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Marie-Louise Soupault (Traducteur)Philippe Soupault (Traducteur)Sylvie Doizelet (Préfacier, etc.)
EAN : 9782710329541
160 pages
Éditeur : Quai Voltaire (05/04/2007)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Poète, peintre et graveur anglais. Son premier volume de vers au lyrisme intense (Les Esquisses poétiques) parut en 1783. Dans ses recueils 'Chants d'innocence' (1789) et 'Chants d'expérience' (1794) - l'un doux et aérien, l'autre aux accents plus amères - il proclame avec véhémence la supériorité de l'imagination poétique et le pouvoir de l'énergie créatrice, seule susceptible de reconquérir le divin. Ses écrits suivants : 'Le Livre d'Urizen', 'Le Chant de Los' (17... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
colimasson
  31 janvier 2017
La meuf de la préface nous dit qu'on devrait se méfier de prendre William Blake au pied de la lettre parce que son petit classement poèmes de l'innocence/poèmes de l'expérience, c'est comme une fausse césure, comme la fausse césure qui sépare souvent joie et mélancolie. Pour exemple, on peut prendre ce morceau d'un poème des chants de l'innocence (Berceuse) :

« Dors, dors, heureux enfant !
Et toute la création dormait et souriant
Dors, dors, sois heureux
Pendant que ta mère pleure penchée sur toi »

Mais à ne pas tout généraliser : les chants d'innocence sont parfois réellement innocents, dans leur naïveté toute retrouvée, et les chants d'expérience peuvent être pleins d'une force brute qui témoigne de la bonne grosse vie paysanne, celle qu'on ne conteste pas.

« J'en voulais à mon ami :
Je dis mon courroux, et mon courroux prit fin.
J'en voulais à mon ennemi :
Je ne le dis point, mon courroux grandit.
Et je l'arrosai en tremblant,
Nuit et matin, de mes larmes,
Et je l'ensoleillai de sourires,
De douces ruses trompeuses,
Et il grandit nuit et jour
Jusqu'à ce qu'il engendrât une pomme éclatante
Et mon ennemi la vit briller
Et il sut qu'elle était mienne,
Et dans mon jardin il se glissa
Quand la nuit eut voilé le pôle,
Au matin, joyeux, je vis
Mon ennemi étendu mort sous l'arbre »

A la limite, on pourrait dire que ces poèmes marquent la faille qui traverse la conscience (le trait unaire lacanien, ah, ah, ah) pour lui dire qu'à présent, toute joie deviendra un souvenir nostalgique pour le futur ; toute peine, l'occasion de nourrir une plus grande force dans l'avenir, tant qu'on n'y succombe pas. Mais la joie et la peine existent aussi en tant que telles, réjouissant et blessant sans possibilité de maîtrise. On voit l'apparition d'une figure du quaternaire.

Ces poèmes fournissent une bonne confirmation de l'a-moralisme perçu dans le Mariage du Ciel et de l'Enfer. le système quaternaire, c'est cela : les deux côtés de ce qui rassemble, les deux côtés de ce qui sépare.
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Tandarica
  04 avril 2020
L'innocence est le premier aspect de la nature humaine, plein de joie : enfance, premiers amours. L'expérience est le second aspect, donc celui qui prime, car nous ne sommes plus des enfants et le poète devient pessimiste. La nature est très présente en métaphores et allégories : l'homme est plus ou moins bon, la société le pervertit abondamment. À noter que l'éducation est une force d'oppression et d'ennui non négligeable. On dit même que Blake était le rebelle de la littérature anglaise.
Si à l'époque Londres était la capitale du monde, la description que Blake en fait glace le sang.
Enfin, le thème du temps qui change tous les aspects de la vie humaine et l'amour en premier ; c'est lui le plus passager.
Il faut encore lire Blake, bien évidemment !
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GuillaumeTM
  29 mars 2013
C'est certainement l'un des meilleurs livres de William Blake, coupé en deux parties : l'une représentant l'innocence de l'enfance et l'autre celle du passage à l'age adulte donc de l'expérience
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Katiouchka
  11 octobre 2010

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   31 janvier 2017
« Musicien, assieds-toi et écris un livre
Que tout le monde puisse lire. »
Il dit et s’en alla.
Alors, je cueillis un roseau.

Je cueillis un roseau qui me servit de plume
Et, de l’eau transparente, je fis de l’encre
Pour écrire des chansons si gaies, si gaies,
Pour que tous les enfants soient contents de m’entendre.
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EpokheEpokhe   18 octobre 2012
Tyger! Tyger! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?

In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes?
On what wings dare he aspire?
What the hand, dare sieze the fire?

And what shoulder, & what art,
Could twist the sinews of thy heart?
And when thy heart began to beat,
What dread hand? & what dread feet?

What the hammer? what the chain?
In what furnace was thy brain?
What the anvil? what dread grasp
Dare its deadly terrors clasp?

When the stars threw down their spears,
And water'd heaven with their tears,
Did he smile his work to see?
Did he who made the Lamb make thee?

Tyger! Tyger! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Dare frame thy fearful symmetry?
+ Lire la suite
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Fabinou7Fabinou7   10 mai 2020
"For Mercy has a human heart,
Pity a human face,
And Love, the human form divine,
And Peace, the human dress."
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KatiouchkaKatiouchka   11 octobre 2010
Piping down the valleys wild,
Piping songs of pleasant glee,
On a cloud I saw a child,
And he laughing said to me :

'Pipe a song about a lamb !'
So I piped with a merry chear.
'Piper, pipe that song again;'
So I piped: he wept to hear.

'Drop thy pipe, thy happy pipe,
Sing thy songs of happy chear.'
So I sung the same again
While he wept with joy to hear.

'Piper, sit thee down and write
In a book that all may read.'
So he vanish'd from my sight,
And I pluck'd a hollow reed,

And I made a rural pen,
And I stain'd the water clear,
And I wrote my happy songs
Every child may joy to hear.
+ Lire la suite
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HarmonideHarmonide   03 mars 2018
THE FLY


Little Fly,
Thy summer's play
My thoughtless hand
Has brushed away.

Am not I
A fly like thee?
Or art not thou
A man like me?

For I dance
And drink, and sing,
Till some blind hand
Shall brush my wing.

If thought is life
And strength and breath
And the want
Of thought is death;

Then am I
A happy fly,
If I live,
Or if I die.
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Videos de William Blake (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Blake
William BLAKE – Une Vie, une Œuvre : le visionnaire engagé (France Culture, 2006) Émission "Une Vie, une Œuvre", par Florence Marguier, diffusée le 31 décembre 2006 sur France Culture. Invités : Michael Edwards, Danièle Chauvin, Alain Suied et Jan-Willem Noldus.
Dans la catégorie : Poésie anglaiseVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Poésie anglaise (101)
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