AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2714478344
Éditeur : Belfond (25/01/2018)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité... 28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ". Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour. Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille. Dix-sept ans ! Suffisa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  30 avril 2018
J'ai rencontré Christian Blanchard hier après midi à la fête du livre de Limoges.Son enthousiasme m'a convaincu et j'ai commencé la lecture d'Igoba" dès mon retour à la maison.
Aujourd'hui,je viens de sortir de l'enfer où il m'avait convié. L'enfer,c'est une prison.Le condamné c'est un certain Jefferson Petitbois.Sa condamnation ,c'est la mort,rien de moins.Et l'enfer,c'est aussi et surtout l'attente,l'attente du matin où on viendra le chercher pour le conduire à la "Louisette". Son crime,on l'ignore....Seule compte sa solitude,pour le moment...
Dix mètres carrés, l'isolement,l'attente,voici la vie de Jeff,17 ans en 1980,condamné à mort....
1980,1981,-Mitterand au pouvoir,la peine est commuée en prison à perpétuité. ...et commence alors une autre attente...de rien! Pas d'avenir,un présent désespérément fait de solitude,un passé sans cesse ressasse .Et,aussi etrange que cela puisse paraître, me voici pris d'empathie pour ce personnage dont je ne me sentais guère proche depuis le début.Mieux même ,ses angoisses deviennent mes angoisses,et j'ai envie d'avancer dans le roman,pour savoir,bien sûr mais aussi pour "sortir,sortir,sortir"de l'enfer dans lequel je suis englué. ..
C'est un roman noir dur,oppressant.Le style de l'auteur colle au sujet,sec,brutal,questionnant.
Je ne connaissais pas cet auteur,il m'a vraiment importune,dérangé, interpellé ,bousculé et...j'ai adoré C'est avec ce genre de roman que l'on peut affiner sa réflexion ,porter un regard plus critique sur les comportements sociétaux ,ne pas rester dans l'émotionnel mais le dépasser .Et ça ,c'est difficile,quand l'actualité nous met sous le nez certaines atrocités brutales , revoltantes,insupportables.
Monsieur Blanchard,vous avez aiguisé ma réflexion, me voilà désormais enfermé dans mon "moi"et ce n'est pas une position naturellement confortable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          472
Deslivresalire
  01 mai 2018
Jefferson Petitbois n'a pas eu de chance dans la vie.
Abandonné à la naissance, il sera placé en famille d'accueil jusqu'à sa fugue et sa tentative de suicide à 14 ans.
A 17 ans, il sera condamné à mort. le dernier condamné avant l'abolition de la peine capitale... Seul espoir (mais en est-ce vraiment un ?) sa peine pourrait bientôt être commuée en prison à vie par le nouveau président Mitterrand.
Entre temps, il aura connu Max et il aura tué. Les deux années passées à ses cotés le marqueront à jamais et donneront à son existence une orientation qui le mènera à la guillotine.
Dans le couloir de la mort, il se remémore sa vie, et ses expériences avec Max et l'Iboga, cette plante hallucinogène, qui pourrait bien être à l'origine de ces horreurs qu'il a commise.
Enfin, non, tout ça c'est bien de sa faute...
A mon avis :
Une plongée dans l'univers carcéral et dans la psyché de ce garçon, si jeune, mais déjà en âge de tuer et d'être condamné.
On oscille ainsi entre sa vie emmurée, avec ses difficultés quotidiennes, les brimades, la crainte de la mort, la souffrance physique et psychologique et les souvenirs que l'on découvre au rythme de ses dessins et de ces cahiers qu'il noircit pour passer le temps.
Curieusement, sans l'excuser pour ces crimes odieux, on s'attache à ce personnage car on comprend progressivement comment il en est arrivé là.
C'est ce qui fait l'intérêt de ce roman, qui n'est ni vraiment un thriller, ni vraiment un policier et qui pourtant tient le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Récit court et facile à lire, on est ainsi pendu aux révélations successives sur son passé.
Pas de longueur sur la vie en prison (ce que je redoutais au départ), mais un livre fort, bien résumé par Karine Giébel en couverture : "une plongée saisissante dans l'âme humaine".
Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          423
belette2911
  09 avril 2018
Des romans traitant de l'univers carcéral, j'en ai lu quelques uns et je suis toujours ressortie nauséeuse de ces histoires.
Non pas que je sois contre l'enfermement des criminels, violeurs et autres personnes ayant commis des méfaits graves, juste que j'y ai toujours ressenti une inhumanité crasse.
Pas de faux suspense dans ce roman, Jefferson Petitbois est coupable, il méritait la réclusion, sans aucun doute et même la peine de mort (même si je ne suis pas pour).
Mais Jefferson méritait aussi les circonstances atténuantes ! Abandonné à sa naissance, ses débuts dans la vie n'ont guère été brillants. Ensuite, la faute revient sans doute à une administration trop lente, trop froide, trop archaïque et au manque de moyens, qu'ils soient financiers ou humains.
Et on se retrouve ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil…
La faute aussi à Jefferson car môssieur s'indigne que ce soit toujours à lui de faire des efforts pour être poli, gentil, alors qu'on n'exige pas cela des gens qui se trouvent en face de lui, que ce soient les familles d'accueil ou des matons, bien plus tard.
Le récit est prenant, poignant, un huis-clos qui se déroule sous la musique des chaînes qui entravent les poignets et les chevilles de Jefferson.
Jefferson, notre jeune narrateur, nous raconte sa vie dans les murs de deux prisons différentes, son passé, sa rencontre avec Max, ses crimes et le comportement affreux de certains matons (je ne jetterai pas la pierre à toute la profession, leur boulot n'est pas une sinécure non plus).
C'est un récit poignant, mais l'émotion attendue n'était pas au rendez-vous… Non pas que j'aie un coeur de pierre ou que je manque d'empathie, non, juste que j'avais ressenti des tonnes d'émotions dans d'autres livres du même genre et que je désirais les ressentir à nouveau dans celui-ci.
Pourtant, des émotions, il y en a, même si pour moi, elles ont un goût de trop peu. Sans doute aussi la faute au fait que l'on se retrouve avec l'habituel maton sympa et le détestable, comme souvent.
Ou alors était-ce parce que le récit était trop réaliste, comme réellement écrit par un assassin qui laisserait une trace de sa vie sur 21 carnets ?
Là où l'auteur a bien bossé, c'est dans son personnage car on devrait mépriser Jefferson, surtout à la lumière de ses crimes, mais je ne suis pas arrivée à le détester tout à fait, j'ai même eu de la peine pour lui, un comble lorsque l'on pense que c'est un criminel !
Iboga est un roman qui, comme les douze alcaloïdes tirés des racines de cet arbre, a un goût acre et amer particulièrement fort dans la bouche. le milieu carcéral n'est pas celui des Bisounours et si la rédemption est toujours possible, l'espoir, lui, est aux abonnés absents.
Malgré le manque d'émotions ressenties (je suis peut-être la seule responsable), Iboga est un roman fort, profond, où l'on ressent très bien la sensation d'étouffement dans ces 10m2 que font la cellule.
Un roman bourré d'humanité mais aussi d'inhumanité.
Si vous voulez les noms des romans qui m'ont émotionné, je vous citerai "Papillon de nuit" de R.J. Ellory, "Meurtres pour rédemption" de Karine Giebel, "La ligne verte" de Stephen King, "Oscar Wilde et le mystère de Reading" de Gyles Brandreth et "En ce lieu enchanté" de Rene Denfeld.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Franckync
  18 octobre 2018
Titre : Iboga
Auteur : Christian Blanchard
Année : 2018
Editeur : Belfond
Résumé : le 28 octobre 1980, Jefferson Petitbois est condamné à mort par la justice française. Promis à la guillotine, le marginal, abandonné à la naissance et coupable de crimes atroces, sera finalement sauvé par la grâce présidentielle du nouveau président François Mitterrand. S'ensuivent des années d'emprisonnement à l'isolement, entre un surveillant sadique et une psychologue trop curieuse. Oublié de tous, Jefferson Petitbois va chercher sa vérité et tenter de comprendre comment son parcours chaotique l'a mené jusqu'au confins de la folie, au bord du gouffre.
Mon humble avis : parfois il est plaisant de lire un livre dont on ne sait rien, dont on n'a lu aucun avis, aucune critique. Ce fut le cas avec Iboga, un coup d'oeil rapide à la couverture, et hop dans le panier, entre cinq cent grammes de tomates et une boîte de raviolis. Je ne connaissais ni le titre, ni l'auteur, et lorsque j'entamais les premières phrases du texte, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Autant l'avouer d'emblée ce fut plutôt une bonne surprise et une découverte pour le moins intéressante. Blanchard est l'auteur de nombreux romans, entre noir, polar et pamphlet. Son écriture est aérée, fluide, et la construction du roman brillante et maîtrisée. La plongée dans la psyché de Jefferson est réaliste et le contexte du récit, qui pourrait paraître oppressant – la majorité du texte se passant dans une cellule – se révèle au contraire plutôt plaisant. J'avoue être resté sur ma faim quant au passages traitant de la jeunesse de Jefferson et les raisons qui l'ont poussé au crime. Idem pour Max, l'homme qui accompagna Petitbois dans ses forfaits : un personnage à peine esquissé et c'est bien dommage, son importance dans la vie du condamné méritait, à mon humble avis, un traitement moins superficiel. Malgré ces quelques bémols, votre serviteur à pris du plaisir à lire ce roman, un texte brassant des thèmes aussi variés que l'isolement, le racisme, la peine de mort, le désespoir, la solitude ou encore le déterminisme social. Evidemment Jefferson est un meurtrier de la pire espèce, évidemment ses actes sont odieux mais au fil des pages le lecteur se prend d'empathie pour cet homme qui n'a rien choisi, cet homme qui a subi sa vie, cet homme au destin funeste. Pour cela, pour le personnage de Jefferson et son ouverture tardive au monde, Iboga mérite d'être lu.
J'achète ? : Oui sans aucun doute. Iboga est un bon roman, un texte qu'on peut lire d'une traite, un bouquin ambitieux sur le fond et assez réussi sur la forme. A découvrir.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
stokely
  12 avril 2018
*************Coup de coeur**********************
C'est parti pour mon premier coup de coeur du second trimestre 2018, ce livre étant recommandé par Karine Giebel et Gérard Collard, comment j'aurais pu passer à côté.
Et ce fut la claque monumentale, je l'ai dévoré, je viens de le terminé et je pense qu'il va me marquer longtemps, malgré mon volume de lecture conséquent.
Il va me marquer à plusieurs niveau par son sujet la prison, l'abolition de la peine de mort en 1981 sous la présidence de François Mitterand, par son personnage Jefferson Petitbois.
Alors autant prévenir les lecteurs ce livre est très noir, si vous souhaitez une lecture légère une lecture feel-good plein de bons sentiments celui-ci n'est clairement pas fait pour vous.
Il soulève des sujets forts comme le racisme, la justice, la prison, la vie d'un prisonnier condamné à mort mais qui ne connait pas la date de son exécution, les matons, la solitude.
Je pense qu'il faut vraiment plonger dans ce récit sans en savoir plus sur le récit afin de se mettre directement dans cette ambiance si spécifique.
Si vous souhaitez un récit choc, prendre "une claque livresque" foncez je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   30 avril 2018
Je me tourne,me retourne sur mon lit.Je me lève, fais des pompes,me recouche en sueur.La fièvre monte.Je ne tiens plus en place.Ma cellule est trop petite.La solitude est une ennemie insidieuse.Elle s'accroche à vous et ne vous lâche plus.Elle est en train de me bouffer de l'intérieur.
Je vais finir fou si je ne sors pas d'ici.L'année 2002 sera ma dernière dans cette prison.
Bientôt je serai libre.Peu importe de quelle façon. (p 201)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Mary63Mary63   29 avril 2018
Tout me semble nouveau. Les rues, les gens.... L'odeur de la voiture... Du bar avec ses relents de vieux alcools et de cigarettes. Normalement, des senteurs désagréables. Là j'ai le sentiment de revivre. On n'oublie pas les parfums. Notre mémoire est sensible. Un effluve particulier ouvre des tiroirs d'où s'échappent des souvenirs. Quand, dans ma cellule, l'iode de la mer m'arrivait par la fenêtre, je voyais les vagues et sentais le vent me caresser le visage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
La justice des hommes vient de passer. Vengeance légale.
Mes yeux se voilent. Refus de voir, d’entendre… de croire.
Aucune pitié. Je suis né de pas grand-chose, j’ai vécu pour rien et je vais mourir dans l’indifférence.
Je voudrais cracher ma colère… hurler mon désir de vivre…
Je ne peux pas.
Tétanisé par la peur.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
J’ai vécu de terribles peurs. Face à la guillotine, face au temps qui passait, dans l’attente du jour fatal. Puis ç’avait été l’angoisse de l’enfermement à vie.
J’ai ensuite ouvert les tiroirs de ma mémoire. Les images sont sorties et, avec elles, leur lot de souffrance, de terreur et d’incompréhension.
Vingt-trois ans plus tard, Iboga m’a laissé dans les tripes un souvenir mortel. Le cancer ne me tuera pas. Aucune chance.
Ma vie est parsemée d’interrogations. Elles ont toujours commencé par le même adverbe : pourquoi ?
Je n’ai pas toutes les réponses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
La guillotine.
Dix-sept ans ! À peine…
Trop jeune pour mourir.
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, elle trône au milieu de la cour… visible des cellules alignées dans le couloir de la mort. Torture supplémentaire.
Je ne peux pas mourir. C’est écrit. Je le sais au fond de mes tripes. Mais la peur… Putain de peur ! Se battre contre elle serait inutile. Je suis démuni face à elle. Elle vous prend au creux du ventre et ne vous lâche plus.
La mort sera-t-elle plus douce ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Christian Blanchard (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Blanchard
Merci à tous les auteurs, visiteurs, partenaires et petites mains de cette belle édition. Un grand plaisir et une grande fierté d'organiser de tels événements pour des libraires indépendants. Rendez-vous en les 26 et 27 avril à Océanis à Ploemeur pour une grande édition exceptionnelle autour de la littérature de voyage et des grands espaces. Avec la participation de : WILLEM Medi HOLTROP Irène FRAIN Jean-Paul OLLIVIER Patrick TABARLY Thierry JIGOUREL (le matin) Marie SIZUN Pascal BRESSON Marina DÉDÉYAN (le matin) Joël RAGÉNÈS Daniel CARIO Nathalie BEAUVAIS Chistophe BONCENS NONO Christian BLANCHARD Fabienne JUHEL Denis LABAYLE GUÉNANE Bernard RIO François MORIZUR Frédérique LE ROMANCER François BELLEC Michèle GUILLOUX Gwenola PICHARD Hervé HUGUEN Hervé POUZOULLIC Sylvie DELANOY Jean-Yves LE LAN Patrick HUCHET Charles MADÉZO Lutz STEHL Yann LUKAS Patrick ARGENTÉ Claude CHARBONNEAU Patrice MANIC Gérard TESCHNER Elisabeth MAHÉ Jean-Marc PERRET Georges MAMMOS Comité d'Histoire du Pays de Ploemeur Chemin Faisant Groix Editions Diffusion
+ Lire la suite
autres livres classés : peine de mortVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1511 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..