AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782848652672
75 pages
Sarbacane (12/01/2009)
3.33/5   6 notes
Résumé :
Albert est un employé modèle : ponctuel, productif, discret et sans initiative. Sa vie, réglée comme du papier à musique, bascule le jour où les pilules qu'il prend matin et soir tombent en rupture de stock définitive. Sans elles, il ne va plus pouvoir garder très longtemps le secret qu'il cache depuis des années, son corps va progressivement se transformer. Il tente de camoufler sa mutation inéluctable mais la nature reprend ses droits... Dans un monde parfait où l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Jasmes
  02 juillet 2013
Impossible, à la lecture de cet album, de ne pas se rappeler la fable délicieuse écrite et illustrée par Frank Tashlin en 1946 : The bear that wasn't. Traduite et publiée depuis 1975 par L'École des Loisirs sous le titre « Mais je suis un ours », cette histoire nous raconte les mésaventures d'un ours sorti de son hibernation au beau milieu d'une usine construite autour de sa tanière depuis l'automne. du contremaître au grand patron, personne ne veut le reconnaître comme ours et chacun l'oblige à travailler, si bien qu'il finit lui-même par douter de son identité. Dans la BD de Daniel Blancou, c'est l'inverse qui se produit : Albert est un employé modèle, heureux et fier d'être l'un des multiples rouages d'une entreprise déshumanisée à l'extrême, où l'individu en tant que personne est totalement nié. Albert est seul à savoir qu'il est un ours. le médicament miracle qu'il absorbe chaque jour lui donne l'apparence humaine qui lui est indispensable pour mener à bien la noble tâche qu'il s'est assignée : oeuvrer au progrès de l'humanité. Aveuglé par son idéal, il ne mesure pas la portée réelle de ses actes, mais on lui pardonne parce qu'il est un ours et qu'un ours n'en saura jamais autant sur l'homme que l'homme lui-même. le temps a passé depuis Tashlin, et la fable moderne que nous offre Blancou soixante ans plus tard a toutes les allures d'un « conte à rebours » où les valeurs semblent s'être inversées. En fait, ce petit livre bien plus grave qu'il n'y paraît constitue un violent portrait-charge de la société occidentale contemporaine, qui sacralise la rentabilité au détriment de la conscience et conduit à la lente aliénation de l'homme. Contrairement à l'ours de Tashlin, c'est toutes griffes dehors qu'Albert défend son petit bonheur d'abruti, son statut de victime consentante d'un système dévoyé par le culte du profit. Albert se bat contre lui-même pour mieux se soumettre à l'inhumain, il est heureux et tout va bien.
Jusqu'à ce jour funeste où le médicament vient à manquer…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Jasmes
  02 juillet 2013
Impossible, à la lecture de cet album, de ne pas se rappeler la fable délicieuse écrite et illustrée par Frank Tashlin en 1946 : The bear that wasn't. Traduite et publiée depuis 1975 par L'École des Loisirs sous le titre « Mais je suis un ours », cette histoire nous raconte les mésaventures d'un ours sorti de son hibernation au beau milieu d'une usine construite autour de sa tanière depuis l'automne. du contremaître au grand patron, personne ne veut le reconnaître comme ours et chacun l'oblige à travailler, si bien qu'il finit lui-même par douter de son identité. Dans la BD de Daniel Blancou, c'est l'inverse qui se produit : Albert est un employé modèle, heureux et fier d'être l'un des multiples rouages d'une entreprise déshumanisée à l'extrême, où l'individu en tant que personne est totalement nié. Albert est seul à savoir qu'il est un ours. le médicament miracle qu'il absorbe chaque jour lui donne l'apparence humaine qui lui est indispensable pour mener à bien la noble tâche qu'il s'est assignée : oeuvrer au progrès de l'humanité. Aveuglé par son idéal, il ne mesure pas la portée réelle de ses actes, mais on lui pardonne parce qu'il est un ours et qu'un ours n'en saura jamais autant sur l'homme que l'homme lui-même. le temps a passé depuis Tashlin, et la fable moderne que nous offre Blancou soixante ans plus tard a toutes les allures d'un « conte à rebours » où les valeurs semblent s'être inversées. En fait, ce petit livre bien plus grave qu'il n'y paraît constitue un violent portrait-charge de la société occidentale contemporaine, qui sacralise la rentabilité au détriment de la conscience et conduit à la lente aliénation de l'homme. Contrairement à l'ours de Tashlin, c'est toutes griffes dehors qu'Albert défend son petit bonheur d'abruti, son statut de victime consentante d'un système dévoyé par le culte du profit. Albert se bat contre lui-même pour mieux se soumettre à l'inhumain, il est heureux et tout va bien.
Jusqu'à ce jour funeste où le médicament vient à manquer…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Erik_
  03 septembre 2021
Cela aurait pû être un album intéressant si on avait pas viré dans une espèce de fantastique qui ne prend pas. Nous avions un homme qui tente désespéremment de ne pas perdre son travail et d'accepter toutes les compromissions face à son implaccable employeur. Cependant, à force de se dévaluer, il ne devient plus un homme mais un animal sauvage.
Nous avons sans doute droit à une espèce d'allégorie sociale sur le monde du travail. Etre un employé ponctuel, productif, discret et sans initiative ne paye pas toujours. le modèle d'une société écologique en prend également pour son grade. L'auteur a des idées mais c'est encore maladroit dans la façon de les exprimer. Il est dommage de virer à l'absurde sur une aussi bonne idée de départ.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik_Erik_   03 septembre 2021
Bonjour, je viens pour le nouveau poste.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Daniel Blancou (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Blancou
Des livres et Vous (Saison 7) Episode #040​ (avec Daniel Blancou pour Un Auteur de BD en Trop)
autres livres classés : conformismeVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4359 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre