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Les Veilleurs tome 1 sur 2
EAN : 9782366298932
392 pages
Editions Mnémos (20/09/2018)
4.04/5   36 notes
Résumé :
L'Appel du Dragon

Alors que Paris est victime d’un virus qui transforme ses habitants en monstres, et notamment les adultes, quelques groupes de jeunes « immunisés » tentent de survivre dans ce qui est devenu un enfer. À l’extérieur, l’armée a entouré la ville d’une immense muraille pour éviter la propagation de l’épidémie. Aucune fuite n’est possible... Et dans ce cauchemar, Marie se découvre enceinte. Attend-elle un bébé ou un monstre prêt à la dévo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 36 notes
« Les Veilleurs » Tome 1 de Jean-Luc Bizien - La chronique insomniaque !

« Who watches the Watchmen ? » se demandait Alan Moore à l'époque. La question est toujours d'actualité : Qui va surveiller les veilleurs ?

Paname, Paname, Paname c'est sous ton charme que Bizien nous pâme.
Bon je dis charme mais en fait c'est un Paris dystopique et crépusculaire que nous décrit le Jean-Luc. Pas vraiment la ville-lumière qui fait tant fantasmer et briller les coeurs énamourés.

Plus précisément dans un Paris ayant succombé aux coups de boutoir d'un virus apocalyptique transformant la majorité de sa population en goule, vampire ou loup-garou. Quant aux rares survivants, l'État les confine, au milieu des monstres ivres de sang, d'un mur infranchissable encerclant la ville et y envoie des veilleurs espions pour analyser et appréhender la situation. Pour la référence, on pensera forcément au « New-York 1997 » de John Carpenter. Y a pire comparaison.

S'organise alors la résistance et l'apprentissage à la survie pour les rescapés en sursis, composés principalement d'enfants et d'ados répartis en clans, la population des adultes étant la plus touchée par le virus et ses transformations.

Voilà un pitch qui fait pétiller les pupilles et palpiter les papilles pour peu qu'on soit amateur de fantastique, horreur et autre Urban-Fantasy. Ça tombe bien je le suis et ce roman est un pur bonheur de geek.

La vraie bonne idée est d'avoir situé l'intrigue à Paris. C'est relativement rare tant la tendance chez les auteurs français est de plutôt d'américaniser le lieu dès qu'il s'agit de fantastique (au hasard le dernier Chattam « le Signal »). Je n'ai évidemment rien contre la délocalisation géographique mais l'avantage de Paris c'est qu'elle rend la situation si ce n'est crédible (on parle de loups-garous les gens !), plus concrète, plus palpable, plus immersive, plus immédiate en fait.

On se plaît à visualiser par exemple le parvis de Notre-Dame et ses gargouilles effrayantes, hanté de goules et de vampires. Si tu es francilien, c'est même un pur kif de te planter devant et d'imaginer les scènes décrites dans le bouquin. Et pourtant, malgré cette impression de grands espaces, Bizien arrive à créer un huis-clos étouffant rendant l'air irrespirable pour ses lecteurs.

Bizien choisit la voie (la voix ?) du roman choral. Chaque chapitre aborde le point de vue unique d'un des nombreux protagonistes du roman. Ce qui permet d'appréhender les différentes situations et enjeux de manière simple et ordonnée. La force de Bizien étant d'arriver à donner une identité propre à chacun de ses personnages même si cette multiplicité nécessite une petite concentration.

S'ensuit une sarabande effrénée de lieux et d'événements qui s'enchaînent sans discontinuer, une succession de scénettes courtes qui font que le bouquin se lit quasiment d'une traite comme une pétarade de mitraillette.


Quand toutes les institutions s'écroulent, comment renaître du chaos ?

Paranoïa, trahisons, scientifiques désaxés, snipers intrépides, combats féroces, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un roman pop-corn, un blockbuster de papier.
Il ne faut cependant pas croire qu'on aurait affaire à une série B décérébrée. Bizien en profite pour aborder les sujets sensibles et intimistes via les préoccupations de ses ados de personnages : la solitude, le rejet, l'homosexualité, la grossesse, la peur de grandir. le tout avec un lyrisme et une plume aux accents cristallins qui n'appartiennent qu'à Maître Bizien.

Alors tout n'est pas parfait, l'auteur dilue un peu le rythme de l'intrigue pour s'attarder sur les émois des adolescents mais certaines scènes sont si intenses et crispantes que… Boum, boum, boum, au coeur de ta lecture nocturne, tu entends tes propres battements de coeur.

Alors de quoi on parle ? Pas de Oui-Oui au pays des pingouins mais d'un roman âpre et sans concession. Bizien n'épargne pas ses personnages même les plus attachants et n'hésite jamais à nous faire du mal, pauvres lecteurs fragiles que nous sommes. Ça décolle les rétines ton truc Jean-Luc !

Avertissement : ce roman est le premier d'une trilogie qui s'annonce mémorable. Faites en un succès foudroyant que l'on ait droit à ses suites !

Et souvenez-vous, si c'est bien, c'est Bizien !

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Accepteriez-vous de faire partie des veilleurs ? de rentrer dans un Paris confiné derrière de hauts murs pour affronter ce qui s'y trouve ? Ce qui a poussé l'Etat français à fermer la ville ? La fin du monde est arrivée. Rien ne doit sortir de la ville. Qui ? Les monstres touchés par un étrange virus. Des zombies ? Non, bien pire !

Un livre très prenant car le danger pour les personnages est bien réel. A cela ajoutez le mystère qui plane autour de ce virus et la véritable raison de ces monstres… et sur le bébé de Marie (j'en parle plus bas). Mystère, danger, suspens, monstres, sueurs froides… j'ai adoré ! (vous vous doutez bien.) Il est bien dosé avec ce qu'il faut d'aventure pour rendre leur situation crédible, nous faire ressentir comme il faut le danger et nous tenir en haleine ; sans tomber dans le gore, tout est dans la tension.
Grâce à cette excellente idée de faire des monstres des choses qui nous ressemblent encore physiquement et qui peuvent surgir de nulle part, que ce soit dans les rues (attention aux coins d'ombre ! Il joue avec la peur du noir), ou au plus proche de vous si votre voisin tombe malade et se transforme.

Les personnages
Dans l'enceinte de Paris des clans humains se sont créés pour lutter ensemble. Marie faisait partie de l'un d'eux jusqu'à ce que les autres découvrent sa situation : Marie est enceinte. Mais de qui ? Alexandre ou son ancien copain parti avant de se transformer ? le bébé est-il normal ? Baptiste, fait lui aussi partie d'un clan en tant que sniper. Il cache un lourd secret et sait qu'il sera éjecté si les autres le découvrent. Gabriel est le chef d'un autre groupe composé uniquement d'enfants. Dès que vous grandissez, vous partez (comme les enfants perdus de Peter Pan) car seuls les adultes se transforment (sans que l'on sache pourquoi car certains échappent sans raison particulière à la contamination… comment ?)
Sarah fuit dans les rues de Paris. La solitude est synonyme de mort. A l'extérieur, Ilan souhaite entrer pour sauver Sarah qu'il pressent encore en vie. Paoli, médecin, souhaite également revenir dans la Capitale pour étudier les monstres et trouver un vaccin à cette épidémie, à défaut de la soigner. Et Steiner, un sniper d'élite, protège les veilleurs insérés dans Paris depuis sa position. Il fait partie du binôme le plus efficace. Assez efficace pour une mission particulière.
Tous ces personnages nous font découvrir tous les ressorts de cette histoire à travers des chapitres consacrés à chacun d'eux. Nous sommes donc à leur niveau dans “les veilleurs”. Nous ne savons que ce qu'ils savent. Ce qui m'a permis de mettre de côté une incohérence : on parle de fin du monde alors que Paris est sécurisé. Ce virus a-t-il frappé ailleurs ? Comment peuvent-ils être en sécurité à l'extérieur de Paris ? Pourquoi Paris n'est-elle pas rasée de la carte avec l'aide de puissance étrangère ? Les personnages ne le savent pas donc nous ne le savons pas non plus.

Des veilleurs, des monstres, survivre
“Les veilleurs” reprend les codes des romans de fin du monde (surtout les romans de survie après l'attaque de zombies.) Il y ajoute son originalité car le virus ne transforme pas les gens en zombies mais en d'autres créatures (tout aussi flippantes que les zombies. Oubliez les vampires sexy et torturés et les loups-garous sexualisés et mâles alpha chargés de testostérones.) Des créatures qui ont tout du “chasseur”.
Les goules ressemblent beaucoup aux zombies. Par contre vous leur rajoutez des griffes longues et capables de tout découper. Elles courent vite et peuvent vous attaquer de jour comme de nuit. Bestiales elles ne paraissent pas douées d'intelligence. Une force brute qui fait beaucoup de dégâts (et elles sont nombreuses.)
Les vampires nous ressemblent encore beaucoup physiquement mais se nourrissent de sang et n'aiment pas le soleil. Marie fera de grandes découvertes sur eux (je vous laisse donc les découvrir.)
Les loups-garous ne ressemblent pas à des loups mais vivent en meute et sont doués d'une intelligence humaine ajoutée à une force décuplée.

Le conseil de la bibliothécaire : “Les veilleurs” ne tombe pas dans le gore malgré la présence de tous ces monstres. Il se rapprocherait plus du thriller ou de la dystopie avec une forte tension que du roman d'horreur. Si vous voulez une histoire dystopique qui vous offre une belle histoire d'amour (comme “Divergente” pour n'en citer qu'un) passez votre chemin. Nous ne suivons pas un couple en formation dans un monde détruit… nous nous intéressons au monde et uniquement au monde. A partir de 14-15 ans ? Il est annoncé 12 ans mais j'émets une petite réserve. “Les veilleurs” convient aussi très bien aux adultes.
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Paris est tombé.
Paris est emmuré.
Paris est envahi...par les lycanthropes, vampires et autres créatures qui étaient autrefois des adultes. Alors, les enfants qui ont été enfermés dans Paris par les autorités pour éviter la pandémie s'organisent en clans.
Le gouvernement envoie des volontaires souvent désignés d'office pour entretenir la guerre entre les créatures.
Marie, jeune adulte prise au piège dans cet enfer, découvre sa grossesse dans l'angoisse de savoir si cet être qui se développe en elle est un monstre.
Voici le décor du roman LES VEILLEURS de Jean-Luc Bizien.
L'auteur nous invite dans un Paris post-apocalyptique décrit avec un tel réalisme que notre imaginaire est totalement pris en main par cette plume que j'affectionne tant.
Témoin des destins croisés de nombreux personnages, le lecteur évolue dans ce roman très graphique sur rythme effréné.
Les personnages sont (très) nombreux, mais l'auteur, comme à son habitude, les dépeint avec une telle clarté que jamais l'on ne se sent dépassé ou perdu dans ces chapitres où s'alternent les histoires de chacun (Mention spéciale à un certain Vuk KOWACEVICZ, que Jean-Luc BIZIEN avait créé dans le roman Mastication).
Au-delà de cette histoire que j'invite chacun à découvrir, ce roman young adult interroge le lecteur sur la différence et le rejet de l'autre : homosexualité, fille/garçon, enfant/adulte, sans jamais être moralisateur.
En cela, Les Veilleurs est un roman lumineux dont on attend la suite avec une réelle impatience.
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Le ressenti de Jean-Paul pour Collectif polar
Paris est brisé par un virus.
400 pages que j'ai dévorées en quelques heures. Pas de répit !
Cela va à toute vitesse. de l'action, de la violence oui, mais le “style” Bizien reste là, avec sa prose riche et élégante, parfois même poétique dans ce récit truffés de mystères plus terribles les uns que les autres.
Suite à une étrange épidémie, Paris doit faire face à une invasion de monstres. Les autorités construisent un immense mur tout autour de la capitale pour stopper leur progression. Ils sont sous la surveillance de cinq gardiens volontaires, les veilleurs, qui tentent de monter zombies, loups-garous et autres créatures les uns contre les autres.
Mais quelle histoire ! le rythme du roman et là… Wahou !!!
Beaucoup d'émotions au sein, de toutes ses histoires entrecroisées. Il y a beaucoup de personnages et tous ont une importance au fil du récit et vous feront tous vibrer…
Brussolo, King, Houssin, Cronin, Bordage, j'ai pensé à plusieurs récits du genre…
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"Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés."1984 - George Orwell

Mon avis :

Nous voilà à nouveau réunis avec David #monbinômepréféré du merveilleux blog "C'est Contagieux !". Nous avions fait une Lecture Commune sur l'Appel du Dragon en décembre 2017 et comme le scande passionnément mon ami Contaminé, "si c'est bien, c'est du Bizien !". Alors on réitère !

Je dois dire que nous étions également très enthousiastes en découvrant la 4ème de couverture ; nous allions tous deux retrouver nos genres de prédilections, nos penchants originels. Si maintenant nous baignons principalement dans le Noir, nous avons commencé notre petite vie de lecteur amateur par la Fantasy, la Science-Fiction, le Fantastique et dérivés. Plus particulièrement la Dystopie et l'Urban Fantasy pour ma part.

Je comptais donc sur mes acquis et espérais y retrouver les codes du genre, tout en souhaitant satisfaire ma soif de l'inédit ! Jean-Luc Bizien a su étancher cela avec ses touches originales et engagées. Double cerise sur la Forêt Noire comme dirait mon ami Yvan. Il nous gâte en évoquant des sujets peu approfondis dans ce genre - dans le Young Adult oui mais pas dans l'anticipation YA - et pour lesquels je milite tous les jours #teamLGBTQ.

Il y a tant de points appréciés auxquels j'aimerais apporter des précisions, mais j'en dis toujours le moins possible dans mes retours afin de laisser le mystère entier. Sachez simplement, amateurs des genres cités plus haut, que vous allez être comblés par cette lecture. Cependant ce n'est pas au lit que vous devriez la découvrir, de peur que les monstres s'y cachent et vous contamine. L'inoculation commence ! Jean-Luc Bizien en véritable marionnettiste et chef d'orchestre, nous offre une sarabande magistrale. Souvent rapide, sauvage et énergique, il a négocié également des mesures lentes et sensuelles. C'est une véritable transe hypnotique qu'il nous propose. Iggy Pop a investi la plume de Bizien, Beelzebub has a devil put aside for... Him !

Je suis rassasiée par cette lecture et j'espère sincèrement qu'une suite sortira, afin d'y retrouver cet univers incroyable et le partager encore avec David pour des agapes jouissives !
Lien : http://the-love-book.eklablo..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse
27 mars 2019
Les Veilleurs est un roman classé Young Adult d'une qualité supérieure à ce que l'on trouve le plus souvent dans cette catégorie. Livre de monstres, tranches de vie dans une capitale dévastée et dangereuse, histoire d'amour et suspense vous attendent dans ce roman fantastique de Jean-Luc Bizien, habituellement plutôt branché polar. Si le public visé est plutôt adolescent, les adultes apprécieront cette oeuvre qui se dévore d'une traite mais laisse un peu sur sa faim, le final étant très ouvert et propice à une suite.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
La jeune femme émergeait lentement du profond sommeil où elle avait fini par basculer. Elle ne savait pas. Elle ne savait plus : avait-elle envie d’ouvrir les yeux, de retourner à la réalité ? Ou bien valait-il mieux prolonger un peu ce sentiment de bonheur qu’elle savait factice est éphémère, en replongeant dans les songes ? Paupières closes elle devinait que le soleil était au dans le ciel. Ses rayons s’acharnaient contre la baie vitrée, inondant le loft de lumière.
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Elle s'imagina le bébé dans un bras, une arme automatique à la main, fièrement juchée au sommet d'une pyramide de cadavres monstrueux. C'était tellement grotesque qu'elle partie à rire. Puis elle redevint grave, en même temps que la question s'imposait à elle : jusqu'où était-on prêt à aller pour ceux que l'on aime ? Elle formula la réponse dans un murmure, sans même en avoir conscience.
- Jusqu'au bout.
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Vidéo de Jean-Luc Bizien
LA CHAMBRE MORTUAIRE - JEAN LUC BIZIEN
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