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ISBN : 2283031389
Éditeur : Buchet-Chastel (04/01/2018)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu'il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C'est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu'il se rend au vernissage d'une exposition de peintures d'Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  17 février 2018
Il y a des auteurs dans les livres desquels on s'engouffre comme si on rentrait chez soi, “home sweet home”, on y est bien, on retrouve ses sujets familiers, ses personnages habituels, son écriture douillet et hop c'est parti ! Jean Philippe Blondel est de ceux-là.
Toujours ravi de le retrouver; à la longue avec tout ce que j'ai lu de lui il est devenu un ami. Pour le moment un ami sans surprise, mais aucune déception.
Son dernier livre est l'histoire d'un professeur d'anglais Monsieur Claret, fin la cinquantaine, divorcé, deux filles adultes aux contactes rares et pour qui, plus rien n'a aucune importance , “Le seul ennui, au fond, c'est que rien, jamais, ne me touche plus.”. Mais jamais dire “jamais”! Son chemin va croiser celui d'un ancien élève devenu célébrité dans les arts plastiques. Au départ, bien que toujours dans son attitude “ rien ne me touche plus “, la vie va le surprendre à l'improviste !😊
“C'est une mise à nu....”, qui va enclencher un drôle de processus pour son plus grand bonheur ....... “Une mise à nu”, qui rappelle les “performances” de Marina Abramovic....”Une mise à nu”, pleine de surprises....L'aventure et la nouveauté, comme quoi sont toujours possibles, même dépassé la cinquantaine; un motto optimiste pour avancer plus léger dans la vie.
Un livre qui m'a quand même laissée un léger malaise, car l'auteur laisse planer le doute sur les conséquences de cette mise à nu physique et mental. Mais tant mieux, peut-être était-ce là le but ? le doute fait bien parti de la Vie, non ?
Un sujet original, et pas mal du tout !
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rabanne
  06 mai 2018
Mon 5ème roman de l'auteur. Une plume que je retrouve avec plaisir et simplicité, comme si je l'avais quittée la veille.
C'est le récit d'un homme, professeur d'anglais désabusé, arrivé au mitan de sa vie, dont une simple "mise à nu" artistique va non seulement révéler les failles, les fragilités et les frustrations, faire rejaillir les souvenirs, les angoisses et les regrets, mais également booster les envies, les audaces et tous les espoirs. En miroir, il y a le cheminement plus ou moins douloureux de l'artiste, de cet ancien élève mystérieux, discret, transparent, hors du cercle, qui oscille entre rancoeur, peur et libération...
Un texte qui évoque en filigrane, avec beaucoup de justesse, l'évolution des rapports sociaux lorsque l'on prend de l'âge et que l'on remet sa vie en question (professionnels, amicaux, amoureux, familiaux), et qui dresse un touchant portrait de père, ici de Louis avec ses (grandes) filles parties du nid qui s'inquiètent pour lui.
Je n'ai eu aucune difficulté à m'engouffrer dans ce huis-clos lancinant, plus émotionnel que psychologique pour moi, grâce à la plume intimiste et introspective de Jean-Philippe Blondel. L'issue peut paraître énigmatique, déroutante, voire décevante. À chacun d'y imprimer son propre désir. :-)
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Eve-Yeshe
  10 mars 2018
Louis Claret est un professeur d'anglais, proche de la retraite mais toujours investi dans son travail, s'intéressant encore à ses élèves et tenant bien sa classe. Pourtant, il est désabusé et se replie sur lui. Sa femme l'a quitté et s'est mise en couple avec Gauthier ; ses filles sont adultes et ont fait leur vie sans lui, l'une ayant suivi son compagnon au Canada, et leurs relations sont distantes, rares, réduites au minimum syndical.
« On connaît si peu ses propres enfants, au fond. On connaît si peu les autres, en général. On ne fait que projeter sur eux les fantasmes qu'ils nous inspirent. » P 29
Lui, qui est plutôt du genre solitaire, voire misanthrope, décide de se rendre à l'exposition d'en de ses anciens élèves, Alexandre Laudin, devenu un peintre reconnu sur le plan international et qui a décidé d'exposer dans sa ville natale.
Alexandre lui fait une proposition « indécente » : poser pour lui, ce que Louis accepte, et peu à peu, les temps de pose étant longs, les souvenirs personnels remontent : l'enfance, les parents, les copains, son couple, et beaucoup d'autres choses encore… Au fur et à mesure que se met en place cette mise à nu, les deux hommes échangent, se livrent.
En fait, je m'imaginais cet homme renfermé sur lui-même, sans être sorti de sa ville d'origine, puisqu'il enseigne au même endroit depuis des lustres, et on découvre qu'il a voyagé, les capitales qu'il a aimées, tout ce qui l'a touché sans qu'il ne montre quoi que ce soit au niveau émotionnel. On effeuille la marguerite et les émotions, la sensibilité remontent. Il est lucide, ne se fait aucune illusion sur la vie et l'époque actuelle :
« Plus loin, une famille ou ce qu'il en reste. Les quatre membres sont collés à leur téléphone portable respectif. Les écrans se reflètent sur leurs visages. Ils ont à peine touché à leurs plats. Ils sont d'ores et déjà virtuels. » P 85
Quel personnage attachant, ce professeur ! le voir fouiller dans les cartons au fond du garages les carnets de notes et photos de classe qu'il a conservés, c'est émouvant et je me suis dire que j'aurais bien aimé qu'une de mes profs ait gardé quelque chose de moi !!!

Alexandre Laudin est un personnage complexe, déroutant, parfois même malsain, qui a gardé un bon souvenir de Louis quand il était son professeur et ses toiles sont à son image, déconcertantes elles-aussi. la relation qui se met en place entre les deux hommes est ambigüe mais captivante.
« Sur les photographies parues dans la presse, il fixait l'objectif d'un oeil dur et presque insolent. Il respirait l'argent et l'estime de soi. » P 14
Ce roman offre également une réflexion sur le temps qui passe, la manière dont peut l'utiliser ou le laisser filer, sur la famille, celle d'où l'on vient et celle qu'on a tenté de construire, et sur ce que l'on fait de nos vies en général : spectateur ou acteur...
Jean-Philippe Blondel sait très bien raconter ces atmosphères troubles, ces amitiés étranges qui peuvent se tisser entre deux êtres aux milieux complètement différents et on se laisse porter par cette histoire, ces couleurs qui sont une trame du roman et dont les noms sont les titres des différentes parties du livre, montrant ainsi la progression de cette mise à nu : anthracite, terre d'ombre, incarnat, horizon
« Un jour, j'apprendrai les couleurs, parce que, quand on maîtrise les couleurs, alors on peut chasser le noir. » P 170
J'ai bien aimé la couverture de ce roman: ce fond rouge qui fait penser à un divan de psychanalyste, le titre écrit sur une toile de peintre encadrée et l'ombre discrète, en dessous du tableau, le tout évoquant une vie qui se raconte, se dévoile peu à peu… (Le signifiant et le signifié serait tenter de dire Jacques Lacan?)
J'ai découvert cet auteur avec « Un hiver à Paris » qui m'avait bien plu et j'avais continué avec « 06h 41 » et celui-ci me semble encore plus abouti, plus fouillé encore dans l'étude des personnalités des héros. Donc un bon cru 2018 !
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Bazart
  19 janvier 2018
La mise à nu qui vient de sortir chez Buchet/Chastel est l'oeuvre d'un auteur dont j'ai lu quasiment toutes les productions depuis une dizaine d'années , à savoir Jean Philippe Blondel.
Écrivain à 50% de son temps et prof d'anglais troyen dans les 50% restants, Jean Philippe Blondel a publié son premier roman il y a maintenant près de 20 ans ans, Accès direct à la plage', qui avait connaît un grand succès de librairie et qui installait l'univers de cet auteur plus à l'aise à mon sens dans l'intime et le personnel que dans les grandes envolées romanesques.
Cela faisait trois ans qu'on n'avait pas eu de nouvelles de lui, et malheureusement sa dernière livraison Mariage de Saisons ne m'avait pas vraiment convaincu avec des personnages peu crédibles et des situations trop artificielles.
Heureusement le titre de son nouveau roman paru en cette rentrée hivernale de 2018mettait sur la voie du retour à sa veine la plus personnelle et plus psychologique et c'est effectivement le cas, cette « Mise à Nu » possède bien une dimension introspective et mélancolique qui touche profondément le lecteur.
Un professeur d'anglais (tiens donc), un peu désillusionné à la veille de ses 60ans ( bon Blondel en a quand même 10 de moins) , voit à l'occasion d'un vernissage sur son chemin revenir un ancien élève jadis effacé devenu peintre célèbre et porteur d'une demande pour le moins incongrue qui fera remonter pas mal de souvenirs à la surface
Ce récit sera donc l'occasion pour Blondel de faire le bilan existentialiste de l'existence d'un personnage qui semble lui ressembler pas mal et qui surtout recouvre pas mal de ses obsessions et passions : les voyages, la peinture, le Royaume UNi, l'enseignement... .
Une écriture pudique, et une vraie et belle empathie pour ses protagonistes font le sel d'une jolie histoire où littérature, nostalgie et peinture se mélangent habilement.
Jean Philippe Blondel nous propose pour cette rentrée 2018 un beau portrait d'homme qui doute, au cours d'un roman intime et tendre- dont la fin un peu abrupte frustre cependant un peu- qui peut faire réfléchir le lecteur sur le sens de sa vie et le chemin qu'a a pris sa destinée, à la fois si proches et si différents de ses rêves de jeunesse .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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hcdahlem
  18 janvier 2018
Le professeur modèle
Dans un livre qui fleure bon la nostalgie un professeur retrouve un ancien élève devenu peintre reconnu. Et accepte de poser pour lui.
Alternant entre livres pour la jeunesse et romans pour adultes, Jean-Philippe Blondel alterne les livres pour la jeunesse et les romans pour adultes. Après Un hiver à Paris (2014) et Mariages de saison (2016), il nous offre La mise à nu. On y retrouve l'élégance du style – une langue qui vous emporte dès les premières pages – et cette délicate exploration des souvenirs.
Le narrateur, Louis Claret, est comme l'auteur prof d'anglais dans un lycée de province, mais avec quelques années de plus. Proche de la retraite, désabusé et déçu par ses élèves, il vit désormais seul. Sa femme l'a quittée, ses filles ont grandi. « J'évolue dans une sorte d'ataraxie ponctuée de relations épisodiques. Je vis seul. Je n'en tire aucune fierté, mais je dois bien avouer que c'est bien plus supportable que je ne l'aurais cru. » Plus spectateur de sa vie qu'acteur, il peut se permettre une touche de cynisme ici et là, une remarque empreinte de tristesse.
Pourquoi a-t-il accepté de se rendre au vernissage de l'exposition d'art qui propose une rétrospective de l'oeuvre d'Alexandre Laudin, l'un de ses anciens élèves ? L'ennui ? Toujours est-il qu'il se retrouve à promener son spleen en mangeant des petits-fours, car « que peuvent bien se confier un ancien élève et son ex-professeur, une fois émises les banalités d'usage sur leurs carrières respectives et sur l'eau qui, évidemment, a coulé sous les ponts et creusé des rigoles sur les visages? »
Louis va découvrir qu'il a bien davantage marqué son élève qu'il ne l'aurait cru. Il va accepte de le revoir, d'aller dîner avec lui et, à sa propre stupéfaction, de servir de modèle au peintre.
Prendre la pose, ne pas bouger pendant de longues minutes. Et avoir soudain comme une révélation: « Pour la première fois, j'ai besoin de mettre à distance ce qui vient de m'arriver. D'habitude, je me plante dans le sol, je baisse la tête, je tends la nuque, et je fais front. Mais là, dans l'atelier, c'était très différent. Il ne s'agissait pas de problèmes à résoudre ou de manques à pallier. Il y avait cette douceur, partout. Dans les images qui revenaient, comme ces troncs d'arbres enfouis depuis des années au fond des lochs qui, soudain libérés de leur pesanteur, remontent une dernière fois dans un tourbillon de bulles et viennent troubler la surface avant de se désagréger totalement. C'était très étrange. Je savais que j'étais chez Alexandre Laudin. Qu'il dessinait mon visage sous tous ses angles à grands coups de fusain. Que j'avais cinquante-huit ans. Que j'étais divorcé, père de deux filles adultes. Que j'enseignais l'anglais depuis plus de trente-cinq ans. »
Avec beaucoup de délicatesse, Jean-Philippe Blondel nous raconte la métamorphose qui s'opère alors. Quand la concentration, le regard de l'artiste, entraîne à chez son modèle une introspection tout aussi créative. Les souvenirs qui affluent, les images qui réapparaient vont le pousser à prendre la plume. Quand tout s'en va, il reste la culture, l'art et la littérature…
« Je recule ma chaise de quelques centimètres. Je me frotte les yeux. le suis épuisé, tout à coup. Je relis les lignes que je viens de tracer sur ce cahier de brouillon acheté à la va-vite en revenant de chez Alexandre. Je suis éberlué. Cela fait des années que je n'ai rien rédigé d'autre que des préparations de cours et des listes de tâches à effectuer. À l'adolescence, oui. Je me rappelle un ioumal intime qui n'a pas dû dépasser quelques mois et qui s'est perdu dans les déménagements. Deux ou trois nouvelles à l'inspiration vaguement fantastique au moment où je découvrais les dystopies célèbres. Un début de roman, dix ou vingt pages, et puis la certitude, rapidement, que l'histoire ne décollerait jamais et que ce n'était pas ma voie. »
Et tandis que Louis Claret prend la plume, la petite ville bruisse déjà de rumeurs qui vont finir par arriver aux oreilles de son ex-femme, curieuse de savoir quelle relation particulière entretiennent les deux hommes.
Avec la sensibilité qui le caractérise, Jean-Philippe Blondel détaille leur quête respective, ce souci de laisser une trace, par la peinture ou par les mots. Mais avec tout autant de doigté, il nous montre que l'addition de deux solitudes n'efface pas les angoisses et la tristesse. C'est beau comme ces paysages d'Écosse, comme ces routes parsemées de rocailles qui plongent vers la mer.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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critiques presse (1)
LaCroix   25 janvier 2018
À travers l’histoire d’un portrait, Jean-Philippe Blondel revisite les décennies perdues de ses personnages.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
somsom   14 mai 2018
p. 105 Quant est_ce qu’on s’arrête, qu’on s’assied un peu pour souffler et réfléchir à qui on est vraiment et à ce qu’on souhaite, au fond ? On passe notre temps à esquiver ces interrogations. On se laisse happer par l’espèce de course artificielle qu’on montre nous-mêmes de toutes pièces pour nous donner l’illusion d’appartenir à l’humanité.
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somsom   14 mai 2018
p. 83 Nous nous laissons submerger par les détails du quotidien, qui noient nos vraies préoccupations. Nous nous contentons de nous sourire, d’utiliser la dérision et l’ironie tendre. Plus les années passent et moins nous osons entrer dans l’intimité l’un de l’autre. Nous restons à la porte de nos logements respectifs, par écran interposé.
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somsom   14 mai 2018
p. 94 En élargissant mon horizon, ma vie s’est rétrécie. Ce n’est pas un paradoxe. C’est notre lot à tous. Quand les contraintes s’estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle.
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somsom   14 mai 2018
p. 21 Il s’est avancé, détendu, souple, sûr de lui, exhalant cette prestance que ne peuvent donner que le succès et le mitan de la trentaine – lorsqu’on est en train de construire son chemin, que les tâtonnements sont derrière soi et que la fatigue ne se fait pas encore sentir.
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somsom   14 mai 2018
p. 103 Il arrive un jour où vos enfants ne peuvent plus être vos interlocuteurs privilégiés. Trop d’enjeux. Trop d’angoisses. De frustrations accumulées D’amour maladroitement exprimé.
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15.02.18 - INTEGRALE - Patrick Grainville, J-F. Kahn, Sophie Bassignac, Eric Hazan...
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