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ISBN : 2283031834
Éditeur : Buchet-Chastel (15/08/2019)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
On rit. C’est étonnant parce que, pris séparément, aucun d’entre eux ne pensait que la situation les pousserait à l’hilarité – or, de façon tout à fait inattendue, ils font contre mauvaise fortune bon cœur et les voilà qui s’esclaffent et qui se mettent à papoter, retrouvant les réflexes de cour de récréation, mais avec cet air de liberté unique qu’apporte avec lui l’Arbalète filant vers Paris.1975. Tandis que le pays subit les effets du premier choc pétrolier, que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  08 juillet 2019
Lui-même prof, parent de deux enfants, Jean-Philippe Blondel dans son nouvel opus, nous raconte l'histoire d'une bande d'enfants et de leurs parents, des enseignants du primaire, habitant un groupe scolaire en province.
Nous sommes dans les années 70.
La femme, mariée et mère, travaille. Même avec des prétentions féministes, elle continue à remplir la totalité des charges domestiques et passe le plus clair de son temps à obéir aux diktats imposés par son conjoint . Ce conjoint qu'elle pense pouvoir garder que par le sexe et la cuisine ( information précieuse donnée par la maman ), ouille !
La bande d'enfants, microcosme de cette société dont on retrouve tous les sentiments humains à un stade encore verts, et dont le terreau est la famille est encore ouvert à l'espoir de l' homme idéal, parfait ....comme le jeune Philippe qui ayant mis la maman d'un ami sur un piédestal,même après une révélation très blessante de sa part sur son compte ne se résout pas à l'en faire descendre. Est-ce encore largement autobiographique ? le personnage du jeune Philippe Goubert serait-il inspiré de sa propre enfance ?
Quand aux parents, ils sont empêtrés dans leur vie familiale, mais pas que, car à
la même période comme chante Bob Dylan, “les temps changent”.....Et l'éducation nationale pensant que, qu'en temps qu'un groupe d'instituteurs ils s'endorment sur leurs lauriers et ne remettent plus en cause leurs pratiques pédagogiques, leur envoie «  un prof innovateur », qui pour eux ne peut être qu'”une taupe” aux desseins obscures.
« La taupe » va faire bouger les choses, mais pas qu'à l'école, quand à “La grande escapade “ qui en découlera , c'est le pitch de l'histoire......
Doté d'un sujet intéressant, de personnages à la psychologie fouillée ( Que dire du truculent esquisse du personnage de Big Coudrier is watching you !) et de petites trames aux détails cocasses en guise d'épices , le dernier Blondel est une brillante radiographie du corps enseignant et des familles de classe moyenne, de l'après Mai 68. Il est l'un de mes écrivains français préférés dont moult lectures de ses livres ne m'ont jamais déçue. Les sujets qu'il traite, écrits sans prétention mais avec intelligence et humour sont toujours intéressants à lire. Qu'ajouter de plus, sinon que de vous recommander sa lecture.

Un grand merci aux Éditions Buchet Chastel et NetGalleyFrance pour l'envoie de ce livre intéressant.
#LaGrandeEscapade#NetGalleyFrance

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mariech
  12 juillet 2019
La grande escapade c'est le we à Paris qui ne va pas se passer du tout comme prévu , surprises au rendez vous .
Le style est très vivant , JP Blondel a un réel talent de conteur .
L'époque c'est le début des années 70 , les écoles deviennent mixtes , les femmes commencent à revendiquer leur indépendance , les jeunes filles ne s'habillent plus comme leur mère comme ça s'est fait pour les autres générations, elles mettent des mini jupes .
On est tout au début de la contestation de l'autorité , ça se voit ici entre les deux instituteurs , Lorrain adepte de la punition corporelle et Florimont aux nouvelles méthodes qui s'opposent .
On part en vacances en France en famille , on ne divorce pas ( encore )
C'est l'enfance qui s'en va tout doucement avec l'arrivée de l'adolescence, un monde disparu à jamais si lointain et si proche à la fois
L'évocation des Rubettes m'a fait sourire , j'avais le disque à la maison et bien entendu je n'ai jamais oublié la mélodie .
Première incursion dans l'univers de Jean - Philippe Blondel et certainement pas la dernière .
Un grand merci à NetGalley pour sa confiance , merci aussi aux Editions Buchet Chastel .
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tynn
  01 juillet 2019
A chaque livre, Jean-Philippe Blondel m'enchante en lectrice conquise par son talent naturel à savoir raconter des histoires. C'est encore le cas dans ce « Clochemerle » d'école communale des années 70, sorte de tragi-comédie où s'opposent les anciens et les modernes de l'Éducation Nationale, s'étalent les cancans et les ragots des adultes et s'amorce la compréhension à la vie des enfants.
Ce microcosme scolaire reconstitue une époque révolue, où les familles d'enseignants étaient parfois logées sur place, comme en casernement, où la mixité des élèves s'installait tout juste et où les femmes au foyer (ou au tableau noir de classe) commençaient à se battre pour leur indépendance. Dans ce monde qui ronronnait, des idées novatrices allaient bousculer les vieilles certitudes.
En prenant de la hauteur, l'auteur pointe du doigt avec beaucoup de saveur la fracture post soixante-huitarde qui stigmatise l'éducation traditionnellement réactionnaire face à la progressiste. Ses personnages d'adultes parfois clichés sont vraiment savoureux, et le parcours d'apprentissage en maturité des enfants interpellent nos souvenirs.
Et, plus largement, le roman m'a inspiré un questionnement sans solution: où s'est perdu le respect de l'éducateur dans notre système scolaire? Où se trouvait le bon équilibre entre l'autorité sans subtilité et la trop large tolérance laissée dans l'épanouissement de l'enfant? Vaste débat!
Une lecture récréative et savoureuse.
#netgalley
#rentreelitteraireseptembre2019
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Albertine22
  14 juillet 2019
"Bienvenue à bord de notre machine à remonter le temps affrétée par la compagnie Marcel Pagnol et René Goscinny. Notre commandant de bord, Jean-Philippe Blondel, vous souhaite un agréable voyage et me charge de vous dire que notre arrivée est prévue en juin 1975 dans un groupe scolaire, pas très loin de Paris. La météo y est de saison, petite brise et quelques cumulus de beau temps."
Je viens d'achever " La Grande Escapade" et je suis triste comme l'on peut l'être quand on doit quitter un lieu que l'on aime. J'aurais tellement aimé rester cette année-là et être la petite de la bande d'enfants du groupe scolaire. En 1975, les instituteurs, qui ne s'appelaient pas encore professeurs des écoles, étaient fonctionnaires logés et il leur arrivait de vivre en "caserne" comme les gendarmes. Leurs appartements se situaient au- dessus des classes et une fois les élèves partis, les bâtiments devenaient le terrain de jeu des rejetons des maîtres et des maîtresses. J'aurais adoré être le boulet de sept ans, toléré par les grands de peur qu'il aille cafter aux parents les activités secrètes de la bande, comme jouer au loup en courant sur la corniche du groupe scolaire, histoire de flirter avec le danger.
Philippe Goubert ouvre le roman de manière spectaculaire. Sa maladresse légendaire lui a valu de s'emmêler les pinceaux et de chuter de la corniche. Heureusement, il s'est rattrapé et est, à présent, suspendu à douze mètres du sol. Les pompiers vont-ils arriver avant que ses mains rendues douloureuses par l'effort ne lâchent le rebord de la corniche ? Tout l'art de l'auteur réside dans la manière dont il nous narre cet épisode. Il nous fait partager les pensées du garçonnet de dix ans, fils de la directrice de l'école maternelle, gaucher contrarié et futur écrivain. Il ne cède pas à la panique, protégé par cette croyance enfantine que la mort est une affaire bien trop sérieuse pour concerner les plus jeunes. Il s'imagine que son aventure fera l'objet d'une parution dans la Bibliothèque Verte et sera adaptée en série télévisée diffusée le samedi après-midi.
Au fil du roman, en utilisant habilement le style indirect libre, Jean-Philippe Blondel nous permet de pénétrer la conscience des habitants de cette petite communauté, où les adultes et leur progéniture mènent des existences bien distinctes. En 1975, les enfants vivent leur vie pendant les grandes vacances et les mère n'exigent d'eux qu'une seule chose : d'être rentrés à 18h30 pour la débarbouillette et le repas du soir. Les deux "clans" possèdent meneur, outsider, "pin-up" et "mouchard". Les intrigues ne sont pas si différentes que l'on est dix ou quarante ans. La jalousie, le goût du pouvoir, le manque de tolérance face à la différence sont des sentiments que l'on éprouve à tout âge.
Ce mois de juin 1975 , sans compter les acrobaties de Philippe Goubert, est amené à demeurer dans les annales. Mai 68 a laissé des traces. Le groupe scolaire s'ouvre à la mixité, au grand dam des instituteurs "Vieille France" et voit l'arrivée de Charles Florimont, un dangereux activiste, adepte de la philosophie Freinet, considéré non pas comme l'oeil de Moscou mais de l'Inspecteur dont il aurait les faveurs. Gérard Lorrain, directeur de l'école primaire, régnant par la terreur sur les CE2, le considère comme un rival dans son pré carré. L'affaire se corse quand on découvre que le sieur Florimont et la pulpeuse Michèle Goubert se sont déjà rencontrés douze ans auparavant et qu'entre eux couve le feu d'une passion jamais éteinte.Voilà de quoi noircir les carnets de Geneviève Coudrier, maîtresse des CM1, certainement concierge dans une autre vie.
Quel bonheur que la lecture de ce roman ! J'ai retrouvé l'atmosphère de mon enfance, les relations encore très codifiées entre mari et femme, les étés à faire des cabanes et à lire Pif et Rahan, les journées qui s'étirent et ont comme un parfum d'éternité. L'auteur avec un art d'autant plus consommé qu'il est discret nous raconte une tranche de vie à la façon d'un Pagnol ou d'un Goscinny. Les portraits sont tellement justes, poussés presque jusqu'à la caricature pour l'effet comique sans verser dans celle-ci. Les petites vies de ce groupe scolaire sont racontées avec une infinie tendresse et une nostalgie lucide. Les âmes sont mises à nu, mais le ton reste presque toujours de lui de la comédie. La Grande Escapade est l'épisode le plus drôle de l'histoire. Feydeau n'aurait pas renié ce "voyage" extraordinaire, accompli par quatre enseignants du groupe scolaire.
Merci encore à Jean-Philippe Blondel pour cette madeleine de Proust, trop vite dévorée ! Elle a comme un goût de "Revenez-y". Je la verrai bien accompagnée d'un fond de culotte, un verre de Suze Cassis ! (Blague très en vogue dans les années 70 !
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Zephyrine
  12 juillet 2019
Je suis une lectrice inconditionnelle de Jean-Philippe Blondel et j'avais très hâte de découvrir ce livre.
Il quitte ses sentiers habituels (le trio amoureux, le deuil, l'enseignement supérieur) pour nous offrir l'histoire d'une palette de personnages dans un ensemble scolaire primaire des années 70.
L'écriture est toujours aussi fluide, agréable. Mais cette lecture fut un peu en dessous des autres pour moi. Je n'ai pas retrouvé ce qui me touche d'habitude dans ses écrits. En tout cas, pas dans la première partie du roman. La fin m'a tout de même charmé et je ne peux pas faire autrement que recommander cet auteur. Merci à Buchet Chastel et Netgalley pour cette lecture.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   07 juillet 2019
Il règne entre toutes les femmes de France une sorte de compétition amicale pouvant virer à l’aigre autour de la pâtisserie. Les épouses ont appris de leurs mères que l’on ne garde un homme que par le sexe ou la cuisine et, l’âge et l’habitude aidant, elles se sont toutes tournées vers la confection de gâteaux plus ou moins compliqués qui, s’ils ont le défaut d’empâter encore leurs maris dont les ventres se mettent à gonfler autour de la quarantaine, ont du moins la vertu de les faire fondre mentalement– ils deviennent, à la fin du repas, de molles marionnettes faciles à manipuler........Certaines se sont d’emblée extraites de ce concours tacite.....
D’autres, en revanche, sont de redoutables adversaires, notamment Geneviève Coudrier dont le parfait aux fraises a conduit son époux à changer trois fois de taille de pantalon, au point que, ajoutent malicieusement ses concurrentes, il a maintenant atteint la même circonférence que sa femme, dont les chairs opulentes sont une véritable référence dans le quartier.
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BookycookyBookycooky   08 juillet 2019
Elle reste en arrêt devant les deux silhouettes au bas des escaliers. Ils ne se touchent pas mais elle ressent les ondes qui passent entre eux. Geneviève Coudrier a le nez pour ça. Elle aurait fait une concierge exemplaire, surtout pendant la Deuxième Guerre mondiale.
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BookycookyBookycooky   07 juillet 2019
.....il y avait eu ce stage à l’intitulé rébarbatif– « La littérature au sein des écoles de l’enseignement public ». Michèle s’y était inscrite parce qu’elle en avait assez de lire aux petits de la maternelle des histoires de cochons réfugiés dans leurs maisons pour échapper au loup et de poules rousses qui rangent impeccablement leurs intérieurs.
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mariechmariech   06 juillet 2019
A - t - elle jamais décidé quoi que ce soit par elle -même dans la vie , ou n’a - t - elle fait que se plier au désir des autres , celui de son père puis celui de son mari ?
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mariechmariech   06 juillet 2019
Il a parfois l’impression d’avoir attendu un instituteur comme ça toute sa vie , et il a du mal à se retenir à le clamer sur tous les toits .
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La mise à nu de Jean-Philippe Blondel.
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