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Critiques sur Lotto Girl (38)
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Ichirin-No-Hana
  11 septembre 2017
Dans un monde où les mutations génétiques sont monnaies courantes pour les plus hautes classes, le roman de Georgia Blain nous amène dans une sphère où seule la perfection est tolérée. Plutôt issues de famille très aisées, les enfants parfaits sont éduqués dans un prestigieux pensionnat, Halston. Bien malgré eux, ils devront cependant composer avec les fameux Lotto Girls et Lotto Boys.

Dans ce roman, on suit Fern, une jeune Lotto Girl. Souvent issues de milieux très modestes, Les Lotto Girl et les Lotto Boys sont également génétiquement modifiés. Ses parents ont eu l'honneur de gagner ce privilège dans une grande loterie, d'où leur nom.

Ayant pas mal dévoré de dystopie sur une courte période, j'avoue avoir été pas mal lassé. Cependant, Lotto Girl, édité chez Castelmore (une maison d'édition que j'apprécie beaucoup) m'a pas mal intrigué. Lotto Girl est un roman qui se lit très bien. On est très rapidement pris dans l'intrigue et on tourne les pages sans forcément s'en rendre compte. Georgia Blain nous propose un roman plein d'action et de mystère. le roman étant un one-shot (je ne sais pas si c'était prévu comme cela à la base ou si le décès de l'auteur a couper court à une possible trilogie), Georgina Blain nous propose un roman qui a un début et une fin et ça, à l'ère des trilogies, cela fait du bien.

J'avoue cependant regretter le manque de profondeur, que ce soit au niveau de l'intrigue ou des personnages. On se rend très rapidement compte que tout est survolé, on rentre très peu dans les détails et c'est bien dommage. L'univers créé par l'auteure est très intéressant et j'aurais voulu en découvrir plus. Ma plus grande déception reste quand même les personnages, que ce soit une Fern, une Tris (Divergente), une June (Legend) ou encore une Cassia (Promise), j'avoue ne plus du tout voir la différence. Aujourd'hui, toutes les héroïnes de dystopie jeunesse se ressemblent et suivent le même schéma. En restant dans les personnages, on déplore également le manque de développement des personnages secondaires pourtant plein de promesses.

Malgré ce manque de profondeur évident, Lotto Girl n'en reste pas moins un roman très sympathique et divertissant à lire. On passe un bon moment, on est complètement pris dans l'intrigue et on cherche à comprendre l'univers des Lotto Girls en même temps que l'héroïne. Je remercie donc chaleureusement Babelio et les éditions Casterman pour ce bon moment de lecture !
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book-en-stock
  29 août 2017
Avant toute chose, je remercie les éditions Casterman et Babelio de m'avoir permis de participer à cette Masse Critique privilégiée pour recevoir ce bel ouvrage, à la couverture pleine de mystère.

Il m'est difficile de résumer l'histoire car certaines parties restent confuses. L'univers créé par Georgia Blain n'est pas suffisamment décrit ou délimité et j'ai eu un peu de mal à imaginer les lieux dans lesquels évolue le personnage principal.

Nous sommes à une époque non-définie, dans un monde divisé : d'un côté le monde des riches où l'air est respirable, où il ne manque pas d'eau, où les enfants accèdent à une éducation poussée, ect… D'un autre côté différents camps de travail où les pauvres sont exploités et survivent dans une atmosphère grise, sale, polluée. Des images sont constamment diffusées dans leur ciel pour les occuper et sans doute leur éviter de trop penser par eux-mêmes.
Tous ces habitants, riches ou pauvres, possèdent un portable renfermant toutes les données les concernant, jusqu'à la ration alimentaire à laquelle ils ont droit. La pire des sanctions est alors d'être « effacé » c'est-à-dire sans aucune donnée donc aucune subsistance ni chance de survie.
De son portable on peut alors accéder aux souterrains, ces canaux illégaux où communiquent en se camouflant les opposants au régime. Mais il est bien difficile de savoir si l'on a à faire à un opposant ou à un traitre prêt à nous « vendre » contre des données pour survivre. Un univers où, on l'aura compris, une personne est vite isolée et ne peut compter que sur elle-même.

Et les Lotto girls dans tout ça me direz-vous ? Leurs parents ont eu la chance unique de gagner à la loterie et de pouvoir choisir le don spécifique de leur futur enfant. Ce sont donc des enfants génétiquement modifiés, soumis à des tests, des contrôles, des analyses tout au long de leur vie.
Fern est une Lotto girl, du moins elle le croyait. Puis elle se retrouve dans un camp sordide à essayer de survivre sans pouvoir faire confiance à personne. On suit son récit fait de moments présents et de flash-back dans le passé pour tenter de reconstituer le puzzle. Qui est-elle vraiment ? A-t-elle été effacée ? ne peut-elle vraiment faire confiance à personne ?

Je dois avouer que ce n'est que dans les cent dernières pages que mon attention était réellement sollicitée pour en savoir plus, après la révélation d'un élément important. Auparavant j'ai connu de l'essoufflement dans ma lecture, lassée parfois de ne pas avoir suffisamment d'indice, déçue de ne pas parvenir à imaginer correctement ce monde singulier. L'idée de cet univers est intéressante mais pas assez travaillée, approfondie, à mon goût. De plus j'ai eu du mal à me sentir proche de Fern car au final je ne sais pas ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense vraiment. Elle reste tout du long énigmatique et je n'ai donc pas ressenti de sympathie véritable pour elle.

Ce roman reste une dystopie équivoque et quelque peu hermétique à mon sens.
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dedanso
  28 août 2017
Lotto Girl m'a été envoyée par Babelio et les éditions Casterman, que je remercie beaucoup. Ce fut, dans l'ensemble, une bonne découverte.

Dans ce roman dystopique, il est surtout question de génétique. Fren est une Lotto Girl. Autrement dit, ses parents ont gagné à la loterie le droit de choisir le meilleur patrimoine génétique possible pour leur fille, ainsi qu'une éducation privilégiée au sein du pensionnat Halston. Fren a toujours vécu avec le sentiment d'être unique (grâce aux dons que ses parents ont sélectionné pour elle) et chanceuse. Mais si ce n'était pas le cas ? Si tout ceci n'était qu'une mise en scène imaginée par BioPerfect ?

Si j'ai apprécié ce roman dans son ensemble, plusieurs points m'ont toutefois gênée.
D'abord, je suis intimement persuadée, même si cela n'est avancé nulle part, que ce roman était le 1er tome d'une série. L'auteur australienne est décédée en décembre 2016 alors bien entendu, il ne faut pas s'attendre à une suite. Et pourtant... On sent bien que le récit est centré sur la rencontre avec un nouvel univers. L'auteur pose des bases, laisse des pistes et termine ce tome de façon si abrupte qu'il ne peut en être autrement. Grosse déception donc de ce point de vue là car le lecteur a le sentiment d'un roman qui ne dit pas tout, d'un auteur qui ne développe pas suffisamment, ni son propos, ni son univers, ni ses personnages...

Ensuite, j'ai relevé quelques invraisemblances qui, sans aller jusqu'à gâcher ma lecture, m'ont parfois fait sursauter : les Opposants arrivent à se procurer de manière illégale eau, nourriture, médicaments (les meilleurs qui soient) sans être inquiétés le moins du monde...
Lewis, le frère de Fren, prend des risques pour lui venir en aide alors même qu'il ne la connaît pas (puisqu'elle a été élevée ailleurs) et que celle-ci a été plus que hautaine lors de leur unique rencontre dix ans en arrière...
Enfin, les Opposants ne s'opposent pas vraiment. Ils se contentent de tenter de survivre de manière autonome et naturelle (en entretenant leur propre potager par exemple, au lieu de manger des aliments de synthèse).

Pour finir, la narration est plutôt plate et factuelle. J'ai ressenti peu d'émotions et presque aucune empathie pour l'héroïne et ses comparses. Certains personnages secondaires, comme Chimo ou les Lotto Girls, ressemblent à des coquilles vides.

Mais j'ai la conviction que tous ces défauts auraient pu (du) être annihilés à l'écriture d'un second tome dans lequel tous ces éléments et personnages se seraient précisés. le thème était plutôt intéressant (la société de consommation arrivée à son paroxysme, les parents choisissant le patrimoine génétique de leurs enfants comme n'importe quel autre produit du quotidien) et la lecture facile.

Challenge Multi défis 2017
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Saiwhisper
  25 août 2017
Lorsque j'ai vu que Babelio me proposait la lecture de « Lotto Girl » en l'échange d'une critique, j'ai sauté de joie, car cet ouvrage était dans la liste de mes envies à la rentrée littéraire ! Il m'est parvenu avec un très joli marque-page ainsi qu'un petit mot des éditions Casterman, ce que j'ai trouvé vraiment agréable. Merci pour cette attention ! L'univers me tentait tellement que j'ai mis de côté mon livre en cours pour me jeter sur lui… Je l'ai terminé le lendemain, car j'avais très envie de savoir comment tout cela allait se terminer. J'ai plutôt apprécié ce récit, puisque je l'ai lu rapidement. Toutefois, j'ai également noté des défauts… En fait, je ressors surtout avec l'envie d'une suite pour prolonger cette épopée… Malheureusement, j'ai lu que Georgia Blain était décédée l'année dernière et rien n'indique qu'il s'agit d'une série… C'est dommage, car ce one-shot avait du potentiel pour au moins faire une duologie ! Il faut dire que son univers est riche : on est sur un monde post-apocalytique où la plupart des hommes vivent dans des camps. Il n'y a pas beaucoup de travail et seuls les plus méritants pourront prétendre à avoir des crédits pour se nourrir. Or, si on n'est pas en bonne santé et que l'on est sous-alimenté, on ne peut pas travailler. On est dans un cercle vicieux. Ajoutons à cela que cette fameuse nourriture est génétiquement modifiée : rare est le miel, les oeufs, les plantes ou les aliments frais. Il est d'ailleurs très mal vu voire interdit de posséder des végétaux ou sa propre culture… Cela concerne surtout le bas peuple, car les riches ont l'avantage de ne manquer de rien, d'avoir accès à la meilleure éducation, à une chambre luxueuse et à divers atouts non-négligeables. On a donc un énorme écart économique et social volontaire, ce qui est la base de toute dystopie. Personnellement, j'adore ce genre d'ambiance, en particulier lorsque l'on sent la révolte qui gronde… Hélas, c'est là où vient l'un de mes premiers regrets : les rebelles vont tenter d'agir, mais c'est très peu mis en avant… de son côté, l'héroïne a été tenue éloignée de la vérité et a vécu dans des endroits isolés. Qu'elle le souhaite ou non, elle n'a pas pu s'investir au non de la cause dont elle ne sait finalement rien… On a donc un monde vaste, mais pas assez développé. Il faudrait vraiment une suite pour savoir ce qu'il va advenir de cette guerre en devenir…

À ce monde divisé s'ajoutent des privilégiés chanceux : les Lotto Girls et les Lotto Boys. Un tirage au sort ayant lieu tous les sept ans permet à certaines familles défavorisées d'avoir un enfant doué génétiquement, ce qui permettra à l'enfant d'avoir un bon travail et d'aider financièrement ses proches. Une idée originale qui a su me conquérir… La petite Fern va être l'une des sélectionnées et va se rendre à Halston, un lieu où elle va être formée aux côtés d'autres demoiselles. Cette éducation élitiste m'a rappelé « Alienor » d'Aurélien Grall, un ouvrage auto-édité où l'on retrouve l'idée de jeunes filles formées pour être les plus brillantes. Elles baignent dans l'illusion, persuadées d'être chez elles alors qu'elles ne peuvent pas sortir, qu'elles appartiennent plus ou moins au gouvernement et qu'elles sont surveillées par leur gouvernante. Même si la comparaison de ces deux oeuvres s'est imposée d'elle-même, j'ai adoré cette ambiance ! On découvre progressivement la manipulation des adultes sur ces pauvres adolescentes qui, malgré leurs talents différents, vont vivre dans la compétition et dans l'idée de toujours se surpasser. Il y a un véritable assouvissement de la part des adultes. Étant donné que Fern se fait plusieurs amies comme Lark, Wren et Ivy, on peut voir comment chaque individu va réagir à l'éducation, à la pression et à cet univers où la maladie semble assez présente… À plusieurs reprises, l'auteure va aborder la thématique de la nature, de l'écologie, de l'éducation, de la manipulation génétique et de la perfection par l'intermédiaire des fillettes… L'ambiance est aussi intéressant qu'étrange. Pour les jeunes filles, tout semble si trouble. Comme elles, on se pose des questions concernant certains personnages comme Marcus, le jardinier, ou encore Miss Margaret, la gouvernante. Sont-ils aussi attentionnés et protecteurs qu'ils ne le laissent croire ? Ces deux protagonistes ont suscité mon intérêt.

La narration est un peu spéciale, puisque Georgia Blain a opté pour une double narration à la première personne avec deux époques différentes. D'un chapitre à un autre, on va suivre Fern : on découvre son passé et son éducation à Halson ainsi que son futur, dans un camp où la pauvreté est omniprésente. Là, elle se fait appeler Delia, cache son identité et n'a plus ses camarades. Pour survivre, elle doit se démener pour travailler et passer inaperçue tout en créant des liens. Elle m'est apparue comme plus attentionnée, ouverte et attachante dans le « présent » que dans le « passé »… Elle passe beaucoup de temps avec d'autres jeunes de son âge, comme Sala ou encore le beau Chimo qui n'hésite pas à lui faire des avances. J'avais peur que la romance prenne trop de place, cependant ce ne fut pas le cas. Au contraire, je trouve cette relation très intéressante… Cette différence temporelle fait que l'on essaye de comprendre et d'analyser ce qu'il s'est passé pour que l'héroïne atterrisse ici… le problème, c'est que, quelle que soit la période, le rythme est très lent ! Il ne se passe pas grand chose et on ne note que deux ou trois rebondissements majeurs. Malheureusement, l'absence d'action a fortement joué sur mon ressenti général… En lisant le résumé, je m'attendais à avoir une révolte montant en puissance, à des remises en question du système et à un final explosif ! Hélas, mes attentes n'ont pas été comblées… C'est dommage, car la tension est bonne, certaines révélations ont réussi à me surprendre, mais ce n'est pas assez dynamique ! En effet, l'idée de manipulation, de désillusion et de mensonge omniprésents apporte une certaine tension (j'en devenais paranoïaque, si bien que je ne croyais plus aucun personnage) néanmoins, il me manque de l'action pour trouver l'intrigue haletante.

« Lotto Girl » est donc une dystopie avec un fort potentiel et qui fait réfléchir ! Cependant, elle souffre de quelques défauts comme les longueurs, un rythme assez lent ou encore l’univers aussi riche qu'intéressant qui aurait pu être creusé davantage... Je referme donc ce roman avec un sentiment mitigé. Je remercie de nouveau Babelio et les éditions Casterman pour l'envoi de cet ouvrage.
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orbe
  29 septembre 2017
Dans un monde dirigé par les grandes entreprises, seule une minorité a accès à autre chose qu'une existence basée sur la survie.

Au-delà de la caste de ceux qui ont le pouvoir, certains enfants sont choisis via une lotterie pour bénéficier de gênes améliorés et d'une vie qui débouche généralement par un emploi privilégié dans une des sociétés.

Nous suivons le destin de quatre de ces filles qui vont ensemble intégrer une école spécialisée et cotoyer de loin un monde qui semble parfait.

Mais très vite le tableau laisse apparaître des fissures, Ivy et Wren ne paraissent pas correspondre aux attentes des enseignants et la pression augmente chez les jeunes filles qui ne peuvent ni décevoir ni échouer...

Une dystopie sur la manipulation génétique et ses aléas. Est-il possible et souhaitable de créer un être parfait ? Les laboratoires du récit tentent principalement de développer des recettes qui leurs permettent de gagner un maximum d'argent.

L'héroine principale est ambigüe ce qui nous permet de voir se développer des arguments contraires. Ils sont au coeur du récit, plus que les sentiments des personnages qui restent en mode survie où que le thème de l'injustice sociale.

A découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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coquinnette1974
  27 août 2017
Merci beaucoup aux éditions Casterman et à Babelio de m'avoir permis de découvrir Lotto Girl en avant première, lors d'une masse critique privilégiée :) Reçu avec un gentil mot et en plus un marque page, ça fait plaisir.
Il s'agit de ma 900 ème chronique, et oui, quand même !
J'aime bien lire une dystopie de temps en temps, même si je ne suis pas une grande habituée du genre.
J'ai souhaité lire Lotto Girl car le résumé me tentait bien et je suis ravie de ma lecture.
Nous sommes un monde post-apocalyptique où la plupart des hommes et femmes vivent dans des camps. Les conditions de vie y sont compliquées. Pour avoir des enfants aux capacités exceptionnelles, il faut avoir de l'argent.. ou avoir de la chance à la loterie !
Il existe des Lotto Girl et Lotto Boys, dont les parents ont gagnés à cette fameuse loterie, ils ont des compétences exceptionnelles et sont promus à un brillant avenir...
Fern est l'une des Lotto Girl, elle a intégré un établissement prodigieux dès sont plus jeune age, avec trois autres fillettes.
Mais tout est t'il si facile que ça ? Nous suivons son récit en tant que Lotto Girl mais également sa vie en tant que Delia une autre de ses identités, après un certain événement qui a fait basculer sa vie...
Nous avons ici tous les ingrédients pour en faire une bonne dystopie : une jeune fille charismatique, avec un passé compliqué et un avenir qui l'ai tout autant. Un monde trouble, différent du notre. Des personnages intéressants. Une histoire qui se tient, et qui est bien écrite.
J'ai aimé ce roman, j'ai trouvé que c'est une bonne dystopie, toutefois il manque un petit truc pour que ce soit un coup de coeur.
J'ai bien aimé, je ne regrette pas ma lecture, toutefois il me manque vraiment un truc et je ne saurais dire quoi pour être totalement captivée par ce livre.
Je mets trois étoiles et demie, et je le recommande aux amateurs du genre, c'est un bon livre :)

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AnneClaire29
  17 septembre 2017
Dans un monde où les manipulations génétiques sont monnaie courante pour les classes aisés, elles sont quasi inexistantes pour les autres. Mais les parents, aisés ou non, tirés au sort peuvent gagner des manipulations génétiques pour leur futur enfant. C'est le cas des lotto girls et lotto boys. Nous suivons l'enfance et l'adolescence de quatre lotto girls : Fern, Wren, Lark et Ivy.
C'est Fern qui nous raconte leur arrivée dans l'école de Halston et de leur tutrice Miss Margaret. Mais elle n'est plus à Halston car elle a été effacée et abandonnée dans un camp de travail BioPerfect où elle va devoir survivre et attendre que l'on vienne la délivrer.
Mais comment est-elle arrivée là ? Pourquoi est-elle seule, elle qui était promise à un bel avenir ?
Au fil des pages, on voit défiler sa vie et celles de ses amies et comprendre petit à petit ce qui s'est passé.

Quand j'ai reçu le livre suite à la masse critique Babelio, j'ai été séduite par la couverture, sa quatrième de couverture et, cerise sur le gâteau, un beau marque-page.
J'ai aimé le personnage de Fern, son caractère et sa volonté de s'en sortir et qui ne veut se lier à personne pour ne pas se faire repérer.
Par contre, j'aurai aimé une description plus poussée du monde et de la société dans laquelle on évolue au fil des pages. J'avoue que j'ai eu du mal à m'y projeté et à imaginer comment les flux d'images omniprésents étaient vraiment. J'ai eu du mal à m'y projeter. Et c'est vraiment dommage car cette société est un personnage à part entière de l'histoire. de même que la société BioPerfect qui a la main mise sur tout.
Une lecture intéressante mais je suis restée sur ma faim sur plusieurs aspects important. Dommage.
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Gaoulette
  05 septembre 2017
Je remercie chaleureusement les Editions Casterman et Babelio pour cette masse critique privilégiée. Recevoir une romane 3 semaine avant sa sortie littéraire j'adore. Un avant-gout avant tout le monde c''est cool, excepté bien sur les heureux sélectionnés pour cette masse.
Avant de commencer. Il est bien de préciser que Georgia Blain inconnue en France, est un auteur jeunesse reconnu et récompensé en Australie. J'emploie encore le présent malgré qu'elle soit décédée. Plus de 10 romans publiés depuis 1998 et j'espère que la maison d'édition va publier ses autres romans. Lotto Girl est son dernier roman. Je me suis permise de fouiller dans la biographie de l'auteur car la première chose qui m'a surprise c'est cette plume mature malgré le genre littéraire.
J'en ressors assez mitigé par cette découverte. Mi-figue Mi-raisin….
Tout d'abord, je pense que si l'auteur avait eu plus de temps un trilogie aurait été plus adapté pour Lotto Girl avec tout le contexte complexe. On se retrouve dans un monde post-apocalyptique où la Terre est divisée en plusieurs strates. Pour la faire imagée. La Terre est devenue un immense Gratte-ciel. Chaque niveau représente un statut social. Plus tu es haut plus tu as des avantages sociaux et énergétiques, plus tu es bas moins tu en as. Selon où tu habites tu es prédestiné à rester, aucun moyen d'évolution. En haut les politiciens, en bas les éboueurs….
Et puis nous avons Fern une PureAqua qui aura la chance d'être tirée au sort et vivre en haut du Gratte-ciel. Elle a la chance d'être une Lotto Girl. Et oui dans le nouveau monde décrit par Georgia Blain, les enfants peuvent être manipulé génétiquement si les parents sont riches. Et l'Etat fourni des bourses exceptionnelles pour des personnes Lambda pour avoir des gènes d'excellence gratuites. Ça ne vous rappelle rien ? Les enfants boursiers qui ont la chance de côtoyer de grande écoles mais ici c'est au mérite.
Tout cela mélangé dans un roman jeunesse dystopique de 330 pages donnent une sacré leçon de moral et une histoire futuriste mais réaliste. Georgia Blain traite la recherche de la perfection de l'enfant par ses parents, la manipulation des adultes et des pouvoirs politiques. Avec le récit de Fern, on s'y perd parfois sur le passé, présent. Beaucoup d'informations à digérer très rapidement pour une fin qui donne à réfléchir cependant.
L'histoire de Fern reste touchante malgré tout, c'est cela qui sauve la rapidité du roman. Mais j'aurais aimé une héroïne sur une saga car il y avait beaucoup de choses à développer dans Lotto Girl. Dommage que l'auteur n'en ait pas eu le temps.
Mais ce roman reste un avant-gout pour découvrir ses autres romans. S'ils sont de la même trempe je pense être emballée malgré mon avis mitigé pour celui-ci.
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l-ourse-bibliophile
  07 septembre 2017
L'histoire est construite avec des chapitres jonglant entre le présent et le passé. D'une part, on découvre Fern sous un faux nom, obligée de trimer dans un camp de ReCorp, une entreprise responsable du tri des déchets ; d'autre part, on suit Fern depuis son enfance et son entrée à Halston, ses études, ses amies et la suite d'événements l'ayant menée à ReCorp.

J'ai eu davantage d'intérêt pour les souvenirs de Fern que pour le présent. Pour Halston que pour le camp de ReCorp. Les informations sont distillées au compte-goutte et la progression est extrêmement lente. Il y a de nombreuses redites et j'ai parfois eu du mal à avancer dans le livre tant je m'ennuyais. Finalement, j'ai eu l'impression de lire une looooongue introduction.
Les personnages ne m'ont pas tirée de mon ennui. Fern tente de rester le plus longtemps possible dans son conte de fées. Pour une héroïne de dystopie, elle n'est ni révoltée, ni éclairée, ni badass. C'est bien de changer des schémas classiques, mais si c'est pour avoir une héroïne râleuse, aveugle et agaçante… Je lui ai préféré ses amies Lark, Wren et Ivy ou la surveillante Miss Margaret, moins sensibles à la propagande de BioPerfect.
Toutefois, je dois concéder un bon point par rapport aux personnages : pas de véritable romance ! Youhou ! Bon, le beau Chimo ne m'a pas intéressée, mais au moins, il ne nous embête pas trop longtemps.

Pourtant, l'univers présenté est intéressant ! Comme dans La Faucheuse, le concept de nation est devenu obsolète. Cette fois, la Terre est contrôlée par un réseau de grandes entreprises, comme BioPerfect, dirigées par les Parents. BioPerfect possède bon nombre de filiales et le salaire (en données) et le niveau de vie de ses employés varient en fonction de celle à laquelle ils sont affiliés. Ainsi, ceux travaillant à ReCorp ou NewMatter doivent lutter pour survivre, ceux de PureAqua sont un peu mieux payés, etc. On se retrouve avec un système de classe cher à la dystopie. Les plus miséreux vivent dans des camps de fortune surpeuplé, leur air est pollué et poussiéreux et ils doivent affronter les moussons et autres désagréments climatiques ; pendant ce temps, les riches vivent dans de grandes villas sous un ciel d'un bleu pur, offrent à leurs enfants une éducation de qualité, et surtout, ont accès aux services de génétique de BioPerfect pour avoir une descendance intelligente, belle et en bonne santé. Des ressorts classiques, mais efficaces.
La situation, jusqu'alors idyllique de Fern, se complique peu à peu et ni elle, ni le lecteur ne savent à qui faire confiance. Parmi les thématiques abordées, on trouve la manipulation génétique et la manipulation psychologique, l'eugénisme, la perfection, le rôle de l'éducation et de l'environnement social, la prédestination, etc. Nous sommes dans un monde post-apocalyptique qui a changé après le mystérieux Effondrement, ce qui permet d'évoquer les questions de la nature, dans ce monde où les produits frais et non génétiquement modifiés se font rare et où il est mal vu d'avoir une plante verte chez soi.
De plus, qui dit dystopie, mensonges et inégalités, dit révolte. Je l'attendais cette révolution, j'attendais que BioPerfect soit confronté directement, j'attendais qu'il se passe quelque chose. Et pourtant, ça fait un peu pétard mouillé dans ce roman. Les Opposants se cachent… et c'est tout. Ils sont plus baba cool cultivant leur potager hors du monde BioPerfect que guerriers. C'est bien beau, c'est pacifiste, j'approuve, mais ça ne fait pas avancer l'histoire.

Je ressors donc frustrée de ma lecture car de nombreuses questions restent sans réponse (et le resteront puisque Georgia Blain est morte l'an passé…) : les Parents, l'Effondrement, les Souterrains, la rébellion… J'ai du mal à penser que l'autrice ait pensé ce roman en one-shot tant il appelle une suite pour éclaircir bien des points et approfondir les personnages (et si c'était le cas, c'est un très mauvais one-shot).

Malgré un monde plein de potentiel et un regain d'intérêt dans les 70 dernières pages, j'ai été soulagée d'arriver au bout de cette lecture. Lotto Girl souffre réellement d'un manque de rythme et d'action, la progression étant bien trop lente pour être efficace. En outre, personnages et univers ne sont pas assez étoffés pour devenir captivants.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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lirado
  27 août 2017
Ses parents ayant remporté une incroyable loterie, Fern a pu naître avec des capacités génétiquement modifiées et intégrer la prestigieuse école pour filles d'Halson. de quoi espérer échapper à la dure vie des camps de travailleurs qui pullulent dans ce futur dévasté. Mais lorsque nous découvrons Fern, la jeune fille a tout perdu. Il faut alors essayer de remonter le fil de son histoire, entre passé et présent, pour comprendre comment son destin a basculé.
Lotto girl lance le débat autour de la question de l'eugénisme et Georgia Blain nous tient en haleine grâce à une description intrigante de son monde futuriste. le personnage de Fern est aussi attachant qu'intéressant car complexe. de plus il permet de poser la question du bienfait (ou non) de la manipulation génétique.
Néanmoins Lotto girl souffre d'un manque de rythme qui n'est certes pas dérangeant mais essouffle l'intérêt du lecteur. Combiné à une difficulté à saisir tous les tenants et aboutissants, un récit parfois flou et une fin abrupte, nous ressortons malheureusement un peu déçus de cette lecture pourtant très prometteuse.
Lien : http://www.lirado.com/lotto-..
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