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ISBN : 2714478344
Éditeur : Belfond (25/01/2018)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité... 28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ". Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour. Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille. Dix-sept ans ! Suffisa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  30 avril 2018
J'ai rencontré Christian Blanchard hier après midi à la fête du livre de Limoges.Son enthousiasme m'a convaincu et j'ai commencé la lecture d'Igoba" dès mon retour à la maison.
Aujourd'hui,je viens de sortir de l'enfer où il m'avait convié. L'enfer,c'est une prison.Le condamné c'est un certain Jefferson Petitbois.Sa condamnation ,c'est la mort,rien de moins.Et l'enfer,c'est aussi et surtout l'attente,l'attente du matin où on viendra le chercher pour le conduire à la "Louisette". Son crime,on l'ignore....Seule compte sa solitude,pour le moment...
Dix mètres carrés, l'isolement,l'attente,voici la vie de Jeff,17 ans en 1980,condamné à mort....
1980,1981,-Mitterand au pouvoir,la peine est commuée en prison à perpétuité. ...et commence alors une autre attente...de rien! Pas d'avenir,un présent désespérément fait de solitude,un passé sans cesse ressasse .Et,aussi etrange que cela puisse paraître, me voici pris d'empathie pour ce personnage dont je ne me sentais guère proche depuis le début.Mieux même ,ses angoisses deviennent mes angoisses,et j'ai envie d'avancer dans le roman,pour savoir,bien sûr mais aussi pour "sortir,sortir,sortir"de l'enfer dans lequel je suis englué. ..
C'est un roman noir dur,oppressant.Le style de l'auteur colle au sujet,sec,brutal,questionnant.
Je ne connaissais pas cet auteur,il m'a vraiment importune,dérangé, interpellé ,bousculé et...j'ai adoré C'est avec ce genre de roman que l'on peut affiner sa réflexion ,porter un regard plus critique sur les comportements sociétaux ,ne pas rester dans l'émotionnel mais le dépasser .Et ça ,c'est difficile,quand l'actualité nous met sous le nez certaines atrocités brutales , revoltantes,insupportables.
Monsieur Blanchard,vous avez aiguisé ma réflexion, me voilà désormais enfermé dans mon "moi"et ce n'est pas une position naturellement confortable.
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Deslivresalire
  01 mai 2018
Jefferson Petitbois n'a pas eu de chance dans la vie.
Abandonné à la naissance, il sera placé en famille d'accueil jusqu'à sa fugue et sa tentative de suicide à 14 ans.
A 17 ans, il sera condamné à mort. le dernier condamné avant l'abolition de la peine capitale... Seul espoir (mais en est-ce vraiment un ?) sa peine pourrait bientôt être commuée en prison à vie par le nouveau président Mitterrand.
Entre temps, il aura connu Max et il aura tué. Les deux années passées à ses cotés le marqueront à jamais et donneront à son existence une orientation qui le mènera à la guillotine.
Dans le couloir de la mort, il se remémore sa vie, et ses expériences avec Max et l'Iboga, cette plante hallucinogène, qui pourrait bien être à l'origine de ces horreurs qu'il a commise.
Enfin, non, tout ça c'est bien de sa faute...
A mon avis :
Une plongée dans l'univers carcéral et dans la psyché de ce garçon, si jeune, mais déjà en âge de tuer et d'être condamné.
On oscille ainsi entre sa vie emmurée, avec ses difficultés quotidiennes, les brimades, la crainte de la mort, la souffrance physique et psychologique et les souvenirs que l'on découvre au rythme de ses dessins et de ces cahiers qu'il noircit pour passer le temps.
Curieusement, sans l'excuser pour ces crimes odieux, on s'attache à ce personnage car on comprend progressivement comment il en est arrivé là.
C'est ce qui fait l'intérêt de ce roman, qui n'est ni vraiment un thriller, ni vraiment un policier et qui pourtant tient le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Récit court et facile à lire, on est ainsi pendu aux révélations successives sur son passé.
Pas de longueur sur la vie en prison (ce que je redoutais au départ), mais un livre fort, bien résumé par Karine Giébel en couverture : "une plongée saisissante dans l'âme humaine".
Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
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belette2911
  09 avril 2018
Des romans traitant de l'univers carcéral, j'en ai lu quelques uns et je suis toujours ressortie nauséeuse de ces histoires.
Non pas que je sois contre l'enfermement des criminels, violeurs et autres personnes ayant commis des méfaits graves, juste que j'y ai toujours ressenti une inhumanité crasse.
Pas de faux suspense dans ce roman, Jefferson Petitbois est coupable, il méritait la réclusion, sans aucun doute et même la peine de mort (même si je ne suis pas pour).
Mais Jefferson méritait aussi les circonstances atténuantes ! Abandonné à sa naissance, ses débuts dans la vie n'ont guère été brillants. Ensuite, la faute revient sans doute à une administration trop lente, trop froide, trop archaïque et au manque de moyens, qu'ils soient financiers ou humains.
Et on se retrouve ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil…
La faute aussi à Jefferson car môssieur s'indigne que ce soit toujours à lui de faire des efforts pour être poli, gentil, alors qu'on n'exige pas cela des gens qui se trouvent en face de lui, que ce soient les familles d'accueil ou des matons, bien plus tard.
Le récit est prenant, poignant, un huis-clos qui se déroule sous la musique des chaînes qui entravent les poignets et les chevilles de Jefferson.
Jefferson, notre jeune narrateur, nous raconte sa vie dans les murs de deux prisons différentes, son passé, sa rencontre avec Max, ses crimes et le comportement affreux de certains matons (je ne jetterai pas la pierre à toute la profession, leur boulot n'est pas une sinécure non plus).
C'est un récit poignant, mais l'émotion attendue n'était pas au rendez-vous… Non pas que j'aie un coeur de pierre ou que je manque d'empathie, non, juste que j'avais ressenti des tonnes d'émotions dans d'autres livres du même genre et que je désirais les ressentir à nouveau dans celui-ci.
Pourtant, des émotions, il y en a, même si pour moi, elles ont un goût de trop peu. Sans doute aussi la faute au fait que l'on se retrouve avec l'habituel maton sympa et le détestable, comme souvent.
Ou alors était-ce parce que le récit était trop réaliste, comme réellement écrit par un assassin qui laisserait une trace de sa vie sur 21 carnets ?
Là où l'auteur a bien bossé, c'est dans son personnage car on devrait mépriser Jefferson, surtout à la lumière de ses crimes, mais je ne suis pas arrivée à le détester tout à fait, j'ai même eu de la peine pour lui, un comble lorsque l'on pense que c'est un criminel !
Iboga est un roman qui, comme les douze alcaloïdes tirés des racines de cet arbre, a un goût acre et amer particulièrement fort dans la bouche. le milieu carcéral n'est pas celui des Bisounours et si la rédemption est toujours possible, l'espoir, lui, est aux abonnés absents.
Malgré le manque d'émotions ressenties (je suis peut-être la seule responsable), Iboga est un roman fort, profond, où l'on ressent très bien la sensation d'étouffement dans ces 10m2 que font la cellule.
Un roman bourré d'humanité mais aussi d'inhumanité.
Si vous voulez les noms des romans qui m'ont émotionné, je vous citerai "Papillon de nuit" de R.J. Ellory, "Meurtres pour rédemption" de Karine Giebel, "La ligne verte" de Stephen King, "Oscar Wilde et le mystère de Reading" de Gyles Brandreth et "En ce lieu enchanté" de Rene Denfeld.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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stokely
  12 avril 2018
*************Coup de coeur**********************
C'est parti pour mon premier coup de coeur du second trimestre 2018, ce livre étant recommandé par Karine Giebel et Gérard Collard, comment j'aurais pu passer à côté.
Et ce fut la claque monumentale, je l'ai dévoré, je viens de le terminé et je pense qu'il va me marquer longtemps, malgré mon volume de lecture conséquent.
Il va me marquer à plusieurs niveau par son sujet la prison, l'abolition de la peine de mort en 1981 sous la présidence de François Mitterand, par son personnage Jefferson Petitbois.
Alors autant prévenir les lecteurs ce livre est très noir, si vous souhaitez une lecture légère une lecture feel-good plein de bons sentiments celui-ci n'est clairement pas fait pour vous.
Il soulève des sujets forts comme le racisme, la justice, la prison, la vie d'un prisonnier condamné à mort mais qui ne connait pas la date de son exécution, les matons, la solitude.
Je pense qu'il faut vraiment plonger dans ce récit sans en savoir plus sur le récit afin de se mettre directement dans cette ambiance si spécifique.
Si vous souhaitez un récit choc, prendre "une claque livresque" foncez je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt.
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sonfiljuliesuit
  28 février 2018
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…
Avec cette intrigue qui tourne autour de Jefferson Petitbois, dernier homme condamné à mort, gracié quelques mois après et dont la peine est commuée en réclusion à perpétuité…
Tout au long des pages, le lecteur est invité à suivre Jefferson, mais peu à peu il va se retrouver enfermé entre les murs glauques, froid et sans humanité… Attention, on ne va pas lui trouver d'excuses, il est là pour une bonne raison et il paie pour les crimes qu'il a commis.
Le monde carcéral est présenté dans ce qu'il a de plus rude et de plus dur sur quelques décennies avec les matons, leurs points de vus et ils ne sont pas tendres… Enfin il ne sont pas là pour ça ! Certains sont abjects, d'autres sont humains mais gardent une distance salvatrice… Mais parfois certains voient autre chose qu'un meurtrier derrière un numéro… Tentent de percevoir l'être humain et de comprendre…
En lui tendant la main, un des surveillants va le ramener vers l'humanité, vers l'espoir non pas de sortie, mais une sorte de rédemption… Une psy va tenter de le faire parler, pour qu'il prenne conscience de ses actes et pourquoi pas avoir l'espoir de sortir… Même si la sortie, il n'y croit pas trop, Jefferson se laisse guider et va peu à peu redécouvrir son humanité et tenter de comprendre ce qui a pu se passer… Ce qui l'a poussé au crime…
La vie te donne parfois un jeu de cartes avec des dés pipés dès le départ… Et pourtant il suffirait de tomber sur une seule personne qui tende la main, pour que les choses soient différentes….
Jefferson n'a pas eu la chance de tomber sur la bonne… Sa rencontre avec Max, qui va être comme un père pour lui, va le faire basculer en lui donnant goût à l'iboga, une drogue puissante, qu'il utilise dans le rituel Bwiti , mais il va mais surtout, lui apprendre à tuer…
L'auteur opère un savant dosage entre une alternance de passages sur la vie, les réflexions de Jefferson, la vie qui s'écoule lentement et un retour en arrière, avant son arrestation et là on prend une grande bouffée d'air histoire de ne pas terminer laminé par les révélations…
On oscille entre empathie et dégoût pour cette homme enfermé entre ces murs, mais on découvre aussi un homme enfermé dans les murs de sa vie… Les crimes sont peu à peu dévoilés, au rythme de l'introspection de Jefferson, les descriptions sont horribles et diablement réalistes. Une violence omniprésente, que ce soit des gardiens ou dans les souvenirs de cette vie jalonnée de rejets, de haine…
La description du milieu carcéral est tellement bien décrite que tout est visuel et palpable, aussi bien les sensations de froid d'humidité que la douleur…
L'évolution du personnage au fil des années est saisissante, l'introspection, l'analyse qu'il accepte de faire, vont le faire évoluer en lui permettant d'accepter certaines choses. L'auteur lui permet tout autant de prendre son envol que de se faire pardonner, une manière aussi de se pardonner à lui-même et de prendre conscience de ses actes…


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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   30 avril 2018
Je me tourne,me retourne sur mon lit.Je me lève, fais des pompes,me recouche en sueur.La fièvre monte.Je ne tiens plus en place.Ma cellule est trop petite.La solitude est une ennemie insidieuse.Elle s'accroche à vous et ne vous lâche plus.Elle est en train de me bouffer de l'intérieur.
Je vais finir fou si je ne sors pas d'ici.L'année 2002 sera ma dernière dans cette prison.
Bientôt je serai libre.Peu importe de quelle façon. (p 201)
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Mary63Mary63   29 avril 2018
Tout me semble nouveau. Les rues, les gens.... L'odeur de la voiture... Du bar avec ses relents de vieux alcools et de cigarettes. Normalement, des senteurs désagréables. Là j'ai le sentiment de revivre. On n'oublie pas les parfums. Notre mémoire est sensible. Un effluve particulier ouvre des tiroirs d'où s'échappent des souvenirs. Quand, dans ma cellule, l'iode de la mer m'arrivait par la fenêtre, je voyais les vagues et sentais le vent me caresser le visage.
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rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
J’ai vécu de terribles peurs. Face à la guillotine, face au temps qui passait, dans l’attente du jour fatal. Puis ç’avait été l’angoisse de l’enfermement à vie.
J’ai ensuite ouvert les tiroirs de ma mémoire. Les images sont sorties et, avec elles, leur lot de souffrance, de terreur et d’incompréhension.
Vingt-trois ans plus tard, Iboga m’a laissé dans les tripes un souvenir mortel. Le cancer ne me tuera pas. Aucune chance.
Ma vie est parsemée d’interrogations. Elles ont toujours commencé par le même adverbe : pourquoi ?
Je n’ai pas toutes les réponses.
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rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
La guillotine.
Dix-sept ans ! À peine…
Trop jeune pour mourir.
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, elle trône au milieu de la cour… visible des cellules alignées dans le couloir de la mort. Torture supplémentaire.
Je ne peux pas mourir. C’est écrit. Je le sais au fond de mes tripes. Mais la peur… Putain de peur ! Se battre contre elle serait inutile. Je suis démuni face à elle. Elle vous prend au creux du ventre et ne vous lâche plus.
La mort sera-t-elle plus douce ?
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rkhettaouirkhettaoui   12 février 2018
La justice des hommes vient de passer. Vengeance légale.
Mes yeux se voilent. Refus de voir, d’entendre… de croire.
Aucune pitié. Je suis né de pas grand-chose, j’ai vécu pour rien et je vais mourir dans l’indifférence.
Je voudrais cracher ma colère… hurler mon désir de vivre…
Je ne peux pas.
Tétanisé par la peur.
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