AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Et rester vivant (69)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
marina53
  06 novembre 2013
Le narrateur se réveille, un peu perdu, ne sachant pas où il se trouve. Il voit une nonne se pencher sur lui, puis le visage de son amie Louise... Il se rappelle... L'opération de ses dents de sagesse, l'hôpital... Mais, Laure, que vient-elle faire là? Ils viennent de se séparer. Il ne comprend pas jusqu'au moment où elle lui apprend que son père vient de mourir. Un accident de voiture, encore. le narrateur a également perdu sa maman et son petit frère dans les mêmes circonstances, à l'âge de 22 ans. le sort s'acharnerait-il sur lui et sa famille? Epaulé par Laure et son meilleur ami Samuel, il s'occupe de l'enterrement, de l'appartement de son père que l'agent immobilier ne tarde pas à vendre, des affaires personnelles dont il se débarrasse et de l'héritage que ce dernier lui a laissé. Ne sachant plus trop où il en est, il décide sur un coup de tête de profiter de cet argent, de la vie et emmène avec lui ses amis aux Etats-Unis, précisément vers Morro Bay, petite ville qui lui tient à coeur grâce à la chanson de Lloyd Cole...

Philippe Blondel nous raconte ici ce qui lui est arrivé alors qu'il n'avait que 22 ans. Même s'il est question de mort et de suicide, ce petit roman est un hymne à la vie, à la vitalité et aux espoirs que l'on garde pour son avenir. Ce voyage initiatique de ces trois jeunes gens sera l'occasion pour eux de se comprendre un peu mieux, d'ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure, de découvrir une toute autre Amérique qu'ils s'étaient imaginée et de faire des rencontres inoubliables. D'une écriture sobre, tendre et humaine, Philippe Blondel nous offre un roman profondément intime, parfois drôle, généreux et plein d'espoir.

Faire son deuil... Et rester vivant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          650
Annette55
  15 juillet 2019
«  J'espère que, désormais , plus aucun de mes livres ne sera un hommage. »
Dernière phrase de cet opus lu d'une traite grâce à une amie de Babelio qui se reconnaîtra.
Même si j'ai lu trois ou quatre romans de cet auteur celui- là est particulier .


Je ne vais pas en dire grand- chose sauf que c'est un beau récit introspectif, autobiographique ou comment surmonter un vide abyssal après la disparition de sa famille à l'âge de 22 ans?
D'autres l'ont fait avant moi.

Une histoire douloureuse , un livre qui ne se raconte pas , il se lit..

Le style est vif, sobre, la langue parfois hésitante ,fragile, sans phrases inutiles, sans gras, aucun apitoiement , une survivance à travers un road- trip en Amérique : sur les routes californiennes , à l'écoute de morceaux de Lloyd Cole, cuivres, , batteries et cordes, aux côtés de ses deux meilleurs amis , Laure et Samuel ....

Intense Voyage intérieur, prenant et exigeant , poignant et éparpillé , décalé et irréel, dans la nuit américaine qui interpelle, prend aux tripes entre douleur, questions, interrogations.

LUTTE perpétuelle pour continuer, survivre, revivre.... coûte que coûte , une mouvance pimentée d'humour et de dérision à l'image d'un funambule qui serre les dents , là - haut , tout là-haut ...

Tel un hymne à la vie et à la vitalité.
Rien à perdre !




+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          428
michfred
  09 juillet 2019
Un voyage, sur la piste d'une chanson de blues qui parle de Morro Bay, California, USA.

Une Thunderbird pour mêler les temps: celui de l'accident qui en deux fois a fait du narrateur un orphelin et celui de l'errance au hasard, Balthazar, au pays des motels roses, des failles ocres et de l'océan indigo.

Un oiseau de tonnerre pour que le passé éclate comme un ciel d'orage, pour que le noir et blanc se dissolve, libérant les couleurs.

Un trio, amour, amitié, amant, amie, parce que trois roues ça trouve plus facilement l'équilibre.

Une histoire simple, directe, juste, sincère, comme les sentiments qu'elle exprime.

Une phrase aérée , pleine de failles, de trous d'air.

Qui garde intacte la tentation du vertige, l'attraction du vide.

Mais un récit quand même, qui trace sa route hésitante, fragile, et presque forte d'en accepter les risques.

Pour rester vivant.
Commenter  J’apprécie          4213
LiliGalipette
  05 février 2012
À 22 ans, le narrateur est orphelin : sa mère, son frère et son père sont successivement morts en voiture. Orphelin donc, désemparé, privé des couleurs, mais riche de l'héritage familial, il entraîne Laure et Samuel vers Moro Bay, coin perdu d'Amérique, avec pour seule boussole une chanson de Llyod Cole. Un seul objectif : continuer à vivre. Mais c'est un pari difficile quand tout ce qui le retenait a disparu et ne subsiste qu'en lui. « J'ai vingt-deux ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J'ai vingt-deux ans et je suis un reliquat de récits. Une survivance. Un putain de séquoia. » (p. 95)
Ce voyage en Amérique voudrait ressemble aux road-trips mythiques de la légende de l'Ouest. Mais cette errance dans le désert américain, au volant d'une Thunderbird, est avant tout une quête. « Je fais ce voyage pour trouver mon itinéraire singulier, alors, en marge, je trace mon sentier. » (p. 114) le narrateur pourrait tout se permettre, tout essayer. Mais seul au monde, il cherche également qui il est. Dernier vivant d'une famille décimée, quel est son talent ? « Moi, je ne sais pas en quoi je suis doué. En capacité de survivre au décès de mes proches, peut-être. » (p. 214) Ce cynisme est de mauvais aloi, mais la pulsion de vie reprend le dessus, douloureusement. Même si la tentation de la mort est grande, le narrateur vivra. Et même s'il portera toujours ses morts, il n'est plus tenu de leur rendre un constat hommage.
Le trio d'amis est bancal. Laure est l'ex petite amie et Samuel l'ex meilleur ami. Laure et Samuel sont ensemble. Ou presque. Ou pas vraiment puisque le narrateur est là et qu'il a besoin d'eux. « Insensiblement, nous formons un trio. Un vrai. Contrairement aux apparences, cela n'est venu que petit à petit. À force de route et de Thunderbird. Nous étions partis, trois éléments morcelés, prêts à prendre des envols différents. le voyage nous colle ensemble. » (p. 163) Au-delà de la donne amoureuse, c'est une amitié qui se crée. Même ambiguë et imparfaite, cette relation est de celles qui sauvent.
Au début du texte, le narrateur ne voit plus les couleurs. Tout est noir ou tout est blanc, atrocement blanc. Cette surexposition douloureuse, c'est la pellicule de sa vie qui crame. Ce sont les regrets et les chagrins qui explosent enfin, c'est la rancoeur contre le père qui trouve sa voie, c'est la tendresse pour la mère qui n'a plus peur de se montrer. Ce trop-plein d'émotion fait disjoncter. Et le fusible, ce sont les couleurs. Parce que les couleurs sont la vie, elles disparaissent le temps que le deuil ait fait son oeuvre, le temps qu'il ait tout ravagé. On reconstruit mieux sur une table rase que sur des ruines branlantes. Et, même si c'est hésitant, les couleurs reviennent quand le narrateur reprend pied.
Pudique et bouleversant, ce roman prend au coeur. Ceux qui ont perdu un être cher comprendront. Les autres aussi, parce que la mort n'est jamais une abstraction. Elle rôde sans malice, elle remplit son office. Tout ce que nous pouvons faire, en l'attendant, c'est rester vivant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
zabeth55
  08 novembre 2014
A dix-sept ans, Jean-Philippe Blondel perd sa mère et son frère dans un accident de voiture. Son père, qui en était sorti indemne meurt cinq ans plus tard.
Le voilà seul au monde à vingt-deux ans.
Ses seuls repères, Laure, sa petite amie et Samuel, son ami.
Pendant l'été, ils partent tous les trois aux Etats-Unis, au Mexique, louent des voitures, sillonnent les routes.
Leur but : aller à Morro Bay en Californie, une ville dont parle Lloyd Cole dans sa chanson Rich.
C'est un voyage jalonné de souvenirs d'enfance, d'incertitudes de l'avenir, de pertes de repères.
Un voyage sur un fil, entre vivre et mourir.
Comment survivre quand on n'a plus rien derrière et qu'on ne sait pas ce qu'il y a devant ?
Heureusement, il y a la force des couleurs, il y a la force intérieure, malgré parfois le désespoir
C'est bien écrit, sobre, beau, émouvant. C'est intime pudique et tendre.
Commenter  J’apprécie          260
Canaju
  05 février 2012
A 18 ans, le narrateur perd sa mère et son frère dans un accident de voiture. 4 ans après, même cauchemar, son père meurt dans les mêmes conditions. Brusquement, il devient orphelin. le destin a décidé de s'acharner sur son sort et sa vie ressemble fâcheusement à un mauvais mélodrame. A peine 22 ans et une vie déjà foutue. Tant pis, il sera maintenant hors d'atteinte.

Puisqu'il n'a plus rien à perdre, il décide de s'offrir un billet sans retour en Californie, direction Morro Bay en hommage à la chanson Rich de Lloyd Cole. Ce voyage, il le fera avec Laure son ex petite-amie et Samuel son meilleur ami, ses pierres angulaires.
A travers ce périple américain, le trio qu'ils forment, goûtera à la délivrance éphémère du mot "oubli". Mais ce road-trip sera en réalité l'occasion pour l'auteur de faire son deuil. de multiples bulles de souvenirs vont remonter à la surface. Elles l'aideront à évacuer le bouillonnement intérieur qu'il ne cesse de refouler sous un apparent détachement.
Ce voyage, il le fait pour exorciser son chagrin, pour s'immuniser contre la douleur de la perte, pour se reconstruire, pour "rester vivant"...

Jean-Philippe Blondel fait partie de mon grand cru 2011.
J'ai été touchée par sa manière de raconter très "less is more" : simple, sans prétention, fichtrement percutante. On sent l'Humain derrière la plume, l'auteur nous offre une part de lui, il écrit avec sa tripaille. Ce style ciselé m'a touché en plein coeur.
L'émotion est bien là, avec un thème aussi dur et intime que la mort des proches, difficile d'y échapper. Mais ne vous y méprenez pas, malgré un thème "fend-le-coeur", le livre ne se veut pas tire-aux-larmes, non tout sauf ça. Se faire plaindre ? Absolument pas son truc. L'auteur, un peu comme pour conjurer son effroyable destin, reste détaché et se moque de sa situation surréaliste, c'est "trop gros" pour être vrai. L'auteur garde d'ailleurs comme fils conducteurs, le cynisme et l'humour noir. Vous pouvez donc garder votre compassion, ici elle serait de très mauvais goût.

Avec ce livre, Blondel accouche des maux par les mots.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Missbouquin
  13 mars 2013
« C'est ridicule. Personne ne perd son frère et sa mère, puis quatre ans plus tard, son père – à l'âge de 22 ans. ça n'arrive jamais, ce genre de choses. Même dans les romans. Il y a une limite à l'indécence, quand même. le romancier plonge son héros dans la tragédie, il ne va pas en rajouter une couche. Il est sur le point d'ajouter un troisième décès, et puis il se reprend : » ah non honnêtement, c'est impossible, il faut que je trouve autre chose. »

C'est sur ce ton que nous mène Jean-Philippe Blondel dans ce roman très autobiographique. A partir d'une musique de Lloyd Cole, c'est tout un parcours de deuil que va suivre le narrateur, en France puis aux États-Unis, dans un véritable road-movie qui rappelle les romans de la beat generation, et Sur la route de Kerouac en particulier.

En effet, lorsqu'à 22 ans, il se retrouve orphelin, il va lui falloir quelques mois pour trouver un nouveau ressort à une vie qui semble absurde et injuste. Partir, voyager sur les traces de son idole, Lloyd Cole, et inspiré par sa chanson, le narrateur s'embarque dans un trajet intérieur.

« J'ai 22 ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J'ai 22 ans et je suis un reliquat de récits. Une survivance. »

Très loin d'un ton de mélodrame, Blondel nous emmène au coeur de son drame et de son deuil, sans pathos ni larmes, simplement par le récit d'un jeune homme qui veut malgré tout continuer à vivre. Un texte dont on ne sort pas indemne. Peu friande habituellement de ce genre de textes, où les auteurs étalent leurs traumatismes, impossible ici de me faire la même réflexion. J'ai particulièrement été touchée par une réflexion qui revient à plusieurs reprises, une phrase que disait souvent la mère du narrateur : « on a tout le temps d'avant nous. On a la vie devant nous. ». En réalité il suffit d'un virage raté, d'une voiture face à nous pour que le temps s'arrête, et que la vie ne soit plus. Un véritable hymne pour en profiter maintenant, être heureux dès aujourd'hui …

Je laisse le dernier mot à l'auteur lui-même : « It's about staying alive and about how you and why you finally decide to get on with your life – and at what cost. » (Jean-Philippe Blondel,sur le site de Lloyd Cole en 2011)

« J'espère que désormais, plus aucun de mes livres ne sera un hommage. »
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Drych
  25 février 2014
J'aime beaucoup le style simple et imagé de Jean-Philippe Blondel, que j'avais déjà apprécié dans 6h41. Ici pas de mot ni de phrase inutiles, pas de longues introspections, mais la restitution simple d'impressions fortes avec des mots de tous les jours. le récit est en grande partie autobiographique, son ton est juste, et sa lecture agréable. Bien sur, c'est un peu rapide, comme une simple photographie en mots d'un moment de vie, mais c'est une bonne photographie. La bibliographie de l'auteur étant copieuse, c'est avec plaisir que je lirais, à l'occasion, un autre roman de lui.
Commenter  J’apprécie          150
carre
  22 février 2012
Pour son dixième roman, Jean-Philippe Blondel revient sur le double drame qui a bouleversé à jamais sa vie d'homme. A quatre ans d'intervalle sa mère et son frère ainé, puis son père perdent la vie dans des accidents de voitures. A 22 ans, ce séisme intérieur va provoquer une fuite vers les Etats-Unis avec Laure son ex petit amie et Samuel son meilleur ami. Si le roman de l'auteur de "Accès direct à la plage" nous touche autant, c'est parce qu'il raconte avec une grande pudeur une chose aussi intime et dévastatrice que la mort d'un proche. Cette échappée pour espérer retrouver le gout à la vie, n'est jamais larmoyante bien au contraire, et Blondel parvient par petites phrases bien senties à mettre des mots sur une telle injustice. le récit est à l'image de son auteur touchant, pudique, vrai. Bouleversant.
Commenter  J’apprécie          151
ninachevalier
  24 février 2016
Jean-Philippe Blondel Et rester vivant – Buchet Chastel ( 245 pages- 14€50)

A la manière de Woody Allen dans « Stardust memories » , par flashback, le narrateur remonte aux source de sa tragédie familiale, et nous plonge dans « ses ténèbres, ce tsunami interne », son maelström émotionnel. Une longue traversée en noir et blanc avant le retour à la lumière et vers les couleurs. Il nous livre toutes ses interrogations , ses réactions quand tout a basculé, se retrouvant orphelin à 22ans et prend conscience de « de ne plus avoir de filet de sécurité ».
Aller à la conquête de la Californie, nourri par l'American dream , des lectures de Kerouac, c'est l'idée du narrateur quand il se retrouve anéanti par des drames successifs irréparables. L'été 86, il embarque ses deux béquilles, Laure et Samuel « les seules personnes à qui il tienne », avec pour but final : Morro Bay, lieu mythique pour le narrateur , habité par la chanson Rich. le lecteur suit les pérégrinations jusqu'au Mexique du trio très soudé qui suscite bien des interrogations quant à leurs liens ambigus. Leur allure de beatnik les rend suspects dans cette Amérique puritaine. En louant une voiture , il confie à l'employée l'urgence de cette « parenthèse » avant de trouver sa voie.
La rencontre avec Rose fut « un moment inoubliable » pour le narrateur et lui laissera une trace indélébile, tout comme l'intermède musical au piano, doux instant de partage, avec « les notes comme onguent » et un clin d'oeil à Echenoz. Unique et lénifiante son expérience dans le désert , en tête à tête avec sa confidente, « son talisman » , à l'écoute de l'univers et de la beauté environnante .Sa disparition alarme ses compagnons de route. Il leur fausse compagnie, gouverné par son obsession : rallier Morro Bay. Besoin de solitude pour imprimer « tous les détails » une dernière fois et renaître, car le narrateur ne conservera que ce qui « s'incruste dans la mémoire ».
Les lieux parcourus sont des tremplins pour les réminiscences du narrateur. La forêt de séquoias ravive ses souvenirs de pique -nique familial. L'océan lui rappelle ses étés dans les Landes. Par touches, il évoque cette mère complice avec qui il vécut quelques années seul , ce frère qui était tout l'opposé de lui , ce père responsable , « qui voulait le tuer », avec qui il cohabita , évitant le sujet douloureux .Auprès de ce père, froid comme le marbre , qui ne peut plus réagir, il laisse éclater sa colère , lui assénant ses quatre vérités,dans une scène poignante. Monologue caustique, dévoilant la dérive du couple, la complicité de la mère avec son fils cadet et ses envies d'évasion. Elle aussi rêvait d'Amérique . Avec une pointe d'humour noir , l'auteur déplore que les seules « à avoir échappé belle », ce sont ses dents de sagesse, soulignant le « gâchis ».
Jean-Philippe Blondel a déjà glissé des éclats autobiographiques dans ses précédents ouvrages, mais dans celui-ci , il ne cache pas sa volonté d'exorciser son double traumatisme, encaissé trop jeune, à 22ans « âge de malédiction temporaire ». Par l'écriture , il se libère de ce « fardeau » , il élimine « le poison ».Comme le serpent qui mue , l'auteur quitte « son océan gris »y noie l'horrible réalité, ouvre les vannes à « ces vagues qui attaquent les digues », éponge sa peine , apprivoise les couleurs, retrouve « l'ocre du Grand canyon, le colibri au corps bleu et menu » , admire l'orange , le mauve du ciel, se souvient des reflets du soleil sur la coupe en cristal et renonce à remplir son journal arborant «  du vert , du jaune, du violet ».Il se sent « lumineux », épanoui , heureux d'entendre «  les rires de ses filles », stimulé par « leur vitalité , leur énergie ». Il livre un exemple de survie: passé le choc et la douleur , il a appris à vivre avec les absents et a compris l'ironie de cette phrase trop souvent entendue « On a toute la vie ».
le mot 'enfin' dans la dédicace semble sonner une délivrance.
Comme le déclare Bernard Pivot dans 'Les mots de ma vie': « De tous les verbes , c'est vivre qui a le plus beau participe présent ». Jean-Philippe Blondel adresse un puissant message de reconnaissance et de gratitude à ses sauveurs , avec en fond sonore la musique de Lloyd Cole «sa planche de survie ». Si le narrateur a le don de briser le coeur par un sourire , l'auteur a le don d' émouvoir par les mots à qui il confie l'indicible. Il signe un roman cathartique, bouleversant.
Une résilience remarquable. Un bel hymne à l'amitié et à la famille qui régénère le lecteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Jean-Philippe Blondel (assez facile pour les fans)

Année de naissance ?

1964
1970
1976
1982

12 questions
56 lecteurs ont répondu
Thème : Jean-Philippe BlondelCréer un quiz sur ce livre