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Critiques sur Seul avec la nuit (25)
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sonfiljuliesuit
  03 juin 2019
C'est le deuxième livre de Christian Blanchard
que je découvre, un thème bien différent d'Iboga, et je dois dire qu'il a réussi, encore, à me retourner les tripes, pourtant je ne suis pas une sensible mais certains sujets, lorsqu'ils sont habillements construits me touchent et me remuent…

Lorsque j'ai commencé « Seul avec la nuit », je ne m'attendais pas à toucher le fond avec la bassesse humaine et la noirceur dont certains être sont capables.

Plusieurs personnages se croisent, sans que l'on sache au départ ce qui peut bien les relier. Des vies brisées qui vont se percuter à un moment donné ! Une construction en entonnoir qui permet à l'auteur de démarrer d'une manière sombre, pour peu à peu étrangler le lecteur à l'image des révélations qui font froid dans le dos.

Le regard que vous poserez sur les migrants sera différent, avec plus d'empathie, d'indulgence et peu-être en connaissance de certaines réalités.Même si nous ne sommes pas indifférents au sort des migrants, nous ne savons jamais vraiment quoi faire…

Ce livre est à la fois une dénonciation et un cri de rage. La rage de vivre et de survivre malgré les horreurs… Car l'homme est capable du pire lorsqu'il s'agit de se faire du fric… Mais aussi lorsqu'il s'agit de sauver ceux que l'on aime…
L'auteur nous met face à nos peurs les plus profondes tout en nous obligeant à faire un choix, nos convictions les plus profondes sont ébranlées…

Une plongée en enfer sans possibilité de faire escale.

L'auteur ne lésine pas à nous faire passer par une palette de sentiments face à l'horreur, à l'injustice et la souffrance humaine.

L'intrigue est ancrée dans notre quotidien lui donnant une horrible réalité ! Une réalité qui dépasse la fiction… Car avec la fiction on peu jouer, mais là, l'auteur ne joue pas… Il y met tous les ingrédients pour dépeindre des faits réels qui arrivent parfois à nos oreilles, mais même si cela nous horrifie, on ne l'écoute qu'à moitié, ne se sentant pas concernés…

Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus le monde qui vous entoure de la même manière…

Nous avons tous vu des centaines de personnes arriver aux portes de l'Europe (l'Enfer pour certains), nous avons tous entendu les messages de haine parce que l'on accueillait les migrants… En oubliant, que ce n'était pas des bêtes de foires, mais des êtres humains en grande souffrance.

La promesse d'un avenir meilleur, en arrivant en France, patrie des droits de l'Homme. Pourtant la vie ne leur réserve que souffrance, haine et trafic en tout genre s'ils veulent survivre…

Un livre d'une rare violence à nos portes sans que rien ne soit fait pour endiguer le fléau. Comment endiguer le mal quand ces êtres vivants ne sont pas sensés exister ?

Du trafic d'être humain en passant par le trafic d'organes, l'auteur pose ses tripes en disant voilà ce qu'il se passe, vous ne pourrez pas dire que vous ne savez pas…
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Valmyvoyou_lit
  25 juin 2019
Nous suivons, en alternance le destin de plusieurs personnages. Il s'agit d'une jeune fille qui a quitté l'Afrique, en voyageant sous les cadavres d'autres migrants, un chirurgien forcé de faire des opérations contre-nature pour garder en vie sa fille et son épouse, deux jeunes garçons mutilés au sens propre et au sens figuré, une jeune fille perdue recueillie par un vieil homme qui n'attend plus rien de la vie et un homme prêt à tout pour sauver sa fille.


Ce qui relie tous les protagonistes, c'est l'horreur, c'est l'exploitation humaine dans toute son abjection, ce sont des actes inimaginables. Alors que je croyais avoir lu le summum des atrocités et des trafics insoutenables, les chapitres suivants me détrompaient. Pour ces raisons, Seul avec la nuit est difficile à lire. Et pourtant, il est impossible de le lâcher, car l'attachement aux enfants et au vieillard est grand. Je n'ai pu qu'admirer leur courage, leur envie de s'échapper, leur intelligence et leur débrouillardise. Ils apportent de la lumière dans ces trafics d'êtres humains.


Seul avec la nuit est construit comme une toile d'araignée. Ces histoires parallèles sont reliées entre elles et les points communs sont dévoilés avec parcimonie jusqu'au final.


Ce livre est un choc...


La suite sur mon blog...
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Livresque78
  10 juin 2019
Je termine à l'instant ce roman, je vais donc essayer de vous transmettre à chaud mon ressenti. Christian Blanchard nous propose ici un roman très noir, vous êtes avertis, d'autant qu'il traite d'un sujet ou plutôt de sujets sur lesquels l'opinion publique a tendance à fermer les yeux. Pourquoi? Parce ce sont des horreurs qui terminent de plonger notre monde dans des abysses sans fonds, qui font de nous des bêtes féroces, prêtes à tout pour survivre. Toucher à l'enfance, l'exploiter n'est pas nouveau, cela a probablement toujours été mais le déplacement migratoire de ces dernières années amène avec lui des victimes des guerres, de la faim, des assassinats contre leurs peuples tentent de trouver une vie meilleure. Sans identité, sans papiers, quelle est l'importance de leur vie, de leur passage dans nos rues? Tout peut leur arriver, qui s'en soucie réellement
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gruz
  02 juillet 2019
Pour Christian Blanchard, le roman noir ne peut être que social.

L'auteur m'avait déjà fait forte impression avec son précédent livre, Iboga, où il montrait avec brio que l'enfermement ne se vit pas que physiquement. Un roman véritablement sensoriel.

Seul avec la nuit est dans la lignée, avec une thématique et des personnages pourtant très différents. Eux aussi, ici, vivent une sorte d'enfermement, par le pouvoir d'autres, par leurs maladies ou leur dégénérescence. Sensoriel, une fois encore.

Car cette fois-ci, le récit est choral. Construit autour des quatre saisons, il nous confronte à différents destins, différentes situations difficiles.

La première chose marquante est cette construction audacieuse qui présente une alternance de points de vue. Et différents tons utilisés, différentes écritures. Ce qui pourrait s'apparenter à un exercice de style s'avère être une réussite bien pensée. Cette narration en devient vite fascinante, et crée réellement l'intérêt.

L'un des sujets de fond est difficile, compliqué à traiter. Les enfants migrants et le trafic qui tourne autour, voilà bien un thème d'actualité, parfaitement étayé, qui peut effrayer. Mais ce n'est pas la seule thématique, et elles vont toutes brillamment se rejoindre.

Ce serait pourtant un grand tort d'en avoir peur, tant l'écrivain sait construire ses personnages pour les rendre réellement humains, occidentaux ou non, avec un beau talent pour créer de l'empathie, sans manichéisme.

L'intrigue est noire, vraiment noire. Mais traversée de rais de lumière d'une rare intensité. A l'image de la relation entre un vieil homme et une jeune fille mutique, qui a pour effet de modérer la noirceur du récit.

L'écriture de Christian Blanchard sait être terrible tout autant que fortement émouvante. Il y a de la poésie noire dans ses écrits. Son univers et sa manière de raconter les histoires se rapproche assez de ce que propose Karine Giebel.

Et puis, il y a un lieu particulier : une ancienne voiture de train. Presque un personnage à part entière. Cette belle idée accentue l'atmosphère, avec cette voiture qui est arrivée en fin de vie. Ce n'est pas la seule, chacun à leurs manières, les personnages arrivent au bout du chemin, du moins d'un chemin. Avec un autre qui s'ouvre à eux, ou pas…

Le roman est donc particulièrement prenant, frappant et émouvant. Il est de ceux qui nous font nous poser des questions morales. le roman noir comme lanceur d'alerte et de questionnements, tout en faisant ressentir un véritable panel d'émotions (parfois contradictoires).

Seul avec la nuit est aussi un roman de partage. Preuve que nous ne sommes pas toujours seuls, même dans l'obscurité. Malgré la dureté du récit et la peinture très noire de notre société actuelle, il y a une profonde humanité dans les mots de Christian Blanchard.
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Tiff_Any
  14 juin 2019
Alerte coup de coeur...!!! Ce livre est une pépite... Une fois commencé, il est impossible à lâcher...
L'auteur à le talent de raconter des histoires toutes plus noires les unes que les autres et qui vont se télescoper au fil de la lecture... le sujet est grave, triste, affligeant mais écrit avec tellement de talent ! Whaou... Avant d'ouvrir un nouveau bouquin, il va falloir que je me remettre de celui-ci !
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RomansNoirsEtPlus
  12 juin 2019
Et si toutes ces histoires étaient vraies ? Et si aujourd'hui sur le sol français certains chirurgiens peu scrupuleux pratiquaient ces greffes illégales , sauvant quelques privilégié(e)s et handicapant à vie d'autres ? Enlevant ici un rein . Là une jambe , un bras , contre leur volonté , à de jeunes enfants totalement inconscients et se réveillant infirmes .
Ce roman de « Christian Blanchard «  est pourtant une fiction mais malheureusement tellement plausible . Tellement réaliste . On comprend que l'écrivain s'est fortement documenté et inspiré de faits réels avant d'écrire son oeuvre .
On y fait connaissance avec de (très) jeunes survivants qui ont bravé la fatigue , la peur , le risque de la noyade à chaque instant sur des embarcations trop fragiles pour tenter de rallier avec leur famille cet eldorado qui s'appelle l'Europe . Laissant derrière eux une mère , un père ou un frère décédés pendant la traversée de la Mer Méditerranée ou dans un camion , oubliés comme de simples marchandises avariées .
Pour certains gamins estropiés comme Sayid et Diarra , de funestes destins se profilent à l'horizon : mendier au bord des routes pour le compte d'organisations à but lucratif peu scrupuleux et peu soucieux de la qualité de vie de leurs petits « protégés ». Ou comme certaines fillettes, dont Aîcha est ici le meilleur exemple , qui offrent aux futurs « clients » potentiels l'attrait de leur jeunesse , de leur « fraicheur » et de leur virginité et pour lesquelles la case prostitution est inéluctable .
Christian Blanchard nous montre également l'effet pervers produit sur les « receveurs » .En effet même si leur douleur ne semble pas comparable avec les atrocités vécues par les jeunes migrants africains , il affecte également leur psychologie ,il génère ce mal de vivre avec un organe qui ne leur appartient pas .C'est le cas d'Élodie qui malgré les efforts de ses parents ne peut se libérer de ce mal être , ce rejet plus psychique que physique qu'elle vit avec ce nouveau rein .
Nos «  donneurs » et nos « receveurs «  auront peut être la chance de croiser la route - ou plutôt la voie ferrée - de Némo , ce retraité de la SNCF au bout du rouleau , à moitié aveugle , dont la vielle carcasse sent le rhum et la nicotine mais avec un « coeur » gros comme ça . Ce voyageur solitaire a toujours une place dans sa voiture pour les naufragés de la vie , heureux de leur offrir une petite raison de croire encore que le bonheur est malgré tout possible malgré les obstacles .

L'auteur nous offre un roman choc qui met en lumière ce trafic immonde d'organes. Un récit émouvant qui emporte le lecteur , témoin de ces fortunes diverses à l'injustice criante . Témoin également de cette société qui profite des plus faibles pour s'enrichir . Cette société occidentale qui fait le malheur de ceux qui l'ont rêvé comme idéal . Dans cette noirceur abyssale surnage malgré tout de très beaux personnages auxquels il est impossible de ne pas s'attacher .Tel ce Némo , increvable malgré les doses de rhum qu'il ingurgite régulièrement ; ces Gitanes qu'il fume comme des friandises , trompant la mort tant qu'il y a de la vie dans son wagon - pardon sa voiture .Un beau témoignage au style efficace qu'il faut découvrir sans retenue .
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Sagweste
  27 mai 2019
C'est le deuxième livre de l'auteur que je découvre, un thème différent que le précédent "La mer qui prend l'homme" qui était un thriller en huis clos.

Ici nous sommes dans un vrai roman noir, qui m'a chamboulée par son réalisme et toutes les interrogations personnelles qu'il a pu soulever au long de ma lecture.

Nous suivrons plusieurs personnages différents, aussi bien par leurs activités que leurs origines. Certains seront plus antipathiques alors que d'autres feront émerger comme une pitié, à la fois malsaine car pas vraiment assumée. Mais tous seront des éléments clef. Passé et présent se mêlent afin de mieux les cerner, leurs histoires sont pathétiques, tragiques voire abominables.

Mais le fil rouge qui vous permettra de rester à bord, ne sera pas sans laisser moult questions en suspend... si j'étais dans le même cas que ces parents, ferais-je fi de tout ce en quoi je crois? Si je m'étais retrouvée dans le cas de ces filles, de ces garçons, aurais-je pu voir venir ces atrocités? Aurais-je eu juste la force de vouloir m'en sortir malgré tout?

Le thème des migrants au coeur de Paris et autres villes européennes est traité ici avec réalité et précision, de celles qui vous déchirent, qui vous fait regarder de l'autre côté pour ne pas y être confronté.

Le petit point d'optimisme en l'âme humaine est ce qui se passe à bord de ce wagon, non cette voiture, en rade depuis plusieurs années au fond d'une gare. Cette bulle d'air permet d'appréhender ce livre avec un sourire parfois, les joutes verbales et non verbales entre ce vieil homme et cette jeune ado assoient l'empathie et le respect entre eux.

Oui ce livre est dur dans le sens où il ne cache rien de ce qui peut arriver quand le profit financier illégal prend le pas sur la considération de l'être humain. L'histoire m'a perturbée et bousculée mais est magnifiquement contée. Je ne m'attendais pas à de telles expériences et cette vérité m'a été dérangeante car elle m'a obligée à y faire face, ne plus me voiler les yeux du fond de ma campagne mayennaise bien tranquille.
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livrement_ka
  17 juin 2019
Titre :  SEUL AVEC LA NUIT

Auteur : Christian BLANCHARD

Editions : Belfond

Genre : Thriller

Nombre de pages : 322

Date : 2019 (avril)

Prix : 19,90 €



Présentation physique du livre :

Un livre de moyen format comprenant un peu plus de 300 pages.

La couverture représente une garde désafectée.



Résumé : 

Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches ?
Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d'une grave maladie rénale. du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une greffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d'argent… Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d'un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d'obtenir un organe sain de donneurs volontaires.

Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches ?
Cette question, Gilles Patrick ne se l'était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu'un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d'hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé.

Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n'était pas une raison suffisante ? D'une noirceur abyssale, le nouveau roman de Christian Blanchard explore les âmes compromises et pousse ses personnages, comme le lecteur, dans leurs pires retranchements.



Sur l'auteur et son univers 

Nationalité : France 
Né(e) à : Dieppe , le 20/06/1959

Biographie : 

Christian Blanchard est auteur de thrillers et romans noirs.

Il a été inspecteur, conseiller en formation, proviseur adjoint d'un lycée professionnel. 

En 2004, il démissionne de l'Éducation nationale pour crée une petite maison d'édition : Les éditions du Barbu, fermée en décembre 2011. 

Désormais il se consacre à temps plein à l'écriture.

Il vit à Brest (Finistère) depuis 1996.

Sur les éditions

Dans le domaine français, Belfond propose un catalogue éclectique.

Plus de vingt ans après le début de sa collaboration avec Belfond, Françoise Bourdin est une auteur incontournable, depuis plusieurs années dans le top 5 des écrivains les plus vendus en France.

Karine Giebel qui a rejoint le catalogue Belfond en 2016 est considérée comme la reine du polar français ; et à ses côtés Barbara Abel, François-Xavier Dillardet Xavier-Marie Bonnot sont des références du genre, lauréats de nombreux prix, traduits dans le monde entier et adaptés à l'audiovisuel.

En 2013, Belfond lance la collection de littérature « Pointillés », contemporaine et ouverte aux nouvelles voix, qui entraîne le lecteur curieux vers des histoires exprimant une réelle singularité d'auteur, faisant la part belle au rêve et aux tentatives. Depuis ses débuts, la collection a été remarquée par la critique littéraire et les libraires, et a reçu de prestigieuses distinctions grâce à ses auteurs Isabelle Desesquelles, Ariane Bois, Saïdeh PakravanFrédéric AribitJulien Dufresne-LamyXavier HanotteOlivier GuezAgnès MichauxOscar Lalo







AVIS

Un grand merci aux éditions Belfond pour l'envoi de ce livre que je ne connaissais pas du tout.



Début du livre

Afrique du Nord , le printemps.

La soudure rouillée était tombée depuis longtemps. L'interstice qui en résultait serait providentiel.



Et voilà comment Aïcha réussit à survivre sur l'embarcation de fortune qu'elle et de nombreux migrants ont emprunté pour fuir leur pays et rejoindre la France.

Après une traversée mouvementée et mortelle, Aïcha est la seule survivante et est transportée à l'Hôpital où elle pense que le pire est passé.

Malheureusement elle va rencontrer Mohammed dont les intentions sont plus que néfastes pour elle, mais elle va le découvrir trop tard.

Parallèlement, Diarra et Sayid sont deux africains qui ont été amputés pour en faire de bons petits mendiants, créant la pitié à cause de leurs blessures, et récoltant ensemble beaucoup d'argent pour Grand Serge leur maître.

Il y a également Elodie, en dialyse depuis quelques temps. Elle est la fille unique d'un couple fortuné qui va payer une grosse somme et fermer les yeux sur la provenance du rein miraculeux qui va sauver leur fille.

Puis qu'est-il arrivé à cette jeune fille, sauvée du suicide par Némo, vieil homme qui vit comme un ermite dans un wagon désaffecté depuis la mort de sa fille et l'internement de sa femme qui la tenu pour responsable .

Enfin, Gilles Patrick, chirurgien de renom, kidnappé devant sa femme et sa fille, afin de pratiquer toutes ces opérations. Celui-ci perd son âme dès la première intervention chrirugicale et perd également le goût à la vie. Il ira très loin pour essayer d'échapper à tout ce réseau.

Entre trafic d'organe, amputation sauvage, mendicité, l'auteur nous plonge dans un univers impitoyable et glacial, où l'empathie ne semble pas exister.

Le seul intérêt de tous est l'argent, le pouvoir.

Certains par amour sont prêts à fermer les yeux sur cette horrible machination, quand d'autres n'arrivent pas à vivre avec leur conscience.





Les personnages :

Némo :  Vieil homme qui n'arrive pas à se remettre du décès de sa fille quand elle était jeune. Il va avoir à coeur à redonner le goût à la vie à Muette/Lucie, cette jeune fille de 14 ans qui semble avoir le regard perdu.

Muette/Lucie : Cette jeune adolescente a subi un énorme choc traumatique qui lui a fait perdre la mémoire et la parole. Elle pourra compter sur nemo pour s'en sortir.

Diarra et Sayid : Ces deux jeunes enfants ont eu le malheur de croise la route du Grand Serge. Après les avoir fait amputer des jambes pour l'un et d'un bras pour l'autre il a formé une équipe en vue de la mendicité.

Aïcha : Cette jeune fille pensait trouver le bonheur à Paris (avec des hélicoptères qui lancent du parfum), elle s'est retrouvée enrôlée dans un réseau de prostitution et va payer pour la défianec de son proxénète.

Après avoir vécu une traversée de la mer entassée dans les cales d'un bâteau, elle va vivre le pire;

Elodie : Jeune fille en dialyse qui attend désespérement un rein. Mais son souci une fois la transplantation réalisée sera de découvrir d'où provient cet organe.

Entre des adultes peu consciencieux, et d'autres totalement dénués d'humanité, comment ces enfants vont-il évoluer dans une société où l'argent semble tout régir.

A force de débrouillardise et de courage, ils vont sortir du lot et se construire.



Le point fort de l'histoire : il s'agit d'une histoire absolument terrifiante et écoeurante.



Le style de l'auteur

A la lecture de ce récit, j'imagine que l'auteur s'est beaucoup documenté pour détailler certaines pratiques.

Quant à la desciption des personnages, elle est suffisamment précise pour essayer de s'en faire une représentation physique dans la tête. 

Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours, et même le personnage de Nemo, qui est prêt à tout pour sauver Muette, a tout de même son côté assez noir, en s'adonnant à la boisson et à la cigarette de la sorte.

J'ai vraiment apprécié la nature de chacund es personnages qui collait tout à fait avec l'ambiance de l'histoire. Des personnes glauques pour une histoire glauque.

Quant à la réaction de certains, elles m'ont eu l'air tout à fait réalistes. Notamment quand la femme de Gilles lui dit que peu importe ce qu'il a à faire, le tout est d'assurer sa sécurité est celle de sa fille. Quant à ce dernier, même s'il sait que c'est vrai, il ne peut passer outre les atrocités qu'il se voit obligée de réaliser.



Le genre

Une histoire proche du thriller.



La forme de l histoire

Le récit est divisé en plusieurs chapitres qui permettent de passer d'une scène à une autre.

Le texte est aéré et l'écriture est fluide. Ce qui en fait une lecture agréable.



Conclusion :

Une histoire terrifiante, mais à mon avis assez proche de la réalité de certains milieux. On a du mal à imaginer la cruauté de certaines personnes mais il suffit de regarder les informations et on entraperçoit quelques exemples édifiants.
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Lorrainedesmordusdelecture
  05 juin 2019
Seul avec la nuit de Christian Blanchard

Mon avis:
Une histoire bouleversante qui dénonce une réalité tout aussi bouleversante.
Les personnages sont attachants, forts, bruts, réalistes, et percutants... Je garde Nemo, Muette, et ces deux gamins bien au chaud au fond de mon coeur de lectrice....
Leurs histoires m'ont touchée, coulée...
Le rythme est parfaitement maîtrisé. Au fur et à mesure de la lecture, l'auteur nous martyrise. de claques en claques, au rythme surprenantes révélations.
J'attendais une autre fin ( ça reste un avis très personnel pour le coup) mais ça n'enlève rien à la puissance de ce roman que je vous recommande vivement.
La note de l'auteur est, elle aussi, bouleversante.
9/10

Résumé :
Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches?
Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d'une grave maladie rénale. du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une grèffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d'argent... Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d'un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d'obtenir un organe sein de donneurs volontaires.
Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches?
Cette question, Gilles Patrick ne se l'était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu'un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d'hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé.
Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n'était pas une raison suffisante?
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Lalitote
  02 juin 2019
En lisant la quatrième de couverture, on a déjà compris qu'on allait explorer un sujet terrible celui du trafic d'être humain que cela soit pour leurs organes, pour la prostitution, le travail forcé ou pour la mendicité. L'exploitation de l'homme par l'homme n'a jamais cessé et dans le récit de Christian Blanchard, nous allons rencontrer les bourreaux et les victimes. Plusieurs histoires parallèles sont déroulées, celles d'Aïcha, Sayid et Diarra jeunes migrants exploités par des réseaux mafieux mais aussi la jeune Elodie en attente d'une greffe de rein pour continuer à vivre ou encore le duo surprenant que forment Némo et Muette un vieil homme en rupture et une jeune fille amnésique sans parole. Un roman dont les thèmes principaux sont insoutenables et qui m'a profondément bouleversée. le trafic d'être humain est vraiment terrible mais quand il touche des enfants dans leur chair c'est insupportable. le destin de ce père qui est prêt à tout pour sauver sa fille et de ce chirurgien qui se retrouve piégé dans un cercle vicieux c'était parfois dur à lire. Certaines situations auxquelles sont confrontés les personnages sont sans issues, avec le couple que forment Sayid et Diarra je me croyais dans la cours des miracles de Victor Hugo, avec Némo et Muette, j'avais le sentiment de voir poindre un espoir de rédemption. le lecteur est pris à témoin de toutes les dérives liées au trafic d'être humain et on descend de Charybde en Scylla jusqu'à la fin. J'ai apprécié l'intrigue qui tisse peu à peu un motif où chaque personnage est lié aux autres dans une sorte de suite logique que je n'avais même pas pu imaginer. Un sujet difficile abordé avec un fort réalisme qui peut déranger mais il faut bien se confronter à cette triste réalité, un monde où les gens n'ont pas la même valeur en fonction de l'endroit d'où ils viennent. Un livre captivant qui dénonce avec précision les rouages d'une économie parallèle dont la plus part d'entre nous n'ont pas conscience. Bravo pour ce livre coup de poing. Bonne lecture.
Lien : http://latelierdelitote.cana..
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