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EAN : 9782290313725
400 pages
Éditeur : J'ai Lu (15/03/2001)
4.1/5   378 notes
Résumé :
Pour Chris MacNeil et sa fille Reagan, une adolescente de quatorze ans, la vie s'écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.
Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés. Quant à Reagan, d'étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.
Tandis que peu à peu la personnalité de l'enfant se dédouble et se disloque, face au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
4,1

sur 378 notes

Gwen21
  14 janvier 2019
Certains romans n'ont vraiment pas volé leur statut de "classique" et "L'exorciste" en fait indéniablement partie.
J'ai été scotchée par ce roman d'épouvante et pas seulement par son thème et son contenu mais aussi - et avant tout - par le style de Williams P. Blatty. Sincèrement, je ne m'attendais pas du tout à lire un roman aussi bien écrit et j'ai été enchantée par ma découverte. L'auteur développe intelligemment la personnalité de chaque personnage sans jamais tomber dans la caricature, ce qui, étant donnés lesdits personnages (metteur en scène et vedette de cinéma, prêtres et enquêteur) aurait été la voie de la facilité.
Mais c'est justement parce qu'on sent que l'auteur n'a cédé à aucune facilité que ce roman est un grand roman dans son genre. N'ayant pas encore vu le film culte qui s'en est inspiré, il m'a été impossible d'anticiper les événements et le dénouement, ce qui est toujours une grande satisfaction pour un lecteur.
Côté récit, c'est très fort, très violent et très cru, ce n'est donc pas un roman à mettre entre toutes les mains ou qui plaira à tous les "profils" de lecteurs mais j'ai personnellement apprécié la parfaite retenue de l'auteur qui nous évite les flots d'hémoglobine et joue davantage sur la dimension psychiatrique. J'ai également énormément apprécié le personnage de Kinderman, que j'ai visualisé sous les traits de l'inspecteur Columbo, ce qui n'a nui en rien à ma sympathie pour lui.
Une très belle surprise donc, notamment côté style, j'insiste ; pour moi, Blatty enfonce Stephen King, et de loin.

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HannibalLectrice
  22 juin 2014
Un quart de siècle a passé depuis que j'ai eu la mauvaise idée de voir le film. Dire qu'il m'a traumatisée serait en deçà de la réalité, durant 6 mois je fus dans l'obligation de dormir avec Grande Soeur... C'est donc avec récalcitrance, mais dans l'espoir de gérer la peur du Malin que je fis une petite prière et pris mon courage à deux mains, tout en ayant à ma portée crucifix, eau bénite, Bible etc...( la force est avec toi petit Padawan ) et lus ce qui suit " le soleil flamboyant faisait perler des goutelettes de sueur sur le front de l'homme, mais il serrait pourtant son verre de thé chaud et sucré entre ses mains comme s'il voulait les réchauffer...... "
Deux sentiments contradictoires après lecture, celui de la déception mais en même temps de l'autosatisfaction.
Déception car le livre ne m'a procuré aucun frémissement, les longues et interminables tergiversations du Père Karras m'ont agacée. Je sais, il n'y a pas plus cartésien qu'un homme d'église, je ne suis pas spécialiste en la matière et suis même quelque peu dubitative et surtout sceptique quant à la véracité d'une telle chose, mais lorsqu'on est face à un tel cas, celui d'une gamine de 12 ans qui a la souplesse du caoutchouc à faire pâlir Nadia Comaneci et consoeur, qui est polyglotte à se faire rhabiller un linguiste et tout un tas de phénomènes et de situations que même Batman il aurait peur, faut arrêter de pousser Mamie dans les orties... Ceci dit, les recherches du Père Karras sont intéressantes, grâce à elles, j'ai appris qu'un couvent Lillois avait été la proie d'une frénésie diabolique, ce qui me pousse à faire quelques recherches à ce sujet.
Autosatisfaction, et là paradoxe, je suis fort aise de ne pas avoir des dents claqué, et ainsi de ne pas avoir eu à mettre tout un rituel en place afin de m'apporter une certaine sérénité avant le coucher...
Toutefois, une leçon à retenir "De ne point avoir de tablette Ouija tu te dois!"
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gruz
  14 août 2012
Beaucoup de ceux qui se plongeront aujourd'hui dans l'enfer de ce livre, le feront suite au visionnage du film.
Ils ne seront pas déçus, tant ils sont proches par l'ambiance.
Car cette histoire est effrayante, principalement par son atmosphère oppressante et son ton à la fois clinique et malsain.
Glaçant pour les lecteurs de l'époque et sans doute encore pour les lecteurs d'aujourd'hui.
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darkmoon
  27 février 2013
On peut se questionner sur l'efficacité de cette histoire en 2004. Dans nos sociétés modernes, la religion ou la spiritualité est pratiquement absente et l'horreur se vit au quotidien sur le poste de télévision. Dès lors, un récit de possession diabolique pourra sûrement paraître anodin pour le nouveau lecteur.
Personnellement, je me souviens des frissons intenses lors de la lecture de ce roman (et du visionnement du film) . Blatty n'est certainement pas un grand écrivain, par contre la structure de son récit est parfaite et avec ce filon, il a produit un classique que tous les autres auteurs du genre aspirent à égaler depuis sa parution, il y'a plus de trente ans.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec « L'exorciste », il s'agit de l'histoire d'une jeune fille de douze ans, présentant les symptômes d'une maladie mentale, mais qui finalement s'avère possédée par un démon. Deux prêtres vont tenter de l'arracher à son destin tragique en pratiquant un exorcisme.
Dès l'enfance, nous nous faisons inculquer les archétypes du bien et du mal ; Dieu et le diable, l'ange et le démon, la lumière et l'obscurité etc. Il est alors compréhensible que ce livre soit devenu un tel phénomène culturel, capable de rejoindre et faire vibrer autant de gens. En donnant un nouveau visage au diable, sous la forme d'une entité s'exprimant à travers le corps d'une innocente enfant, Blatty a mis à jour tout le folklore entourant l'existence et les manifestations du diable.
Basé sur un fait vécu, le livre est choquant de réalisme. On peut s'identifier facilement aux personnages principaux ; le père Karras doute de sa foi, un peu comme tout le monde ; la victime, Regan, est choisie au hasard et est sans défense devant la furie des ténèbres ; sa mère est athée et aux prises avec des problèmes maritaux.
Dans sa globalité, ce roman est terrifiant, tranchant comme un rasoir et bouleversant jusqu'au fond de l'âme. L'ambiance lourde et envahissante m'a donné la chair de poule.
Pour les amateurs de sensations fortes, il parait indispensable de lire ce roman.
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HORUSFONCK
  11 décembre 2017
Je me souviens de cette lecture de jeunesse, dans l' édition de poche J'ai lu, avant d' aller voir l' Exorciste au cinéma. C'était en 1974 ou 75.
J' en avais gardé quelques frayeurs, beaucoup plus prégnantes qu' à la suite de la vision du film. Pas au point, tout de même, de m'octroyer des nuits blanches!
L' Exorciste est d'autant plus terrifiant, qu'il évoque des zones troubles aux confins de la folie et de la spiritualité. Il désigne le prêtre comme ultime recours contre une espèce d'abomination remise au dégoût du jour.
La fin du livre (et du film) est typique d'un auteur qui désire refermer son récit sur le sacrifice et la rédemption.. Ce qui sera plus supportable, me semble-t-il pour le lecteur sensible.
Cependant, l' Exorciste m'a moins impressionné que Rosemary's baby d' Ira Levin. le récit de cet exorcisme, somme toute, ne laissant pas perdurer le maléfice, la terreur et l'angoisse au-delà de la dernière page.
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critiques presse (1)
Lexpress   25 novembre 2011
Si ce roman effraie encore aujourd'hui, c'est moins par ce qu'il raconte que par le style clinique de l'auteur, par ses non-dits et par sa manière de dépeindre l'Amérique matérialiste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   13 janvier 2019
Il lança un coup d'oeil par la vitre de la portière : le Home Relief Station de la 23ème rue Est où, le samedi matin, au coeur de l'hiver, elle allait chercher son lait et ses pommes de terre pendant qu'il restait au lit ; le zoo de Central Park où elle le laissait l'été pendant qu'elle mendiait près des fontaines en face du Plaza. En passant devant l'hôtel, Karras éclata en sanglots puis refoula ses souvenirs et essuya les larmes de regrets cuisants. Il se demanda pourquoi son amour pour sa mère avait attendu cette séparation, attendu le moment où il ne pouvait plus la voir, la toucher, où les limites du contact et de l'abandon humain s'étaient réduites aux dimensions d'un faire-part imprimé fourré dans son portefeuille ; In Mémoriam...
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Gwen21Gwen21   15 janvier 2019
- Est-ce que les gens ne vous ont jamais dit que vous ressembliez à Paul Newman ?
- Tout le temps. Et croyez-moi, à l'intérieur de ce corps que vous voyez, M. Newman se débat comme un beau diable pour sortir. Il y a trop de monde dedans, dit-il, il y a aussi Clark Gable.
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NounichkaNounichka   18 mars 2021
Il sait... je veux dire, le démon sait où frapper. (...) Jadis, j'ai désespéré de jamais pouvoir aimer mon semblable. Certaines gens... me dégoûtaient. J'éprouvais une réelle aversion pour eux. Comment pourrais-je les aimer? me demandais-je. Cela me tourmentait, Damien. Cela me conduisit à désespérer de moi-même... et de là, très vite, à désespérer de mon Dieu. Ma foi avait disparu. (...) à la fin, j'ai compris que Dieu ne me demanderait jamais ce que je savais être psychologiquement impossible ; tout ce qu'il me demandait était un effort de ma volonté mais il n'exigeait pas de moi que j'éprouve de l'amour pour mes semblables en tant qu'émotion, en tant que sentiment. Pas du tout. Il me demandait d'agir comme si j'avais éprouvé de l'amour pour eux en général, et plus particulièrement pour ceux qui me répugnaient. (...) Je sais que tout ceci doit vous paraître évident, Damien. Je le sais. Mais, dans ce temps-là, je ne pouvais pas le voir. Étrange aveuglement, dit-il tristement, comme celui de beaucoup de maris et de femmes qui pensent qu'ils n'aiment plus parce que leur coeur ne bat plus à la vue de leur bien-aimé ! Ah, Dieu ! (...) C'est là que ça se tient, je pense, Damien... la possession, pas dans les guerres, comme certains ont tendance à le croire ; pas dans de telle tragédies ; et très rarement dans des interventions extraordinaires, telles que celle-ci... cette petite fille, cette pauvre enfant... Non, moi je la vois plus souvent dans les petites choses, Damien : dans les stupides et mesquines petites contrariétés, dans les malentendus ; dans le mot cruel et cinglant qui vous échappe entre amis. Entre amoureux. Nous n'avons pas besoin de Satan pour préparer nos guerres ; celles-là nous les préparons nous-mêmes. (...) Et pourtant, même de cela, même du mal... sortira le bien. D'une façon ou d'une autre... D'une façon que nous ne comprendrons ou que nous ne verrons jamais. (...) Peut-être le mal est-il le creuset du bien. (...) Et peut-être Satan lui-même... Satan, malgré lui, sert-il, contre sa volonté, à accomplir la volonté de Dieu.
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patatarte2001patatarte2001   25 février 2015
Bon ! alors je vais vous en raconter juste une ! Ma mère chaque dimanche nous faisait du poisson, bon, mais pendant toute la semaine personne ne pouvait prendre un bain parce qu'elle mettait la carpe dans la baignoire et la laisser nager de long en large sans lui donner à manger pour la laisser dégorger toutes ses toxines, prétendait-elle. Vous voyez le genre.....Parce que...Ah ! mais je ne veux pas aller plus loin, soupira-t-il en faisant un geste d'abandon. Seulement il fait bon rire de temps en temps, pour s'empêcher de pleurer.
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patatarte2001patatarte2001   25 février 2015
-Montre-moi, Regan et je relâcherai peut être une courroie, proposa Karras. Si....
Il tressaillit brusquement de surprise en se trouvant devant une paire d'yeux enfantins remplis de frayeur, d'une bouche ouverte pour un muet appel au secours.
Mais l'identité de Regan s'estompa aussi rapidement qu'elle était apparue sous un nouvel aspect qui brouilla la vision fugitive de la fillette.
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