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EAN : 9782376220510
Éditeur : Tohu-Bohu éditions (01/02/2019)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
[PEUT ETRE LU INDÉPENDAMMENT DES TOMES PRÉCÉDENTS]

Dans le Shanghai des années 30, dans le Shanghai des Concessions, communistes, triades, nationalistes et Européens s’affrontent pour le pouvoir, l’argent, l’opium.Dans ce deuxième opus de La Suite de Shanghai, on retrouve le retors britannique Archibald Swindon, le nationaliste désabusé René Desfossés, une catin de cinéma qui va devenir le veuve Mao dans une histoire moite qui sent la mort et le sexe.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Patmarob
  27 mars 2019
« Les terres du mal » est le second volume de « la suite de Shanghai », Bruno Birolli installe son récit à Shanghai dans les années 1930. La ville est alors le théâtre d'âpres rivalités entre français, anglais, japonais ..alors que la Chine est en proie à une guerre civile entre les troupes nationalistes de Tchang Kai Chek et le Parti communiste, clandestin à Shanghai. Les grandes puissances contrôlent et administrent des concessions, zones situées à l'intérieur de villes chinoises et placées sous administration étrangère. . La France, le Royaume Uni et les Etats-Unis, le Japon luttent pour accroître leur contrôle sur la Chine. Bruno Birolli a été journaliste en Asie pendant plus de vingt ans, il se définit comme écrivain de romans d'espionnage et non de polars. Shanghai dans les années trente combine un espace-temps complexe, propice à toutes les aventures des services secrets.
Les premiers studios de cinéma parlant se construisent, les sommes investies attirent les convoitises. René Desfossés, responsable du matériel d'enregistrement d'une société américaine, est enlevé. le chef des ravisseurs lui impose d'introduire une actrice, Lan Ping, dans le milieu cinématographique Archibald Swindon, chef des services secrets britanniques, surveille le responsable communiste clandestin, Hannah. Il comprend qu'Hannah mène un jeu dangereux. Hannah lui donne le nom des communistes qui le gênent dans le contrôle local du parti, il veut imposer Lan Ping dans le tournage de films qui serviront la propagande. Les Japonais entendent poursuivre la conquête de la Chine et préparent leur prochain coup de force. Chaque camp élimine les ennemis qui se découvrent.
L'auteur retrace les caractères cosmopolites de Shanghai. Les anglais ont recréé un club de gentlemen. A Noël, les européens retrouvent leurs souvenirs , la fête permet à René Desfossés de rencontrer des allemands juifs qui ont fui l'Allemagne nazie…Tandis qu'aux périphéries des Concessions, tous les trafics, prostitution ..prospèrent.
Le lecteur suit les péripéties de tous ces protagonistes dans un jeu de surveillance et de tentatives de contrôle.. Les premiers chapitres lancent l'action sur un fond de tableau local. Une ville cosmopolite, une situation politique complexe autorisent l'évasion. Mais le rythme est moins alerte au fil du roman, les personnages sont multiples, le jeu du chat et de la souris que mènent les services secrets égare l'intérêt. L'action reprend, avec réussite, au terme du livre. Une suite est clairement annoncée, la fin n'en est pas une.
Au final, le livre est inégal, quelques fautes demeurent. Restent une époque et un temps qui suscitent la curiosité.
Merci à Babelio pour l' "Opération Masse Critique " et aux éditions TOHUBOHU.


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crounet
  12 avril 2019
Roman situé dans le Shangaï des années 30, un milieu cosmopolite avec divers quartiers ou chacun édite ses propres règles.
Il s'agit effectivement d'un roman d'espionnage et non d'un polar ou d'un thriller habituel, car le rythme est assez lent. L'intrigue plutôt touffue prend le pas sur l'action, mais c'est aussi une des faiblesses de ce récit, le trop plein de personnages pour un récit somme toute assez court, rend le récit un peu confus.
L'ambiance est assez bien établie, on voyage dans le temps et géographiquement, même a travers les différents quartiers. le jeu de pouvoirs entre certains personnages est intéressant aussi.
Le point noir du livre est son écriture, le style est lourd et non fluide. de plus à plusieurs reprises dans le livre, on retrouve des phrases avec des mots manquants, c'est bien dommage.
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Bidib
  21 avril 2019
[...] Shanghai, les années 1930. La ville est à un tournant de son histoire, de l'histoire de la Chine tout entière. Sous les néons et le fard de la ville, espions et contre espions se livrent bataille. Les communistes qui s'opposent au gouvernement de Tchang Kaï-chek. Les Japonais étendent insidieusement leur emprise. Les Occidentaux s'accrochent désespérément à un passé révolu et tentent de préserver les privilèges de leurs concessions. Et au milieu de tout cela, on retrouve René Desfossés, retourné à la vie civile, et Swindon, l'espion britannique qui joue au chat et à la souris avec un mystérieux indicateur communiste, surnommé Hannah par les services secrets.
Meurtres, filatures et glamour dans une ville foisonnante, décrite avec passion. C'est peut-être la ville elle-même le véritable personnage principal de cette série. Les hommes et les femmes n'y sont que des figurants qui se débattent avec elle. [...]
4 questions à Bruno Birolli
Vous avez écrit deux essais historiques : Ishiwara l'homme qui déclencha la guerre, et Port Arthur 8 février 1904. Pour votre premier roman, vous avez choisi le Shanghai des années 30. D'où vous vient cette passion pour cette période de l'histoire sino-japonaise ?
Il y a deux raisons. [...]
Lien : http://mapetitemediatheque.f..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BrumsBrums   06 février 2019
Le ventilateur froissait l’air au-dessus de sa tête. Ce froissement à peine audible le transporta dans son passé… La moiteur était insupportable ; respirer, une épreuve… Les premières gouttes cinglèrent l’allée comme des crachats puis ce fut le déluge. La pluie tambourinait sur les tôles de la véranda, rendait impossible de s’entendre alors les hommes - tous Britanniques – se turent… La pluie de mousson cessa. Des arbres, de la pelouse et de la terre détrempée renaquirent les exhalaisons que la chaleur avait étouffées… Ragaillardis, impatients de s’en jeter un derrière la cravate et comptant ne pas s’arrêter au premier, les membres du club se dirigèrent vers le bar…
C’étaient les souvenirs de ses deux années en Birmanie. Il était un jeune fonctionnaire de l’administration coloniale. Il gardait la nostalgie de la forêt émeraude. Et le souvenir d’un lent ennui.
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BrumsBrums   06 février 2019
Il ne pût jamais expliquer rationnellement pourquoi il dévala l’escalier, pourquoi il empoigna le Mauser du garde russe abattu à l’entrée, comment il se retrouva à tirer sur les autos qui s’enfuyaient et à hurler : « Faut les prendre vivants ! » au garde russe à ses côtés… Les capturer ! Non pour les juger ! La justice n’avait pas de place dans cette rage. Les écharper, leur briser les dents, leur faire payer la terreur de l’ouvrier agenouillé avant le coup de feu fatal… Il vidait son chargeur. Il ne savait pas si ses balles étoilaient la vitre de la dernière voiture ou si c’était celles du garde russe…
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BrumsBrums   06 février 2019
- La Justice n’a pas sa place dans le renseignement, j’en conviens ! S’il arrive que la justice triomphe, je m’en réjouie mais elle n’est pas ma priorité. Dans notre profession, nous agissons dans le dessein - et seulement dans celui-là – que l’Empire dure le plus longtemps, même si c’est injuste. C’est notre justification. Notre combat consiste à piéger nos ennemis avant qu’ils ne nous piègent et, si pour y parvenir, nous sommes obligés d’avoir recours à des méthodes qui dérogent avec la morale, nous sommes libres de les employer…
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BrumsBrums   06 février 2019
Ce qui sauvait Swindon était son sens du spectacle. Il se dévaluait en permanence comme s’il n’était que l’acteur d’un modeste théâtre amateur qui, bien que se divertissant beaucoup à monter sur les planches, ne se méprenait pas sur la médiocrité de talent et le dérisoire de la farce qu’il interprétait. Ce qu’escamotait exactement cette moquerie de soi-même, Desfossés l’ignorait. Mais il flairait une forte dose de duplicité, il en fallait pour être un résident de l’Intelligence Service.
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BrumsBrums   06 février 2019
Les yeux d’Iva brillaient de plaisir :
- J’espère que vous n’êtes pas ennuyeux !
- Je le suis à mourir.
Elle avait du chien. Non grâce à son physique ; bien qu’elle fût jolie, elle ne s’en souciait guère. Elle avait, sous une assurance presque masculine, la maladresse d’une jeune femme qui ne connait pas encore ses limites. Sa vivacité le subjuguait.
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