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ISBN : 1021004278
Éditeur : Tallandier (02/01/2014)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Leur histoire commence peu après la découverte du Nouveau Monde. Ces aventuriers venus d'Europe, attirés par l'or transporté par les galions espagnols de retour d'Amérique, établirent d'étranges colonies dans les îles des Caraïbes, particulièrement à la Tortue et à la Jamaïque. Tantôt corsaire, lorsque mandatés par leur souverain, tantôt pirate, donc pillant pour leur propre intérêt, ces hommes sont connus dans l'Histoire sous le nom de flibustiers.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Natiora
  13 mars 2014
Dans Histoire de la flibuste, Georges Blond retrace à travers des récits avérés l'histoire de la flibuste au cours des siècles dans la région caraïbe. Cet ancien marin évoque ainsi de grandes figures telles que Francis Drake et surtout Henry Morgan.
Renversant les clichés, l'auteur nous montre que les flibustiers n'étaient pas que des pirates oeuvrant pour leur compte. Ils étaient la plupart du temps mandatés par leurs rois respectifs, qui leur donnaient l'autorisation, voire l'ordre, d'attaquer tel ou tel navire. La victime toute désignée des pirates français, anglais et hollandais était les convois d'or espagnols en partance pour l'Europe ainsi que leurs nombreuses bases en Amérique.
Ce n'étaient pas non plus que des brutes sanguinaires, ils étaient aussi de fins tacticiens sur mer comme sur terre. En effet, leurs coups les plus audacieux étaient la prise et le pillage de villes comme Carthagène, en Colombie.
Quant à la flibuste française, elle était le plus souvent alliée aux anglais. Parmi ces flibustiers il y avait de bons gros barbares qui étaient clairement là pour tuer et s'en mettre plein les poches mais on trouvait aussi des gens qui cherchaient à fuir la France pour des raisons religieuses ou politiques.
Georges Blond explique également qu'il existait une grande fraternité entre les pirates, qui prenaient ensemble les grandes décisions par le biais de votes.
Pour autant, l'auteur ne fait pas preuve de complaisance à l'égard des pirates et rend compte des événements comme ils se sont passés, ou comme on présume qu'ils se sont passés. Il possède par ailleurs un réel talent de conteur : il sait raconter la petite histoire dans la grande Histoire. C'est un ouvrage qui n'a rien de pompeux, de pédant, de lourd. Ça se lit aussi facilement que L'île au trésor de Robert Louis Stevenson, la précision historique en plus.
Comme vous l'aurez compris, j'ai adoré lire cet ouvrage instructif et tellement bien écrit. Je me suis vue sur les navires, aux côtés des marins, en immersion totale dans cet univers particulier. Inutile de préciser que je recommande !
Lien : http://lejardindenatiora.wor..
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jollyroger1662
  14 mars 2014
Cette plongée au temps des Gentilshommes de Fortune est un vrai plaisir. Georges Blond, ancien marin lui-même, réussi l'exploit de faire un livre d'histoire aussi passionnant qu'un roman d'aventure.
Un livre dans lequel on trouve une grande richesse de descriptions et d'anecdotes. Les personnages historiques prennent corps et vivent sous sa plume et sous nos yeux leurs plus grandes aventures à l'instar de l'Olonnois de la Tortue à Maracaïbo.
Un livre qu'on ne peut que conseiller à tous ceux qui ont été baignés par les récits et films de Corsaires et Flibustiers.
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Tagrawla
  01 mars 2014
Si tous les livres d'histoire avaient la saveur de cet ouvrage, je gage que cette discipline rencontrerait un franc succès auprès de nombreux lecteurs. Car Georges Blond se montre ici excellent narrateur. le récit des principaux faits d'armes de la flibuste prend vie et les personnages historiques s'incarnent. Il n'hésite pas plus à créer des dialogues qu'à citer ses sources et c'est ainsi qu'on découvre un univers fait tant de pillages pleins de sauvageries que de stratégie de très haut niveau.
Au fil des pages, on rencontre quelques grandes figures de la flibuste, de Henry Morgan à Jean Laffite. On navigue du XVIè au XIXè siècle, des Caraïbes au Mississippi et on apprend les liens qui existaient entre les gouverneurs des nouvelles colonies, les différentes couronnes d'Europe et les flibustiers. On reste pantois devant un système de répartition des butins élaboré et somme toute démocratique. On découvre des pirates et des corsaires loin du romantisme que le cinéma veut bien leur prêter mais tout aussi éloignés du « sans foi ni loi » dont on les affuble souvent. Au fil des pages, on ne prend de passion pour les allers-retours entre les petites histoires et la grande Histoire.
La suite sur mon blog :
Lien : http://tagrawlaineqqiqi.word..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
VilloteauVilloteau   25 février 2013
Un gentilhomme français huguenot, nommé Le Vasseur, au passé tourmenté, ex-capitaine de la marine royale, un temps compagnon d’Esnambuc aux Caraïbes, provisoirement chômeur, erre sur le port, non à [l’île de] la Tortue, mais à Saint-Christophe. Rappelons qu’il s’agit de cette île d’où sont partis (en 1630) Esnambuc et ses compagnons après que les Espagnols eurent mis fin au condominium franco-anglais. Quelques mois après ce coup de force, les Espagnols, dont la stratégie aux Indes occidentales sera toujours misérable, ont abandonné Saint-Christophe, que des Français ont aussitôt réoccupée.

Allant de groupe en groupe, Le Vasseur entend un propos qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd :

– Ceux de la Tortue en ont jusque-là. La population presque entière est hostile à Willis.

Le Vasseur se fait donner quelques détails et, le jour même, il rencontre le gouverneur Philippe de Longvilliers de Poincy, lui explique qu’il veut reprendre la Tortue aux Anglais.

– Il faudrait réussir d’un coup, dit le gouverneur. Nous sommes en paix avec l’Angleterre. Je ne veux rien qui aille jusqu’à Paris.

– Je préparerai tout et j’agirai comme la foudre.

– Alors, soit. Je vous donnerai un navire.

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TagrawlaTagrawla   20 février 2014
Lorsque j'étais col bleu, les châtiments corporels avaient depuis longtemps disparus du règlement et même des usages, mais chaque appareillage et chaque changement de route étaient pour nous un pas vers l'inconnu. Notre seul rôle était d'obéir, bien heureux si nous obtenions quelques renseignements, d'ailleurs souvent controuvés, de la bouche des officiers mariniers qui nous faisaient valser à l'ouvrage. Par la suite, cet absolutisme s'est tempéré, premièrement à bord des navires américains lors de la Seconde Guerre mondiale, le commandement ayant compris que l'être humain n'étant pas une machine, on obtient d'avantage de lui en lui faisant au moins savoir où on le conduit.
Nous l'avons constaté au cours de tous les événements qui précèdent, mais on peut prendre le temps de le dire ici explicitement, tous les équipages plus ou moins pirates et particulièrement les Frères de la Côte ont inscrit une large et longue exception dans cette tradition de la chiourme. La contestation n'était point absente de leurs usages. Forbans, mus par les plus grossiers appétits, ils se voulaient frères malgré leurs sanglantes querelles et, admettant d'obéir pendant la navigation et au combat, ils voulaient cependant entre eux, chef compris, une manière d'égalité. L'amiral nommé par le gouverneur était au moins en principe élu par eux, il avait toujours été l'un des leurs et d'une certaine manière il le demeurait, même si ces hommes trouvaient normal que le chef fît sauter quelques cervelles ou tomber quelques têtes, en cas de besoin. Leur conception de la hiérarchie à la fois rappelait celle des guerriers francs et préfigurait un peu celle du milieu. En tout cas, tous pensaient que le chef, capitaine ou amiral, leur devait, de temps en temps, des explications.
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TagrawlaTagrawla   26 février 2014
Ce renouveau de prospérité de la flibuste n'avait pas échappé à l'attention des capitalistes toujours à l'affût d'investissements intéressants ; on vit s'élever à l'époque des fortunes soudaines, qui firent sensation. Des journaux, des associations vertueuses s'élevèrent contre "le pillage légalisé", tentèrent de soulever l'opinion, ne réussissant guère, comme c'est presque toujours le cas, qu'à obliger les capitalistes à un peu plus de discrétion.
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TagrawlaTagrawla   13 février 2014
Ce qui devait se passer après la prise du galion était prévu jusqu'au moindre détail, inscrit dans une charte d'une précision méticuleuse (...). La capture serait ramenée à la Tortue par un équipage de prise. Le butin une fois estimé par les experts de l'île, on prélèverait d'abord plusieurs grosses parts : celle de la Compagnie des Indes, celle du gouverneur, celle du chirurgien. (...) On prélèverait ensuite les sommes destinées à indemniser les blessés et les estropiés. Pour la perte d'un oeil, cent écus ; pour les deux yeux, six cents écus ; pour la main droite, deux cents écus ; une jambe, deux cents écus ; et ainsi de suite. (...) Le reste du butin était divisé et réparti selon les grades et les fonctions.
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TagrawlaTagrawla   26 février 2014
Au XVIIIè siècle, la condition des galériens était un enfer, ils vivaient sous les coups et dans l'ordure, les galères de loin si belle à voir puaient tant que leurs officiers avaient dans le pommeau de leur canne du musc qu'ils respiraient de temps en temps. Cela n'empêchait pas ces gentilshommes d'afficher une morgue sans égale, je me demande si ce rapprochement n'est pas à l'origine de l'expression puant de vanité.
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