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EAN : 9782070766314
29 pages
Éditeur : Gallimard (31/05/2002)
3.75/5   20 notes
Résumé :
Essayiste et romancier, Maurice Blanchot (né en 1907) a commencé comme journaliste dans l'Entre-Deux-Guerres.
Il se consacra à la littérature après une rencontre déterminante avec Georges Bataille en 1941, publiant la même année son premier roman, Thomas l'Obscur. À partir de là, son style, en opposition radicale avec tout naturalisme, va évoluer vers toujours plus de dépouillement et de " neutralité ", l'ensemble de son travail tournant autour de la question... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
blanchenoir
  17 octobre 2015
Un très court texte très bien écrit, et très évocateur...
La vie, la mort, la folie.
Aimer la vie et aimer la mort, des morceaux de verre dans les yeux...
"Le pire, c'était la brusque, l'affreuse cruauté du jour ; je ne pouvais ni regarder, ni ne pas regarder ; voir, c'était l'épouvante, et cesser de voir me déchirait du front à la gorge. En outre, j'entendais des cris d'hyène qui me mettaient sous la menace d'une bête sauvage (ces cris, je crois, étaient les miens)."
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NMTB
  19 décembre 2014
Un court texte paru d'abord dans la revue Empédocle à la fin des années 1940 et édité par Fata Morgana en 1973. Il commence comme une sorte de bilan. le bilan d'une vie, le bilan d'une guerre : « Peu après, la folie du monde se déchaîna. Je fus mis au mur comme beaucoup d'autres. Pourquoi ? Pour rien. Les fusils ne partirent pas. Je me dis : Dieu que fais-tu ? Je cessai alors d'être insensé. le monde hésita, puis reprit son équilibre. »
Un récit de rupture, de révélation à l'envers, à mettre en relation avec les autres textes écrits par Blanchot juste après la guerre. le narrateur se fait agresser, apparemment sans raison - du moins il n'en voit pas, il n'a pas d'ennemi -, quelqu'un lui ayant écrasé du verre sur les yeux. Il se fait soigner dans ce qui semble être un asile de fous.
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LiliLee
  29 juin 2020
J'ai ouvert ce livre sur les recommandations d'une libraire et les premiers mots de ce texte m'ont attirée comme un aimant, me poussant à en savoir plus. J'ai trouvé qu'il y avait de la poésie dans la bouche de ce personnage que l'on côtoie (aux portes de la mort? Je ne sais pas, je n'ai pas bien compris). Mais très vite, j'ai été éjectée de ce même texte, et impossible de remonter à bord. Il y a des livres qui nous résistent, on ne sait pas bien pourquoi. Je suis allée au bout car il est très court mais je suis passé à côté.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   22 juillet 2010
Avec la raison, le souvenir me revint et je vis que même aux pires jours, quand je me croyais parfaitement et entièrement malheureux, j'étais, cependant, et tout le temps, extrêmement heureux. Cela me donna à réfléchir. Cette découverte n'était pas agréable. Il me sembla que je perdais beaucoup. Je m'interrogeai : n'étais-je pas triste, n'avais-je pas senti ma vie se fendre ? Oui, cela avait été ; mais, à chaque minute, quand je me levais et courais par les rues, quand je restais immobile dans un coin de chambre, la fraîcheur de la nuit, la stabilité du sol me faisaient respirer et reposer sur l'allégresse.
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PilingPiling   21 juillet 2010
Incipit :
Je ne suis ni savant ni ignorant. J'ai connu des joies. C'est trop peu dire : je vis, et cette vie me fait le plaisir le plus grand. Alors, la mort ? Quand je mourrai (peut-être tout à l'heure), je connaîtrai un plaisir immense, Je ne parle pas de l'avant-goût de la mort qui est fade et souvent désagréable. Souffrir est abrutissant. Mais telle est la vérité remarquable dont je suis sûr : j'éprouve à vivre un plaisir sans limite et j'aurai à mourir une satisfaction sans limite.
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psechpsech   12 septembre 2017
De la fosse de boue, je suis sorti avec la vigueur de la maturité. Avant, qu'étais-je ? Un sac d'eau, j'étais une étendue morte, une profondeur dormante. (Pourtant, je savais qui j'étais, je durais, je ne tombais pas au néant.) On venait me voir de loin. Les enfants jouaient à mes côtés. Les femmes se couchaient par terre pour me donner la main. Moi aussi, j'ai eu ma jeunesse. Mais le vide m'a bien déçu.
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NMTBNMTB   19 décembre 2014
Mais souvent je mourais sans rien dire. A la longue, je fus convaincu que je voyais face à face la folie du jour ; telle était la vérité : la lumière devenait folle, la clarté avait perdu tout bon sens ; elle m’assaillait déraisonnablement, sans règle, sans but. Cette découverte fut un coup de dent à travers ma vie.
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blanchenoirblanchenoir   17 octobre 2015
Elle en venait à des paroles futiles : "la vérité, c'est que nous ne pouvons plus nous séparer. Je te suivrai partout, je vivrai sous ton toit, nous aurons le même sommeil."
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Videos de Maurice Blanchot (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Blanchot
Leslie Kaplan L'excès-L'usine éditions P.O.L: où Leslie Kaplan tente de se souvenir comment a été publié "L'excès-L'usine" en 1982 aux éditions P.O.L/Hachette, puis ré-édité aux éditions P.O.L en 1987, et où il est notamment question de Paul Otchakovsky-Laurens, de Maurice Blanchot et de Marguerite Duras, à l'occasion de la parution en 2018 de Mai 68, le chaos peut être un chantier, à Paris avril 2018 "L?excès-l?usine montre de face l?usine, le travail à l?usine et le devenir de ceux qui y vivent, leur enfermement dans cet espace immense, dans « la grande usine univers », infini en morceaux. L?usine est vécue au féminin, ce qui rend son impersonnalité d?autant plus impersonnelle (le « je » cède la place au « on ») et le « cela » vécu dans l?usine dépasse, excède tous les mots qui pourraient le décrire, ces mots sont en trop."
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