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Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1964)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Juan Gallardo, jeune torero d'à peine vingt ans, se fait un nom en tuant des taureaux avec une témérité jamais vue, au mépris des règles de l'art. Tête brûlée aux solides appétits, le héros de Blasco Ibáñez est prêt à tout pour conserver le sentiment de puissance que donnent fortune et renommée. Avec amertume, il découvrira la fragilité de son triomphe.
Blasco Ibáñez est l'un des premiers à décrire, avec une grande simplicité, la brève existence d 'une idole... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Hardiviller
  27 septembre 2017

Blasco Ibañez , journaliste , écrivain et homme politique , décrit ici avec justesse le monde des corridas et cela sans aucune concession , son approche démontre les réelles motivations de tout le petit monde qui vit et gravite autour de ces courses de taureaux . Les bas instincts des spectateurs avides de morts ( que ce soit celles des bêtes ou celles des hommes ) , les manigances financières de ceux qui organisent les spectacles , le cinéma de " respectabilité " incarné par les représentants du pouvoir ( présidents des arènes ) , tout cela est expliqué sans fard et fort précisément .
Les aficionados seront déçus de voir révélé les dessous peu glorieux de ce monde auréolé de légendes et souvent enrobé de considérations artistiques . Les combats de gladiateurs étaient de la même veine et je pense que les participants étaient rarement volontaires , pas plus que ne le sont les taureaux .
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paulotlet
  03 juillet 2012
Ce livre m'a beaucoup impressionné par son côté cru et sans concession. La corrida comme elle est vraiment, une boucherie abominable qui broie les bêtes comme les hommes. Blasco Ibanez montre comment la tauromachie attire les jeunes hommes pauvres qui rêvent d'accéder au mode de vie de la bourgeoisie.
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VACHARDTUAPIED
  15 avril 2013
Par le plus traduit(après Cervantès) des écrivains espagnols, les amours tumultueuses et tragiques d'un torero et d'une "grande dame"............
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giraudet
  26 avril 2015
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
paulotletpaulotlet   03 juillet 2012
Comme toutes les fois qu’il y avait course de taureaux, Juan Gallardo déjeuna de bonne heure. Il mangea une simple tranche de viande rôtie, sans boire une seule goutte de vin : car il fallait être en pleine possession de
son sang-froid. Il prit deux tasses de café noir très fort, et, après avoir allumé un cigare énorme, il resta là, les coudes sur la table et la mâchoire appuyée sur les mains, regardant avec des yeux somnolents les personnes qui,
peu à peu, arrivaient dans la salle à manger.

Depuis quelques années, c’est-à-dire depuis qu’on lui avait donné l’alternative au cirque de Madrid, il venait loger à cet hôtel de la rue d’Alcalá, où les patrons le traitaient comme s’il avait été de la famille, où les garçons de salle, les portiers, les marmitons et les vieilles servantes l’adoraient comme une des gloires de l’établissement. C’était là aussi qu’à la suite de deux blessures il avait passé de longues journées enveloppé de linges, dans une atmosphère chargée d’iodoforme et de fumée de tabac ; mais ce fâcheux souvenir ne l’affectait guère. Avec sa superstition de Méridional exposé à des dangers continuels, il croyait que cet hôtel était de bon augure et que, logé là, il n’aurait à redouter aucun accident grave : peut- être quelqu’un des moindres risques de la profession, par exemple une déchirure dans le costume ou dans la peau, mais non le désastre de tomber pour ne plus se relever,comme cela était advenu à des camarades dont le souvenir troublait ses instants les plus heureux.
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paulotletpaulotlet   03 juillet 2012
Cependant le taureau, après avoir couru encore un peu en boitant, s’était arrêté, afin de moins souffrir. Alors Gallardo prit une autre épée et vint se placer devant la bête, avec l’intention de procéder au descabello. Il appuya le bout de la lame entre les deux cornes, tout en agitant le chiffon avec la main gauche, pour obtenir que l’animal baissât le mufle jusqu’à terre ; et, d’un coup de poignet, il poussa l’épée. Mais le taureau, piqué, secoua la tête et rejeta l’arme.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   15 avril 2013
r troublait ses instants les plus heureux.
Les jours de course, après avoir déjeuné de bonne
heure, l’espada s’attardait volontiers dans la salle à manger
et s’amusait à observer le mouvement des voyageurs,
étrangers ou provinciaux venus de loin, qui d’abord
passaient à côté de lui sans le regarder, puis se retournaient curieusement, lorsqu’ils avaient appris des garçons
que ce bel homme à la face rasée et aux yeux noirs, vêtu
en fils de famille, c’était Juan Gallardo, celui que tout le
monde appelait familièrement «le Gallardo2
», l’illustre
matador. Il trouvait là, jusqu’au moment de se rendre aux
arènes, une distraction à sa pénible attente. Comme le
temps était long !
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   15 avril 2013
Gallardo, comme si son corps eût conservé l’âcre
relent de la misère où s’était passée sa jeunesse, se parfumait avec une scandaleuse prodigalité. Ses ennemis se
moquaient de ce garçon athlétique, qui fleurait bon
comme une courtisane. Quant à ses amis, ils souriaient de
cette faiblesse ; mais quelquefois ils étaient obligés de
détourner le nez, parce que les trop violents effluves leur
soulevaient le cœur. Toute une parfumerie l’accompagnait
dans ses voyages, et les essences les plus féminines embaumaient sa personne, lorsqu’il s’avançait dans l’arène, parmi
les chevaux morts, au milieu des entrailles répandues et
des bouses mêlées de sang. Quelques cocottes enthousiastes, dont il avait fait la connaissance au cours d’une
tournée dans la France méridionale, lui avaient enseigné le
secret de certaines mixtures extraordinaires. Mais rien
n’était comparable au parfum de la lettre, à ce parfum fort
et suave, mystérieux et subtil, le même dont se parfumait
la femme qui lui avait écrit, un bizarre, exquis et indéfinissable parfum qui semblait émané d’une chair aristocratique et qu’il appelait « odeur de dame ».
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   15 avril 2013
Sur ces entrefaites entrèrent dans la salle à manger
des amis enthousiastes qui, avant d’aller déjeuner, désiraient voir l’espada3
. C’étaient de vieux aficionados4
qui,
heureux de figurer dans une coterie et de posséder une
idole, avaient adopté Gallardo pour « leur matador » et lui
donnaient de sages conseils, non sans rappeler à tout
bout de champ leur adoration rétrospective pour
Lagartijo ou pour Frascuelo5
. Ils tutoyaient le matador
avec une familiarité protectrice ; mais celui-ci, lorsqu’il
leur répondait, ne manquait pas de mettre don devant
leurs prénoms, en vertu de la traditionnelle séparation de
castes qui existe entre le torero, surgi de la plus basse
classe sociale, et ses admirateurs.
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