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ISBN : 2755614773
Éditeur : Hugo et Compagnie (07/05/2014)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Suite à la disparition soudaine et mystérieuse de son amant, un comédien part en voyage, avec pour seule perspective un rendez-vous avec lui devant la cathédrale de Cologne, en Allemagne. Arrivé en avance, il découvre la ville en plein carnaval. Derrière un masque, il se fond parfaitement dans le décor, rencontre une jeune femme qui l'engage comme figurant sur un tournage, un photographe qui manipule ses modèles, un Italien venu participer à une phéromone party... ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
pilyen
  08 mai 2014
Manuel Blanc est comédien ( chez Téchiné, Laurent Bouhnik, ...). Il publie son premier roman "Carnaval" et, franchement, c'est sans conviction que j'ai ouvert son livre. Des consoeurs ou confrères s'y sont essayés avant lui ( Anaïs Jeanneret, Sylvie Testud, ...) avec plus ou moins de bonheur. On doute parfois de la totale nécessité de ces publications... Mais là, je l'avoue j'ai été bluffé. Il y a dans ce roman une atmosphère très particulière qui m'a accroché et enveloppé jusqu'au bout.
Difficile de résumer l'histoire, qui est un moment suspendu durant le carnaval de Cologne. Il y a le narrateur, acteur qui essaie de retrouver son dernier amour parti quelques semaines plus tôt. Il y a ce moment unique où tout le monde déambule déguisé dans les rues de cette ville plus connue pour son eau que pour ses festivités. Il y a un film qui se tourne, une boîte à sommeil borgne, une "phéronome party" et des déguisements de gorille puis de Batman endossés par cet homme perdu. et surtout, il y a des regards, le regard, les yeux, la vue, ce que l'on voit, ce que l'autre voit, éléments essentiels de ce livre, très visuel. le cinéma, la photographie, l'image de soi, l'image intérieure, les émotions que livrent les images volées forment un kaléidoscope sensoriel assez vertigineux. C'est un peu "arty" dans la démarche mais, visiblement, Manuel Blanc a des choses à dire et les fait ressentir très fort. J'ai été très vite dans la peau du narrateur. J'ai été Batman perdu dans la contemplation des vitraux de la cathédrale de Cologne. J'ai déambulé dans les rues en fête en faisant claquer ma cape au vent, le coeur lourd des étrangers égarés dans une ville, à la recherche d'un amour désormais impossible.
Sous le masque du super-héros, on avance anonyme pourtant. On est vu sans être reconnu.On voit sans révéler ses émotions. Et quand des peaux viennent s'associer aux regards, peaux de femme, peaux d'homme, on s'abandonne à ces contacts pour essayer d 'oublier la tristesse, le temps assassin.
Ce roman, écrit simplement, sans fioriture apparente, est un voyage sensoriel assez intense.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Sharon
  09 novembre 2016
J'ai acheté ce livre en 2014, lors du salon du livre de Caen. Ce fut l'occasion d'une rencontre assez… amusante avec l'auteur.
J'ai mis deux ans à sortir le livre de ma PAL, et je ne suis pas sûre que l'auteur aimerait mon avis.
Ce qui m'a déplu ? Les chapitres sont courts (cinq pages maximum, mais c'est pratique pour faire de fréquentes pauses), les phrases sont le plus souvent simples (sujet « je », verbe, complément) et le récit n'est pas franchement intéressant (choix des vêtements, de l'hôtel, des petits déjeuners…). le narrateur est un acteur quadragénaire, paraissant moins, ce qui nuit à sa carrière. Il piste à Berlin, pendant le carnaval, son ancien amant qui l'a plaqué. Paradoxe : le carnaval ne joue qu'un rôle secondaire, voire tertiaire dans l'histoire, si ce n'est qu'il permet au narrateur de se déguiser, en gorille puis en Batman. Il fait des rencontres, aussi – un tournage de cinéma assez minable, un photographe voué à l'instant, et Edoardo, qui l'entraîne dans une phéromone party. le livre est court, donc je l'ai terminé, mais le récit m'a semblé assez superficiel. Il y avait tant à approfondir.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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yv1
  24 mai 2014
Carnaval est le premier roman de Manuel Blanc, par ailleurs comédien. Bon, franchement, je n'ai pas accroché à ce livre, et rarement, je me suis trouvé aussi sec en ayant fini un roman. Je me demande bien ce que je vais pouvoir en dire, mais l'inspiration viendra sans doute au fur et à mesure que j'avance dans mon billet.
Je me suis demandé du début à la fin où l'auteur voulait nous emmener, j'avais bien une petite idée, qui s'est avérée d'ailleurs : des rencontres, de l'attente, de la solitude, du carnaval, bizarrement assez peu présent, juste en toile de fond alors qu'il aurait pu être vraiment plus décrit ; il l'est par les déguisements, mais on ne sent pas l'ambiance, j'ai eu presque l'impression qu'il n'y avait qu'un pelé et trois tondus qui défilaient, éméchés et déguisés. On est très loin du film Karnaval avec Sylvie Testud et Clovis Cornillac, qui dans le thème est très ressemblant, mais qui joue à fond la carte du Carnaval de Dunkerque.
Puisque le Carnaval n'est pas le point fort du livre, venons-en aux personnages, aux rencontres. Là non plus, je ne suis pas convaincu. Oh, rien de désagréable, pas de sortie de route, mais plutôt des personnages un peu palots qui n'ont rien vraiment de romanesque. Là encore on est dans du superficiel, dans le manque de profondeur. Les personnages ne sont pas travaillés, les relations entre eux existent, certes, mais sont amenées assez abruptement, sans préparation, qu'elles soient éphémères ou plus longues.
L'écriture de Manuel Blanc est agréable, c'est d'ailleurs l'unique raison qui m'a fait aller jusqu'à son ultime ligne, son roman se lit vite, construit en courts chapitres. Ce n'est pas une lecture qui m'a emballé ni ne m'a agacé au point de lâcher le livre, plutôt un texte qui m'a laissé froid qui n'a pas éveillé en moi d'envie particulière, qui ne me restera pas en mémoire.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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UnChercheurDOr
  09 avril 2018
Un court roman qui entraîne comme dans une farandole de carnaval ! Un homme en quête d'un autre homme ou peut-être de lui-même, de sa liberté, erre dans les rues de Cologne pendant le carnaval. Changeant de peau en changeant de déguisements, ils se réconcilie avec lui--même, avec le désir, avec l'amour. Il s'autorise à ne plus aimer passionnément pour pouvoir aimer de nouveau.
De courts chapitres. Une langue efficace, concise. Une tendance à économiser les mots. Pas de gras, juste de la sincérité.
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blablablamia
  23 mai 2014
Comment trouver les réponses aux questions qui hantent, quand un amoureux indélicat a disparu, et ne répond plus aux appels?
En partant à sa rencontre.
Mais avant de le retrouver au rendez-vous qu'il a fixé dans un bref sms, SE retrouver soi-même...
Le personnage principal va alors débarquer en plein carnaval de Cologne, et embarquer dans une remuante introspection.
Dans un style soigné et parfaitement bien cadencé, Manuel Blanc nous entraîne dans cette tempête qui sévit aux moments charnières, aux moments de mue.
Il nous immerge dans un pays étranger et dans l'état de flottement qui va souvent avec, nous errons avec son héro sous des costumes/carapaces, affrontant sa solitude, la douleur, le manque, la violence d'un silence imposé au milieu du bruit fracassant, des odeurs et de la ferveur d'un carnaval.
L'intégralité:
Lien : http://blablablamia.canalblo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
blablablamiablablablamia   23 mai 2014
L'urgence de déguerpir m’a cueilli ce matin à l’aube. Quel contraste avec la mollesse subie de ces dernières semaines, j’avais renoncé à pas mal de choses. Une femme me bouscule, puis un homme. Un autre flot de voyageurs déboule. Ils croisent ceux qui avancent à contre-sens, se dépêchent.
C’est donc à ça que je vais ressembler quand je descendrai du train, sur le quai à Berlin : un homme/automate perdu, qui veut avoir l’air crédible dans son rôle de touriste, pour oublier qu’il est parti à force de tourner en rond à t’attendre, parce qu’il n’est pas capable d’inventer grand chose tout seul?
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yv1yv1   24 mai 2014
"Sac sur le dos, je pile dans le hall de la gare. Le cou tendu, je scrute le panneau d'affichage à la recherche d'un train. Je ne sais pas où je vais. Le confort je n'y ai pas droit. Il y a un poids sur mes épaules, en plus de celui de ton sac. Dans l'urgence du départ, je l'ai gavé de mes vieilles peaux. Qu'elles me tiennent chaud à l'étranger, m'aident à me repérer." (p. 9)
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