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Bernard Pautrat (Traducteur)
ISBN : 274362079X
Éditeur : Payot et Rivages (07/04/2010)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 14 notes)
Résumé :

William Blake (1757-1827) brille désormais au firmament de la littérature universelle comme un astre énigmatique. Fils d’un marchand de chaussettes disciple de Swedenborg, il écrit des poèmes dès l’âge de douze ans ; à quatorze ans, il est mis en apprentissage chez un graveur et y assimile toutes les techniques de cet art difficile, dont il va faire son métier. En même temps il se forme à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  21 novembre 2017
Poet, poet, burning bright
In the stanzas of the night
What romantic coquetry
Could frame your fearful poetry ?
Quel homme étrange, que William Blake ! Prophète visionnaire, poète, artiste graveur...il n'est jamais allé à l'école (mis à part son apprentissage chez un graveur), il n'a pratiquement pas quitté Londres de sa vie, mais quel universalisme dans ses descriptions de la nature et l'âme humaine !
Son mariage avec Cate Boucher, femme sans éducation à qui il apprend à lire, écrire, dessiner et colorier ses gravures - et à qui il voue un amour simple et tendre - est tout à son image.
Tout comme ses procédés de gravure inhabituels - révélés par "l'esprit de son frère mort". Ses hallucinations commencent à l'âge de quatre ans, quand il aperçoit le visage de Dieu qui le regarde par la fenêtre, et elles ne le quittent plus. Il leur parle et les dessine. Influencé par la Bible (mais nullement par l'église comme institution), par l'art gothique et la philosophie de Swedenborg, il reste vraiment une figure "à part" parmi ses contemporains. Une grosse partie de son oeuvre est perdue, voire brûlée après sa mort, car finie entre les mains d'un "homme d'église".
Au diable, Mr. Tatham !
Tandis que ses livres "prophétiques" (The book of Urizen, The book of Los...) sont quasi incompréhensibles, "Le Mariage du Ciel et de l'Enfer" reste, pour moi, une des plus belles oeuvres de la période pré-romantique.
La "volonté libre" à l'état primitif est confrontée au monde avec ses lois "artificielles". Les démons de l'enfer représentent une force créatrice; les anges l'obéissance et l'esclavage. Mais les deux doivent se réconcilier, pour que la vie équilibrée et le progrès puissent exister. Je trouve aussi beaucoup d'humour et d'ironie dans ces lignes.
Dans les "Chants d'Innocence" et les "Chants d'Expérience" il y a une dualité - on ne peut pas les séparer - et les premiers prennent une dimension nouvelle après avoir lu les seconds. Il faut voir au moins la double page de "l'agneau" et "le tigre" dans sa gravure originale !
Blake ne parle pas "d'enfants", il parle "comme un enfant", dans tout son bonheur et sa béatitude. le petit agneau innocent trouve son antipode dans le tigre des "Chants d'Expérience", qui représente le force et le coeur corrompu.
Il y a une déception dans l'expérience, notre vie d'adultes nous arrache à nos bonheurs simples.
On se demande, avec Blake qui s'adresse au tigre
"Did he who made the lamb made thee ?"
Dieu serait-il un grand blagueur ?
Style presque primitive qui rappelle les "nursery rhymes" anglais. J'adore le style désuet de "thy", "thou"; les "&" de Blake ! Dans la traduction le charme se perd un peu...
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Philippe67
  25 mars 2012
Je devrais ranger ce livre dans "mes livres en cours" car je ne le lache jamais pour très longtemps, j'y retourne régulièrement, je connais certains passages par coeur à force de les avoir lus et relus.
Il y a un rapport à la transcendance et à la grâce que je trouve magnifique et que je ne retrouve chez aucun auteur (bien sur je ne les connais pas tous)
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Shambalala
  30 mai 2015
William Blake je ne connaissais pas....pendant longtemps
J'avais vu le film de Jarmush ; "Dead man" dans lequel l'indien appelle Johnny Depp....."William Blake"....tu es un poète
Alors me suis procuré ce recueil quelques temps après....
je l'ai feuillleté , ai vagabondé, puis je l'ai oublié encore....
ha oui !! ça mérite de connaître !
Je mets à jour "mes livres"..et je le retrouve....
je constate que seul 22 lecteurs sur le site le connaissent...très peu
ça alors et saperlipopette
comme quoi...William , je vais m'intéresser à toi de nouveau
PS: le recueil regroupe 3 ensembles
et est bilingue
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dixdoudou
  07 février 2016
William Blake était un poètre anglais, né à Londres dans une famille assez aisé.
Ses poèmes parlent des expérience que se soit dans son enfance ou de la nature. Ils sont faciles à lire et claire, on voit très bien ce que l'auteur raconte. Bien sur si on veut analyser ces poèmes c'est bien plus compliquer.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   08 octobre 2014
Les poètes de l'antiquité peuplaient le monde sensible de dieux et de génies, auxquels ils donnaient les noms — et qu'ils revêtaient des attributs — des bois, des ruisseaux, des montagnes, des lacs, des peuples, des cités, et de quoi que ce soit que leurs nombreux sens élargis pussent atteindre.
Ils étudiaient particulièrement le génie de chaque ville et de chaque contrée, plaçant celui-ci sous la tutelle de sa déité spirituelle ;
Mais bientôt, pour l'avantage de quelques-uns, et pour l'asservissement de la masse, un effort fut tenté d'abstraire ces déités, qui s'échappèrent ainsi de leur matérialité première : les prêtres entrèrent en scène.
Instituant les rites, d'après les premiers récits des poètes,
Et finalement les prêtres déclarèrent, qu'ainsi l'avaient voulu les Dieux.
Les hommes oublièrent alors que, seul, le cœur de l'homme est le lieu de toutes les déités.

LE MARIAGE DU CIEL ET DE L'ENFER.
+ Lire la suite
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OrpheaOrphea   23 octobre 2011
The Tyger

Tyger ! Tyger ! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry ?

In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes?
On what wings dare he aspire?
What the hand dare sieze the fire?

And what shoulder, & what art.
Could twist the sinews of thy heart ?
And when thy heart began to beat,
What dread hand ? & what dread feet ?

What the hammer ? what the chain ?
In what furnace was thy brain ?
What the anvil ? what dread grasp
Dare its deadly terrors clasp ?

When the stars threw down their spears,
And watered heaven with their tears,
Did he smile his work to see ?
Did he who made the Lamb make thee ?

Tyger ! Tyge r! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Dare frame thy fearful symmetry ?


(Tigre ! Tigre ! feu et flamme
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main ou quel œil immortel,
Put façonner ta formidable symétrie ?
Dans quels abîmes, quels cieux lointains
Brûla le feu de tes prunelles ?
Quelle aile osa y aspirer ?
Quelle main osa saisir ce feu ?
Quelle épaule, quel savoir-faire
tordirent les fibres de ton cœur ?
Et quand ce cœur se mit à battre,
quelle terrible main ? Quels terribles pieds ?
Quel fut le marteau ? Quelle la chaîne ?
Dans quel brasier fut ton cerveau ?
Sur quelle enclume ? Et quelle terrible étreinte
Osa enclore ses mortelles terreurs ?
Quand les étoiles jetèrent leurs lances
Et baignèrent le ciel de leurs larmes,
A-t-il souri à la vue de son oeuvre ?
Celui qui fit l’Agneau, est-ce lui qui te fit ?
Tigre ! Tigre ! feu et flamme
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel œil immortel
Osèrent façonner ta formidable symétrie ?)
+ Lire la suite
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Philippe67Philippe67   27 janvier 2013
J'allais au jardin d'amour
et vis ce que jamais je n'avais vu
une chapelle était bâtie au milieu
là où, sur le gazon, j'avais coutume de jouer

Les portes de cette chapelle étaient closes,
et au dessus était inscrit : "tu ne dois pas";
alors je revins au jardin d'amour
où croissaient jadis tant de suaves fleurs;

mais je le vis rempli de tombes
et de dalles où eussent dû être des fleurs
des prêtres en robes noires y passaient et repassaient,
attachant avec des ronces mes joies et mes désirs.
+ Lire la suite
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Philippe67Philippe67   27 janvier 2013
Une fleur me fut offerte
telle que mai n'en apporta jamais;
je dis alors "j'ai un joli rosier"
et négligeai la douce fleur.

J'allai à mon joli rosier
et lui donnai mes soins jour et nuit;
mais ma rose se détourna jalouse
et ses épines furent mes seuls délices
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Philippe67Philippe67   27 janvier 2013
Petite mouche
tes jeux d'été
d'un geste étourdi
ma main les a détruits.

Ne suis-je pas
une mouche comme toi?
ou n'es tu pas
un homme comme moi?

Car je danse
et bois ou chante
jusqu'à ce qu'une main aveugle
détruise mon aile

Si la pensée est vie
force et souffle
et si son absence
est la mort

Alors je suis
une heureuse mouche
que je vive
ou bien meure
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Videos de William Blake (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Blake
Film d'animation de Blejkovim crtežima.
Dans la catégorie : Poésie anglaiseVoir plus
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