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ISBN : 0701186283
Éditeur : CHATTO & WINDUS (17/02/2011)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Cette nouvelle édition, éditée par Saskia Hamilton, comprend les quatre volumes publiés par Bishop's (North & South, A Cold Spring, Questions of Travel and Geography III), ainsi que des poèmes non recueillis, des traductions et une sélection éclairante de poèmes manuscrits non publiés, reproduits en fac-similé, indiquant exactement comment Bishop les a terminés ou non. Il offre aux lecteurs l'occasion d'apprécier les poèmes complets de l'un des poètes américains les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  04 avril 2019
Il s'agit de l'édition définitive du centenaire de l'oeuvre de l'un des plus grands poètes américains, aujourd'hui reconnu comme un maître de son art et acclamé par les poètes et les lecteurs. Ses poèmes font preuve d'honnêteté et d'humour, de chagrin et d'acceptation, observant la nature et la nature humaine avec une précision minutieuse. Ils commencent souvent par l'extérieur, avec la géographie et le paysage - de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-Écosse, où Bishop a grandi, à la Floride et au Brésil, où elle a vécu plus tard - et se déplacent inexorablement vers l'intérieur, explorant les questions de connaissance et de perception, d'amour et de solitude, et la capacité ou l'incapacité des formes à contrôler le chaos.
La poésie d'Elizabeth Bishop est intemporelle.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
WozniaksandyWozniaksandy   04 avril 2019
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.

Perds chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l’heure gâchée qui suit.
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

Puis entraîne toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
le projet d’aller. Rien là qui soit un désastre.

J’ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l’avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

J’ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
des royaumes que j’avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent, mais il n’y eut pas là de désastre.

Même en te perdant (la voix qui plaisante, un geste
que j’aime) je n’aurai pas menti. A l’évidence, oui,
dans l’art de perdre il n’est pas trop dur d’être maître
même si il y a là comme (écris-le !) comme un désastre.
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WozniaksandyWozniaksandy   04 avril 2019
CHEMIN DE FER

Seule sur la voie ferrée
je me promenais le cœur trépidant.
Les traverses étaient trop serrées
ou trop écartées peut-être.

Le paysage était appauvri
chêne et pin chétifs ; de l’autre côté
de leurs feuillages verts mêlés de gris
j’aperçus le petit étang

où vit l’ermite crasseux,
croupi comme une vieille larme
se cramponnant à ses blessures
lucidement année après année.

L’ermite tira avec son fusil de chasse
Et l’arbre près de sa cabane fut secoué
Une vague traversa l’étang.
En un pfout-pfout la poule sursauta.

« L’amour doit passer à l’acte ! »
hurla le vieil ermite.
Un écho à travers l’étang
tenta, retenta de prouver cela.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   04 avril 2019
Les oiseaux de craie ou les bateaux, immobiles,
réduisent les possibilités de hasard ;
le champ de tir aérien a les mêmes repères
que le champ étroit de son regard.
Le centre de la cible dans sa prunelle
est à la fois son but et son vouloir.
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WozniaksandyWozniaksandy   04 avril 2019
De Brooklyn, au-dessus du pont de Brooklyn, par cette belle matinée,
venez à tire-d’aile.
Dans une nuée d’ardentes substances pâles,
venez à tire-d’aile,
au rythme du rapide roulement de milliers de petits tambours bleus
descendant du ciel pommelé
sur l’estrade miroitante de l’eau du bassin,
venez à tire-d’aile.
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WozniaksandyWozniaksandy   04 avril 2019
Toute ma vie, j'ai vécu et je me suis comporté de la même manière que [le] bécasseau - je me suis contenté de côtoyer différents pays et continents, "à la recherche de quelque chose" ... après avoir passé la plus grande partie de ma vie à chercher timidement des moyens de subsistance le long des côtes. du monde.
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Videos de Elizabeth Bishop (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth Bishop
Paris, 7h du matin, Elizabeth Bishop Lecture par Georgia Scalliet
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