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Critiques sur Et rester vivant (68)
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Readingintherain
  01 septembre 2011
[...]Une fois commencé, impossible d'arrêter de lire, l'histoire m'a fascinée, l'écriture accrochée, j'ai adoré ce road-trip étasunien et, surtout, j'ai aimé que le ton ne soit pas misérabiliste mais factuel malgré les évènements horribles que le roman décrit. C'est vraiment un beau petit roman (petit parce que court, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) qui se lit d'une traite et laisse une émotion palpable dans l'esprit du lecteur.[...]
Lien : http://www.readingintherain...
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Eiream
  26 août 2011
Blondel a un don surprenant : Traiter de sujets tragiques sur un ton détaché, simple et sans pathos qui permet finalement au lecteur de pleinement vivre le livre !
"Et rester vivant" est un roman à base autobiographique, fort et poignant sur le deuil. Orphelin de tout à 22 ans : comment surmonter ces morts ? Comment rester vivant seul ?
L'auteur nous livre un road trip étasunien génial avec 2 amis pour trouver les réponses à ces questions.

A lire aussi : "Le baby-sitter"
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Sand94
  12 août 2011
Dans ce roman, Jean-Philippe Blondel a choisi de raconter une période fondatrice de sa vie. A quatre ans d'intervalles, il va perdre sa mère, son frère et son père, dans deux accidents de voiture consécutifs, et devenir orphelin à 22 ans. Évènements invraisemblables, que tout écrivain n'aurait jamais osé intégrer dans un roman : « ça n'arrive jamais, ce genre de choses. Même dans les romans. Il y a une limite à l'indécence quand même. » (p.27), et que Blondel raconte, justement, comme pour prouver que la vie est bien plus compliquée qu'un roman. Pour tenter de se sortir de la torpeur du choc, le narrateur/auteur emmène ses deux amis, Samuel et Laure, en Californie. le but ultime, pour le narrateur, est de pousser jusqu'à Morro Bay, dont, justement, Lloyd Cole parle dans sa chanson.
Lien : http://leslivresdegeorgesand..
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lula00
  28 décembre 2018
Un hymne à la vie quoiqu'il arrive! Magnifique, digne et sans jamais basculer dans la mièvrerie.
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Anne50
  10 août 2017
Quand le héros de ce roman se retrouve orphelin de mère, de frère et aussi de père, ses repères partent en fumée et la seule idée concrète à réaliser est de partir loin, pour un road-movie initiatique, une quête de sens.
Dans un style toujours aussi fluide, Jean-Philippe Blondel nous fait traverser les Etats-Unis et les états successifs du jeune héros, sa façon à lui d'accepter la vie. Un roman agréable mais dans lequel je n'ai malheureusement pas retrouvé la touche de l'auteur que j'avais tant aimée auparavant dans "Le baby-sitter" ou "Accès direct à la plage".
Dommage, me voici déçue...
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ennapapillon
  17 avril 2016
Jean-Philippe Blondel raconte ici une partie de sa jeunesse où tout a basculé dans sa vie. A 18 ans, il a perdu sa mère et son frère dans un accident de voiture et à 22 ans, c'est son père qui meurt dans les mêmes conditions... Ce drame l'assomme complètement.

"Personne ne perd son frère et sa mère, puis quatre ans plus tard son père -à l'âge de 22 ans. Ça n'arrive jamais, ce genre de choses. Même dans les romans. Il y a une limite à l'indécence, quand même. le romancier plonge son héros dans la tragédie, il ne va pas en rajouter une couche. Il est sur le point d'ajouter un troisième décès, et puis il se reprend : "Ah non, honnêtement, c'est impossible, il faut que je trouve autre chose." P 27

Avec son ex petite amie et son meilleur ami (qui sont maintenant ensemble), il part aux États Unis car il veut voir Morro Bay dont il a entendu parler dans une chanson de Loyd Cole. Mais surtout, il ressent un besoin impérieux de fuir les regards plein de pitié que les gens portent sur lui. Il ne supporte pas non plus l'héritage qu'il a touché et préfère le dépenser pour ce voyage... Qui sera en fait un voyage de reconstruction.

Dans ce roman (est-ce vraiment un roman, d'ailleurs? Un témoignage? Une autobiographie?), Jean-Philippe parle de ce poids que ce jeune homme de 22 ans porte sur ses épaules. Il revient sur des souvenirs de la vie "d'avant", des souvenirs futiles ou lourds, sur les espoirs et les non-dits.

"J'ai vingt deux ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J'ai vingt deux ans et je suis le reliquat de récits. Une survivance. Un putain de séquoia." P 95

C'est un récit émouvant sans être larmoyant. C'est fort, tendre et cruel à la fois. J'ai beaucoup aimé même si j'avoue que j'ai du mal à en parler.
Lien : http://ennalit.canalblog.com..
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groody
  31 octobre 2015
Dans ce roman autobiographique JP Blondel nous emporte sur les routes américaines, sur le chemin de la cicatrisation, du deuil... "Il n'y a pas de bien ou de mal, il n'y a que des circonstances, va faire ce qui te cicatrise" lui soufflera Rose, la patronne d'un motel. Ce livre, qui pourrait être lugubre, est au contraire lumineux, plein de couleurs vives et fortes comme sa couverture. Il raconte comment un jeune homme de 22 ans, orphelin de père, 5 ans après avoir perdu sa mère et son frère embarque pour un road-trip avec son ex et son meilleur ami, à la rencontre des vivants pour mieux accepter la mort.
Avec cette plume, qui le caractérise, moderne et intense, Monsieur Blondel m'a emportée une fois de plus!
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anne_le_bruit_des_vagues
  24 mars 2014
Le livre était parmi les nouveautés de la médiathèque. Et Jean-Philppe Blondel, je connais déjà un peu. J'aime bien.
"De ce roman-ci, je ne suis pas sortie indemne" me semblait une formule surfaite.
J'ai changé d'avis.
Une autobiographie où l'auteur se délivre d'un poids immense, d'une blessure, avec beaucoup de pudeur.
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asphodele85
  27 septembre 2012
Editions Buchet Chastel, © septembre 2011, 245 pages. Premier livre lu pendant le Read-a-Thon d'octobre dernier, premier choc sur lequel je n'ai pas eu le temps de m'attarder, donc pour faire ce billet, j'y suis revenue, décryptant les post-it jalonnés de ci de là mais surtout pour y retrouver l'intense émotion qui m'avait saisie du début à la fin de cette confession. Comment en effet rester insensible à ce témoignage autobiographique ? Dans un autre cadre de lecture, j'aurais attendu de m'en remettre pour passer à autre chose, donc pour lui, pour restituer au mieux ce livre profond en émotions qui m'ont touchées j'ai laissé décanter, comme un bon vin…

Je comprends que l'auteur ait laissé passer vingt-quatre ans pour pouvoir l'écrire aussi intimement. Car perdre sa mère et son frère à dix-huit ans, puis son père quatre plus tard, et les trois dans un accident de voiture, sans tomber dans la guimauve dégoulinante et larmoyante, ne prête pas à sourire. Pourtant le tour de force de ce roman est là : dans le ton ironique de Jean-Philippe Blondel, mêlé à son incompréhension et à son incrédulité souvent : “J'ai vingt-deux ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J'ai vingt-deux ans et je suis un reliquat de récits. Une survivance. Un putain de séquoïa.”

Avec l'argent de l'héritage, il se sent ivre de liberté mais empêtré aussi avec elle. Il décide alors de partir à Morro Bay en Californie comme dans la chanson (Rich) de Lloyd Cole, Lloyd Cole étant une histoire à lui seul de ce roman, avec Samuel son meilleur ami et Laure, son ex, qui passe des bras de l'un à ceux de l'autre sans que cela ne remette en question l'amitié du trio !

Commence un étrange voyage à bord d'une Thunderbird où notre héros, invariablement reste couché à l'arrière, retenant sa peur et ses a priori sur ce moyen de transport. Et pour cause…” D'habitude, dans les voitures, je passe mon temps à prier pour que tout se passe bien.” de motel miteux plantés dans le désert californien en franches parties de rigolade avec ses amis, c'est en parallèle une réflexion sur ce qui lui arrive, l'état d'esprit dans lequel il était après le décès de son père, un état d'hébétude où les images lui reviennent en “stroboscope”. Vers la fin , il s'émancipe de ses deux amis, loue enfin une voiture seul et met le cap sur Morro Bay, la quête initiatique et mystique de départ.

Il y a une très belle image dans un motel paumé où il séduit la tenancière, Rose, un peu fanée, un peu pianiste, qui en lui jouant la valse n° 12 de Chopin (dans le désert ça m'a semblé presque irréel !) le projette l'année de ses huit ans : il roule à Solex avec sa mère qui était fanstasque (aux yeux des autres) serré contre elle sur le porte-bagages. Une image forte, en noir et blanc dans laquelle on perçoit la volonté de l'auteur à se raccrocher au peu de souvenirs qui lui restent. Ceux qu'il ne pourra plus se faire. Ceux qu'il ne peut plus développer, les négatifs ont disparu. “Les rues défilaient. Nous n'allions jamais loin. Nous ne partions jamais longtemps. C'était pourtant la plus belle des conquêtes.”

Il retrouvera ses amis et nous dira ce qu'il est devenu. Comment les rencontres faites au cours de ce voyage, le soutien inconditionnel des amis, la musique de Lloyd Cole et surtout d'avoir été à Morro Bay, d'avoir au moins réalisé un rêve ont été déterminants dans sa vie. Et comment et pourquoi il a commencé à écrire des romans, pour ne pas se perdre, pour s'y perdre aussi et prendre la mesure du temps nécessaire qu'il faut pour “rester vivant”.

Une lecture forte, un style imagé et concis avec des phrases courtes, où la frontière entre le rire et les larmes est ténue, mais Jean-Philippe Blondel maîtrise son sujet de main de maître en parvenant à nous faire sourire sans jamais s'apitoyer… J'ai beaucoup aimé. Merci à George qui m'a poussée (pas trop non plus) à l'acheter. Delphine a aimé également, ICI. Mais également, le beau billet de Mind the Gap, aujourd'hui, nous aurions pu faire une LC !
Lien : http://leslecturesdasphodele..
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mimi44980
  19 novembre 2011
Ce sujet d'être le survivant m'a toujours interpellée, l'être par punition ou pour faire vivre les disparus ?

Philippe Blondel parle de cette épreuve sans tomber dans l'excès, tout en retenue et du choix difficile qu'il doit faire.
J'ai beaucoup aimé.
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