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EAN : 9781026225509
433 pages
Éditeur : Librinova (30/11/2018)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle ? Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n'a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle. Un flot d'images se déverse dans sa mémoire.
L'Inde, Le Croisic, Paris ; et un fil conducteur : celui que tisse obstinément une mère oppressante, imprévisible, tarentule harceleuse au venin quotidien, qui jamais ne perd de vue sa proie, centre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Leoniee
  20 février 2019
Vortex à retardement, tornade dévastatrice, la violence verbale assortie de coups, qui entraîne la famille de l'héroïne vers les tréfonds de l'horreur, crée une tension insoutenable. Cette énergie traversée de talents de pianiste avortée, d'espoirs scolaires sans aboutissement, se meut cependant vers quelque chose, un indéfinissable charme, un possible qui se cherche.
Sans baisser les yeux devant le carnage qui s'opère, l'auteure soutient le récit en ouvrant des portes. Le désespoir qui les ferme irrémédiablement ne suffit pas à assécher la vie arrachée aux instants de paix qui traversent ce drame incessant.
La vie s'obstine.
Lien : https://partagerlecture.blog..
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Valmyvoyou_lit
  29 janvier 2019
Au décès de sa mère qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans, Émilie se rend sur les lieux de son enfance. C'est là que le corps de sa mère repose. Ce pèlerinage fait remonter, en elle, tous ses souvenirs de petite fille et d'adolescente.

Pendant quatre ans, Émilie et son frère ont été confiés à la garde de leur grand-mère et de leur tante. Ils ont reçu une éducation très stricte. Ils souffraient de l'absence de leur mère, qu'ils ne voyaient que tous les six mois, leurs parents vivant en Inde.

Un évènement a modifié cette situation. le père et la mère sont revenus en France et les enfants ont, enfin, vécu avec eux.

L'écriture de Claire Blanchard évolue en fonction de l'âge de la narratrice. le vocabulaire d'Emilie s'étoffe au fur et à mesure qu'elle grandit. C'est très subtil, je ne m'en suis pas aperçue immédiatement. Quand je l'ai réalisé, j'ai été épatée par le style de l'auteure.

Le titre est particulièrement bien trouvé. Peu présentes et pourtant si justes, les comparaisons entre la mère d'Emilie et une tarentule correspondent à son comportement.
[…]

Pour qui ne connaît pas ces relations familiales, le mélange de chaud-froid peut être surprenant : les insultes, puis les mots, doux, les câlins après les coups, etc.
Et pourtant, c'est ainsi que se comportent les personnes toxiques. Ceux qui ont un regard extérieur pensent que l'enfant est rebelle. Mais les apparences sont trompeuses…

Malgré ce que pourrait faire croire le début de ma chronique, ce livre n'est pas toujours noir. C'est vrai, certaines scènes serrent le coeur, mais les enfants ont une capacité de résilience qui leur fait vivre et savourer totalement les moments de bonheur. Émilie est intrépide. Elle a beaucoup d'imagination et fait des bêtises. de plus, comme tous les enfants malheureux, elle sait trouver des échappatoires. Aussi, la palette d'émotions est très large. On passe de l'amusement aux larmes, on rit puis on frémit de révolte.

La danse de la tarentule m'a fait aimer (enfin !), la petite fille et l'adolescente que j'ai été. J'ai pleuré avec elle et j'ai eu envie de lui parler et de la rassurer. Merci, Claire Blanchard.

Chronique plus complète sur mon blog
Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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Henrideux
  07 janvier 2019
Un roman choc
D'abord on tient le livre en mains. le toucher est doux et souple. La couverture laisse sous les doigts l'impression feutrée des ouvrages que l'on se promet de lire dans une intimité préparée. La composition autour du titre multiplie les promesses et les questions. On a hâte de découvrir l'aventure humaine que dessine la quatrième de couverture. Bref, l'approche extérieure est parfaite. de même que le caractère et le papier, choisis de sorte que l'ambiance du récit ne souffre pas de contrastes trop violents entre parfois des blancs glacés et des noirs intenses. Ici, tout se fait accueil idéal pour le lecteur.
Dès la première page, on embarque vers le Croisic. Une jeune mère y conduit ses deux enfants, Lucas et Grégoire. « Ça fait vingt ans, vingt ans que je n'ai pas remis les pieds ici, au Croisic. Vingt ans que je ne l'ai pas revue, elle. Leur grand-mère. Je l'ai chassée de ma vie. Ma génitrice. Jusqu'à ce rêve. Jusqu'à ce que je rêve à nouveau de sa mort, une nuit »…
Et plus loin :
« Rien n'a changé. C'est incroyable comme le temps n'a pas eu de prise sur les objets, les murs restés tels quels. le papier peint déjà jauni à l'époque où j'habitais Ker Kroaz, les toiles du port du Croisic au vernis craquelé »…
Qui donc va voir Emilie ? Quels tourments vivent en son âme ? Peu à peu, nous entrons dans le secret de ses pensées, dans ceux qui ont créé le socle fissuré, puis brisé, de sa vie où le verbe reçu est devenu arme de douleur, où l'injustice et l'humiliation tissent de poignantes heures voisines de l'insupportable. Une mère cruelle, une tante Micheline vieille fille à l'alcool facile « Je ne voulais pas rester chez Tante Micheline. Elle était pire que tous les diables de l'enfer réunis. », les cousins Marc, Klervie, Sixtine et Cyprien. L'enfance cabossée et puis l'adolescence en chaos. Paris, Montparnasse, la suffocation ne cessera pas… Il faut suivre pas à pas Émilie pour comprendre combien l'enfermement d'un être peut transformer la vie en enfer. Est-il possible d'en sortir ? La Danse de la tarentule qui inocule son venin quotidien peut-elle s'interrompre et laisser la place à un espoir de sérénité ? Entrez sans tarder en lecture, au coeur de l'aventure.
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EveLenn
  07 janvier 2019
🧡 Un roman dévoré et savouré sur fond de drames familiaux et secrets de famille 🧡
À la suite du décès de sa mère, Émilie Renard décide de retourner dans le grand manoir de son enfance, la demeure familiale où elle a grandi. Cela faisait plus de vingt ans qu'elle n'y avait pas remis les pieds. Elle avait coupé les ponts avec sa famille maternelle et tout ce qui se trouvait au Croisic, sur la côte Atlantique.
Les retrouvailles avec la maison de son enfance réveillent subitement toutes les cachettes obscures de son âme et de douloureux souvenirs…
Le sujet de ce roman est sérieux, il touche une corde sensible, la maltraitance. Tout au long de la lecture, j'ai ressenti la douleur d'Émilie qui cache ses bleus, ses meurtrissures, ses souffrances. J'ai trouvé cette histoire émouvante, elle m'a fait revivre le passage difficile de l'impuberté à l'âge adulte. le récit de cette jeune trentenaire qui pose un regard sombre sur son enfance et notamment sa relation destructrice avec sa mère est d'une extrême sensibilité.
Une chose est sûre, on ne parvient pas à se détacher du livre avant la dernière page, parce que le vocabulaire est merveilleusement ciselé. J'ai été captivée par la rigueur narrative et la violence des sentiments qui naissent au sein de ce drame familial. Cependant, ce récit tendre , humain et amusant par moment, ne vous fait nullement sombrer dans la déprime. Au contraire : c'est une hymne à la vie, à aimer, et à faire les choses autrement. Une belle leçon de vie!
En bref, si vous cherchez un bon moment de lecture avec des personnages attachants ( et une mère toxique) , je vous invite a découvrir la magnifique plume de cet auteur.
Je ne peux que vous recommandez ce livre.🧡 💛💚💙 💜
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AngeliqueLeslecturesdangelique
  25 janvier 2019
Emilie, artiste-peintre, se retrouve au Croisic avec ses deux enfants sous la bras aux portes de la maison de son enfance. C'est avec angoisse qu'elle entre dans cette demeure où les souvenirs sont nombreux, et qu'elle constate le décès de sa mère. Avertie plus tôt de sa mort, et bien qu'elle n'ait pas vu sa mère depuis des années, Emilie a tenu à faire le déplacement pour voir de ses propres yeux la dépouille. Enfin soulagée, elle en ressort tout de même bouleversée et repense à sa vie.
C'est ainsi que nous la retrouvons à l'âge de 5 ans, au Croisic avec sa grand-mère et sa tante Micheline. Son frère Jean-Baptiste a 3 ans. Depuis un an, ses parents sont partis en Inde pour le travail, laissant les enfants aux bons soins de ces femmes. Ferventes catholiques, l'éducation est très stricte. Aucun débordement n'est toléré, les punitions pleuvent. La vie est très chiche, l'intégration à l'école d'autant plus dure. Cette vie, illuminée deux fois par an de la visite de ses parents, continue jusqu'aux 9 ans d'Emilie. Un évènement va chambouler l'ordre établi. Au revoir le Croisic, bonjour Paris : une nouvelle vie s'amorce avec ses parents, elle ne pourra être que plus belle. Enfin, c'est ce qu'Emilie croyait… Ce bonheur est très vite fragilisé par le comportement de Marie, sa mère, une femme intelligente mais imprévisible. Instable, elle ne vaut pas mieux que la grand-mère. Elle offre une facette d'elle aux enfants que personne ne soupçonne. le mari, toujours absent, est décevant au possible lorsqu'il est là.
Dans cette atmosphère glauque, parfois tyrannique, Emilie peine à trouver sa place. Dotée de grandes capacités, elle excelle à l'école et dans la pratique du piano. Elle veut en faire une vocation, un métier. Elle réussi tant bien que mal à maintenir un bon niveau scolaire, bien que sa mère souffle le chaud et le froid sans cesse. La violence est quotidienne, insidieuse, discrète et invisible aux autres. Démon dans l'intimité, Marie est une mère courage aux yeux de tous. Inimaginable, cette femme est cruelle, ignoble, voire inhumaine. Elle est détestable du début à la fin. On soutient Emilie qui tente tout pour (sur)vivre au mieux dans cette ambiance désolante : parfois docile, aimante, d'autres fois rebelle et méchante. Rien ne convient jamais. On est aussi attristé de voir évoluer Jean-Baptiste : enfant chétif qui a difficultés scolaires, il est souvent pris à parti chez lui et à l'école. Il est ignoré par ses parents, incompris. Ces deux enfants sont très touchants. Ils ont très peu de soutien, voire pas du tout, de leur famille : ils ne sont pas proches et surtout, la plupart ignore ce qu'il se passe vraiment dans les murs de leur appartement.
Ce roman est sombre du début à la fin. Il retrace donc le triste parcours d'Emilie. C'est percutant, choquant et sinistre. le récit à la première personne nous permet d'être encore plus proche d'Emilie, de la comprendre et surtout, de ressentir ses émotions. La période la plus dure à lire est avant l'adolescence, quand Emilie avait encore son esprit d'enfant qui n'avait qu'une envie : se faire aimer de sa mère. L'histoire est lente, morose à l'image de la vie de cette jeune femme. On est plongé dans ses pensées. J'aurais aimé que certains passages soient un peu moins longs, pour laisser plus de place à certains évènements marquants qui sont trop vite passés. le dénouement me laisse avec une ou deux interrogations, mais le lecteur peut librement imaginer les réponses lui-même. La plume de l'auteure est fluide, soignée, agréable à lire.
Lien : https://leslecturesdangeliqu..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
HenrideuxHenrideux   07 janvier 2019
À l’école, au Croisic, on me regardait bizarrement. J’étais celle qui n’avait pas de mère, qui avait une grand-mère à la place, une vieille femme acariâtre, sèche, aigrie. Je sais que les autres l’appelaient la sorcière. Moi, je ne me le serais pas permis en public. Ils me traitaient de menteuse quand je disais que ma mère était en voyage. Je criais à l’injustice – j’ai toujours crié à l’injustice, et on se moquait encore plus de moi, on faisait même exprès, pour que je pique une colère, parce que je me laissais pas faire : « Émilie, elle n’a pas d’mère ! Émilie, elle n’a pas d’mère !» Et moi, je pleurais devant la méchanceté des autres. Ils étaient tous affreux, et seul Anthony Brown avec ses parents hippies était de mon côté.
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AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   25 janvier 2019
Ca fait vingt ans. Vingt ans que je n'ai pas remis les pieds ici, au Croisic. Vingt ans que je ne l'ai pas revue, elle. Leur grand-mère. Je l'ai chassée de ma vie. Ma génitrice. Jusqu'à ce rêve. Jusqu'à ce que je rêve à nouveau de sa mort, une nuit.
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