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EAN : 9782372609630
336 pages
Palémon éditions (08/09/2023)
3.88/5   8 notes
Résumé :
Après de nombreuses années sans aucune relation avec ses enfants, Arthur invite ses trois garçons et ses belles-filles pour le réveillon de Noël dans sa grande maison, sur l'Ile de Batz. L'occasion également de fêter ses soixante-dix ans. Le dîner qu'ils s'apprêtent à partager sera le moment où Arthur racontera tous les pans marquants de son existence. Elie, Jason et Abel n'ont aucune idée de la véritable existence de leur père : son enfance sous l'influence d'un pa... >Voir plus
Que lire après Sur l'île de la rédemption : Île de BatzVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sur l'île de Batz, un soir de Noël, de révélation en révélation les fils d'Arthur apprennent l'incroyable origine de leur procréation.
Le passé d'un père et d'une mère, pas tout à fait comme les autres, qui ont fait face à l'obscurantisme religieux et à l'intolérance bourgeoise.
À chacun maintenant de se débrouiller avec ça, alors que pluie, vent, éclairs accompagnent cette confession paternelle.
En dépit du fait que Christian Blanchard charge la barque de révélations dont l'accumulation peut sembler excessive, on se laisse prendre par ce roman noir addictif qui aborde des thématiques qui sont loin d'être anodines et où celui que l'on torture ne l'a pas volé, même si la loi du talion n'est pas acceptable.
Merci à Babelio et aux Éditions palémon.
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Sur l'île de la rédemption de Christian Blanchard, dès le début, j'ai été emportée par ma lecture, j'aurais voulu le lire en une fois, tant la tension était croissante et a duré tout au long du récit. Je pensais mettre cinq étoiles, mais la fin m'a un peu déçue, il en fait un peu trop. Dommage, car j'ai beaucoup aimé.

Marie-Thérèse, Joseph, de fervents croyants, jusqu'à l'extrémisme, toute leur vie, leur façon de penser, était axé sur la foi. Impossible d'avoir un enfant, le prêtre ne pouvant les aider, ils quittèrent le giron catholique. Espérant un miracle, ils se rapprochèrent d'un prêcheur protestant, du courant « Pentecôtiste », pour un nouveau baptême. Un garçon naquit : Arthur. Il faut y croire…

École catholique, prières, messes, fréquentant que des familles pieuses, belles paroles, les non croyants étaient des mécréants, des suppôts de Satan. Arthur modelé par toutes ces personnes, y croyait sans se poser de questions jusqu'à l'âge de dix, onze ans. Une autre musique dans sa tête, changea insidieusement ses pensées, ses lectures. A douze ans, un nouvel élève arriva, il put lire autre chose et sa foi fut ébranlé, par ce qu'il découvrait sur les sciences, ce qu'il se passait dans le monde, il se cachait, c'était interdit. Une autre explication était donnée sur les épisodes marquants de la bible, il avait du mal à tout assimiler.

A quinze ans, Arthur, ressentit ses premiers émois, malheureusement pas en faveur des filles. J'ai été très émue par sa souffrance, en 1955, vous imaginez le poids de sa faute, envers ses parents, la religion, ses adeptes. C'est effrayant, de voir comme les biens pensants réagissent. L'endoctrinement, les valeurs familiales sont terribles pour ce jeune garçon.

Cinquante cinq ans après, sans les avoir revus depuis de nombreuses années, il invite ses fils, Elie, Jason, Abel ainsi que ses belles-filles, dans son immense maison sur l'île de Batz, pour le réveillon de Noël et ses soixante-dix ans. Il a décidé de leur raconter son enfance, son adolescence, sa famille, l'influence d'un pasteur évangéliste, son mariage avec Béatrice et son grand amour. Ses fils n'ont aucune idée, de la vraie vie de leur père, tout ce qui lui est arrivé, sa détresse, ses douleurs, ses tourments, ses supplices.

Sur fond de tempête, ses fils découvriront son caractère, ses penchants, sa froideur. Tout au long du récit, on ressent leur rejet, leur colère, leur chagrin, mais aussi un peu d'empathie, envers leur père malgré tout…

Je suis très triste de voir, comme des personnes peuvent souffrir toute leur vie, à cause du rejet, de l'incompréhension et du dogmatisme. Un très bon moment de lecture. On a le droit d'être différent et même à notre époque ce n'est pas facile.

Malgré ce livre pas très joyeux, mais intéressant, bien écrit, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2024 ainsi que de belles et nombreuses lectures.

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Un huis clos sur une île - on pense immédiatement au chef d'oeuvre d'Agatha Christie.
Celle-ci n'est pas déserte (pas tout à fait), puisqu'il s'agit de Batz, au large de Roscoff.
Pour la nuit de Noël et pour fêter ses 70 ans, Arthur a rassemblé ses trois fils et leurs épouses dans sa grande maison - vue imprenable sur l'océan, sur fond d'orage et de tempête. Les petits-enfants ne sont pas invités, l'homme a des révélations à faire qui ne sont pas à mettre entre toutes les oreilles. Les six adultes sont venus à reculons, le père ne s'est jamais occupé de sa progéniture ; ils ont hâte que la nuit soit finie pour reprendre le bateau et rejoindre le continent (si la tempête le permet ?).
Mais la soirée promet d'être longue et éprouvante...
.
Ce thriller psychologique est anxiogène, dérangeant, mais efficace et donc difficile à lâcher : une révélation en appelle une autre, et les réactions de l'auditoire sont intéressantes.
« le plus tragique est de ne rien connaître de ses parents » selon la mère des garçons.
Oui, mais a contrario, doit-on TOUT connaître ? Certainement pas. C'est gênant, ce déballage intime et violent. Quel est le but pour cet homme ? Se dédouaner ? Et pourquoi ne va-t-il pas au bout ? Sa dernière action est pourtant courageuse ...
.
Une fois la lecture terminée, on reprend son souffle, et avec un peu de recul, on se dit que l'auteur est peut-être allé un peu loin, que la barque n'avait pas besoin d'être aussi chargée. J'aurais aimé une autre fin...
.
De Christian Blanchard, j'avais beaucoup aimé 'Iboga'.
.
Merci à Babelio et aux éditions Palémon pour cette MC 'Mauvais Genre'.
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De Christian Blanchard, j'avais déjà beaucoup aimé Iboga et Angkar.
Sur l'île de la rédemption est très différent et démontre une nouvelle fois à quel point la palette de l'auteur est diversifiée.
La quatrième de couverture annonçait une histoire somme toute assez classique : un repas de famille, des secrets de famille, un père et ses enfants qui cherchent à renouer.
Pourtant, dès les premières pages, l'auteur réussit à installer un suspense qu'il maintiendra jusqu'à la fin.
Quel est le secret d'Arthur, ce secret qui nécessite une telle mise en scène ? On le devine nécessairement grave et à la hauteur des efforts déployés par Arthur, dont l'image première de vieux bonhomme facétieux s'efface rapidement devant cet homme qui a tout prévu dans les moindres détails pour cette soirée de Noël qui est aussi celle de son anniversaire.
J'ai parfois trouvé que l'écriture manquait de fluidité, mais en définitive elle est à l'image des relations entre le père et ses trois fils : heurtées, nouées, bloquées et rend donc bien compte de des incompréhensions qui les éloignent.
Nécessairement, le récit de l'enfant d'Arthur, sur fond d'emprise religieuse et d'extrémisme, m'a fait serrer les poings et m'a captivée, entre rage et dégoût.
Evidemment, la tempête qui se déchaîne à l'extérieur fait écho à celle que les révélations qu'Arthur déclenche dans la vie de ses enfants. Il est intéressant de voir comme ils accueillent différemment ces bouleversements dont ils étaient loin de s'en douter à quel point ils les concernaient, et qui remettent en cause ce qu'ils croyaient acquis dans leur vie.
Si le trait est parfois grossi à l'extrême, si Christian Blanchard pousse le bouchon un peu loin au prix de quelques invraisemblances qui altèrent un peu la crédibilité de l'histoire, elle fonctionne quand même et nous emporte.
Jusqu'à cette fin qui là encore m'a fait serrer les poings et lâcher quelques jurons à la hauteur de son cynisme. Une fin comme j'aime les détester !
merci aux Éditions du Palémon et à Babelio pour ce bon moment de lecture
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
[ Roscoff ]
- Il y a quand même des coins sympas en Bretagne, tu ne trouves pas ?
- Pas mon truc, Elie. On doit s'y ennuyer ferme, l'hiver.
- C'est reposant.
- Je suis venue pour te faire plaisir. Tu sais ce que je pense. Je me sens enfermée à Brest, alors ici...
(p. 15)
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[ 1950's ]
En Bretagne, il y en avait pléthore [ d'écoles privées ]. Autant que d'écoles de la République. Intégrer un établissement laïc, l'antre du diable, était inenvisageable. Un repaire de communistes.
.
[ j'ai connu la même chose 20 ans plus tard, un peu plus au sud, en Vendée et Loire-Atlantique... ]
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On a les enfants que l’on mérite.
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Qui ne rêve pas n’a pas d’avenir.
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J'étais en quatrième ou en troisième quand je me suis procuré à mon tour un catalogue de La Redoute. Je ne feuilletais pas les pages des filles en maillot de bain, mais celles des garçons.
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Vidéo de Christian Blanchard
Aujourd'hui nous avons eu le plaisir d'accueilli Christian Blanchard pour son nouveau roman Tu ne seras plus mon frère aux Éditions Belfond. L'histoire de deux frères franco-syriens auparavant très unis, découvrent que l'amour fraternel n'est parfois pas assez fort. "Je voulais que le lecteur puisse découvrir la guerre syrienne mais vue de l'intérieur cette fois là".
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