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ISBN : 2330048203
Éditeur : Actes Sud Junior (19/03/2015)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 100 notes)
Résumé :
"Bon, la première chose que nous avons faite, quand nos parents ont tourné les talons, c'est de hurler - de joie, de soulagement. Nous étions tous les trois tendus - nous n'étions pas sûrs qu'ils iraient jusqu'au bout, nous étions convaincus qu'à un moment ou à un autre, ils allaient dire non, ce n'est pas possible, retourne à l'internat, reprends le bus, c'est une idée stupide, la colocation, à seize ans."
Quitter le cocon familial pour vivre en colocation ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Ogusta
  26 novembre 2015
Lecture vespérale et divertissante de ce cinquième livre pour le comité de sélection des Incorruptibles. Je salue au passage les éditions Actes Sud Junior qui me déçoivent rarement, leur choix des auteurs et des ouvrages étant toujours bien adapté au jeune public sans tomber dans une excessive naïveté.
Enfin un récit jeunesse dont le narrateur est un jeune garçon ! Désolée, mais je trouve que notre littérature de jeunesse manque cruellement de voix masculines quand il s'agit de relater la vie quotidienne et les remous de l'adolescence. Ici, Romain, ado banal, à la recherche de sa personnalité, hanté par un besoin cruel de popularité et issu d'un milieu campagnard, va soudain, (à la faveur de circonstances un peu graves, narrées sur un ton léger) se retrouver colocataire de deux autres gars de son âge qui ne lui ressemblent en rien : Rémi (dit le geek, fan de jeux vidéos et informatique, bon élève, timide, parfois maltraité par les autres et végétarien) et Maxime (le beau gosse du lycée, spirituel, populaire et assez perturbé au fond). Les trois coloc vont apprendre à se connaître, de bonheurs en déceptions, ils vont aussi découvrir leurs goûts, leurs aspirations, leurs qualités, leurs défauts...
La coloc est un petit récit sans prétention, au demeurant agréable, qui aborde l'homosexualité sans en faire tout un fromage, relate l'amitié masculine, la confiance, les faux semblants, l'amour, les joies de la jeunesse, les études, le rôle des réseaux sociaux dans le quotidien des jeunes générations et bien d'autres sujets encore. Sans véritable coup de coeur, j'ai passé un bon moment avec ce livre entre les mains et je suis persuadée que de nombreux jeunes (à condition d'être un minimum lecteurs) apprécieront.
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trust_me
  31 mars 2015
C'est une drôle d'année scolaire qui s'annonce pour Romain. Sa grand-mère décédée récemment laisse en héritage un appartement en plein centre ville. Pour le jeune garçon pensionnaire du lycée voisin, l'occasion est trop belle, il propose à ses parents d'occuper les lieux avec deux colocataires. Au départ impensable, surtout pour sa mère, l'idée fait son chemin et alors que la rentrée approche à grands pas, Romain, Rémi et Maxime s'installent dans un quotidien qui va bouleverser leurs certitudes et les responsabiliser bien plus qu'ils ne l'auraient imaginé.
Jean-Philippe Blondel est plein de bienveillance pour ses personnages, mais il développe à leur égard une empathie n'éludant aucun des soucis propres à l'adolescence : les difficultés scolaires, l'estime de soi, le rapport aux autres, les premières histoires d'amour, les conflits avec les parents, etc. On positive en finesse, sans dresser un tableau totalement noir ni tomber dans un optimisme béat, et les adultes ont eux-aussi leurs failles, tout se tient parfaitement. En plus il prend son temps pour installer la situation, il s'attarde sur les négociations menées par Romain pour obtenir gain de cause, sur le déménagement, l'organisation purement matérielle de la colocation, sur ces compromis qu'il n'est pas toujours évident de faire à 16 ans quand on apprend à vivre ensemble. Cette immersion n'oubliant aucun détail donne une dimension très réaliste et vraiment agréable au récit.
Finalement, cette année entre colocs, ce début d'indépendance et de mise en responsabilité ressemble à la vie : des montagnes russes ménageant des moments de bonheur, de tristesse, d'inquiétude et d'interrogation. Une année pour se chercher, se trouver, se révéler, pour grandir sans totalement s'affranchir de la tutelle des adultes. le genre d'année à laquelle on repense le sourire aux lèvres et avec nostalgie, même quand on est devenu un vieux con. Un roman jeunesse qui fait du bien, quoi.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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zazimuth
  06 juillet 2015
Coup de coeur pour ce roman emprunté à la médiathèque qui me fait dire que décidément Jean-Philippe Blondel sait faire vivre les adolescents-lycéens avec beaucoup de justesse, de tendresse et d'humour.
Romain vit à la campagne entre ses deux parents qui ne s'aiment plus beaucoup depuis que son frère aîné, le préféré, a quitté la maison. Après une année passée à l'internat puisque le lycée est trop loin pour rentrer tous les soirs, il va gagner une improbable indépendance en se retrouvant colocataire dans l'appartement laissé vacant par la mort de sa grand-mère, à deux pas du lycée.
C'est ainsi que Romain, Rémi et Maxime, trois jeunes gens très différents vont devoir apprendre à vivre ensemble : le « beau gosse » le plus populaire du lycée, le geek timide végétarien et le narrateur dont la grand-mère vient de mourir. Mais les apparences sont souvent trompeuses...
Au cours du récit de cette année de colocation, pas mal de choses vont changer dans la vie de Romain.
C'est une superbe histoire d'amitié et de solidarité avec une intrigue sentimentale aussi ; j'ai adoré !!!
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nightsreadings
  27 septembre 2015
Encore un livre qui ne faisait absolument pas partie de ma PAL mais comme je lui ai trouvé une ressemblance avec la série Ma vie selon moi et Celui qui sera mon homard, je me suis laissée tentée. Je dois dire que si je ne regrette pas ma lecture, je n'ai pas totalement adhéré comme cela a été le cas avec les autres car le livre est vraiment court et les épisodes ne m'ont pas parus assez développés.

Romain vit à la campagne, déteste sa vie et ses parents et l'internat. Bref, un gamin de 16 ans… Jusqu'au jour où sa famille hérite d'un appartement proche de son lycée… Tout le monde étant à bout, trouve l'idée merveilleuse d'une collocation entre lycéens. Est d'abord recruté Rémi, le scientifique geek de base qui ne fera pas de vagues et Maxime, l'opposé de Rémi et Romain : beau, populaire, borderline. Entre deux éclats de voix et une ambiance d'internat, les garçons vont tirer des leçons de vie, grandir et nous donner envie de revenir au lycée.

Je l'admets, j'ai été attirée par cette ambiance de camaraderie idéalisée d'internat qui me fascine toujours autant. le résumé est totalement fidèle à l'ambiance de la 1ere partie du roman : 3 ados commencent à faire connaissance et se lient d'amitié ; amitié qui n'aurait jamais vu le jour sans les affres de la colocation. Et puis, grâce à Maxime, ils grandissent : ils font la fête et tombent amoureux, tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes si Maxime n'avait pas dépassé les limites. On entre dans la 2eme partie du livre, que j'ai moins appréciée. La coloc devient alors plus morne, plus ordinaire et pourtant tout aussi puissante émotionnellement. Mon seul reproche est l'épaisseur du livre de seulement 150 pages. Je suis d'accord qu'il ne faut pas les passages trainent en longueur mais là c'était trop expéditif ; l'auteur abordait à peine un épisode qu'il changeait de sujet 20 lignes plus tard. C'est le seul bémol de ce livre car les personnages sont travaillés, l'ambiance est créée et on adhère immédiatement avec le caractère de Romain, ironique et caustique même si ma préférence est allée immédiatement à Maxime. Je ne comprends pas pourquoi ça n'a pas marché autant que pour les autres livres car il comportait tous les éléments pour que j'adhère. Mais il lui manquait une petite chose, que je ne saurai pas nommer, pour que j'accroche totalement.
Un extrait ici et mes avis sur les livres cités en début de post : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2015/09/la-coloc.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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EsseG71
  21 mai 2016
A la fin de l'année de seconde, alors qu'il a dû réintégré la maison familial parce qu'il ne s'habituait pas à l'internat, Romain a une idée lumineuse : s'installer en colocation dans l'appartement de sa grand-mère, décédée. Bien sûr il faut convaincre ses parents, surtout sa mère. Bien sûr il faut trouver des colocataires, et éviter d'être trop difficile pour ne pas contrarier un peu plus sa mère. Mais Romain en est sûr, cette colocation va changer sa vie. Il s'installe alors avec Rémi, le geek, mais qui, du fait de ses allergies, prend en charge le ménage et la cuisine et Maxime, le beau gosse du lycée dont toutes les filles sont amoureuses. C'est sûr, grâce à lui, l'appartement va devenir "the place to be" !!
Ce n'est pas tous les jours facile d'être autonome, quand on a 16 ans. Faire des concessions, prendre soin de soi et des autres, grandir tout simplement un peu plus tôt que prévu. Romain, Rémy et Maxime vont se découvrir et apprendre ce qu'est l'amitié.
On passe un excellent moment, comme d'habitude avec un roman de J.P. Blondel. Et une fois de plus il met des garçons en avant, avec leurs faiblesses, leurs difficultés, sans en faire des super-héros mais des personnages dans lesquels nos ados peuvent se reconnaitre. A recommander y compris aux collégiens.
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critiques presse (1)
Ricochet   13 mai 2015
Un roman d'apprentissage sensible et optimiste sur l'art et la manière de couper le cordon.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   27 septembre 2015
« - J’en sais rien où il est le x et le y. Et je vais même te dire, j’en ai rien à foutre du x et du y. Ils peuvent bien aller s’enculer où ils veulent, je m’en bats les couilles !


Je suis sorti de ma chambre, prêt à intervenir. Je n’en ai pas eu besoin. Rémi est resté d’un calme olympien. Maxime s’est levé brusquement et a envoyé valser le programme télé de l’autre côté de la pièce. Rémi m’a jeté un coup d’œil puis a haussé les épaules. Il a réagi calmement :


- Maxime, viens te rasseoir.


Ledit Maxime est allé s’installer sur le canapé, a pris la télécommande et a zappé d’une chaine à une autre, un coussin calé sur le ventre, le visage buté. Rémi a alors quitté la table du salon, non sans avoir auparavant fermé avec précaution le livre de maths de 1ere ES et le trieur de notre colocataire. Il est allé se réchauffer un café dans la cuisine. C’est là que je l’ai rejoint. On ressemblait à un père et une mère discutant ensemble de leur enfant à problèmes. Sauf que c’est moi qui jouais le rôle de la mère inquiète, tandis que Rémi temporisait et se voulait pragmatique.


- Clairement, les maths, c’est pas son truc.


- Oui, mais il ne peut pas se payer une nouvelle mauvaise note sinon c’est la cata.


- Ecoute, il ne veut pas travailler. Moi, je ne peux pas faire boire un âne qui n’a pas soif.


Maxime a braillé depuis le salon.


- Je vous entends. Et je ne suis pas un âne, connard. »
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JeannepeJeannepe   19 juillet 2017
Nous nous sommes réunis dans l’appartement refait à neuf la dernière semaine d’août, Rémi, Maxime et moi. Nous avons amené nos affaires, nos meubles ; nous avons établi notre territoire. Nos parents nous avaient accompagnés, mais nous les avons poliment congédiés, nous devions discuter, planifier, expliquer, justifier nos habitudes, nos détestations, nos goûts, nos emballements. Tout mettre sur la table pour qu’il n’y ait pas trop d’accrocs.

Bon, la première chose que nous avons faite, quand nos parents ont tourné les talons, c’est de hurler – de joie, de soulagement. Nous étions tous les trois tendus – nous n’étions pas sûrs qu’ils iraient jusqu’au bout, nous étions convaincus qu’à un moment ou à un autre, ils allaient dire non, ce n’est pas possible, retourne vivre à l’internat, reprends le bus, c’est une idée stupide, la colocation, à seize ans. Enfin, pour être plus honnête, Maxime et moi on a hurlé comme des sauvages en frappant dans nos mains tandis que Rémi se fendait d’un demi-sourire.
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nightsreadingsnightsreadings   27 septembre 2015
« Le compromis, le voilà le mot-clé de ce début d’année scolaire. Il a fallu trouver des compromis pour pratiquement toutes les pièces. Pour l’organisation de la salle de bains – la répartition des brosses à dents (non, Maxime, tu n’as pas le droit de prendre n’importe laquelle, c’est dégoutant), des gels douche (oui, ce serait mieux s’il y avait une étiquette, même si ça ressemble aux colonies de vacances), des serviettes (même si les parents nous prennent souvent le linge sale, om faut qu’on se débrouille un peu, nous avons une machine à laver en parfait état de marche). Pour les règles de vie dans le salon-salle à manger (non, pas de télé en fond sonore ; chacun dans sa chambre à 22h30 les jours de semaine, sinon, on ne s’en sortira pas ; oui, Maxime, si tu râles mais si tu préfères, tu repars à l’internat tout de suite). »
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ColibrilleColibrille   30 juin 2015
- Alors, l'intello, encore au boulot ? Tu ferais pas mieux de baiser l'autre pétasse ?
Il y a eu un blanc. Nous nous sommes regardés comme des chiens de faïence. J'ai laissé ses mots tournoyer dans la pièce. Je devinais que le silence leur donnerait plus de poids encore, et qu'au lieu de me blesser, ils allaient retourner vers leur expéditeur et le frapper de plein fouet. J'avais appris avec mes parents à quel point les mots - surtout les insultes - peuvent être des boomerangs. Quand on parle des autres, on parle souvent de soi.
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RhlRhl   06 septembre 2015
Elle me testait. Elle voulait me voir exploser, lancer des injures définitives qui auraient scellé la fin de toute discussion. Je me suis contenu. Je suis resté calme, presque impassible. Je me représentais une falaise, en Bretagne. Je me minéralisais.
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Jean-Philippe Blondel P2
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