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Arnaud Regnauld (Traducteur)
ISBN : 2749914183
Éditeur : Michel Lafon (14/04/2011)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 147 notes)
Résumé :
Le village de Daggerhorn semble sommeiller au creux de la vallée. Depuis des générations, le Loup qui menace sa tranquillité est tenu à l’écart grâce à un sacrifice mensuel. Mais aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Et la peur rôde…
Depuis la mort de sa soeur, la plus douce des jeunes filles, Valérie est inconsolable. Henry, le superbe fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le coeur indompté de la belle bat pour un autre garçon : Peter, le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  29 juillet 2015
Je ne vais pas déroger à la règle... J'ai vu le film avant de lire le roman. J'avais apprécié la version cinématographique, je m'étais donc dis que le roman serait aussi agréable à lire. Et là-dessus pas d'erreur, bien que les trois quarts du roman sont absolument identiques au film. En soit, aucune surprise, même si au départ, j'ai cru qu'il y aurait quelques petits changements car la première partie du roman est inédite.
Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été bercée par les contes étant enfant, et j'en garde toujours un certain amour nostalgique, si bien que dès que je vois une adaptation, j'ai envie de la voir. Et si c'est une adaptation libre, j'accroche encore plus. C'est ce qui m'avait plu avec l'histoire du Chaperon Rouge. Exit la petite fille qui va chez sa mère-grand et qui doit être secouru par le chasseur. A la place, nous voilà dans un monde moyenâgeux où notre chaperon est une jeune femme indépendante, courageuse et réfléchie. le loup est toujours présent, le ou plutôt les chasseurs aussi, mais pas de demoiselle en détresse. Un très bon point. Car c'est avant tout le caractère de l'héroïne qui fait qu'on apprécie l'histoire. Pas de niaiserie, pas de "je subis" mais plutôt je prends ma vie en main.
Bien entendu, il y a de la romance, il ne faut pas non plus s'en cacher. Entre Peter et Henry, la jeune femme a de quoi faire. Mais même si les relations avec les deux jeunes hommes sont mises en avant, elles ne sont pas non plus omniprésentes. Je regrette d'ailleurs un peu que les deux garçons n'aient pas été plus travaillés. Peter est de loin mon personnage préféré, mais comme Henry, il aurait mérité plus d'attention. Toujours est-il que la traque du loup est bien le fil conducteur de l'intrigue (il faut faire des choix).
Connaissant déjà l'histoire, mise à part la première partie qui plante beaucoup plus le décor que le film, je vais faire un parallèle entre les deux oeuvres. Lorsque j'ai vu le film, savoir qui était le loup était le mystère que je voulais résoudre. Et ce que j'ai grandement apprécié et qui bien entendu se retrouve dans le roman est le fait que les pistes sont continuellement brouillées. Tout le monde peut être le coupable, et l'auteur nous induit en erreur, laisse de fausse piste, une atmosphère de paranoïa s'installe et ce sentiment est amplifié par le ressentit de Valérie. le ou la coupable est d'ailleurs tellement évident et en même temps tellement bien trouvé que c'était très bien trouvé de la part de l'auteur. Et lorsque nous découvrons qui est le loup, tout devient beaucoup plus clair. Chaque événement depuis le début du roman trouve un sens.
L'histoire est de plus très agréable à lire grâce au style de l'auteur. Efficace, allant à l'essentiel et en même temps très habile dans la description des ressentis des personnages. L'auteur a vraiment su, de plus, relater cette ambiance lourde et froide, sans trop de couleurs. Il y a cette impression de paysage gris et morne, triste et désolé qui ressort vraiment bien et qui donne encore plus de poids à l'histoire.
Si vous avez vu le film, je vous dirais que le roman n'a pas forcément d'intérêt. Si vous n'avez pas vu le film et que vous aimez les contes revisités, n'hésitez pas :)
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Pommesucre
  14 novembre 2011
Valérie vit dans une petite bourgade du nom de Daggerhorn. Village qui subit la malédiction du loup depuis toujours. Valérie était fort proche de Peter quand ils étaient que des enfants. Ensemble, il laissait libre cours à leur curiosité, leur intrépidité, leur jeux. Un soir, c'est une de ses petites chèvres qu'elle affectionne tant que son père doit sacrifier pour le loup. Peinée, de devoir laisser sa chèvre, elle décide de finalement la sauver et sort seule quand il fait nuit noire et que tout le monde est cloitré chez soi. C'est ce soir là qu'elle voit pour la première fois le loup. le loup avait tout le loisir de la tuer, mais il n'en fait rien et lui laisse la vie sauve. Elle ne saura d'ailleurs jamais pourquoi! Quelques années passent. Valérie a désormais 17 ans, elle garde sa vivacité, son intrépidité et n'est pas pressée d'entrer dans le monde adulte. Elle retrouve Peter pour qui elle a toujours eu des sentiments et celui-ci est dotée d'une beauté sauvage qui ne laisse personne indifférente. Malheureusement peu de temps après sa soeur, Lucie, est victime du loup un soir de pleine lune. Valérie a du mal à s'en remettre est le jour des funérailles de sa soeur, elle apprend qu'elle a été promise à Henri, le plus riche prétendant du village. Pour son cadeau de fiançailles, Mère-Grand lui offre un chaperon d'un rouge profond, un rouge qu'elle a fait venir car nul n'a un chaperon d'une couleur aussi vive au village. A ce moment là, Henri peiné pour le chagrin de Valérie et le chagrin de son futur beau père, se décide à partir à la chasse au loup avec les hommes du village. Chasse qui se terminera en tragédie étant donné que le père d'Henri décèdera dans l'aventure. Chose encore plus perturbente pour Valérie c'est que sa mère semble encore plus abattue qu'Henri du décès.
A ce moment là, un prêtre-chasseur fait son entrée dans le village et promets d'attrapper le loup et de mettre un terme à ce carnage. Malheureusement, la supposée aide apportée, n'apportera rien que sinon un plus gros carnage encore et le doute en chacun à propos de tout le monde, même son propre entourage. Les Villageois seront donc enfermés dans le village, car le loup est l'un des villageois. Etant donné que c'est la pleine sanglante et qu'elle dure au moins 4 jours, le loup est dans le village et fera son apparition à chaque soir provoquant une vrai débâcle et un vrai carnage à chaque sortie. Durant une de ses débâcles, Valérie se retrouve à nouveau en face du loup. Il lui "parle" est la seule à le comprendre et elle lui répond, il laissera le village tranquille si elle part avec lui. Elle refuse, mais son amie Roxanne assiste à la scène médusée. Afin de ne pas être accusée de sorcellerie, Valérie lui demande de n'en parler à personne.
Ne trouvant aucun coupable présumé le père, venu en aide au village, s'en prend au frère de Roxanne qui est différent car il présente un léger handicap mental. Il sera torturé, Roxanne pour le sortir de là sera dans l'obligation de dénoncer Valérie pour sorcellerie. Pour distraire les villageois du réel problème, elle sera jugée pour sorcellerie seul Henri se lèvera pour la défendre, bien qu'il n'ai pas une grande estime pour Peter, il s'attendait à ce qu'il se lève, mais il avait déjà disparu de la taverne. Valérie est condamné à faire l'appât pour sorcellerie. Peter retrouve ensuite le père de Valérie pour organiser sa fugue et sa délivrance en échange de quoi c'est lui qui aura sa main. N'ayant pas vent de cet arrangement, Henri participe à l'opération. Elle est libérée mais le loup refait surface et celui-ci traque toujours Valérie pour qu'elle le suive. le suivra-t-elle? Qui est le loup?
Ce qui m'a donné envie de l'acheter c'est la couverture, très objectif, je vous l'accorde. Mais elle était tellement belle, matte et si douce que j'ai craqué. Je me suis donc empressé de le lire après un partenariat.
On plonge donc dans un atmosphère très sombre, loin du conte gentillet qui nous était présenté durant nos jeunes années. L'auteur nous pousse à nous poser des questions sur tous les personnages présents dans le livre, insidieusement le doute s'insinue en nous. de chapitre en chapitre on est donc poussé à mener notre petite enquête en parallèle de Valérie. Des indices sont laissés dans le livre quant à la possible identité du loup... Mais est-ce vraiment le personnage auquel on pense? Rien n'est confirmé. Finalement, je ne sais pas si la confirmation est nécessaire, étant donné que c'est cette idée qui est le fil conducteur du livre, les indices, les suppositions.
J'ai beaucoup apprécié le côté insouciant, indépendant de Valérie. Valérie est loin d'être une fille comme les autres. Elle ne cherche pas à attirer les regard ou chercher son futur mari, elle n'en a cure, cela ne l'intéresse pas et ne s'estime pas prête. La réalité du monde adulte effraie Valérie et elle ne souhaite pas passer dans le monde adulte de sitôt. On accompagne donc Valérie tantôt dans la joie, tantôt dans le chagrin, ou encore dans la colère de ne pouvoir rien faire contre le loup simplement parce qu'on la considère comme une femme et que les femmes sont juste là pour rester à la maison, idée qui la dérange. (et qui me dérange aussi).
L'écriture était fluide, agréable à lire, on est tenus en haleine jusqu'à la fin, même si on se doute de l'identité du loup, la dernière page ne le confirme pas, et nous laisse dans le flou. Dans ce livre se mêlent suspense, amour, trahisons, rancoeurs. Une bon cocktail qui a pour conséquence, dans les dernières pages, de vouloir être greffé au livre.
Autre chose qui m'a frappée, le soin de la présentation de chaque chapitre. Rarement on voit des lettres gothiques qui renforcent le côté sombre du livre. Chaque page chapitre a une page remplie d'"enluminures" en plus du numéro de chapitre agrémenté du même style d'"enluminure", ce qui rend le livre encore plus agréable à l'oeuil...
C'est un livre jeunesse mais qui est accessible à tout âge, le côté sombre et parfois légèrement violent contre-balance le côté livre dédié qu'à la jeunesse. Je ne suis pas déçue de ce livre qui même s'il ne promet pas grand chose est distrayant et des plus agréable. Je le conseille à toute personne voulant lire ce conte sous un autre angle, moins naïf.
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Melisende
  30 avril 2011
J'ai remarqué la sortie du film depuis quelques temps déjà, et surtout la présence de Gary Oldman dans le casting. Mais ce n'est que très récemment que j'ai appris qu'un livre existait. Lorsque Camille me l'a proposé, j'ai bien vite accepté, ravie de pouvoir comparer livre et film. A l'heure où je rédige ce billet, je n'ai toujours pas eu l'occasion d'aller au cinéma mais c'est prévu, et je vous en parlerai le plus rapidement possible…
Je croyais au départ que le livre avait servi à l'élaboration du film, mais en fait, on apprend dans la préface qu'il a été rédigé pendant le tournage ; c'est donc comme un complément au support visuel qu'il faut l'appréhender, je pense. Cela dit, pour ne pas connaître à l'avance le dénouement et le nom du coupable, il vaut peut-être mieux le lire en premier… quoique… on peut faire la remarque dans l'autre sens également…
Alors qu'elle n'a que sept ans, Valérie quitte son lit en pleine nuit pour tenter de sauver sa chèvre offerte en sacrifice. Ce soir-là, elle fait la connaissance du Loup…
Dix ans plus tard, alors qu'elle, sa soeur aînée Lucie et leurs amies ont l'autorisation de camper dans les champs après la journée de moisson, la nuit sanglante se lève et le Loup fait une première victime dans l'entourage de Valérie.
Alors que l'angoisse monte et que d'autres villageois sont assassinés, le doute grandit : qui est l'habitant du village qui se transforme en loup-garou et sème la terreur ? Peter, l'ami d'enfance mystérieux de Valérie qui réapparaît après dix ans d'absence ? Henry, le fils du forgeron, étrangement là où il ne faut pas ? La grand-mère de la jeune fille qui a toujours eu des allures de sorcière ?… Qui ? Et pourquoi veut-il Valérie ?
Je dois avouer que je ressors de cette lecture assez mitigée et je pense que je vais avoir un peu de mal à faire passer mon ressenti ; si mon billet est brouillon, je m'en excuse. Commençons par ce qui m'a déplu pour terminer sur une note positive !
Je pense que la plume n'est pas étrangère à ma déception. Je ne sais pas si l'on doit s'en prendre à la traduction ou directement au style de Sarah Blakley-Cartwright, mais je n'ai pas trouvé ça bon. Je suis pourtant bon public, mais là, j'ai relevé des dizaines de maladresses. Certains passages m'ont paru tellement nébuleux que j'ai du les relire plusieurs fois pour parvenir à une compréhension plus ou moins acceptable. Les descriptions sont certes très visuelles (en même temps, le film est à la base de la rédaction) mais le point de vue externe est, à mon goût, mal employé. On passe d'une scène à l'autre, d'un personnage à l'autre comme du coq à l'âne, sans transition. C'est déstabilisant. En revanche, les chapitres courtes permettent une lecture plutôt rapide.
Autre point négatif qui rejoint un peu le précédent car relève la plupart du temps de l'incompréhension : les réactions de Valérie l'héroïne. Je trouve que ses sentiments sont mis en avant maladroitement. Bien sûr, elle doit être perdue, dans le doute, confuse… mais est-ce une raison pour la faire changer d'avis en une demi seconde ? Elle se jette dans les bras de Peter, l'embrasse à pleine bouche et l'instant d'après, elle tremble de peur et souhaite s'enfuir à des kilomètres de là… ? Encore une fois, je comprends le désir de l'auteure de vouloir exagérer la confusion de Valérie mais la plupart du temps, cela en devient presque invraisemblable… peut-être que ces scènes ont un meilleur impact dans le film ?
Dernier point, pas foncièrement négatif, mais qui m'a tout de même légèrement déçue : le nom du coupable. Il est plutôt bien amené, mais l'explication avancée est presque « trop facile ». Je veux dire par là que j'avais deviné le nom du coupable assez rapidement et que je n'ai pas été surprise car il me semble « logique ». Tout ça pour dire que je l'ai vu venir à des kilomètres et que j'aurais aimé un gros rebondissement, une révélation qui me surprenne. Cela dit, je ne doute pas que les lecteurs à l'esprit moins tordu que moi soient surpris par ce dénouement…
A noter également que le dernier chapitre n'est pas présent dans le livre mais qu'il faut aller le découvrir sur le site des éditions Michel Lafon. Je n'ai pas été gênée outre mesure car j'étais à proximité d'un ordinateur quand j'en suis arrivée là, mais je peux comprendre que certains soient ennuyés, surtout s'ils ne sont pas prévenus (rien ne l'indique clairement à part lorsqu'on arrive aux dernières pages…)…
Passons maintenant aux points positifs, et il y en a !
Le premier qui me vient en tête, et le plus important, c'est l'atmosphère mise en place par l'auteure. le village fait vite office de huis-clos où la suspicion grandit. Je trouve que le côté angoissant est très bien rendu. de même pour le côté un peu « gothique » avec une forêt qu'on pourrait imaginer tel que le ferait Burton… J'avais les teintes noir, gris et rouge de la couverture constamment en tête, ce qui offre un côté visuel intéressant à cette lecture, à mon goût.
Pour revenir sur la suspicion très présente, j'ajouterais que l'auteure joue parfaitement avec le lecteur. Si l'on n'a pas deviné qui était le coupable, on est baladé d'un suspect à l'autre en même temps que Valérie et on doute de tous, successivement. Les ficelles sont parfois un peu grosses, mais ça a assez bien marché sur moi, au début.
Ce ne sera peut-être pas un point positif pour tout le monde, mais j'ai apprécié que l'histoire d'amour et le triangle amoureux ne prennent pas toute la place ou du moins, qu'elle n'empiète pas trop sur l'enquête et le côté angoissant de l'histoire. D'ailleurs, la petite guéguerre entre Peter et Henry et les doutes de Valérie les concernant n'auraient pas du tout été présents que ça ne m'aurait pas gêné outre mesure… le côté « romance » du Chaperon rouge ne m'intéressait pas plus que ça et il reste assez en retrait pour que je sois satisfaite.
Globalement, cette version est assez éloignée du conte d'origine et mis à part le chaperon (qui apparaît tardivement), la grand-mère et le loup (qui devient un loup-garou), on retrouve assez peu des éléments découverts dans notre enfance. Cependant, je trouve que l'histoire tient la route et, si tous les défauts cités plus haut avaient été gommés ou au moins réduits, elle aurait pu être une excellente réécriture du Petit Chaperon rouge… Je me contenterai simplement de dire qu'il s'agit d'une version moderne divertissante.
Un dernier petit paragraphe pour féliciter une nouvelle fois les éditions Michel Lafon pour le soin qu'elles accordent à l'objet-livre en lui-même. Non seulement les couvertures sont toujours magnifiques, mais les décorations intérieures ne sont pas en reste. le Chaperon rouge ne fait pas exception à la règle !
Malgré mon avis mitigé j'ai toujours envie de découvrir ce que cela donne au cinéma. Je remercie donc Camille qui m'a offert l'opportunité de pouvoir comparer les deux supports, chose que je prends de plus en plus de plaisir à faire !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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darkmoon
  22 juin 2013
Le Chaperon Rouge, est une relecture à la fois gothique et thriller du célèbre conte de Charles Perrault.
L'histoire prend place dans le sombre et mystérieux village de Daggerhorn, dont la tranquillité est menacée depuis des générations par un loup tenu à l'écart grâce à un sacrifice animalier mensuel. Jusqu'au jour où la soeur de la douce Valérie, jeune femme aussi belle qu'intrépide, est la prochaine victime du monstre. de passage au village, l'inquiétant chasseur de loups, Solomon fait une terrible révélation: le loup est un des villageois. Tout le monde devient alors suspect. Bientôt, on comprend que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu'elle le rejoigne avant que le sang coule… et que tous ceux qu'elle aime disparaissent. L'auteur réalise ici un roman mêlant fantastique, thriller, mystère, amour, en somme un mélange totalement explosif. Tout le long du livre nous sommes aspirés par cette histoire aussi passionnante qu'inquiétante où tous les villageois deviennent suspects, y compris le fameux Chaperon rouge. C'est tout sauf innocent et c'est ce qui fait justement sa force. L'identité du loup reste un mystère complet jusqu'à la fin du livre et le suspense est très bien maintenu.
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Melissa-Macy
  05 décembre 2015
A Daggerhorn, les habitants ont l'habitude de sacrifier leur meilleur mouton, chaque mois, le jour de la pleine lune, depuis bon nombre d'années, pour que le Loup les épargne, eux ainsi que leur famille. Mais cette fois, cela ne suffit pas. Lucie, la soeur de Valerie, est retrouvée inerte sur un tapis de neige rouge sang. Aussitôt, le village, en émoi, se mobilise et les hommes s'organisent pour traquer la bête. Sans Valerie. La jeune fille n'accepte pas d'être ainsi écartée. Ce crime est son drame et sa résolution sa quête, quitte à devenir la nouvelle ... proie !
Dire que je me suis ennuyée à la lecture du Chaperon rouge serait injuste car ce conte revisité au caractère heroic fantasy regorge de rebondissements et a su retenir le mystère de l'identité humaine du Loup jusqu'au dernier moment. Pourtant, en refermant ce livre, j'ai le sentiment d'avoir vécu une histoire sans passion ni peur.
Pour parler du récit, il se situe au Moyen-Age, dans un village isolé au coeur des montagnes, là où Valerie, jeune fille de 17 ans, un peu rebelle et anticonformiste, vit en compagnie de sa famille et de ses amis.
Le drame qui frappe Daggerhorn et qui va conduire l'histoire sur le chemin du Loup (garou) survient quasiment à la moitié du livre, après une longue présentation des personnages et du contexte. Autant dire une éternité ! Même s'il faut bien avouer que cette longue introduction permet à l'auteure de semer le trouble dans la tête du lecteur qui imagine alors tout un tas de possibilités quant au dénouement du scénario. C'est d'ailleurs à cette occasion que Sarah Blakley-Cartwright lève le voile sur les sentiments qui habitent et tiraillent son héroïne jusqu'à la mettre devant un choix. Doit-elle s'enfuir avec Peter, son amour d'enfance, et abandonner les siens à leur triste sort ou doit-elle plutôt accepter le mariage arrangé qui l'unirait à Henry et qui lui assurerait un avenir plus stable et confortable ?
C'est dans la seconde moitié du roman que cette question deviendra plus que centrale puisque, comme dans le film qui porte le même nom, Valerie sera confrontée au Loup et à la vérité qui l'entoure. Dans cette partie, une seule chose obsédera notre héroïne : découvrir qui est le Loup, quitte à développer des attitudes et des sentiments contradictoires à l'égard de Peter et d'Henry, ses principaux suspects. Perdue, Valerie ne saura plus en qui elle peut avoir confiance et se tournera en définitive vers la seule personne capable de répondre aux questions qu'elle se pose, le Loup.
Même si la plume de l'auteure ne m'a pas bouleversée, elle a su retranscrire assez justement l'ambiance et l'univers du film sans pour autant y apporter le plus que j'espérai. Dommage, j'aurai voulu plus d'emportements et d'originalité, plus de sensualité aussi ... Je reste sur ma faim !
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   10 mars 2018
Valérie scruta d’abord ses yeux sombres qui lui étaient devenus si familiers, puis elle s’intéressa aux ecchymoses qui brunissaient sa peau.

– Tu doutes donc de moi ? dit Peter en s’avançant vers elle, déterminé à lui faire changer d’avis.

– N’approche pas, rétorqua-t-elle, surprise par l’intensité

de sa propre voix.

Valérie ne se sentait pas forte, bien au contraire. Elle était plus faible que jamais et la peur dominait ses émotions.

Elle se sentait si petite face à lui, mais lorsqu’il voulut lui caresser le visage, Valérie se baissa pour tirer son couteau de sa botte. Elle rassembla alors tout son courage et brandit son arme en reculant.

– Je t’en prie, n’approche pas, supplia-t-elle.

Mais Peter ne l’écouta pas.

Valérie réagit instinctivement. Elle regarda le couteau qu’elle tenait encore à la main alors que Peter se tordait de douleur. Il avait la peau fendue d’une entaille rouge vif.

Sans lui laisser le temps de relever la tête, Valérie fit volteface et s’enfuit en toute hâte. Il fallait qu’elle parte le plus loin possible.

Les silhouettes enchevêtrées des arbres noueux se brouillaient dans sa course. Elle se sentait à la fois vide et submergée par l’émotion. Elle ne s’était même pas aperçue qu’elle pleurait au moment où, hors d’haleine, elle s’arrêta enfin, incapable de courir davantage. Le sang lui battait aux tempes. Ses larmes tombaient sur la neige dont elles rompaient la surface pour se forer un chemin jusqu’au sol.

Valérie se retourna lentement.
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CielvariableCielvariable   10 mars 2018
Peter ? s’écria Valérie en reculant d’un pas.

Son visage tuméfié ressemblait à une fleur violette, une balafre écarlate lui barrait la paupière.

Il tendit le bras vers Valérie, mais elle se raidit, les yeux rivés sur sa main… Ses mains ! Il portait des gants. Des gants de soldat.

Valérie songea au Loup… à sa patte roussie qui s’était enflammée lorsqu’il avait franchi les limites de la terre consacrée du cimetière, devant l’église.

– Dieu merci, tu vas bien, dit-elle, car tout cela n’avait pas d’importance.

Peter gratta le sol de sa botte avant de lever les yeux vers elle. Les flocons de neige d’un blanc immaculé se reflétaient dans le noir de ses yeux.

– Où étais-tu passé ? risqua-t-elle.

– Ils m’avaient enfermé à l’intérieur de ce machin, cette saleté d’éléphant en métal, protesta Peter, indigné, car il avait perçu un mouvement de frayeur sur son visage.
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Laeti1304Laeti1304   22 avril 2013
A l'abris de cet espace qui n'appartenait qu'à elle seule, elle changea de vêtement et se mit à admirer son nouveau chaperon rouge, fascinée par sa vibrante beautée.

La plupart des chaperons étaient ordinaires, laineux et taillés dans un tweed rigide. En revanche, celui-ci n'était ni rugueux ni empesé. Il était incroyablement fin, presque fluide et frais au toucher, comme si l'on avait tissé ensemble des pétales de rose.

Au contact de cette étoffe, elle se sentait encore plus forte qu'auparavant. Ce vêtement avait presque quelque chose de presque trop naturel, comme une seconde peau qui lui aurait toujours appartenu. Elle se sentait forte et furtive. Elle avait envie de bondir du haut du grenier telle une panthère pour s'en aller courir à en perdre haleine, traverser le village, longer la fôret où il pleuvait, et rejoindre enfin les champs ensoleillés.
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florencemflorencem   28 juillet 2015
C’est chose singulière que d’avoir une sœur, songea-t-elle. Car on passe sa vie à se dire qu’on aurait pu être elle.
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Red_HoodRed_Hood   23 juin 2013
Elle portait de longs jupons de soie qui oscillaient au rythme de ses pas. Tout comme la minuscule ballerine en bois que Lucie conservait dans sa boîte à bijoux, mère-grand avait la cheville charmante, délicate et, pour tout dire, si fine qu’elle menaçait de se rompre à tout moment, ce qui provoquait chez sa petite-fille un sentiment d’admiration mêlé d’effroi. Valérie quant à elle, était indestructible.
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Le Chaperon rouge, bande-annonce
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