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Michel Deutsch (Traducteur)
ISBN : 2266061453
Éditeur : Pocket (17/08/2006)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Si vous enseignez l'art du crime parfait, évitez de prendre un psychopathe pour élève.

En premier lieu, vous devez entraîner votre victime dans un lieu désert pour l'exécuter. Ensuite, à l'aide d'un couteau de boucher ou d'un tranchoir, vous la démembrez. Eu égard à mon expérience antérieure, je dirais que la segmentation naturelle doit s'effectuer dans l'ordre suivant : les mollets, les cuisses, le pelvis, le torse, les bras, les avant-bras et la têt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
  21 janvier 2015
Apologie de la terreur , anthologie de l'horreur, qu'importe le dénominateur, il me le fallait ! Dans l'heure. .
Pressé au point de rendre un citron jaloux , j'avoue que mon goût pour Robert Bloch est aussi immense que mon respect pour sa danse poétique .
C'est ce qui fait la différence!
Nulle comparaison possible avec des contemporains, ne chercher pas en vain, il n'y en a pas:
L'homme descend aussi sagement du singe que les meilleurs plumes dans le genre horrifique descendent de notre J.B prolifique: notre petit Jésus Bloch à tous .
Au nom du Père de la terreur et de ses fils de l'horreur ,que ton saint bénéfice assouvisse nos vices .
Et Amène le coche, par ici les Contes de Bloch !
Cette saveur de la terreur,cette texture des textes; mùm.. exquise et fruité dans le sanglant , amer dans l'humour,
précise sur les pourtours , détaillé aux contours :
L'autopsie de ces nouvelles est une pure merveille. Chaque pages tournée est déjà un regret de l'avoir quitté , autant de joie de l'avoir lu.
Le parcours des doigts sur la tranche, le regard hagard d'autant de subtilités qu'il en deviendrait bovin. Oui , mais enfin . .
Car en vain on n'en devient pourtant pas psychopathe ,, non ?

Lu et approuvé trente fois, au prorata du nombre de celles là , ces nouvelles sont adjugées , certifié-garanti pour preuve que l'épreuve choisie à celles ci ont dûment était soigneusement sélectionné " pour nous lecteurs français "

Ça vous étonne ?
Né le 5 avril 1917 à Chicago, ses parents, braves citoyens américains sont engendré eux même par un couple de la vallée de l'Alsace-Lorraine.
Notre bon Bloch et sa bonhomie descend donc d'une belle paires de quiches !
Ce qui m'aguiche tout autant que je le suis moi aussi. Ahh mon Ami pour la vie , mon Bobby, mon Bloch, I love you my dear friend .
Bref, originaire de ces vieilles terres où pousse le Gewurztraminer et où se terrent ses origines à lire déjà très tôt (entre autre Poe ou Lovecraft) Gaston Leroux ou Octave Mirbeau , on sent son affiche complice et fétichiste d'être fan du pays .
L'amour en flèche pour le beau Français ne l'ayant jamais quitté, il ne l'a jamais oublié .
Sa traduction se voulant ainsi qualité première , son côté sévère à être parfaitement compris l'est aussi .
Voilà sans doute pourquoi son humour fonctionne : ses récits jalonnant la perfection, sa lecture en devient un plaisir .
Péché de l'oeil pour prendre son pied , permettez-moi de grimper aux rideaux : des mots qui en veulent , des phrases qui ont un sens , bon sang .
Tout comme l'assouvissance final de l'esprit qui se libère sur ces écrits diaboliques : écho du cerveau devenant pareillement poétique à vouloir sa critique .
Un adepte est né, j'en suis le disciple .

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morganex
  13 mai 2018
Comment situer cet auteur américain (1917-1994) injustement méconnu, voisin de palier de Richard Matheson père… ?
On pourrait écrire qu'Alfred Hitchcock adapta son roman « Psychose » avec le brio que l'on sait, et que Bloch scénarisa 17 épisodes télévisuels de « Alfred Hitchcock présente».
L'esprit du Maître cinéaste (sardonique, pince-sans-rire, humour à froid, caustique, british) sied à merveille à Robert Bloch. L'écrivain aurait pu reprendre à son compte le gimmick célèbre des anthologies d' Hitchcock: « Histoires à ne pas.. », tant ses nouvelles fantastiques étaient faites au moule de ses célèbres recueils. A défaut de "Contes de terreur" Opta aurait pu titrer: « Histoires à se brosser les dents à la toile émeri » « Histoires à s'effriter les neurones » « Histoires entre oreillettes et ventricules »...
Qu'ajouter de plus si ce n'est que H.P. Lovecraft, lui-même, le conseilla de manière épistolaire dès l'age de 15 ans, pressentant les prédispositions de l'élève.
Bloch avait le physique de ses nouvelles. Une bonne tête. Presque une trogne de saint homme. Une belle bouille de gentil bougre. de celles, de tronches, qui inspirent la confiance. Un profil "elfique" (Zieutez l'oreille en pointe) à ne pas faire de mal à une mouche.
Hein, y'a de çà, de visu.. ! Avouez.. !
Le Bon Dieu sans confession qu'on lui donnerait, n'est t'il pas ?
Ouais.. ! Ouais.. ! On dira çà comme çà, de premier abord. Car, grattant la façade, derrière l'aimable sourire, la dent mâchouille la dite mouche.. on en voit encore les ailes entre les lèvres fermées. Et le roublard de soutenir mordicus que ce n'est pas vrai, que ce n'est pas lui qui a joué un tour pendable.
Bloch est un caméléon, il en a la langue; celle qui jaillit du sourire, vous englue et vous emmène en bouche sans crier gare. Ce caméléon là écrit avec sa langue, bave et encre de chine mêlée et scotche ses lecteurs. Ses "Contes de terreur" sont papiers tue-mouches ne lâchant jamais leur proie : celui qui lit.
Tout est dans les mises en abîme qui vous attendent. Chaque nouvelle a la sienne. Elles mordent et griffent.
« Contes de terreur » vous offre trente manières de vous laisser duper dans un éclat de rire. Cela serait bête de vous en priver, c'est si bon de se faire avoir. Et vous allez en redemander. L'addiction d'en lire encore une autre, de nouvelle. Allez va, hein, juste une, une petite dernière, juste pour la route, avant de s'endormir. Et de se retrouver au bout de la nuit: chargé de peur, secoué de rires, recueil dévoré.
Le héros blochien, à l'image du Coyote ("Beep-Beep et le Coyote") inlassablement en quête d'un oiseau fuyant comme une savonnette mouillée, monte des pièges délirants autour de sa proie, mais est au final toujours pris dans la nasse de son propre génie. Bloch, à chaque nouvelle, dresse le portrait d'un loser auto-satisfait qui monte un scénar miracle, celui qui au choix va lui apporter fortune, crime parfait ou la femme de son meilleur ami. Et toujours un grain de sable d'essence fantastique, un rien, grippe la machine.

Bloch use de toutes les armes pour vous abuser:
Il tente le croche-pied dans le dos du lecteur distrait, dépose la peau de banane sous ses pas. Si ce dernier croit à tord avoir déjà tout compris de la mise en abîme qui l'attend, il se trompe.
Ne vous fiez pas à lui, c'est un roublard. Il fait patte de velours à chaque début de nouvelle, fait croire à du "déjà-lu", à un archétype de littérature fantastique qu'il se propose de revisiter en votre compagnie, en toute camaraderie, complicité rieuse et confiance. Il agite tous les clichés rassurants du Grand-Guignol fantastique. Il vous propose le Train Fantôme de fête foraine, les chatouillis sous les aisselles. Il vous inflige gentiment les grands classiques de la peur, le plaisir de frissonner au cours de la visite d'un grand cirque macabre balisé. Venez vous en payer une bonne tranche, faire semblant d'avoir peur.
Bloch, la mine jadis aimable, terminera chaque nouvelle l'oeil égrillard, métamorphosé en lutin furibond et hilare, diablotin fier de sa duperie démasquée.
Ne lui accordez surtout aucun crédit, aucune attitude franche. Il ne fait que vous rassurer et vous attend au tournant. Il se joue en hypocrite consommé de vos certitudes erronées, de la fausse tranquillité dans laquelle il vous installe. Doucement. Tranquillement.
Guindé et obséquieux dans son ténébreux habit de fête, smoking noir et haut de forme, il vous invite à le suivre de la main droite ouverte ; quand de la gauche dans son dos, de la pulpe du pouce il teste le tranchant d'un rasoir de grand-père caché sous les pans de sa queue-de-pie.
Et l'auteur de ricaner, de se foutre de votre poire.
J'use ici de clichés pour vous parler de Bloch. Durant trente nouvelles il a fait de même, utilisant les vieilles ficelles de la peur, mais les revisitant sous un angle nouveau.
.
Si le voyage vous tente, n'hésitez pas. Mais ne m'en veuillez pas si j'ai peut-être cherché à vous embobiner, à vous mentir. A vous de voir. :-)
PS: Paru initialement en 1974 dans la luxueuse collection (à édition limitée) Opta, Aventures fantastiques, ce recueil comporte 30 magnifiques illustrations, signées Moébius. La plume de l'illustrateur, trempée d'encre de Chine noire avait lâché un diable en habit du XXème siècle, oreilles effilées et phylactères de BD.
Quatrième de couverture de l'édition Opta:
"« Sa majesté Satan vous ouvre les portes grinçantes de quelques-uns de ses Royaumes Inférieurs.
Elle vous autorise même à rencontrer certains de ses plus intéressants sujets. Des artistes dont les oeuvres ont le souffle même de la vie. Des collectionneurs, des esthètes aux curieuses obsessions. Des artisans habiles à manier la hache comme le rasoir. Des hommes sans coeur et d'étranges filles qui ont la tête ailleurs.
Trente séjours (prière de ne pas trop vous attarder) auxquels vous confie Bloch, Mr. Psychose, grand orfèvre du macabre, du fantastique et de l'humour affreux. »
Lien : https://laconvergenceparalle..
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nikkbb
  23 décembre 2015
Je suis fan des nouvelles publiées dans les pulps comme Weird Tales. Et parmi les auteurs réguliers pour les pups US se trouvait notamment Robert Bloch. le bonhomme est plus connu pour "Psycho" (à cause du film qu'en a tiré Hitchcock), mais ses nouvelles sont souvent de très bonnes factures. D'autant qu'ici la sélection est excellente. de plus, petite cerise sur le gateau, j'ai l'édition originale publiée par les éditions Opta en 1974 et illustrée avec des dessins originaux de Moebius. Classe !
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Khiad
  31 mars 2017
C'est la main innocente de mon fils qui a choisi cette lecture parmi mon immense PAL papier.
Ce recueil contient trente nouvelles et, l'ayant commencé au début du mois, j'ai décidé d'en lire une par jour, histoire de coupler avec d'autres livres (chose que je ne fais jamais habituellement).
Alors que dire ?
C'est toujours un peu difficile de parler d'un recueil de nouvelles, parce qu'on ne peut pas donner son avis sur chacune (article trop long) et que le risque de spoil est plus grand (vu que l'histoire est très courte).
Du coup, je vais essayer d'être assez générale dans ma chronique.
Par exemple en vous disant que j'en ai particulièrement adoré certaines comme Dominick, La reconnaissance du diable, Une question de vie, Une épouse modèle, Une imagination fertile, L'ami Roderick, Cours du soir et L'épingle.
Ces nouvelles sont parfois machiavéliques, parfois cruelles, mais toujours très efficaces.
Il y a en malheureusement que j'ai trouvées en deçà des autres : le crâne du Marquis de Sade, L'homme qui collectionnait Poe, La machine à écrire, le lotus noir, Pin-up girl et le collier.
Ces nouvelles sont un peu longues, pas angoissantes, ce genre de choses. C'est le risque avec un recueil (tout comme avec une longue saga), il y a très souvent des disparités. Ce qui est surprenant, c'est que quatre des six nouvelles que je n'ai pas spécialement aimées ont pour thème la littérature...
Une petite chose à signaler : j'ai très souvent vu venir la fin, mais cela n'a pas vraiment entamé mon plaisir, encore une fois parce que ce sont des nouvelles et parce que les chutes sont vraiment appréciables et très bien amenées.
En résumé, un recueil avec de bonnes nouvelles horrifiques et même de très bonnes avec fort peu de flop. Certaines fins sont prévisibles, c'est vrai, mais la grande majorité des chutes est vraiment de qualité.
Est-ce que je vous conseille ce recueil ? Bien sûr ! Je serais d'ailleurs bien curieuse de voir si nous aurions les mêmes opinions. ;-)
Lien : http://booksfeedmemore.eklab..
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louve
  21 octobre 2010
Les nouvelles de ce recueil sont toutes intéressantes. Il y en a bien entendu qui se démarque des autres comme "le crâne du marquis de sade", " la dame en rouge", " l'ami roderick", " le coeur de lisa ou encore " pin-up girl".
Elles finissent toutes de manières sombre et parfois violente et on y retrouvera des personnages très connu comme le croque mitaine ou le marquis de sade qui apparaitra de manière très troublante. Même la mort apparait sous une forme que peu de gens ont traité , sous la forme d'un objet qui donne la mort selon le destin des gens.
En bref ce recueil ravira les amateurs du genre et surtout vous permettra de découvrir un monde unique et pourtant très proche du notre.
Lien : http://louvinette.over-blog...
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
grm-uzikgrm-uzik   12 août 2016
- Le pire, c'est le football. On peut se faire très mal à ce jeu là. Il y a des gars qui sont sérieusement amochés. C'est ça qui plaît à la foule. Et, quand les spectateurs se mettent à s'égosiller à la vue du sang, il y a de quoi te retourner le cœur. [...] Prends la boxe ou la lutte, par exemple. T'appelles ça un sport ? T'appelles ça une marotte ? Le types veulent voir un mec se faire dérouiller. Seulement, ils ne l'avouent pas."

- À chacun son hobby -
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grm-uzikgrm-uzik   12 août 2016
- "En premier lieu, l'assassin doit entraîner sa victime dans un lieu désert pour l'exécuter. [...] Ensuite, à l'aide d'un couteau de boucher ou d'un fendoir, vous la démembrez. Eu égard à mon expérience antérieure, je dirais que la segmentation naturelle doit s'effectuer dans l'ordre suivant : les mollets, les cuisses, le pelvis, le torse, les bras, les avant-bras et la tête. Treize pièces au total. Un nombre de mauvais augure mais je présume que vous n'êtes pas sottement superstitieux."

- Cours du soir -
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grm-uzikgrm-uzik   10 août 2016
- "Je pourrais vous raconter une histoire analogue. Et le premier venu aussi s'il comprend réellement la nature des forces qui gouvernent sa vie. Un homme achète une baraque sur une plage avec ses cent derniers dollars. 6 mois plus tard, on l'y retrouve, mort de faim. Un autre fait pareil. 6 mois plus tard, on découvre du pétrole sous le rivage et il vend sa bicoque un million de dollars plus les royalties. Un type qui se balade dans la rue trouve un portefeuille ventru dans le ruisseau. Un autre passe dans la même rue un moment après, juste à temps pour recevoir une tuile sur le crâne. La chance est une déesse volage, mon bon ami."

- La dame en rouge -
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grm-uzikgrm-uzik   11 août 2016
- "Vous achetez des livres traitant du surnaturel, vous allez voir des films d'horreur, vous visitez les spiritualistes, vous prêtez l'oreille aux histoires de fantômes et vous spéculez sur la légende de Faust. [...] Et de temps à autre, vous vous retrouvez dans le noir avec cette peur profonde, la peur que ni vos bravades ni vos faux-semblant ne peuvent arracher à votre âme."

- Le Croque-Mitaine viendra te chercher -
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grm-uzikgrm-uzik   08 août 2016
- "Ce grimoire consacré aux techniques d'évocation des puissances infernales ressemblait à un recueil de recettes de cuisine. Prenez le sang d'une vierge, le cœur d'un nouveau-né que vous lui aurez arraché de la poitrine, les yeux d'un pendu, mélangez bien et agitez dans le chaudron, ajoutez de la graisse de cadavre et appelez votre démon. C'était simple. Facile. À la portée du premier venu."

- L'improbable vêtement -
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Videos de Robert Bloch (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Bloch
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 25ème chronique, le 07 novembre 2018, Patrick présente Robert Bloch. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com/ Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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