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ISBN : 2756082880
Éditeur : Delcourt (26/09/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
218 après J.-C. Après avoir comploté pour faire assassiner Caracalla, l'ancien préfet Macrin, devenu empereur de Rome, fait exiler en Syrie Julia Maesa, la tante du souverain déchu. De là, cette dernière commence à comploter pour reprendre la place qu'elle estime être la sienne. L'outil principal de sa vengeance : son neveu Varius Avitus Bassianus, adepte du culte de la Pierre noire, qu'elle entend bien faire sacrer Empereur de Rome.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Alfaric
  27 septembre 2018
Après Cléopâtre, la très italienne collection "Les Reines de Sang" revient à l'Antiquité !
Avril 217 après Jésus Christ : déjà traumatisée par l'assassinat de son fils Géta, l'impératrice mère Julia Domna apprend la mort de son fils Caracalla des mains d'un assassin envoyé par le préfet du prétoire Macrin... N'ayant plus rien à perdre on ne sait si elle se suicida ou si elle mourut en essayant d'extraire la tumeur qui empoisonnait son sein gauche... La dynastie sévérienne semble s'éteindre, mais si la branche paternelle africaine rend les armes la branche maternelle syrienne ne se laisse pas faire ! Julia Maesa soeur de Julia Domna est bannie de Rome et sommée de retourner chez elle en Syrie, mais à Rome le nouvel empereur n'y est pas encore donc le temps peut jouer pour elle et son clan. Ses neveux sont morts sans héritiers ? Qu'importe elle en fabrique en la personne de son petit-fils destinée à la prêtrise de la météorite adorée comme un dieu qui alimente le culte le plus puissante d'orient... La gens julia d'Emèse joue son va-tout sur une rumeur, et c'est la course contre la montre entre les candidats au trône : c'est à qui ralliera le plus de monde à sa cause, et Macrin lui aussi en quête de légitimité et qui lui aussi rêve de dynastie a déjà beaucoup dépensé pour obtenir une paix défavorable avec les Parthes. Après le temps, c'est la richesse qui joue pour Julia Maesa et son clan... Mais si Varius Avitus Bassianus est prêt à la grandeur pour devenir Marcus Aurelius Antoninus, c'est un mystique et non un politique et L Histoire se souviendra de lui sous le surnom d'Héliogabale !
La première planche blockbustérienne nous montre le crash d'une météorite dans le désert syrien : pendant une génération les femmes du clan d'Emèse, Julia Maesa, Julia Soaemias et Julia Mamaea, règnent d'une main de fer sur l'empire romain à travers les jeunes hommes de leur clan à savoir Héliogabale et Sévère Alexandre avant d'être à leur tout balayées par les vents du changement... On sent tout de suite et de bout en bout la passion ! Bon scénariste et bon dialoguiste Luca Blengino s'éclate à restituer le game of thrones romain vu et fait par les femmes, en nous plongeant dans une époque moins connue et moins usitée que celles de la révolution césarienne ou celle de la restauration augustéenne : tous les coups sont permis, et il faut vaincre ou périr car malheur au vaincu. Antonio Sarchione n'est pas un top dessinateur mais lui aussi m'a semblé passionné pour réaliser un travail soigné à défaut d'être d'une qualité irréprochable, et pour ne rien gâcher qui dit bande dessinée italienne dit érotisme de bon aloi (héritage Milo Manara ^^). C'est peut-être les couleurs de Gaétan Georges qui ne sont pas au diapason car les aplats numérique font trop artificiels pour un bon vieux peplum des familles...
To Be Continued certes, mais on sait par avance comment tout cela finira : dans le sang et les larmes, avec un dynastie sévérienne emportée par le monstre qu'elle a créée avant 70 ans d'anarchie militaire... Pour y mettre fin, il faudra les réformes dioclétiennes et la conversion à la religion chrétienne de l'empire romain sous Constantin !
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Vexiana
  08 janvier 2019
Cette fois, la collection 'les reines de sang' nous emmène dans la Rome Antique. L'époque d'Auguste est loin déjà et nous sommes plongés dans une époque tout aussi sanglante où se faire assassiner semble être la première cause de mortalité. Caracala vient de mourir (assassiné) et un homme de stature assez médiocre, Macrin devient empereur.
La tante de Caracala, Julia Maesa, décide de prendre les choses en main et de faire revenir sa famille sur le trône de l'Empire.
Les faits sont intéressants et cruels, les personnages sont à l'image de leur époque et les ressauts de l'histoire auraient de quoi remplir quelques saisons d'une nouvelle série TV...franchement, il y a assez de sexe, de scandale et de sang pour rivaliser (une nouvelle fois) avec les Tudors et les Borgias.
L'histoire est à suivre mais ce premier tome nous donne déjà notre content d'hémoglobine et de stupre.
Je reste cependant dubitative concernant certains faits relatés dans ce tome qui sont, je pense, erronés et dont je ne parviens pas à déterminer l'intérêt. Si dans certaines autres histoires de cette série la "légende noire" est favorisée face à la réalité historique afin d'accentuer l'arrivisme et/la cruauté des reines, ici (où la question ne se pose pas tout à fait) des modification sont apportées sans réelle impact sur l'histoire...Macrin n'a pas été ésclave ni dompteur de fauves (de mémoire je crois qu'il était avocat) et je pense que si Julia Domna avait bien un cancer du sein, elle s'est laissée mourir de faim...bref, excusez ce petit billet d'humeur mais ce genre de détails à le don de me mettre en rogne.
Côté dessin, c'est efficace même si ça manque fort de finesse quand les personnages ne sont pas en gros plans.
Je me réjouis de lire la suite.
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umezzu
  20 novembre 2018
Une nouvelle figure issue de l'Antiquité romaine dans la série BD les Reines de sang : la terrible et sans scrupules Julia Maesa, princesse originaire d'Emese (aujourd'hui Homs en Syrie), liée au trône impérial depuis Septime Sévère et son fils Caracalla. Elle est chassée de Rome, suite à l'assassinat de ce dernier à la tête de ses troupes en Orient, et son remplacement par un ancien esclave : Macrin.
Cette femme de tête organise petit à petit son retour au pouvoir depuis l'Orient lointain : elle manipule ses derniers partisans, remet de l'ordre par la violence dans sa famille, les Julia, et met en avant son neveu Varius Avitus Bassianus. Julia Maesa fait courir le bruit que ce dernier est un enfant illégitime de l'empereur assassiné. Elle corrompt les légions stationnées en Orient, fait pleuvoir l'or, et repart vers Rome avec cet empereur de pacotille, passionné de danse, et idolâtrant une pierre noire : Héliogabale.
Cette série porte bien son nom, car voilà un personnage historique féminin guère effrayé par le fait de faire couler le sang. Julia Maesa dirige sa famille sans scrupule, utilise ses filles comme le ferait une mère maquerelle, et a une totale indifférence pour le désir de Varius de ne devenir que chef du culte de la pierre noire. Varius est là… et bien il sera Empereur, c'est Julia Maesa qui le dit.
Les amateurs de BD se rappelleront que cette période de l'Empire romain a déjà été abordée dans la Dernière prophétie de Gilles Chaillet. Cette version féminine est décapante et est servie par un dessin de qualité. On attend la suite...
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critiques presse (2)
Sceneario   12 novembre 2018
Soit ce sont des femmes très méchantes, soit des hommes pleutres, sans envergures. Maintenant que tout cela est en place, peut-être qu'avec le prochain tome, l'action sera plus au rendez-vous. Au moins, grâce à cette lecture, nous avons droit à une bonne leçon d'histoire.
Le récit est un peu cru et violent par moment.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   02 octobre 2018
Ce démarrage d’une série mettant en exergue le parcours étonnant d’une mère et de ses deux filles est une réussite et devrait plaire tant aux amateurs de récits historiques que d’aventures.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   28 septembre 2018
La politique n'est rien d'autre qu'un immense spectacle.
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Vidéo de Luca Blengino
Bande annonce de l'album BD "R.U.S.T." Tome 1 "Black List" publié (Éditions Delcourt).
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