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ISBN : 2081330083
Éditeur : Flammarion (05/02/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ce livre renouvelle le débat séculaire sur la possibilité de réduire la conscience à un processus neuronal. Il fait du lecteur l'arbitre de l'enquête, non seulement en tant que spectateur rationnel, mais aussi en tant qu'acteur apte à se reconnaître conscient aux moments décisifs de l'argumentation. Le fin mot de l'énigme ne se dissimulerait-il pas dans l'évidence que la question sur l'origine de la conscience a une conscience pour origine ? Au cours de cette invest... >Voir plus
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critiques presse (1)
LaViedesIdees   03 novembre 2014
C’est sans doute un des intérêts du livre de nous reconduire aux limites ordinaires de la pratique philosophique universitaire, et d’affirmer sans détour que l’argumentation rationnelle n’est pas le tout de la philosophie et de l’échange philosophique.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   15 octobre 2018
Comment l’opacité du visible s’est-elle convertie en la limpidité du voyant ?

Comment l’impénétrabilité de ces tissus biologiques s’est-elle laissé traverser jusqu’à sembler pour ainsi dire volatilisée en une certaine région de notre propre crâne ?

Il ne suffit pas, pour en rendre compte, d’invoquer les propriétés optiques de translucidité du cristallin et de l’humeur vitrée (qui, de toute manière, s’arrêtent à la rétine). Car la transparence dont il s’agit, loin de se réduire à l’énoncé de la présence détectable des photons en deçà et au-delà de la surface de la cornée, se manifeste par une véritable absence : absence de tout objet visible là où le voyant s’origine ; absence sur fond de laquelle se détachent les existences. Il n’y a rien là où s’ouvre la disposition à voir quelque chose ; et ce rien se promène en quelque sorte parmi les choses, absolument solidaire de l’une de ces choses qu’est le corps propre ; et ce rien, avant même de se promener et de distinguer la variété des choses, se tient immobile dans la pulpe-de-chose, et se découvre comme une étonnante diaphanéité dans la masse indifférenciée, dense et ténébreuse de ce qui se présente alentour.
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JacopoJacopo   25 février 2018
À quelqu’un qui insisterait, qui soulignerait qu’aucun savoir de la
conscience ne peut être édifié si l’on ne peut pas définir son « objet », et qui s’obstinerait donc à demander ce que l’on peut bien entendre par le mot conscience, il conviendrait d’abord de répliquer sereinement : « Qui pose cette question ? » Car seul le réfléchissement de l’interrogation vers sa provenance a une chance, non pas certes de satisfaire à l’exigence du demandeur, mais de le remettre en présence du thème entier de sa requête.
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paulhaderachpaulhaderach   07 avril 2014
"Il n'y a pas d'intervalle, pas la moindre déhiscence, entre l'expérience et tout ce dont il y a expérience. Encore faut-il se rendre réceptif au fait sans pareil de cette totalité" (p.27)
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DanieljeanDanieljean   15 octobre 2018
Cela va de soi, et c’est pourquoi il faut le faire ressortir à partir de soi. Consentir à la stupéfaction du banal ; c’est ce que fait Merleau-Ponty comme tout vrai philosophe, et ce qui en ressort est un constat aux antipodes de la banalité : que le voyant est creusé dans la substance entière du monde visible. Le constat n’a rien d’intellectuellement choquant, à condition de ne pas conférer plus de sens au mot « monde » que ce qu’autorise le motif phénoménologique de sa désignation : non pas un grand objet exhaustif, sphérique et dur, mais simplement tout cela qui se montre. L’apparaître est excavé au milieu de l’apparition ; ni plus, ni moins.
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DanieljeanDanieljean   15 octobre 2018
La vision se forme au cœur du visible. C’est l’expression de ce que nous vivons quotidiennement, dès que nous ouvrons les yeux et que nous consentons à nous laisser abasourdir par ce qui se présente alors : un vaste environnement fait de surfaces opaques ou opalescentes, qui se rapproche du regard en l’enserrant inexorablement par nos propres membres et notre propre thorax, puis qui s’ouvre brusquement en un cercle sans bords d’absolue transparence aux environs de nos orbites oculaires.
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Le point aveugle de la science et son dépassement.
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