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Stanley Hoffmann (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070325695
Éditeur : Gallimard (01/01/1990)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
jsgandalf
  10 septembre 2012
C'est un livre que j'ai acheté sans en connaître autre chose que le propos et la photographie de couverture. Je m'attendais donc à un récit de combat, a du bruit et de la fureur et non une étude profonde sur le désastre de 1940.
Marc Bloch, historien spécialisé dans le moyen-âge et co-créateur de l'école des annales, pères de six enfants à décidé à la fin des combats d'écrire le récit de la débâcle et dans chercher les causes. Etant officier de ravitaillement, il a pu assister de l'arrière à la défaite, ce qui lui a permis, grâce a son esprit de synthèse, d'appréhender la réalité. Son étude fine et précise, consciencieusement étayé est en avance sur son temps. Il arrive, alors qu'il n'a pas beaucoup de recul, aux mêmes conclusions que les historiens actuels : incapacité du commandement tant militaire que politique, absence de vision tactique et stratégique. Il nous décrit une armée englué dans les formulaires, dans les procédures. Mais attention ce n'est pas une charge aveugle contre les militaires et les politiciens mais plutôt un texte afin d'éviter de recommencer les mêmes erreurs. 
Ce texte paru de façon posthume mérite d'être lu, ne serait ce d'un point de vu historique, pour une fois c'est un officier qui raconte, mais aussi pour voire ce que l'intelligence bien employé est capable. Un texte à méditer même si il faut tenir compte des contextes si on veut l'appliquer à notre époque, d'ailleurs c'est ce qu'il dit.  
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Judithbou
  15 août 2015
Officier français qui a participé aux deux guerres mondiales et historien, Marc Bloch produit dans les mois qui suivent la défaite de 1940 : L'Etrange défaite, réflexion historique qui n'a jamais été profondément remise en cause. Malgré le manque d'informations et de recul, il analyse les circonstances et les causes de cette catastrophe incroyable.
Incapacité du commandement, déresponsabilisation des chefs militaires, incapacité de l'Etat major français à valoriser son alliance avec l'Angleterre, lassitude du peuple français, résignation dominante ...
Marc Bloch dénonce également l'égoïsme bourgeois. La haute bourgeoisie ne s'est pas remise de la victoire du Front Populaire. Se sentant menacée par les nouvelles couches sociales, elle n'a pas su éclairer la France et l'a condamnée à la défaite qui sonne alors comme une revanche du haut patronat sur le peuple.
L'auteur en appelle à la jeunesse et à la manifestation d'énergies nouvelles pour "reconstruire la patrie". La France de la défaite est celle du regret. Elle est dotée d'un gouvernement de vieillards dont l'icône, le Maréchal Pétain est lui même très âgé.
Ce texte devient intemporel lorsqu'il appelle à la vertu et à la reconstruction.
Marc Bloch vit les idéaux qu'il prône . Plus vieux capitaine de l'armée française de 1940, il n'avait pas hésité à se réengager. Il entre dans la Résistance. Arrêté et torturé, il est fusillé en 1944 par la Gestapo.
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IreneAdler
  16 décembre 2013
Avant de gagner, nous avons perdu... Vite et sans honneur. Pourquoi ?
C'est à cette question que va tenter de répondre Marc Bloch, historien dans le civil, capitaine à l'état-major de la 2è armée, responsable du ravitaillement essence. Verdict : des chefs trop vieux et réfractaires à la nouveauté (aucun ne croyait dans les chars et l'aviation. Sauf... De Gaulle) Comme cela est si bien dit : nous étions en retard d'une guerre, et surtout, absolument pas préparé psychologiquement, ni dans le civil, ni surtout chez les militaires (ce qui est très grave.) Alors que les nazis avaient fait leurs gammes en Espagne et en Pologne, étaient motorisés, avaient une excellente aviation.... Sans parler des rétentions d'informations et de la non communication entre bureaux, sans parler de l'état-major avec le terrain (ce qui est assez minable, non ?) Vaincu d'avance, en somme.
Et ça le fait rager : il quitte l'armée, entre en clandestinité et met en place le réseau Combat en 1941 à Montpellier. Il rejoindra ensuite Lyon et le groupe Franc-tireur. Il sera arrêté et torturé par la Gestapo en 1944 et fusillé le 16/06/44.
Bon, on ne va pas se mentir. C'est très intéressant pour qui s'intéresse à la période et veut se faire une idée sur la campagne de France. Les historiens ont sans doute remercié la publication de ce document ; après tout, en tant qu'historien, Bloch sait ce que cherchent ses collègues. Mais c'est lourd à lire, les phrases s'emboitent, développent plusieurs idées simultanément, et ça perd parfois le lecteur. Il avait peut-être dans l'idée de le publier après la guerre, en l'ayant retravaillé, mais la Gestapo est passée par là avant. Les quelques articles des Cahiers Politiques datant de 1943 sont quant à eux parfaitement lisibles et argumentés et intéressants ; ils m'ont parfois fait pensé au Camus des Lettres à un Ami Allemand.
Pas facile d'accès, mais indispensable à celui/celle qui s'intéresse à la Deuxième Guerre Mondiale.
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Bigmammy
  19 juillet 2011
En ces temps de cérémonie en l'honneur de nos soldats morts en Afganistan, il est nécessaire de lire - ou relire - un grand texte écrit "dans la rage" en juillet 1940 par Marc Bloch, historien du moyen-âge, fondateur, avec Fernand Braudel, de l'école des Annales.
Voici - entre autre - ce qu'écrit cet intellectuel, engagé volontaire en 1940 - il a 54 ans et est père de 6 enfants, il participera ensuite, après sa démobilisation, au réseau "Combat" dans la Résistance et sera à ce titre fusillé par les Allemands en 1944 - sur les politiciens de la période de 1938 :
Prisonniers de dogmes qu'ils savaient périmés, de programmes qu'ils avaient renoncé à réaliser, les grands partis unissent, fallacieusement, des hommes qui, sur les grands problèmes du moment (...), s'étaient formés les opinions les plus opposées. Ils en séparaient d'autres qui pensaient exactement de même. »
Cela ne vous dit rien ?
Cette analyse à chaud des causes de la débâcle de 1940, publiée en 1946, écrite par un homme lucide et habitué à la recherche des faits, qui a donné sa vie pour la Patrie, reste d'une actualité brûlante aujourd'hui sur les tendances de l'âme française. de la lecture de tels témoignages, on peut transposer des règles de vie pour mieux comprendre le désenchantement politique actuel....Finalement - hélas - rien ne change.
Mais revenons à l'Etrange défaite.
Marc Bloch décrit d'abord son expérience personnelle de l'extraordinaire chaos de l'offensive allemande du 10 mai 1940. Il en avance plusieurs explications. Voici un florilège de citations :
- Depuis le début du 20° siècle, la notion de distance a radicalement changé de valeur. Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui, sous le signe de la vitesse. Nous avons en somme renouvelé les combats, familiers à notre histoire coloniale, de la sagaie contre les fusils. Mais c'est nous, cette fois, qui jouions les primitifs.
- Cette guerre fut le fait de perpétuelles surprises : les Allemands ne jouaient pas le jeu, n'étant jamais là où on les attendait. Ils croyaient en l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre foi à l'immobilisme et au déjà fait.
- La doctrine, couramment répandue par les doctrinaires, nous affirmait arrivés à un de ces moments de l'histoire stratégique où la cuirasse dépasse en puissance le canon (allusion à l'investissement dément dans la Ligne Maginot).
Quelques semaines de combats meurtriers et brouillons suffirent pour mettre ainsi en lumière l'insuffisance du haut commandement, de l'organisation, de l'armement et des blindés (considérés comme une arme lourde à mouvoir et réservée à la défense), de liaisons entre les forces françaises entre elles et le corps expéditionnaire britannique, la faiblesse du renseignement, la pléthore du nombre de ses organismes et la rivalité entre eux, la crise d'autorité et l'incapacité à sanctionner les manquements, la manie paperassière du temps de paix perpétuée en temps de guerre, les chevauchements, les strates multiples, le sectionnement des responsabilités.
Dans la troisième partie intitulée Examen de conscience d'un Français, ce sont les responsabilités morales de la classe militaire et politique qui sont mises sous revue :
- la folie de l'exode, la rapidité à déclarer les villes de plus de 20 000 habitants "ouvertes", la non défense des ponts, l'impréparation des troupes pendant la "drôle de guerre", le manque de connaissances global de l'encadrement : "une paresse du savoir qui entraîne une funeste complaisance envers soi-même."
En particulier est fustigée toute la littérature du renoncement mettant en garde contre les dangers de la machine et du progrès, le manque de culture des "élites", leur absence de curiosité technique et politique - nourri d'une Presse orientée, comme d'effort pour comprendre le peuple par horreur des masses et du Front Populaire.
- une remarque, en passant, sur le régime d'assemblée défunt : "c'est un problème de savoir si une chambre, faite pour sanctionner et contrôler, peut gouverner." le régime parlementaire, les assemblées pléthoriques, les politiciens en prennent pour leur grade : "les partis servaient simplement de tremplin aux habiles, qui se chassaient l'un l'autre du pinacle".
Un grand texte, donc, court et nerveux, écrit avec talent d'une traite, avec quelques fulgurances d'espoir dans une issue proche et que son auteur clairvoyant, fusillé au cul d'un camion allemand, ne verra pas mais qui lui survivra.
Lien : http://www.bigmammy.fr
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NMTB
  23 juin 2017
Au fond, ce qu'il y a de plus étrange dans cette « Etrange défaite », c'est son titre. On se demande ce qu'elle a d'étrange, tellement elle parait normale d'après l'état des lieux que fait Marc Bloch à chaud, peu après les évènements. Son témoignage est divisé en deux parties, l'une sur l'armée, l'autre sur la société civile, il y décrit tous les dysfonctionnements et les faiblesses qui ont pu mener à la catastrophe de 1940. Les causes sont nombreuses mais on peut les résumer à un principe, l'inadaptation de la France au monde moderne. le général De Gaulle ne faisait pas un constat très différent en déplorant l'insuffisance de la motorisation des armées. Mais d'ailleurs c'est un livre qu'on peut qualifier de discrètement gaulliste. L'appel à la résistance n'est pas formulé clairement mais il ne laisse pas de doute.
Marc Bloch écrit : « le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle », parce qu'ils savaient que la vitesse était l'avenir, et si l'armée et la société française ne l'ont pas compris c'est à cause de ses vieux dirigeants incapables de sortir des ornières d'une expérience désuète. Tout était vieux, vétuste et lent en France. Les autres choses, comme la bureaucratie kafkaïenne, les incohérences, la rétention d'information, le défaitisme, peuvent être classées comme des causes secondes de cette France sclérosée et rhumatisante.
Donc, Marc Bloch, qui était encore animé par une colère palpable quand il écrivait ce témoignage, met essentiellement cette défaite sur le dos d'un conservatisme profond de la société française d'avant-guerre. Il n'oublie pas non plus de tancer le pacifisme des communistes, ni les influences étrangères dans la politique intérieure de la France, ni les fautes du front populaire et de son camp puisqu'il soutenait la gauche républicaine.
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critiques presse (1)
LeMonde   03 août 2017
Le livre écrit par l’historien Marc Bloch en 1940 rend actuel son précoce esprit de résistance bien plus que sa critique des experts.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
NMTBNMTB   19 juin 2017
Je suis Juif, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n’en tire ni orgueil ni honte, étant, je l’espère, assez bon historien pour n’ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité particulièrement flagrante, lorsqu’elle prétend s’appliquer, comme ici, à ce qui fut, en réalité, un groupe de croyants, recrutés, jadis, dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave. Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d’un antisémite. Mais peut-être les personnes qui s’opposeront à mon témoignage chercheront-elles à le ruiner en me traitant de « métèque ». Je leur répondrai, sans plus, que mon arrière-grand père fut soldat, en 93 ; que mon père, en 1870, servit dans Strasbourg assiégé ; que mes deux oncles et lui quittèrent volontairement leur Alsace natale, après son annexion au IIe Reich ; que j’ai été élevé dans le culte de ces traditions patriotiques, dont les Israélites de l’exode alsacien furent toujours les plus fervents mainteneurs ; que la France, enfin, dont certains conspireraient volontiers à m’expulser aujourd’hui et peut-être (qui sait ?) y réussiront, demeurera, quoi qu’il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture, j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux.
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AustralAustral   17 septembre 2018
Notre régime de gouvernement se fondait sur la participation des masses. Or, ce peuple auquel on remettait ainsi ses propres destinées et qui n’était pas, je crois, incapable, en lui-même, de choisir les voies droites, qu’avons -nous fait pour lui fournir ce minimum de renseignements nets et sûrs, sans lesquels aucune conduite rationnelle n’est possible ? Rien en vérité. Telle fut, certainement, la grande faiblesse de notre système, prétendument démocratique, tel, le pire crime de nos prétendus démocrates. Passe encore si l’on avait eu à déplorer seulement les mensonges et les omissions, coupables, certes, mais faciles en somme à déceler, qu’inspire l’esprit de parti ouvertement avoué. Le plus grave était que la presse dite de pure information, que beaucoup de feuilles même, parmi celles qui affectaient d’obéir uniquement à des consignes d’ordre politique, servaient, en fait, des intérêts cachés, souvent sordides, et parfois, dans leur source, étrangers à notre pays. Sans doute, le bon sens populaire avait sa revanche. Il la prenait sous la forme d’une méfiance croissante envers toute propagande, par l’écrit ou par la radio. L’erreur serait lourde de croire que l’électeur vote toujours « comme le veut son journal ». J’en sais plus d’un, parmi les humbles, qui, recevant chaque jour le quotidien du cru, vote, presque constamment, contre lui et peut-être cette imperméabilité à des conseils sans sincérité nous offre-t-elle, aujourd’hui, dans l’état où nous voyons la France, un de nos meilleurs motifs de consolation, comme d’espoir.
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LatiasLatias   18 août 2016
Ce n'est pas seulement sur le terrain militaire que notre défaite a eu ses causes intellectuelles. Pour pouvoir être vainqueurs, n'avions nous pas, en tant que nation, trop pris l'habitude de nous contenter de connaissances incomplètes et d'idées insuffisamment lucides ? Notre régime de gouvernement se fondait sur la participation des masses. Or, ce peuple auquel on remettait ainsi ses destinées et qui n'était pas, je crois, incapable, en lui-même, de choisir les voies droites, qu'avons nous fait pour lui fournir ce minimum de renseignements nets et sûrs, sans lesquels aucune conduite rationnelle n'est possible ? Rien en vérité. Telle fût, certainement, la grande faiblesse de notre système prétendument démocratique, tel, le pire crime de nos prétendus démocrates. Passe encore si l'on avait eu à déplorer seulement les mensonges et les omissions, coupables, certes, mais faciles en somme à déceler, qu'inspire l'esprit de parti ouvertement avoué. Le plus grave était que la presse dite de pure information, que beaucoup de feuilles même, parmi celles qui affectaient d'obéir uniquement à des consignes politiques, servaient, en fait, des intérêts cachés, souvent sordides, et parfois, étrangers à notre pays. (...) Pour comprendre les enjeux d'une immense lutte mondiale, pour prévoir l'orage et s'armer dûment, à l'avance, contre ses foudres, c'était là une médiocre préparation mentale. Délibérément (...) l'hitlérisme refuse à ses foules tout accès au vrai. Il remplace la persuasion par la suggesion émotive. Pour nous, il nous faut choisir : ou faire, à notre tour, de notre peuple un clavier qui vibre, aveuglément, au magnétisme de quelques chefs (...) ; ou le former à être le collaborateur conscient des représentants qu'il s'est lui-même donnés. Dans le stade actuel de nos civilisations, ce dilemne ne souffre plus de moyen terme... La masse n'obéit plus. Elle suit, parce qu'on l'a mise en transe, ou parce qu'elle sait.
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NMTBNMTB   21 juin 2017
« Capitulation » : le mot est de ceux qu’un vrai chef ne prononce jamais, fût-ce en confidence ; qu’il ne pense même jamais. Pas plus qu’il n’annonce à ses troupes, comme devait le faire, le 17 juin, un maréchal jusque-là chargé de tant de gloire, son dessein de solliciter « la cessation des hostilités », avant, bien avant, d’être, à quelques conditions que ce fût, assuré de l’obtenir […]
Être un vrai chef, c’est, avant tout peut-être, savoir serrer les dents ; c’est insuffler aux autres cette confiance que nul ne peut donner s’il ne la possède lui-même ; c’est refuser, jusqu’au bout, de désespérer de son propre génie ; c’est accepter, enfin, pour ceux que l’on commande en même temps que pour soi, plutôt que l’inutile honte, le sacrifice fécond. Jadis, des hommes qui n’étaient ni des sots, ni, devant le péril personnel, des lâches, avaient eux aussi trop promptement succombé devant l’infortune. À leur mémoire, l’histoire militaire ne réserve que mépris.
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chartelchartel   16 septembre 2007
Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui, sous le signe de la vitesse. Nous n'avons pas seulement tenté de faire, pour notre part, une guerre de la veille ou de l'avant-veille. Au moment même où nous voyions les Allemands mener la leur, nous n'avons pas su ou pas voulu en comprendre le rythme, accordé aux vibrations accélérées d'une ère nouvelle. Si bien, qu'au vrai, ce furent deux adversaires appartenant chacun à un âge différent de l'humanité qui se heurtèrent sur nos champs de bataille.
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