaire» ?
- Au « Bureau de retrait des bons pour le retrait des formulaires », poste 45 !
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Videos de Christian Binet (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Binet
Haut-de-Gamme 2 ou quand le créateur des Bidochon "s'attaque" à la musique classique... Christian Binet offre aux amoureux de musique, de bande dessinée et d'humour, un album truculent sur la musique classique, sa passion. Haut-de-Gamme tome 2 chez Dargaud http://www.dargaud.com/bd/Haut-de-Gamme/Haut-de-gamme/Haut-de-gamme-tome-2-Ma-non-troppo (Musique par Christian Binet lui-même : Prélude en Ré bémol majeur pour cordes)
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