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Pablo tome 2 sur 4
EAN : 9782205070170
84 pages
Dargaud (07/09/2012)
3.95/5   193 notes
Résumé :
Guillaume Apollinaire est le 2e tome de Pablo, la série que Julie Birmant et Clément Oubrerie consacrent à Picasso alors qu'il n'était encore que... Pablo. Ce 2e album de Pablo commence avec un Picasso délaissé par Fernande, qui boude l'artiste sans le sou. Guillaume Apollinaire, jeune poète érudit, et Max Jacob vont aider le peintre à reconquérir le coeur de sa fiancée...Puissances occultes et stratagèmes de poètes fougueux finiront par ramener Fernande à Pablo, fo... >Voir plus
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La vie de Pablo Picasso en bande dessinée, voici une idée intéressante, surtout pour ceux qui connaissent mal le parcours et l'oeuvre de l'artiste. Picasso n'est pas représenté en maillot rayé bleu et blanc, comme on l'imagine souvent, car c'est ici l'histoire du jeune Pablo qui découvre le Paris de Montmartre. Julie Birmant (au scénario) et Clément Oubrerie (au dessin), essaient de rester plus ou moins fidèles à la réalité des événements.

Dans ce tome 2, les auteurs évoquent la rencontre entre Pablo Picasso et le poète Guillaume Apollinaire ainsi que celle du peintre avec les marchands d'art Leo et Gertrude Stein, mécènes américains qui vont lui acheter de nombreuses toiles alors que la peinture de Pablo intéressait guère en ce début de 20ème siècle. C'est le Paris des peintres et des poètes sans le sou et qui créent pour essayer de se faire connaître.

Les auteurs privilégient le point de vue d'une femme en donnant le rôle de narrateur à Fernande Olivier, première compagne de l'artiste de 1904 à 1909, (début de sa période rose : 1904-1907), et inspiratrice de plusieurs oeuvres de sa période cubiste. de nombreuses anecdotes plus ou moins véridiques vont constituer le fil directeur du récit dans l'atmosphère parisienne du début 20ème siècle.

Les dessins sont beaux et évoquent bien la vie et l'ambiance de l'époque, avec des couleurs chaudes et assez sombres. Toutefois, le scénario parait un peu trop rudimentaire et Fernande aurait peut-être mérité un peu plus de compassion, il est vrai que nous sommes dans une BD et qu'il y avait sans doute trop à raconter. De plus, je lis très rarement des BD, genre que je connais donc peu.

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Le Bateau-Lavoir est l'une des vedette de ce tome 2. Bienvenue à bord. Paris s'éveille rue Ravignan. une minute ou deux pour contempler le portrait pleine page de Fernande endormie dans l'atelier de Pablo, atmosphère bleue (p.3), et la vie montmartroise reprend ses droits. C'est souvent la dèche au Bateau et le charbon vient à manquer, l'hiver 1904 est rude et glacial, il s'éternise. Pour vivre Fernande pose et fait la Reine de Saba. A peine amants que Pablo s'embrase : "Yé t'aime, yé ferai tout pour toi, tu ne sé qué yé ferai". Alerte ! Fernande rompt bien vite les amarres, mais prend soin de ne pas trop s'éloigner, s'accorde quelques conquêtes quand Pablo les multiplie. Elle est jalouse, lui possessif. Ils se séparent.

Max Jacob a quitté son emploi de magasinier et s'applique à sa nouvelle bohème, il tient boutique d'astrologie 7, rue Ravignan, mais s'improvise aussi agent pour démarcher les oeuvres de l'ami Pablo auprès des marchands. Peu de succès chez Durand-Ruel, quelques croûtes vendues chez Soulié ou chez le pittoresque Clovis Sagot. Les dessins érotiques s'écoulent sous le manteau. Toujours la dèche. En attendant, Pablo fréquente une taverne anglaise de Saint-Lazare où un autre poète ami des peintres et employé de banque à ses heures, l'a subjugué. "Elégant, sensible, trivial", Guillaume Apollinaris de Kostrowitzky "le mal aimé" qui publie à la Revue Blanche, participe aux soirées de la Plume fonde le Festin d'Esope, entre aussitôt en piste. Depuis 1901, Pablo a déjà Max pour ami, un trio vient de se constituer, union aventureuse de tous les renouveaux plastiques et littéraires. Au cirque Médrano, soudain les pages se tournent en rose et se couvrent de saltimbanques, d'écuyères bondissantes, d'acrobates et de clowns.

"A bas Laforgue et vive Rimbaud", tel est bientôt le cri de ralliement qui couvre de son écho puissant toute la butte enneigée silencieuse en cet hiver glacial 1904 - 1905 (p.37).

En mode "Lotus Bleu" (p.58) Fernande s'est essayée au calumet, au pavillon de Pigeard. Les amants sont déjà rafistolés, et le troisième Salon d'Automne ouvre ses portes : cris, hurlements, gesticulations devant les Fauves et "La Femme au chapeau". Mais cris, hurlements et gesticulations également devant "Le bain turc" qui vient d'être révélé au public à l'occasion de la rétrospective Ingres que le Salon offre parallèlement (Le tableau avait été commandé par le prince Napolèon mais choqua Eugénie lorsqu'il fut livré en 1859, il ne fut connu du public qu'en 1905). Pablo a vingt-quatre ans et n'a d'yeux que pour cette scène de harem, jusque là bien gardée chez le prince de Brogglie. Fernande regarde Matisse, on ne saurait l'en blâmer.

"Tes Fauves sont des minus ! Des chatons ! Ils n'inventent rien ! Alors que moi tu verras... "

"Je te couvrirai de sacs de charbon !" (p. 64) En attendant Fernande choisit Stendhal "De L'amour".

Quand enfin les Stein (Gertrude et Léo) font une entrée remarquée au Bateau-Lavoir amenés par Henri-Pierre Roché et que Gertrude examine, de ses petits yeux très rapprochés, les oeuvres de Pablo, huit cents francs en billets vont tomber dans sa bourse, c'est inespéré. Introduits 37, rue de Fleurus où Matisse et Ambroise Vollard règnent déjà, Fernande et Pablo tutoient désormais tous les amis des Stein : Cézanne, Gauguin, Renoir, Degas, Lautrec et les autres...

Drôle, passionnant et formidablement documenté. J'oubliais un truc hyyyyyyyyper important, c'est dans celui-la que Pablo se fait raser les moustaches.

Hasta la vista, amigos.

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PABLO AVANT PICASSO

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Paris en 1905 ;

Pablo est soutenu par ses amis Guillaume APOLLINAIRE et Max JACOB dans la reconquête de Fernande qui lui résiste ; tandis que son art n'est pas encore apprécié par les galeristes.

Toutefois, les STEIN, riche famille américaine, amoureuse de l'art, se rapproche de lui.

PABLO réalisera même le portrait de Gertrude STEIN.

On continue à découvrir la vie de Pablo avec un réel plaisir.

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Le tome 2 est encore plus virevoltant que le premier.

Dans le Montmartre de 1905, Picasso et sa bande sont les mal-aimés, s'adonnent à l'opium et aux sciences occultes sous les auspices du fidèle Max Jacob. Fernande est désormais le témoin privilégié des frasques des catalans, puisqu'elle vit en couple avec le jaloux et possessif Pablo, dans une relation passionnelle et érotique. Elle lui sert de modèle, et va pouvoir assister à l'évolution du style Picasso en découvrant avec dégoût son visage et son corps déformés, enlaidis (selon elle) par le peintre, alors qu'elle est encore jeune, ce qui pour elle est une humiliation insupportable. le caractère invivable de Pablo et la misère de leur quotidien l'amènent à rompre avec celui-ci.

Les tableaux infiniment vivants de la BD nous font croiser entre autres le clown/toréador Grock, Alfred Jarry, mais surtout Guillaume Apollinaire, rencontré à Saint-Lazare, décisif pour la carrière de Picasso puisqu'il le met en relation avec le frère et la soeur Léo et Gertrude Stein qui vont devenir ses mécènes. Picasso développe avec Gertrude, beaucoup plus vieille que lui, une relation intense de muse/créateur, d'autant qu'elle l'encourage dans son évolution « destructrice » des formes classiques. Picasso subsiste grâce à la vente sous le manteau de dessins érotiques.

Le 3ème salon d'automne au Grand Palais s'ouvre et tout le monde s'extasie devant les Fauves, tandis que Pablo n'a d'yeux que pour « le bain turc » d'Ingres.

Matisse remporte tous les suffrages, se fait appeler « CM » (Cher Maître), et la rivalité qui va l'opposer durant des années à Picasso prend racine ce jour-là.

Le tome 2 s'achève avec le départ de Picasso qui emmène Fernande retrouvée dans sa ville de Barcelone.

Les couleurs des planches sont plus diversifiées que dans le premier tome. Les teintes sont plus vives tout en demeurant majoritairement dans les tons marron bleu. Certaines pages allégoriques illustrent les rêves de Picasso, ses délires créatifs, essentiellement dans les bleus pour annoncer je suppose sa prochaine période dite du même nom.

L'ensemble se lit avec plaisir. le scénario, très vivant, concentré sur l'humain, ludique aussi par tous les aspects qu'il propose, est d'un intérêt égal tout au long du récit. Même si Picasso est au centre de l'oeuvre, les auteurs décrivent avec autant de relief les autres personnages qui gravitent autour de lui.

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Paris, 1904, 1905,

Fernande ne cesse de se dire qu'elle a commis une erreur en devenant l'amante de Pablo Picasso. Elle attendait mieux de la vie. Pablo fait la fête avec ses amis, dans une débauche folle accompagnée d'opium et d'alcool. L'hiver est rude dans cet atelier, c'est sale, elle a froid, elle ne sait pas si elle peut lui faire confiance. Il lui dit qu'il l'aime. Elle voudrait bien le croire ! Il lui dit qu'elle lui est indispensable... jusqu'à quand ? Modèle, elle pose, elle est sa muse pour toute la période dite rose.

Pablo loge dans l'atelier de Paco Durrio, un sculpteur espagnol, dans un immeuble de Montmartre que l'on appelle le Bateau-Lavoir. le monde de l'art, peintres, poètes, comédiens, mécènes, se réunissent et festoient dans une joyeuse ébullition.

Il fréquente le théâtre et le cirque, qui sont des sources d'inspiration. C'est à cette époque qu'il peindra "Les Saltimbanques".

Dans un café, il fait la connaissance de Guillaume Apollinaire, un poète qui jongle avec les mots, les chante, les entortille, les dessine. A son ami Max Jacob, il lui dit qu'il a rencontré un génie !

Fernande croit avoir quitté Pablo, mais tous deux jouent. Elle essaie de le fuir, pose pour d'autres peintres, reste volage. Il essaie de la ramener, expose dans la galerie Serrurier, côtoie des gens fortunés, part en Hollande et revient à Paris pour revoir Fernande qui se languit de lui.

Fernande vit avec Pablo. le Grand Palais ouvre ses portes pour le troisième salon d'automne et Pablo se montre curieux. le fauvisme présente ses toiles et scandalise le public. Ingres montre "Le bain turc"... A cette même époque, on lui présente Gertrude et son frère Léo Stein. Ces passionnés d'art sont très sensibles aux oeuvres de Pablo, ils motivent le peintre qui modifie peu à peu ses traits vers le cubisme...

Ce deuxième tome raconte une période heureuse. Picasso est jeune, fougueux et très amoureux. Les auteurs retracent superbement ce pan de vie. Entre les dessins et les couleurs, on visualise bien l'époque rose qui se traduit plus dans des tons rouges et orangés. On retrouve du premier opus, Max Jacob et Fernande Olivier, puis interviennent dans cette suite, Guillaume Apollinaire et les Stein.

L'album renvoie bien l'allégresse ou l'ivresse des artistes. Ils sont avides d'images et de sensations, un peu fous, communautaires et en quête d'une modernité sulfureuse pour ce siècle.

Si les dessins sont beaux et expressifs, le texte quant à lui est direct, plein d'humour et émouvant dans sa simplicité. Picasso est présenté comme un jeune homme talentueux, avec une énergie phénoménale, bouillonnante, insatiable, exacerbée par la création.

Les dernières pages nous laissent anticiper sur une autre période, le cubisme, et sur un autre personnage, Matisse.

Je serai au rendez-vous pour le troisième et avant-dernier tome. Une série à recommander !

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critiques presse (5)
BDSphere
13 février 2013
(...) c’est la vie de Fernande Olivier, le premier grand amour de Picasso, que la journaliste Julie Birmant a décidé de mettre en scène. Véritable égérie du peintre à ses débuts, Picasso l’a faite figurer sur près d’une centaine de toiles, dont Les demoiselles d’Avignon en 1907. (...)
Lire la critique sur le site : BDSphere
BulledEncre
28 janvier 2013
Après l’arrivée à Paris de l’artiste espagnol, c’est maintenant le début de la gloire qui nous est montré, par le dessin de Clément Oubrerie toujours aussi vivant par ses traits et ses couleurs, et un dialogue bien ficelé par Julie Birmant.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Bedeo
14 janvier 2013
Ce nouvel album est à la hauteur du premier. Entre histoire et poésie, les différents tons s’accordent parfaitement puisque l’on y apprend de nombreux éléments véridiques sur le style de vie qu’a eu cet artiste : une vie pleine et romanesque.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDSelection
09 octobre 2012
Choisissant le plus souvent une mise en page en gaufrier, Clément Oubrerie donne tout son dynamisme à cette histoire et en accentue le petit grain de folie. Il en va de même de la mise en couleur de Sandra Desmazières, magnifique et pertinente.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Sceneario
04 septembre 2012
Une série qui continue d'être passionnante. A suivre absolument !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation

L'effet fut immédiat... Je pouvais tout, je savais tout, l'évidence... l'Amour... Si j'avais su qu'un jour j'y arriverais.

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Gertrude était l'anticonformisme même. Elle gardait pourtant certains réflexes bourgeois. Une ethnologue chez les papous.

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Mais en vérité je l'attends

Avec mon coeur avec mon âme

Et sur le pont des Reviens-t'en

Si jamais revient cette femme

Je lui dirai Je suis content

Apollinaire, cité par les auteurs de Pablo, 2. Apollinaire

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Gertrude était l'anticonformisme même. Elle gardait pourtant certains réflexes bourgeois : une ethnologue en visite chez les papous. Mais elel s'entendait si bien avec les papous qu'elle alla jusqu'à les conier chez elle dans les quartiers chics. "Et n'oubliez pas : demain huit heures précises au trente-sept rue de Fleurus".

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Ca n'avait l'air de rien, mais Picasso venait de rencontrer son alter ego.

PABLO PICASSO

GUILLAUME APOLLINAIRE

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Videos de Julie Birmant (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julie Birmant
Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la BnF, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. Catherine Meurisse, autrice de bande dessinée, est à l'honneur de cette nouvelle séance.
Cette vidéo ne sera accessible que durant la durée de la conférence.
Née en 1980, Catherine Meurisse est une artiste prolixe, à la fois dessinatrice, autrice, caricaturiste, reporter et illustratrice d'albums pour la jeunesse. Aiguisant son regard et son trait pendant 15 ans dans de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Les Échos, L'Obs…) et plus particulièrement à Charlie Hebdo, elle réalise des bandes dessinées où l'esprit de sérieux n'a pas sa place. Après Mes Hommes de lettres, le Pont des arts (Sarbacane), Moderne Olympia (Futuropolis), Drôles de femmes (Dargaud, avec Julie Birmant), elle publie en 2016 La Légèreté, récit bouleversant de son retour à la vie, au dessin et à la mémoire, après l'attentat contre Charlie Hebdo auquel elle a échappé. Après l'effronté Scènes de la vie hormonale parait Les Grands Espaces, évocation de son enfance à la campagne, où se mêlent souvenirs savoureux, conscience esthétique et politique du paysage rural. En 2019, elle publie Delacroix, adaptation graphique toute personnelle des mémoires d'Alexandre Dumas, grand ami du peintre Eugène Delacroix. Son nouvel album, La Jeune femme et la mer (2021), a pour décor le Japon et s'interroge sur notre capacité à entrer en résonance avec la nature. Élue à l'Académie des beaux-arts en 2020, Catherine Meurisse est la première autrice de bande dessinée à devenir membre de l'Institut de France.
Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle « En lisant, en écrivant » sont réalisés en public à la BnF, puis diffusés dans la grille d'été de France Culture et disponibles en podcast. Genèse des oeuvres, sources d'inspiration, aléas de la vie quotidienne d'un auteur ou d'une autrice, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d'aborder, au plus près de la création littéraire.
En savoir plus sur les Master classes : https://www.bnf.fr/fr/agenda/master-classes-en-lisant-en-ecrivant
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