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ISBN : 2330075529
Éditeur : Actes Sud Junior (08/03/2017)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Un roman polyphonique – un groupe de lycéens dans un atelier d’écriture – qui touche au coeur et dépeint avec une grande justesse les préoccupations de l’adolescence et le pouvoir de l’écriture.

François Roussel, professeur d’anglais et écrivain, se laisse convaincre de monter un atelier d’écriture pour les terminales de son lycée. Il se demande tout de même qui cela pourrait bien intéresser. Et puis les premiers inscrits arrivent : Léo, Émeline, Nin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  02 mai 2017
Je dois avouer que j'adore ce genre de témoignages que j'espère sont authentiques, comme le présage le prologue, mais n'importe. N'importe aussi comment ils sont écrits; mais ici en plus ils sont vraiment bien écrit dans le fond et la forme ("Vos textes sont tellement adultes que parfois, j'oublie que vous avez dix-sept ans"), rien d'érudit, simple et sincère comme ça me plait.
Donc il s'agit d'un atelier d'écriture organisé par deux profs, aucun des deux n'enseignant la littérature ( dont un probablement Blondel camouflé) pour des élèves de terminal, toutes filières confondues.Ils sont douze au total, y compris les deux adultes. Ils sont tous dans le même bateau, s'y prêtant au jeu de l'écriture contrainte, hors question que les deux vieux y défilent , -"Il a expliqué qu'écrire, c'est tellement intime que ce serait insupportable d'envisager que quelqu'un contemple la scène en spectateur, “goguenard” "- . J'ai trouvé les sujets d'exercices intéressants, suscitant autant l'imagination que la sincérité, d'où, rien de mauvais n'en peut découler. Ici, les textes qui y répondent sont trés réussis et "toutes ces vies croisées l'espace d'un atelier, toutes ces intimités dévoilées", trés émouvantes.
“- "S'ils ne jouent pas le jeu, s'ils trichent, s'ils essaient de faire les malins, cela va être très décevant. Mais s'ils se donnent vraiment, s'ils font tomber les barrières, alors prépare-toi, c'est renversant.”
-Voilà. Je suis renversée -", ceux sont les paroles des deux adultes qui ont organisé l'atelier...."Je suis aussi renversée.....et épatée par le résultat magique de cet atelier sur les relations humaines.

-"Mais écrire des choses qui viennent des tripes, des mots qui viennent fouiller autour du coeur et qui descendent dans le foie et les intestins, des paragraphes qui coulent dans les veines et dans les artères, des textes qui donnent un sens à toute cette biologie en nous,....." -, ceux sont les phrases de Blondel ( dont j'ai coupé le dernier mot) qui résume pour moi ce court roman qui m'a enchantée. Perso, j'aurais beaucoup aimé avoir participé à cet atelier d'écriture juste pour l'expérience.

Renversée, enchantée, épatée ! Je pense qu'il est inutile que je donne une "consigne de lecture" ....,
"Beautiful day", beautiful book, Monsieur Roussel / Blondel ! merci pour cet atelier d'écriture !
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latina
  20 août 2017
« Les professeurs et les élèves ont l'habitude de s'éviter du regard. Les yeux glissent à la surface des choses, constamment mobiles, mais ne s'arrêtent sur rien. Ici, dans cette salle, c'est l'inverse. Nous nous dévisageons. Nous nous apprécions. Nous nous intimidons. Et finalement, nous nous respectons ».
Cela commence doucement, plan-plan. Tous s'observent. Certains ont un peu peur. D'autres ont envie de défier. Et beaucoup veulent se découvrir. Les 2 professeurs à l'origine de cet atelier d'écriture sont prêts à s'investir, totalement. Mais personne ne sait dire à l'avance comment cela se poursuivra.
Au fur et à mesure des mois qui passent, des exercices d'écriture différents, chacun se dévoile à travers des textes de fiction ou des textes de vie, déguisés ou non. Mr Roussel, le professeur, leur a demandé également de livrer leurs impressions, et certains ont accepté de le faire après coup.
Ce roman à inspiration très probablement autobiographique m'a enracinée dans ma passion.
J'ai participé à des ateliers d'écriture et j'en ai mené, aussi. Je peux vous dire que c'est particulièrement émouvant, dans ce sens où les émotions tapies dans les recoins de l'âme, celles qu'on ignore ou qu'on cache, explosent, littéralement. Pleurs, rires, tremblements...tout peut arriver. Cela dépend évidemment du type d'exercices et du type d'élèves. Mais ceux qui « jouent le jeu » n'en retirent que du positif.
D'autant plus qu'on n'est pas seul. Il y a le groupe, embarqué dans le même bateau. Si chacun se laisse emmener, s'il ose écrire et surtout s'il ose lire tout haut, devant le groupe, il est gagnant.
« C'est à ça que sert l'écriture, finalement. A trouver ses frères d'armes. Parfois, ils ne ressemblent pas du tout à ce que l'on croyait ».
J'ai donc énormément apprécié l'écriture mosaïque toute en émotions, en candeur de Jean-Philippe Blondel qui se coule naturellement dans l'état d'esprit de jeunes de 17 ans.
Emotions d'abord retenues, puis très vite qui jaillissent pour terminer en apothéose.
Rien n'est calculé, ici. Tout est naturel, véritable, simple, « inter-personnel ».
Le rêve d'un enseignant.
Ma passion.
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kuroineko
  16 juillet 2017
Il s'agit ici du récit d'une expérience d'atelier d'écriture avec des lycéens. Deux professeurs, dont l'un est un écrivain édité, et des élèves mis le temps de ces séances sur un pied d'égalité. Car oui, les deux enseignants jouent le jeu et écrivent en suivant les consignes, dans les mêmes conditions que les adolescents.
A travers les compte - rendu de sessions et les productions des participants, ils vont peu à peu se révéler. Aux autres et à eux-mêmes, apportant des surprises. Une certaine cohésion de groupe va également se mettre en place. Les façades et les apparences cèdent devant la sincérité des mots écrits puis lus.
Cet ouvrage est bourré de qualités. le ton et le style en sont diversifiés du fait de la multiplicité des intervenants. On ressent beaucoup d'émotions qui parcourent ce groupe. Les textes adolescents m'ont renvoyée à mes propres souvenirs de lycéennes et mon rêve d'alors de devenir écrivain. J'aurais adoré qu'il existât alors dans mon établissement ce type d'atelier d'écriture.
Je recommande ce texte à tous les amoureux des mots. Il relate une belle aventure humaine. Qu'importe si par la suite ces élèves ne deviennent pas écrivains ou même arrêtent d'écrire pour eux-mêmes. Ils ont acquis dans cet atelier une expérience particulière qui les rend plus mûrs et plus ouverts pour s'être découverts mutuellement.
Une lecture courte en terme de temps mais qui a allumé une belle et durable lumière en moi.
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canel
  30 avril 2017
Ce groupe, c'est un atelier d'écriture animé par deux professeurs et suivi assidûment par dix élèves de terminale.
Les enseignants ne se contentent pas de donner les consignes et de veiller à ce que les instructions soient respectées - notamment bienveillance et respect entre participants -, ils sont aussi membres du groupe et se plient aux exercices d'écriture comme les autres.
Ces moments sont riches en émotions : on écrit, on sollicite son imagination, on se met à nu, on affronte le regard des autres et forcément leur jugement, même muet, on écoute à son tour...
Le talent de Jean-Philippe Blondel se déploie depuis près de quinze ans, pour le plus grand plaisir des lecteurs qui lisent tous ses romans.
Le seul problème (de taille, quand même), c'est qu'on a l'impression de retrouver les mêmes personnages et les mêmes thématiques - nostalgie du quadra-quinqua, ambitions de jeunesse déçues, regrets sur les rendez-vous manqués, adolescence et son lot de difficultés (parents et vie provinciale étriqués, envie de fuir, triangles amoureux...). On peut trouver ça agaçant, ça occulte en partie les bonnes trouvailles et les éléments nouveaux que développe l'auteur - ici, une agréable sensation de vertige face aux versions différentes de la vie d'un même individu (son propre témoignage, et la fiction imaginée par un tiers, camarade ou prof).
L'écriture de Blondel est toujours aussi agréable, on se reconnaît forcément dans les préoccupations des protagonistes, a fortiori si on est de la génération de l'auteur et/ou si l'on côtoie des ados au quotidien.
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Takalirsa
  22 mai 2017
"Je ne pourrais pas dire si le texte était bon ou pas (...) mais j'étais pris dedans" : je ne sais pas si Jean-Philippe Blondel fait preuve de lucidité ou pratique l'art de la mise en abyme, mais il me retire les mots de la bouche ! J'ai en effet souvent ce sentiment quand je lis ses livres, de n'y trouver rien de vraiment captivant et pourtant l'envie de lire jusqu'au bout. C'est comme s'il écrivait pour lui sans se soucier de la réception de son texte. J'ai d'ailleurs trouvé que ce roman avait de vagues échos autobiographiques (Roussel ressemble fort à Blondel).

Cette histoire, c'est avant tout celle d'adolescents dont les relations vont évoluer grâce à l'écriture. Chacun arrive avec des a priori sur les autres ou tout au moins en les ayant "fichés" (l'intello, la contestataire, l'introverti, la grande gueule, etc.) Cet atelier, qui les "soumet aux règles du groupe : rédiger des textes en un temps limité en suivant une consigne et en se pliant à des contraintes", les amène progressivement à se libérer de leurs idées reçus sur les autres... et sur eux-mêmes. Car "plus on écrit, moins on a peur de cette façon de s'exprimer", plus on se dévoile : "J'en ai tellement assez d'être moi, parfois", avoue Maxime. le jeu vaut aussi pour les deux enseignants, pour qui l'atelier représente également "une mise en danger" : "les adultes se mêlent à nous", réalisant les exercices d'écriture dans des conditions identiques, créant ainsi des liens avec les élèves. Ce qui se déroule dans cette salle chaque semaine relève d'un travail sur soi qui rend vulnérable, mais qui reste au sein du groupe. Ces "intimités dévoilées" - vraies ou fausses - racontées dans les histoires, en disent long sur leur auteur. Se laissant aller à des "vagues d'émotion", "on s'observe, on se comprend". Tandis que les adultes retrouvent leur jeunesse ("Je laisse derrière moi la peau de ma mue adolescente", "Moi. Au même âge. Une identification."), les jeunes mûrissent, se projettent dans l'avenir.
Pour autant les relations restent trop superficielles pour que le lecteur adhère aux personnalités en présence. le groupe reste un groupe jusqu'au bout, sans que l'on identifie vraiment l'un ou l'autre de ses membres, et l'on ne s'attache à personne. Il faut dire qu'on ne sait jamais vraiment dans les récits (c'est un roman à plusieurs voix) si le narrateur se livre ou affabule... Dès lors, comment cerner les individus ?

La réflexion qui m'a semblé la plus intéressante est celle autour de l'écriture et des différentes façons de l'appréhender : il y a ceux qui créent de toutes pièces, et ceux qui au contraire "reste moi et je deviens un personnage". Il y a les rois de la circonvolution (par peur de se livrer ?), ceux qui cherchent à "s'extraire" du quotidien, de la réalité. Ceux qui assument, et ceux qui refusent de se lire à voix haute (qui doutent ?). Dans tous les cas, "c'est à ça que sert l'écriture. A trouver ses frères d'armes". Mais une fois encore, ces réflexions ne sont qu'évoquées dans le roman, et on reste un peu sur sa faim. Les amateurs (comme moi) auront envie de réaliser eux aussi les exercices donnés, mais "les consignes d'une simplicité douteuse" ne sont guère stimulantes. Si le but de l'auteur, comme celui de l'enseignant meneur, était de "passer le flambeau", il faudrait y mettre davantage de motivation, de passion, de vie.
Lien : https://www.takalirsa.fr/le-..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   03 mai 2017
Après la première séance, j'ai cru que j'allais jeter l'éponge, et puis je me suis accroché, je m'accroche toujours, c'est ma plus grande qualité à ce qu'il paraît, mais si vous saviez combien je préférerais être un glandeur grand style, un branleur avec du panache, une de ces figures qu'on repère tout de suite dans le lycée et pas l'espèce de fayot qui remplit tous les devoirs, qui rend tous les exercices, même les facultatifs, ce mec qui guette toujours l'approbation des enseignants. J'en ai tellement assez d'être moi, parfois, c'est pour ça que je viens à cet atelier, c'est parce que pendant une heure, chaque semaine, je peux m'oublier, je peux devenir quelqu'un d'autre, c'est marrant, hein, parce que ma première réaction au début, ça a été exactement l'inverse, je ne voulais pas, je n'avais pas envie d'intégrer une autre histoire, de me couler dans la peau de quelqu'un d'autre, et maintenant, je crois que ça me manquerait.
(p. 59-60)
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canelcanel   28 avril 2017
[...] j'avais fini par expliquer que ce en quoi je croyais le plus profondément, c'était que plus on écrivait, plus on écrivait.
- Plus on écrit, mieux on écrit, tu veux dire ?
- Pas nécessairement. Mais plus on écrit, moins on a peur de cette façon de s'exprimer, plus on l'amadoue, plus on l'amène dans son propre monde et plus on s'ouvre aux autres. Enfin, pour moi en tout cas, ça se passe comme ça : plus j'écris sur moi, plus je m'ouvre à ce qui m'entoure.
(p. 14)
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canelcanel   30 avril 2017
Pendant très longtemps, [ma mère] n'a été qu'une ombre. Bien sûr, elle va mieux, maintenant. Petit à petit, elle a remonté la pente. Mais dans ses yeux, moi, je vois toujours la faille. Et mon père se tient plus courbé aussi. Je suis resté enfant unique. Je fais tout ce que je peux pour rendre mes parents fiers. Pour faire renaître la flamme dans les yeux de ma mère et pour que mon père se tienne droit. Je travaille dur. Je gagne des compétitions. Ils sourient, mais je pense qu'au fond, ils s'en moquent.
(p. 62-63)
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canelcanel   04 mai 2017
Elle m'a dit un jour que les livres, c'était pour les gens qui n'avaient que ça à s'occuper. Les paresseux, quoi. Les intellectuels. J'ai souri. Parfois, il ne reste que ça à faire. Le sourire peut être l'ultime acte de rébellion.
(p. 122)
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latinalatina   19 août 2017
C'est ce qu'on cherche tous, mine de rien, en optant pour ce métier. La reconnaissance de l'autre comme sujet. Mais non. Il faut que j'arrête de parler comme une prof de philo. Alors, disons, le fait d'avoir en face de soi des êtres humains, avec leur sensibilité, leurs histoires, leurs emportement, leurs joies, leurs envoûtements, leurs désillusions, leurs frayeurs, leurs bassesses, leurs idéaux.
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