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EAN : 9782264071996
216 pages
Éditeur : 10-18 (05/10/2017)
3.57/5   53 notes
Résumé :
G. Gordon Gregg, médecin réputé de Chicago, avait commencé petitement : il faisait commerce de cadavres pour payer ses études. Mais il visait plus haut ; or certaines personnes devaient disparaître afin de favoriser sa réussite. Il s'appliqua à cette tâche avec le même dévouement qu'il mettait à soigner les gens. Le traitement était légèrement différent, on s'en doute.
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  07 décembre 2017
Oh, que c'est pénible de ne plus avoir de mémoire….
Je n'accuserais pas forcément l'âge, car je n'ai pas encore atteint les 88 ans, j'en suis seulement à la moitié !
Comme beaucoup de mes collègues bibliothécaires le disent : « on lit trop ! », ce qui explique peut-être que parfois, on referme un livre en ayant la vague sensation de l'avoir déjà lu, des bribes reviennent en cours de lecture jusqu'à finalement refermer le livre avec une moue dubitative.
J'étais ravie de découvrir ce récit adapté de la vie d'un tueur en série ayant réellement existé, mais plein de détails n'arrêtaient pas de me revenir en mémoire au fur et à mesure.
Je me suis alors imaginé que ça y était, comme j'en avais toujours rêvé, j'avais des pouvoirs particuliers, dont celui de sentir les événements, comme de la prémonition.
Peut-être allais-je même pouvoir en faire une activité secondaire lucrative…bah, oui, une bibliothécaire, ça ne gagne quand même pas des millions, du coup, je serai plutôt partante pour gagner 20 euros en prédisant à ma bouchère que son mari va revenir ou à la fille de mon dentiste qu'elle finira bien par avoir son code, vu qu'elle le passe pour la quatrième fois cette année.
En y regardant de plus près, j'ai découvert que ce roman a été édité en français une première fois en 1975 et ensuite de nouveau en 1992, voilà qui expliquait bien des choses, et paf, les illusions sont retombées, je n'ai aucun super pouvoir !
J'ai juste déjà lu ce roman dans une ancienne version il y a des années…
Oh, la claque !
Du coup ma bouchère va continuer à déprimer et je n'ai même pas le moyen de la rassurer concernant le retour de son mari, ceci dit, il va bien, il vit désormais avec ma coiffeuse de l'autre côté de la rue.
Bah sinon, le roman est sympa, le méchant est carrément machiavélique, mais le tout a un petit air de déjà-vu….

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Siabelle
  11 décembre 2015
«Il se trouvait au Pays des Merveilles et non dans une boucherie. Il s’approcha du miroir toujours Alice dans ses bras. Du coude, il trouva la clenche dissimulée dans le cadre ouvragé du miroir, et il appuya.»
C’est mon deuxième livre de Robert Bloch. Je trouve ce trésor, par hasard, à ma librairie. Je suis enchantée de le lire, et je fus agréablement surprise. Je me laisse transportée par un conte de fée à la Robert Bloch. C’est dans un monde à la fois d’illusion et d’envoûtement.

«Menaçant», «Enchanteur», «Morbide», ce sont trois mots qui représentent bien le livre. Je définis aussi le personnage central G. Gordon Gregg : «Charmeur», «Menteur» et «Manipulateur». C’est notre héros qui est à la fois un bon et un mauvais gars.


Dans les livres de Disney, les histoires finissent toujours par «Ils se marièrent et ils vécurent heureux, jusqu’à la fin des temps.» Dans les livres, qu’on lit adulte, c’est tout à fait différent. Robert Bloch, m’étonne, car il dit que «Le boucher de Chicago» il est tiré d’une vraie histoire. Quand c’est rendu que l’illusion devient la réalité… L’histoire devient donc encore plus intéressante…
«Tu m’as tant manqué, mon amour… Millie se sentait toute petite, sous ce regard pénétrant, et le lit était si doux, si profond, et tout était si… si parfait. Une fenêtre s’ouvrait dans le mur opposé, et perçant l’obscurité, leur parvenait le halo lointain et lumineux de la Foire Exposition.»
L’histoire :
Dès le début, on voit arriver Millie, chez son amoureux Gordon Gregg. Ils ont été séparés à cause de la construction de la demeure. C’est elle, qui lui donne des fonds. Lorsqu’elle le revoit, soudain elle disparait mystérieusement. C’est alors, que Jim, entre en scène avec sa copine Crystal. Jim, qui travaille pour l’assurance, il va le rencontrer pour le remboursement. L’histoire que tient Gordon Gregg ne tient pas debout et c’est alors les doutes qui s’installent. C’est ainsi que Crystal s’infiltre dans la demeure, pour percer le secret de ce cher Gordon Gregg. Qu’est-ce qu’elle va découvrir ? Est-ce qu’elle est aussi en danger ?
«Une franche explication. Voilà ce que souhaitait Crystal. Une franche explication au sujet de ce Gregg. Curieux comme il continuait de la hanter. Sa femme était morte le soir de l’inauguration de l’Exposition.»
Quand tu entres dans ce roman, l’atmosphère enchanteresse qui entoure le château et le propriétaire, ce Gordon Gregg capte tout de suite ton attention. Tu aimes le suivre à travers ce château, parmi ces chambres et ces corridors, et son département privé. Tu vois aussi comment il a le tour de séduire les femmes, qui désirent posséder. Et à travers ces machinations, tu souris, car tu sais vraiment ce qui se cache derrière ce sourire.
Les Personnages :
Je me suis beaucoup amusée à suivre ce Gordon Gregg, à travers cette histoire. Il ne laisse personne indifférent. «Tout comme le complet que portait G.G. Gregg. Oui, M. Gregg, ce pauvre affligé, portait un complet blanc.» Je dois aussi souligner d’autres personnages que j’aime beaucoup suivre comme Jim, Crystal, Charlie, Geneviève, Alice. Ils amènent une petite note d’humanité, à travers ce décor obscur.

Au cours de cette lecture, on se rend compte du passé de ce cher Gordon Gregg et on voit qu’il n’est décidément pas un ange. C’est un personnage assez malfaisant et on remarque aussi qu’il est créatif. Il faut bien qu’il ait des qualités. Ce passage-là me fait décidément donc sourire : Qu’est-ce que au juste cette mystérieuse potion ?
Quelques expressions :
- Tout comme l’alliance, d’ailleurs, que l’on porte sa vie entière, jusqu’à ce que la mort vous sépare. Et plus tard, on porte quelque chose d’autre.
- Ça ne te coûte rien de faire des promesses… Ce que tu me dis, je le croirai quand je le verrai.
- Qui se rassemble, ça s’assemble.
- N'importe quel imbécile sait qu'en faisant passer un courant dans de l’eau, on s'électrocute.
- Plus personne ne se sent nulle part en sécurité.
- Se défendre est la loi fondamentale de cette jungle, dont tu fais partie.
- Une phrase menaçante, une femme menaçante.
- Tout devient aussi clair que du cristal.
«Avec logique et intelligence, Gordon Gregg se munit des outils de sa profession. Et comme il procédait à la première incision, il se souvient du jour, il y avait longtemps de cela, où il avait tranché pour la première fois les pattes d’un chiot.»
Mes impressions :
Robert Bloch me fait passer un très agréable moment dans ce livre. Je le finis en quelques jours. Le livre attire le regard, les chapitres sont courts, il se lit facilement. Robert Bloch retient encore plus mon attention, quand il dit que ce G. Gordon Gregg a vraiment existé.
Qui est vraiment ce G. Gordon Gregg ? Est-ce que c’est G. Gregg Gordon ?
C’est un personnage qui marque. Je crois que tout dépend notre façon de le voir. Peu importe les gestes, je crois qu’on a toujours une raison d’agir en arrière.
Je me suis laissée entraînée par ce G. Gordon Gregg dans ces manigances. Je me surprends à aimer découvrir à la fin, son repaire, sa chambre secrète. Je revois encore le château, la Foire, la grande roue… les touristes… ainsi que Crystal et Jim… J’aime les suivre car ils sont complices, ils se soutiennent.
Robert Bloch maintient le lecteur par une ambiance angoissante, une écriture soutenue. Je trouve que ses personnages uniques donnent un plus à son histoire dans son cadre ensorcelant.
C’est une lecture, qui procure du plaisir, tu t’amuses à suivre les personnages, tu veux saisir qui est vraiment ce G. Gordon Gregg. Je pense qu’on pourrait lire cette histoire pour connaitre le talent de ce Robert Bloch ou s’évader entre deux pavés. C’est un livre qui se lit vraiment bien, avec son univers qui lui est propre.
Pour terminer, je suis contente de découvrir une autre bonne histoire de Robert Bloch. Je ne crois pas qu’on peut oublier un tel personnage, ce G. G. G.
Il y a cette phrase, qui me touche :
Je crois que ce n’est pas tous les contes de fées, qui finissent heureux.
Signée, vu d’une fille, Siabelle !
P.S : Les autres critiques rares et belles, sont aussi à lire de nos spécialistes Babelios !
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greg320i
  18 juin 2015
Le boucher de Bloch, ça vous en boucherez un coin de savoir qu'il part d'une histoire vraie.
Petit retour en arrière, amer .
Ah, Chicago ,,Les gangs, les gansters; Les célèbres Bulls du basket, les non moins connu White Sox du baseball , à ne pas confondre bien sûr avec l'équipe préféré de Stephen King: les Red Sox... bref ne mélangeons pas chaussettes blanches et rouges, cela ferait désordre ( et surtout mauvais goût)
Tout autant qu'ici il s'agit plutôt d'acheminer et (r)établir une boucherie en fait . Artisanale ,forcément,entièrement faite à la main, férocement, sans trop de douleur s'il vous plait, par un monsieur nommé Herman Webster Mudgett dit Dr. Henry Howard Holmes, Holmes pour les intimes.
Préférons quand même garder nos distances vis-à-vis de cet étrange personnage aux moeurs et aux mains si bizarres ,,
D'apparences souvent trompeuse, la santé et la médecine sont d'autant contradictoire que la lecture de ce compte rendu d'histoire naturelle par mon bel esthète préféré m'a contrarié à plus haut point .
-Jusqu'à quel ,, poing ?
-De celui que mérite la traduction pour les répétitions parfois douteuses, les vices de formes douloureuse et la manière de sous -employer le talent de Robert Bloch à des confins infinitésimal de là .
le voilà mon mal :
Non seulement je ne reconnais pas une ligne dans le style pourtant si charmant de mon prince des mots , mais les maux sont aussi noir que l'histoire de ce Docteur tueur , précurseur et pionnier d'une longue série de sérial killer.

De deux choses l'une : Il faut tout d'abord connaître la qualité impeccable et irrévocable de l'auteur, passé maître et maitre du passé de l'horreur.
Mais attention ,d'une horreur subtil , très tactile, ambigu et toujours léché d'un bon humour contagieux , à l'aide de phrases enchainant à la pelle ritournelle du savoir-faire, double sens, ou non sens jouissif.
- Ouais , une couronne pour César ! Avé !
- Et la fosse aux tigres au traducteur ! Allé !
- La rébellion de ne pas lire ce roman ? (.. ) ah non , pas aussi loin messire
Aussi loin va le mécontentement que reste et subsiste pourtant l'envie de connaître les procédés et les méthodes employés par notre boucher si fin, ici si finement et plus communément appelé G. Gordon Gregg . Gentleman de classe supérieur aux airs rieur et trompeur
Mùm , avouez que le triple G nommé est assez corsé, dosé dans la petite folie pour atteindre le mien ,,hooooo .. . Oui..Robert, comme tu est bon,, inspiré dans ton imagination de grand fou, , que tes malices sont folles, que tes tournures sont dures..
. .que ton roman ici soit ma foi loin de tout ça , bouhh.
Sans un pli , sans répit, ne vous attendez pas à la boucherie prévue, je requalifierai même ce thriller de terreur de petite, voir demi-mesure .

Qu'en est-il ? Pour le terrain déjà conquis jusqu'au trois quart du livre, cela baigne gentiment dans le comment et le pourquoi du vice de notre malfaisant Gregg.
( Que j'aime ce nom.. )
Connaître les us et les coutumes sanguinaire de l'imaginaire personnage m'aurait bien plu ,, mais non .
Savoir un suspense bien rebondi , prêt à tourner notre oeil vers une mauvaise direction aurez été une bonne idée .. mais non .

Voilà pourquoi trop de non, trop de flegme , trop de trop et de tromperies ne font pas bon ménage . Et là s'envole mon fol espoir d'y voir et de lire mon nouveau El Dorado
Fourbe ! Je passe pour un fan très exigeant mais j'aurai au moins le mérite de reconnaître que ce boucher de Chicago ne m'aura pas attraper ..
C'est toujours ça de gagner dira t-on..

PS: anecdotes et notes posthume pour la (triste) réalité :
Pendu à la Prison du comté, Holmes , à cause de la corde mal placée ,n'eut pas le coup du lapin, et donc du coup, le cou, non rompu instantanément, provoqua une longue et lente agonie douloureuse de plus de 15 minutes.
D'où la fameuse expression je pense " être pris dans les mailles de la justice..."
Pour empêcher son corps d' être mutilé ou volé ,Holmes demanda aussi ( avant coup bien sûr ! ) d'être enterré dans un cercueil rempli de ciment.
Cette dernière demande accordée ,si bien d'ailleurs qu'une fosse deux fois plus profonde et remplie elle même de ciment fut établi .
En voilà un qui ne risque pas de jouer la suite de la nuit des morts vivants ,,
Les avocats d' Holmes rejetèrent 15.000 $ d'un institut médical désireux de s'offrir le cerveau du premier meurtrier en série de l'histoire américaine.
L'avocat du diable dites-vous ? le goût du guacamole sentira un peu moins le formol ..
Moralité : à chic , à chic, à CHiC !! GO, Go ! Go !
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belette2911
  24 août 2020
— Allo, la boucherie Sanzot ?
— Absolument pas, madame, ici vous être à la pharmacie du docteur Gordon Gregg.
— Oh, pardon… On m'avait donné votre numéro en me disant que vous étiez un bon boucher…
— Effectivement, je suis le boucher de Chicago, mais personne ne le sait encore et vous n'aimerez pas la viande que je fais brûler.
G. Gordon Gregg est un personnage ambigu : il est élégant, gentleman, homme d'affaire avisé, séducteur, prometteur de monts et merveilles, intelligent…
Mais ne vous y trompez pas, mesdames, mesdemoiselles, car c'est un tueur. Et il le fait en série. Une facture d'un entrepreneur à payer ? Paf, on le tue. Une femme de chambre trop curieuse ? Paf, dégommée. Une secrétaire qui se voit déjà en madame Gordon Gregg et qui a du fric ? Paf !
Mais vous ne verrez rien, vous ne saurez pas avec exactitude si telle ou telle personne a bien été assassinée. le doute vous habitera, vous supputerez qu'il y a des chances pour qu'elle soit passée de vie à trépas, mais vous ne connaîtrez pas tous les petits secrets du maître es crimes.
Le docteur Gordon Gregg qui est aussi docteur que moi, est un personnage retors, machiavélique, au sourire enjôleur pour mieux vous engeôler, mesdemoiselles. Tout son château est conçu pour cacher ses exactions coupables.
Ce polar historique est addictif car d'un côté, on a les manigances d'un séducteur style Landru (la beauté en plus) prêt à tuer pour de l'argent et de l'autre, une jeune journaliste qui rêve de faire un scoop et qui a des soupçons sur le G.G.
Même si je connaissais encore l'histoire du véritable H.H. Holmes pour avoir lu une bédé l'année dernière (Englewood), même si j'avais toujours les images dans la tête, le récit romancé de Bloch s'éloigne à certains moments de l'Histoire puisque le but n'est pas de raconter les meurtres de H.H. Holmes mais d'un avatar.
Le final est hautement angoissant et ma tension en a pris un coup car si je sais que le véritable H.H. Holmes (Herman Webster Mudgett, de son vrai nom) a été arrêté, je n'avais aucune idée du traitement que Bloch allait réserver à sa créature démoniaque, ni à la courageuse journaliste qui tente de lever le lièvre. Donc, suspense garantit.
Une fois de plus, Bloch a joué avec mes nerfs, les a mis à vifs et ces sueurs froides par temps de canicule n'étaient pas pour me déplaire. On peut dire que c'est, une fois de plus, une LC avec Bianca réussie.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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jrm30
  07 mars 2021
Vous aimez les polars écrit par un maître en la matière ? Vous aimez d'autant plus que l'histoire est tirée de faits réels ? Cette lecture est faite pour vous.
G. Gordon Gregg, se fait virer de l'université de médecine après s'être fait prendre à faire du trafic de cadavres pour payer ses études.
Qu'à cela ne tienne Mr Gregg débute en tant qu'assistant pharmacien, puis par la suite s'autoproclame médecin.
Après la mort de sa patronne, il reprend la pharmacie à son compte et la même année, celle de l'ouverture des expositions universelles à Chicago en 1895, il fera construire ce qu'il appellera le château où il exercera divers activités, dont une officine et des chambres à louer.
La construction du « château » se fait par diverses entourloupes afin de ne pas avoir à payer les entrepreneurs et aussi pour que personne ne puisse connaître exactement les plans de l'édifice.
Tout se déroule selon ses calculs, y compris en ce qui concerne le financement, dont il profite d'assurances vie, ce qui va mettre la puce à l'oreille d'une jeune journaliste aux dents longues.
Une écriture fluide et agréable, qui nous raconte l'histoire de sans doute le premier tueur en série (qualifié comme tel) des USA.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   08 décembre 2015
- Qu'est-ce que ça change ?
- Cela change tout ! Ou tu te laisses mettre à la porte comme un malpropre Jim, ou bien tu retrouves ton poste. Je persiste à croire qu'il y a quelque chose de louche dans toute cette affaire. Rappelle-toi ce que j'ai découvert sur ce Gordon Gregg. Cet homme est un escroc, un charlatan, j'en mettrais ma main au feu.
- N'insiste pas, Chrystal. Nous nous sommes trompés depuis le début jusqu'à la fin.
- Et moi je te dis que rien n'est fini, dit Crystal, qui déjà, montait les marches du perron. Avec tout ça, ajouta-t-elle en se retournant et en lui souriant, j'ai oublié de te dire...
- Quoi ? dit Jim
- Que moi aussi j'ai été flanquée à la porte !
- Tu plaisantes !
- Crois-moi, si tu avais entendu la manière dont Hogan m'a traitée, tu ne pensais pas que je plaisante.
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SiabelleSiabelle   06 décembre 2015
Geneviève rêvait des yeux de Gordon, du visage de Gordon, des mains caressantes de Gordon et d'autres mains qui écrivaient Madame G. Gordon Gregg sur toutes les portes, sur tous les murs, le long des corridors qui conduisaient au lit où des yeux guettaient et attendaient l'arrivée de l'épouse, l'épouse de l'ombre, dans ses voiles noirs, s'étendant sur la couche nuptiale éclairée de cierges noirs... et soudain des mains s'abattaient avec brutalité sur elle, s'acharnèrent cruellement sur elle, des mains qui n'étaient pas celles de Gordon, et elle se mit à crier.
Non. Les ombres ne crient pas. Et elles n'étaient pas une ombre, mais au contraire bien réveillée, assise, droite dans son lit. Non, elle ne criait pas. Elle entendait crier. Puis un grand silence régna. Pas le moindre écho, mais seul le bruit de sa respiration haletante.
Geneviève secoua la tête pour s'éclaircir les idées. Un cauchemar voilà ce qu'elle avait eu. Crier, ou entendre crier... Aucune importance, puisque cela sortait de son imagination.
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SiabelleSiabelle   09 décembre 2015
Le miroir mural les observait. Il scrutait la pièce comme un grand oeil de verre, fouillant l'ombre du lit à colonnes, et Gregg, penché sur Alice, en fut conscient.
Elle gémit doucement sous ses caresses. C'était exactement ce qu'il voulait ; Alice lui appartenait; la chambre à coucher lui appartenait; tout lui appartenait. Il l'avait mérité et il était bien décidé à en jouir... de tout cela, et de plus encore. Car il avait le pouvoir de tout asservir.
Il ressentit à l'épaule une vive douleur. Il tressaillit, s'écarta de la jeune femme et porta la main à la longue estafilade.
- Pourquoi as-tu fait ça ? marmonna-t-il. Tu vois bien que je saigne. Pourquoi gardes-tu les ongles si longs ?
- Ce n'est pas avec l'ongle que je t'ai blessé, fit Alice en levant sa main gauche où, à l'annulaire, brillait une pierre.
- Avec ta bague ? fit Gregg, furieux. Quoi, tu es saoule ? Pourquoi ne l'as-tu pas enlevée ?
- Je ne suis pas saoule, fit Alice en se redressant sur un coude. Et Dieu sait que tu t'y es employé en remplissant sans arrêt mon verre au cours du dîner.
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SiabelleSiabelle   06 décembre 2015
Mais qu'est ce qu'elle lui prenait de comparer M. Gregg à son fiancé ? La façon dont cet homme la hantait était absurde. Jim ne lui avait même pas présenté et elle l'avait entraperçu. Au vrai, il ne lui avait pas fait une forte impression. Son complet blanc avait quelque chose d'aussi théâtral, que la bâtisse monstrueuse qu'il habitait. Mais enfin, ce château, il l'avait fait construire, car il était un de ces hommes qui transforment leurs rêves en réalité. Il y avait dans son regard songeur, insaisissable, quelque chose d'attirant et cependant...
La voix de Jim, la voix de la raison, l'arracha à ses rêveries.
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MasaMasa   12 août 2013
Oui, le jour du seigneur était réservé aux adultes et les enfants endimanchés n'avaient le droit ni de faire du bruit, ni de jouer. Au sermon succédait l'interminable et assommant déjeuner où les membres de la famille et des invités ne parlaient qu'entre eux, puis chose plus assommante encore, tout le monde passait au salon où les enfants restaient, bien à contrecœur, avec des fourmis dans les jambes.
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Vidéo de Robert Bloch
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 25ème chronique, le 07 novembre 2018, Patrick présente Robert Bloch. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com/ Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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