AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2376220130
Éditeur : Lienart (03/01/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Shanghai, les années 30.

Tout le monde a son idée du bien et du mal. Vous traversez la rue, passez d’une concession à l’autre ou dans un quartier chinois et ce n’est plus la même police, les lois changent, la morale est différente. Fatalement un jour, on se retrouve du mauvais côté de la barrière, à un endroit où on ne devrait pas être…

Pour réaliser qu’il n’y a pas de justice, qu’elle est une illusion… aussi creuse que l’intrigue proje... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
bbirolli
  13 juin 2017
Le Petit Journal, site bien connu des Français vivants en Asie, recommande pour ses lectures de l'été 2017 "Le music-hall des espions":
" Ce premier tome de la série La Suite de Shanghai nous entraine dans les années 1930 à 1949, au coeur des services secrets de la ville. René Desfossés, arrive parachuté de France comme sergent-chef, pour seconder le commandant et maître des lieux Fiorini, dans une ambiance de guerre des clans des différents services d'espionnage. Si de nombreux ouvrages se situent dans cette même période des années 30, celui-ci vous emporte très vite dans un vrai tourbillon. Une ambiance à la fois moite et glaçante, un rythme enlevé mais qui sait suspendre le temps, des personnages léchés, tantôt attachants, tantôt terrifiants, bref, une intrigue qui malmène et ballotte le lecteur. On se sent aspiré dans cette fascinante époque des concessions, sur fond de révolution politique locale, avec autant de polices que de territoires, de lois et de morales que de couleurs de peau et de cultures. Sans oublier Shanghai, vraie héroïne du propos, dépeinte avec couleurs et chaleur, odeurs et ambiances sonores ! Policier, roman d'espionnage, le music-hall des espions est aussi un bout de fresque humaine. Bruno Birolli, journaliste spécialiste de l'Asie, et qui y a vécu pendant vingt-trois ans, signe là son premier roman, après plusieurs ouvrages purement historiques. Partant d'événements véridiques, il imagine une intrigue "noire" dans chacun des opus de la série. "
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Pagnotta
  13 février 2017
Je me suis mouché très vite, ensuite j'ai été me laver les
mains, rien n'y faisait. Alors j'ai pris une douche, sans résultat. J'ai du
accepter l'évidence, je n'y étais pour rien. Les pages du livre de Birolli
puaient l'Asie. La vraie, l'indomptable, la cruelle, la fascinante Asie qui
m'avait ensorcelée il y a trente ans. L'histoire que raconte Birolli est
addictive : c'est un jus noir, un arabica psycho-historico.
Seul compte pour moi, comment il décrit cette saloperie délicieuse qu'est la vie en Asie. Seul lui pouvait raconter les glissements de sens, les frôlements ignobles et les choix
pusillanimes ou les condamnations irrationnelles dans laquelle les
Européens devaient vivre, et survivre moralement. Shanghai se parfume à la mort et à l'or. Cet air de thé fumé et d'oeufs confits a été capturé dans le papier de ce bouquin qui est son premier roman. Quant à sa furtive héroïne, l'insaisissable Natalia, elle est séduisante tant elle est lointaine, et dangereuse. On en arrive à plaindre son amant, le trop humain Fiorini.
Difficile à croire que ce livre soit son premier roman tant le verbe est mijoté sans
adjectifs. En tous cas, je souhaite qu'il ne soit pas le dernier. Prions
pour que la foudre littéraire frappe de nouveau et nous apporte très vite les autres
romans de la suite de Shanghai. (Il est prévu que la suite comporte six
romans)...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Brums
  16 décembre 2016

Très gros coup de coeur : le music-hall des espions, de Bruno Birolli...
Avec « le Music-hall des espions », Bruno Birolli nous entraîne dans la Chine du début des années trente, cette Chine de Tchang Kaï-Chek livrée à la guerre civile et confrontée à la menace japonaise. Une Chine en partie sous la tutelle des puissances occidentales qui y ont installé des concessions. Il nous entraîne plus précisément à Shanghaï, cette ville qui ressemble à un kaléidoscope et dans laquelle chaque territoire a sa loi, sa morale et sa propre police. Il y règne une atmosphère tendue alimentée par des menaces sourdes et multiples et par l'affrontement d'intérêts contraires. A Shanghaï, curieusement et paradoxalement, peuvent se côtoyer, voire se conjuguer chez les mêmes acteurs les manoeuvres les plus machiavéliques et des comportements qui répondent à un étonnant code de l'honneur. René Desfossés promu au grade de sergent-chef a été envoyé là-bas par son oncle, sénateur, pour y seconder le commandant Fiorini qui règne sur les destinées de la concession française. Dans un style soigné, Bruno Birolli dresse une galerie de personnages puissamment dessinés, profondément humains, qui se trouvent confrontés à des choix complexes et parfois douloureux dans le contexte flou et mouvant d'une guerre larvée qui oblige l'âme humaine à se mettre à nu. Il sait maintenir une tension permanente qui rend ce récit prenant et passionnant. Cette histoire qui se situe entre polar et roman d'espionnage m'a littéralement happé au point que je ne suis pas loin de penser que ce livre est l'un des tous meilleurs parmi ceux que j'ai lus en 2016. A découvrir absolument.
Le music-hall des espions, de Bruno Birolli, éditions Tohu-Bohu, janvier 2017, 371 pages, 20 €

Lien : http://www.mafabriquedepolar..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bidib
  18 février 2017
On entre dans le vif du sujet dès les premières pages avec la découverte de cadavres bien puants. Nous sommes à Shanghai, dans les années 30. Autour du charnier, des officiers français, un homme des renseignements britanniques, un officier chinois et ses hommes. Mais qui sont donc ces cadavres. Qui est l'homme qui pleure ?
[...]
Ce que j'ai aimé dans ce roman ce n'est pas finalement tant l'intrigue policière que laissait entrapercevoir la découverte des cadavres par laquelle le roman s'ouvre. Ce qui est vraiment intéressant de ce livre, c'est de découvrir la ville de Shanghai avant que la guerre n'y éclate. C'est à travers le vécu de René qu'on découvre la ville, ces différents quartiers, sa dynamique, la façon dont les diverses concessions et les quartiers chinois interagissent. Bruno Birolli a su la rendre très vivante. Il y a profusion de détails, on a vraiment l'impression d'arpenter ses rues.
Les personnages, nombreux, sont tous attachants. Même les plus terribles d'entre eux ont quelque chose de profondément humain qui nous les rends familiers. On ne peut détester personne. Il n'y a ni de bon, ni de méchants. Il y a des camps adverses, il y a la guerre, il y a les valeurs que chacun veut défendre. Des chemins contraires qui mènent à la confrontation, inévitable, acceptée tel une fatalité.
Un beau livre, qui se lit avec plaisir et qui nous fait découvrir un pan de l'histoire chinoise sans en avoir l'air.
Lien : http://mapetitemediatheque.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
nicor8569
  10 février 2017
On se retrouve dans le Shanghai des concessions, nid d'espions, alors que les bruits de bottes japonaises commencent à se faire entendre... Des personnages forts et attachants, un monde où la morale du commun des mortels est entre parenthèse, une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'au bout... en attendant la suite. Bruno Birolli, ex-grand reporter spécialiste de l'Asie, n'a vraiment pas à rougir de son premier roman, que je recommande chaleureusement !
Lien : http://parolesdactu.canalblo..
Commenter  J’apprécie          20
Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
BrumsBrums   24 septembre 2016
" La misère des hommes imprégnait ces faubourgs. Ici échouait le trop plein des campagnes chinoises. Ces très pauvres venus dans l’espoir d’entrer dans la ville trouvaient porte close. Ils restaient sur le seuil. Ils n’avaient le droit d’entrer que temporairement, en tirant une charrette ou une pousse ou nuitamment parce que les citernes à bras dans lesquelles ils vidangeaient les seaux de merde et de pisse déposés le soir devant les portes empestaient. Shanghai faisait à ce rebut d’humanité - aux ferrailleurs, aux chiffonniers, aux vidangeurs qui squattaient les faubourgs du sud - l’aumône de ses ordures.
Ces exclus s’étaient construits une parodie des concessions qui les refusaient dotée cercles de jeux - une table sous un toit de chaume et quelques dominos - de fumeries d’opium où couchés sur une planche ils oubliaient leur damnation, de bordels aux putes bannies du port parce que vérolées au dernier degré. Et ses charlatans arracheurs de dents et dont les faux médicaments aggravaient les maladies vénériennes. Et ses usuriers.
Sur la rive française, entre les troncs entortillés de barbelés des eucalyptus que l’effort de pousser sur la pente trop raide de la berge tordait, des casemates et des postes de tir. Des sentinelles veillaient de ci de là que la misère restait bien sur la rive opposée. "
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BrumsBrums   24 septembre 2016
"L’automobile entra dans le District Central, vertical et ordonné. Carrés, construits avec les techniques anglo-saxonnes les plus modernes pour vaincre la pesanteur, les buildings du Bund défiaient le temps et la banqueroute. Les banques et les compagnies qui comptaient à Shanghai voulaient rassurer actionnaires et clients sur la pérennité de leurs affaires en s’installant dans ces immeubles connus sous le nom de leurs propriétaires. S’affirmaient ainsi crûment, par le ciment et la brique, le pouvoir de l’argent et le triomphe du commerce sur toute autre considération. Mais l’abus de colonnades, l’excès de corniches, les balcons superflus, le rajout de tourelles donnaient à ces façades percées de portes de bronze que les concierges astiquaient pour qu’elles brillassent comme l’or, non pas une grandeur majestueuse, mais une froideur hautaine.
Les autos garées au milieu du Bund traçaient une frontière entre la foule en costumes blancs bien repassés et en robes légères qui entrait et sortait des banques et la masse crasseuse des pousse et des coolies qui guettaient à la sortie des pontons les passagers et les ballots qui débarquaient."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BrumsBrums   26 septembre 2016
"Elle lui dit, tristement sérieuse :
- Emmène-moi avec toi ! …
Il était surpris. Yiyi avait la réputation de ne pas coucher. Il avait essayé plusieurs fois de l’entraîner dans l’hôtel de Ningpo Road ; elle l’avait envoyé balader. Aucun des habitués du Venus ne pouvait, d’ailleurs, se vanter d’avoir eu une liaison avec elle.
-… Je ne veux pas dormir seule cette nuit, dit-elle avec une sorte de crainte ou de honte - en tout cas une grande faiblesse.
- Tu es malheureuse ?
- J’ai besoin d’être avec quelqu’un ce soir… Tu pourras me baiser… La vulgarité du mot le choqua, il était si peu dans les manières de Yiyi. -… Je ne veux pas rester ici… cet endroit m’écœure.
Elle était déterminée et son désarroi, évident. Alors, il accepta. "
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BrumsBrums   25 septembre 2016
"Les néons du plafond rebondissaient en se démultipliant à l’infini dans les miroirs qui couvraient les murs d’un bout à l’autre. Dans ce piège de lumière, l’ivresse des hommes se dénonçait et le maquillage des femmes prenait une consistance de cire. Sur la piste de danse, les hommes en bras de chemise, le dos mouillé de sueur, enlaçaient des taxi-girls chinoises en cheongsam, russes en jupe et en corsage ou japonaises parées de kimono. Le tourbillon chatoyant des danseuses faisait penser à des papillons prisonniers d’un bocal."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BrumsBrums   26 septembre 2016
"Le colonel eut un sourire, celui qu’on a quand se débarrasse d’un fardeau :
- L’Histoire n’a que faire des regrets et des remords. Je ne regrette rien et je n’ai pas de remord. L’Histoire a une fatalité, elle nous confie un certain rôle à jouer à un moment donné. Nous devons jouer ce rôle. Quand les circonstances changent, ce rôle se termine. "
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : Shanghai (Chine)Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1021 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre