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ISBN : 222119568X
Éditeur : Robert Laffont (13/10/2016)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 248 notes)
Résumé :
Pour Chris MacNeil et sa fille Reagan, une adolescente de quatorze ans, la vie s'écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.
Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés. Quant à Reagan, d'étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.
Tandis que peu à peu la personnalité de l'enfant se dédouble et se disloque, face au... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
HannibalLectrice
22 juin 2014
Un quart de siècle a passé depuis que j'ai eu la mauvaise idée de voir le film. Dire qu'il m'a traumatisée serait en deçà de la réalité, durant 6 mois je fus dans l'obligation de dormir avec Grande Soeur... C'est donc avec récalcitrance, mais dans l'espoir de gérer la peur du Malin que je fis une petite prière et pris mon courage à deux mains, tout en ayant à ma portée crucifix, eau bénite, Bible etc...( la force est avec toi petit Padawan ) et lus ce qui suit " le soleil flamboyant faisait perler des goutelettes de sueur sur le front de l'homme, mais il serrait pourtant son verre de thé chaud et sucré entre ses mains comme s'il voulait les réchauffer...... "
Deux sentiments contradictoires après lecture, celui de la déception mais en même temps de l'autosatisfaction.
Déception car le livre ne m'a procuré aucun frémissement, les longues et interminables tergiversations du Père Karras m'ont agacée. Je sais, il n'y a pas plus cartésien qu'un homme d'église, je ne suis pas spécialiste en la matière et suis même quelque peu dubitative et surtout sceptique quant à la véracité d'une telle chose, mais lorsqu'on est face à un tel cas, celui d'une gamine de 12 ans qui a la souplesse du caoutchouc à faire pâlir Nadia Comaneci et consoeur, qui est polyglotte à se faire rhabiller un linguiste et tout un tas de phénomènes et de situations que même Batman il aurait peur, faut arrêter de pousser Mamie dans les orties... Ceci dit, les recherches du Père Karras sont intéressantes, grâce à elles, j'ai appris qu'un couvent Lillois avait été la proie d'une frénésie diabolique, ce qui me pousse à faire quelques recherches à ce sujet.
Autosatisfaction, et là paradoxe, je suis fort aise de ne pas avoir des dents claqué, et ainsi de ne pas avoir eu à mettre tout un rituel en place afin de m'apporter une certaine sérénité avant le coucher...
Toutefois, une leçon à retenir "De ne point avoir de tablette Ouija tu te dois!"
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gruz
14 août 2012
Beaucoup de ceux qui se plongeront aujourd'hui dans l'enfer de ce livre, le feront suite au visionnage du film.
Ils ne seront pas déçus, tant ils sont proches par l'ambiance.
Car cette histoire est effrayante, principalement par son atmosphère oppressante et son ton à la fois clinique et malsain.
Glaçant pour les lecteurs de l'époque et sans doute encore pour les lecteurs d'aujourd'hui.
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darkmoon
27 février 2013
On peut se questionner sur l'efficacité de cette histoire en 2004. Dans nos sociétés modernes, la religion ou la spiritualité est pratiquement absente et l'horreur se vit au quotidien sur le poste de télévision. Dès lors, un récit de possession diabolique pourra sûrement paraître anodin pour le nouveau lecteur.
Personnellement, je me souviens des frissons intenses lors de la lecture de ce roman (et du visionnement du film) . Blatty n'est certainement pas un grand écrivain, par contre la structure de son récit est parfaite et avec ce filon, il a produit un classique que tous les autres auteurs du genre aspirent à égaler depuis sa parution, il y'a plus de trente ans.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec « L'exorciste », il s'agit de l'histoire d'une jeune fille de douze ans, présentant les symptômes d'une maladie mentale, mais qui finalement s'avère possédée par un démon. Deux prêtres vont tenter de l'arracher à son destin tragique en pratiquant un exorcisme.
Dès l'enfance, nous nous faisons inculquer les archétypes du bien et du mal ; Dieu et le diable, l'ange et le démon, la lumière et l'obscurité etc. Il est alors compréhensible que ce livre soit devenu un tel phénomène culturel, capable de rejoindre et faire vibrer autant de gens. En donnant un nouveau visage au diable, sous la forme d'une entité s'exprimant à travers le corps d'une innocente enfant, Blatty a mis à jour tout le folklore entourant l'existence et les manifestations du diable.
Basé sur un fait vécu, le livre est choquant de réalisme. On peut s'identifier facilement aux personnages principaux ; le père Karras doute de sa foi, un peu comme tout le monde ; la victime, Regan, est choisie au hasard et est sans défense devant la furie des ténèbres ; sa mère est athée et aux prises avec des problèmes maritaux.
Dans sa globalité, ce roman est terrifiant, tranchant comme un rasoir et bouleversant jusqu'au fond de l'âme. L'ambiance lourde et envahissante m'a donné la chair de poule.
Pour les amateurs de sensations fortes, il parait indispensable de lire ce roman.
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SAINT-JAMES
15 février 2017
« […] ce qui ressemblait aux premières lueurs de l'aube était le commencement d'une nuit sans fin. » (page 74)
La célèbre actrice Chris MacNeil vit avec sa fille Regan, âgée de douze ans, dans une maison de style colonial dans le quartier de Georgetown à Washington DC. Sharon, la gouvernante, Willie et Karl Engstrom, les deux employés de maison, sont eux aussi témoins de bruits étranges qui se font entendre et de meubles qui se déplacent la nuit… Lorsque le comportement de la jeune Regan devient inquiétant, les médecins restent impuissants. Dédoublement de personnalité ou hystérie ?
La situation empire lorsque le metteur en scène et ami de Chris, Burke Dennings, est retrouvé mort sous la fenêtre de Regan.
Le psychiatre va alors suggérer à Chris de faire appel à un exorciste…
Le double parti pris de William Peter Blatty d'ancrer son histoire de possession démoniaque dans la vie quotidienne de la famille MacNeil et de fournir de nombreuses explications médicales à l'état de Regan (ainsi qu'à la mort de Dennings dans le chapitre où le lieutenant Kinderman interroge le légiste au sujet du cadavre du metteur en scène), confère au récit une authenticité qui renforce l'horreur.
Les chapitres les plus effrayants se déroulent exclusivement à huis clos, dans la chambre de Regan, une pièce glaciale d'où se dégage une puanteur insupportable quand le démon se manifeste. Chacune des manifestations démoniaques restera gravée dans votre mémoire de lecteur à tout jamais, comme les images du film éponyme qui hante notre inconscient collectif.
« − Ahhhh ! Ma truie ! Oui, mon doux trésor de salope ! Ma petite salope !… Aahhh !
Les mots s'interrompirent à l'instant où Chris se mit à ramper péniblement vers le lit, le visage couvert de sang, les yeux vagues, les membres douloureux, passant devant Karl inanimé. Et puis elle s'aplatit au sol dans un mouvement de terreur incrédule en croyant voir dans un brouillard trouble la tête de sa fille tourner lentement, pivoter sur son torse immobile, jusqu'à ce qu'elle parût regarder dans son dos.
− Sais-tu ce qu'elle a fait, ta garce de fille ? jappa une petite voix familière.
Chris cligna des yeux devant le visage rieur aux lèvres craquelées et parcheminées et aux yeux de renard.
Elle hurla et tomba sans connaissance. » (pp. 304-305)
Difficile de s'affranchir des images du film, tout aussi culte que le roman, telle celle représentant la silhouette de Merrin, que l'on retrouve d'ailleurs sur l'affiche du film et la couverture du roman (édition J'ai Lu) :
« du taxi sortit un vieil homme de haute taille. Un imperméable noir, un chapeau noir et une valise qui avait connu des jours meilleurs. Il régla la course, puis se retourna et resta immobile, fixant la maison. le taxi s'éloigna et tourna au coin de la 36e Rue. Kinderman déboîta rapidement pour le suivre. Comme il tournait le coin de la rue, il remarqua que le grand vieillard n'avait toujours pas bougé, et qu'il restait planté là sous la lumière du réverbère voilée par le crachin, comme un voyageur mélancolique pétrifié par le temps. » (p. 446)
Ce qui est plus effrayant et fascinant encore que les scènes de possession elles-mêmes, ce sont les conversations entre le démon et le père Karras, prêtre et psychiatre, le personnage le plus important du roman.
Le chapitre de présentation du jésuite est remarquable. On y découvre le prêtre sur le quai désert d'un métro. Dès la première phrase, Karras est présenté comme un homme en grande souffrance. Et lorsqu'un clochard l'interpelle, le prêtre ne peut pas lui faire face. « Il se sentait incapable de chercher le Christ de nouveau dans la puanteur et les yeux vides ; le Christ du pus et des excréments sanglants ; le Christ qui pourrait ne pas être. » (p. 76) Puis on le retrouve avec sa mère, objet de son désespoir, cette femme malade qu'il croit avoir abandonnée pour sa mission d'homme d'Église, ce dont il ne parvient pas à se pardonner.
Karras doute et ce doute le dévore de l'intérieur : « le silence de Dieu était plus enraciné dans la logique. le mal était dans le monde. Et une grande partie du mal venait du doute ; d'une confusion honnête éprouvée par des hommes de bonne volonté. Un Dieu raisonnable refuserait-il d'y mettre fin ? Ne se révélerait-il pas ? » (p ? 80)
Pourtant Chris dira qu'elle n'a « jamais vu une telle foi de [sa] vie » (p. 526) en parlant de lui.
Figure christique, Karras n'est que souffrance et désespoir, et même les gestes rituels de la messe ne parviennent plus à l'apaiser.
« Il éleva l'hostie pour la consécration, se rappela douloureusement la joie qu'il ressentait autrefois à ce geste, et éprouva de nouveau, comme chaque matin désormais, la douleur poignante de la vision fugitive et lointaine d'un amour perdu depuis longtemps.
Il rompit l'hostie au-dessus du calice.
− Je vous laisse ma paix. Je vous donne ma paix.
Il posa l'hostie sur sa langue et déglutit le désespoir à goût de papier.
La messe dite, il essuya le calice et le replaça soigneusement dans son sac. Il se hâta pour attraper à temps le train de 7 h10 qui devait le ramener à Washington, transportant la douleur dans sa valise noire. » (pp. 81-82)
La partie cruciale (sans jeu de mots) du roman se joue entre le démon rusé et le jésuite :
« − Vous n'avez pas la foi.
Karras se raidit :
− Foi en quoi ?
− En moi, cher Karras ; en moi ! (Quelque chose de moqueur et de méchant dansa dans ses yeux.) » (p. 324)
Et plus loin, le démon lance au prêtre : « Il faut bien vous donner une raison quelconque de douter ! Un peu ! Juste assez pour nous assurer du dénouement final. » (p. 375)
Karras prend sur lui la souffrance de Chris et de Regan, sa croix, lui qui n'a pas pu sauver sa propre mère est prêt à tout pour sauver la fillette, jusqu'à l'ultime sacrifice, comme le Christ : « Karras ferma les yeux. le pesant fardeau était maintenant coulé dans du béton ; en séchant, il avait pris la forme de son dos. » (p. 406)
Pourtant, jusqu'à la fin le jésuite refuse de croire à la possession et lutte pied à pied avec lui-même pour trouver une explication rationnelle à l'état de Regan. Et le démon se joue de lui : « Ainsi, vous revoilà ! croassa-t-il. Vous m'en voyez surpris. J'aurais pensé que cet incident déconcertant de l'eau bénite vous aurait découragé de revenir, mon cher… » (p. 420)
Et peu après, le démon remue un peu plus la lance dans la chair blessée du prêtre :
« Karras éprouva un moment de désarroi tandis que sa certitude s'écroulait, il se sentit torturé et frustré d'une façon intolérable par le doute lancinant qui venait de lui être inculqué. le démon gloussa.
− Oui ! Je me doutais que ça vous arriverait, Karras. C'est pourquoi vous me plaisez tant. C'est pourquoi j'éprouve une dilection particulière pour tous les hommes raisonnables. » (p. 422)
« […] je ne pense pas que l'objectif du démon soit le possédé ; l'objectif, c'est nous… les observateurs… […]. Et je pense… oui, je pense que l'objectif recherché est de nous amener au désespoir […]. » dit Merrin, l'exorciste, à Karras, peu avant le dénouement fatal.
Le prêtre se sent pris au piège. Il veut aider. Il souffre. Il est à bout de force.
« Soudain, la chair de poule que Karras avait sur les bras ne fut plus provoquée par le froid glacial de la pièce, mais par ce qu'il voyait sur la poitrine de Regan ; par ces lettres qui se détachaient en clair, sur le fond rougi de la peau. Deux mots :
AIDEZ-MOI » (p.438)
Quand le jésuite se décide finalement à pratiquer l'exorcisme, il le fait sans y croire, par pitié pour Regan : « Il n'osait toujours pas croire. C'était son coeur, non son esprit qui l'avait conduit à cette décision ; la pitié et l'espoir d'une guérison par le moyen de la suggestion. » (p. 438)
Comme dans tout récit fantastique, le doute subsiste, et le doute est justement au coeur de ce roman fascinant.
Rappelons la célèbre définition du genre fantastique donnée par Tzvetan Todorov dans son Introduction à la littérature fantastique (c'est mon incontournable minute cuistre – vous commencez à vous y habituer, non ?) :
« Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans diables, sylphides, ni vampires, se produit un événement qui ne peut s'expliquer par les lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l'événement doit opter pour l'une des deux solutions possibles : ou bien il s'agit d'une illusion des sens, d'un produit de l'imagination et les lois du monde restent alors ce qu'elles sont ; ou bien l'événement a véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est régie par des lois inconnues de nous. […]
Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dès qu'on choisit l'une ou l'autre réponse, on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l'étrange ou le merveilleux. le fantastique, c'est l'hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel. »
Le lecteur pourra douter jusqu'à la fin du roman, jusqu'au dernier regard du père Karras dans lequel le père Dyer lit « quelque chose qui ressemblait mystérieusement à la joie éprouvée à la réalisation d'un ardent désir » (p. 518). Triomphe de la foi ou du démon ? le doute est possible.
En habile romancier, William Peter Blatty propose plusieurs pistes au lecteur (les messes noires pratiquées dans une église profanée à proximité du domicile de Chris ou l'étrange conduite du domestique Karl Engstrom qui éveille les soupçons du lieutenant Kinderman). La construction du roman est exemplaire, le romancier américain fait alterner les chapitres centrés sur Chris et Regan, ceux sur le père Karras, et les scènes avec le lieutenant Kinderman, avant que les fils de sa trame ne viennent à se rejoindre.
L'Exorciste est un roman que vous ne parviendrez pas à lâcher tant l'intérêt ne faiblit jamais, montant crescendo jusqu'au final. Les personnages sont magnifiquement campés. Certes, on ne frissonne pas à la lecture de ce roman d'épouvante, et c'est une toute autre émotion que la peur qui vous emportera à la fin. Une profonde tristesse.


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belette2911
02 mars 2017
Disons-le directement : non, ce livre ne fait pas peur ! Certes, évitez tout de même de le lire à vos moutards de 5 ans dans le but de les endormir le soir… Certaines scènes pourraient les traumatiser et leur faire penser que les crucifix sont des engins sexuels.
Ce genre d'idées pourrait être dommageable si vous possédez des crucifix de grande taille qui pourraient provoquer des dilatations assez importante à un endroit que rigoureusement ma mère m'a défendu d'nommer ici.
Par contre, le début du roman est un peu endormant, ça commence doucement, ça ressemble même à un tableau idyllique et si le titre avait été caché, je vous jure que j'aurais posé ce roman et basta, terminé la lecture.
Oui, mais voilà ! C'était l'exorciste que je tenais en main ! (N'allez pas imaginer des choses cochonnes, hein, je vous surveille !).
Ça puait le souffre et les souvenirs de certaines scènes cultes du film que j'avais vues – les yeux à moitié fermés, les oreilles bouchées, sans jamais oser aller plus loin de peur de faire des cauchemars jusque mes 20 ans – revenaient dans ma tête à toute allure. Horrible ces scènes…
La seule chose que j'aimais de ce film, c'était la musique "Tubular Bells"…
Si jamais de ma vie je n'ai osé voir ce film, je me disais que je pourrais au moins tenter le coup avec le livre. Exorciser cette peur. J'ai eu raison car même pas peur !
Une fois l'intro terminée et Regan, l'adorable gamine de 11 ans contaminée par une entité diabolique, il est difficile de lâcher le livre.
Difficile aussi, durant sa lecture, de faire abstraction des horribles images du film qui, malgré mes yeux à moitié fermés et mes oreilles bouchées de l'époque, me revenaient dans la face ! Surtout que je revoyais la copine qui me rejouait les phrases les plus crues du film.
Malgré le fait que le roman ne fait pas peur, il vaut tout de même la peine d'être lu, ne fut-ce que pour exorciser la peur de ce film, afin de comprendre que les exorcistes, contrairement aux Démons, ne sont pas Légion, et qu'il faut réunir des tas de preuves avant que l'Église ne consente à réaliser un exorcisme.
Pourtant, nom de dieu, je ne sais pas ce qu'il leur aurait fallu de plus que cette enfant qui prend des voix différentes, qui parle à l'envers, qui a souplesse d'un bonhomme en caoutchouc, qui vomit de la bile ou fait s'écouler des diarrhées qu'on se demanderait bien comment un corps aussi petit pourrait contenir tout ça, sans parler de la force prodigieuse.
Ah ces jésuites, hommes de peu de foi, va !
Mais bon, je ne vais pas juger le père Damien Karras, déjà que le démon lui a dit que sa mère suçait des bites en enfer, si en plus je lui jette la pierre, il risquerait de la trouver mauvaise, parce qu'en fin de compte, sans le père Karras, on serait toujours dans la mélasse (elle était facile, je l'avoue).
Autant Karras s'interroge sur sa Foi, autant le père Lankaster Merrin est un croyant pur et dur, un vrai de vrai, un homme bon, un homme de bien, un prêtre que j'ai grandement apprécié, même s'il est moins présent que Karras.
C'est lorsqu'on apprend que ce roman est tiré d'un fait réel qu'il fait froid dans le dos, mais niveau trouille, j'ai eu des Stephen King qui m'ont fait réellement trembler et des romans post-apocalypse (ou de black-out) qui m'ont fait me cacher sous la couette.
Mais même sans les frissons de peur à la clé, le roman reste tout de même agréable à lire et quelques scènes sont assez… gore ou à éviter de lire après un bon repas. Heureusement, l'odorama n'existe pas encore dans les romans !
Si je veux frissonner vraiment, je n'ai plus qu'à me faire le film…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Les critiques presse (1)
Lexpress25 novembre 2011
Si ce roman effraie encore aujourd'hui, c'est moins par ce qu'il raconte que par le style clinique de l'auteur, par ses non-dits et par sa manière de dépeindre l'Amérique matérialiste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte200125 février 2015
Bon ! alors je vais vous en raconter juste une ! Ma mère chaque dimanche nous faisait du poisson, bon, mais pendant toute la semaine personne ne pouvait prendre un bain parce qu'elle mettait la carpe dans la baignoire et la laisser nager de long en large sans lui donner à manger pour la laisser dégorger toutes ses toxines, prétendait-elle. Vous voyez le genre.....Parce que...Ah ! mais je ne veux pas aller plus loin, soupira-t-il en faisant un geste d'abandon. Seulement il fait bon rire de temps en temps, pour s'empêcher de pleurer.
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patatarte2001patatarte200125 février 2015
-Montre-moi, Regan et je relâcherai peut être une courroie, proposa Karras. Si....
Il tressaillit brusquement de surprise en se trouvant devant une paire d'yeux enfantins remplis de frayeur, d'une bouche ouverte pour un muet appel au secours.
Mais l'identité de Regan s'estompa aussi rapidement qu'elle était apparue sous un nouvel aspect qui brouilla la vision fugitive de la fillette.
Commenter  J’apprécie          60
SteamkeuponSteamkeupon22 février 2015
- Qu'attendez-vous pour commencer? Tout de suite... Hein?
Quelque chose ne tournait pas rond.
- Tu aimerais cela? s'enquit Karras intrigué.
- Énormément.
- Mais est-ce que cela ne te chasserait pas de Reagan?
Le démon rejeta la tête en arrière en gloussant à perdre haleine, puis s'arrêta brusquement et répondit d'une voix gutturale :
- Cela nous rapprocherait.
- Toi et Reagan?
- Nous et vous, mon bon ami, croassa la voix. Nous et vous. Ha! ha! ha!
Karras sentit de nouveau cette main glaciale l'effleurer, se poser sur sa nuque, puis glisser impalpable. La peur diagnostiqua-t-il. Mais la peur de quoi?
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dido600dido60011 octobre 2015
Où avez-vous mangé ?
— Je n’ai pas mangé.
— C’est complètement idiot. Pourquoi suivre un régime alors que vous ne portez pas la soutane ?
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dido600dido60012 octobre 2015
Les prêtres et les poli-cemen ! constata-t-il, en déboutonnant l’imperméable : leurs vêtements, aux uns comme aux autres, dégagent un je-ne-sais-quoi caractéristique qu’il est impossible de camoufler.
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Video de William P. Blatty (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William P. Blatty
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