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EAN : 9782246820833
288 pages
Grasset (21/08/2019)
2.78/5   16 notes
Résumé :
Juillet 2018 : au lendemain de la finale de la coupe du monde, Cerbère, petite ville d’Occitanie à la lisière de l’Espagne, s’éveille dans l’euphorie de la victoire. Nour, vingt ans, travaille à mi-temps au McDonald’s qui longe la départementale. Avant de rejoindre le HLM où elle vit seule avec son père Saïd, elle fait un détour par la plage et se réfugie, comme à son habitude, dans un bunker pour se masturber. Ce jour-là, Nour y trouve un revolver. Elle s’en saisit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Là , je suis vraiment ennuyé pour écrire un commentaire sur ce livre .Oui , très ennuyé car , sincèrement, au bout de cinquante pages , j'avais envie de passer à autre chose . Pourquoi ? Et bien c'est simple ,une écriture déjantée, loin de " ma zone de confort " , un vocabulaire ...une ponctuation...loin de ce que je demandais à mes élèves : ça part dans tous les sens, je necomprends rien ou ...pas grand chose ...J'arrête, mais c'est rare chez moi, et puis , pas de honte , chacun son avis ...et les avis ,sur Babelio...ils ne sont pas folichons , alors ....Oui , mais les autres , ils ont leurs arguments , non ? Mais toi , tu ne vas pas te contenter de les imiter, de les plagier , aussi sincères et respectables soient - ils ?...Oui , c'est vrai ... Et puis ce livre , il t'a été envoyé gracieusement par les "espaces culturels Leclerc " , (que je remercie au passage), et ils attendent une critique, bonne ou mauvaise , alors ,si tu abandonnes, tu vas te sentir mal de ne pas avoir rempli ton contrat , bref , ça ne se fait pas des choses comme ça ...Oui, allez , c'est bon ,je me force ....
Et peu à peu , la magie opère . Incroyable , ça me pénètre, le langage a fini par séduire mon cerveau et Nour est entrée dans mon coeur , je la suis , je la comprends , je la plains , je veux vivre ou survivre avec elle , la voir sortir d'un monde sordide , je prends parti , je lui tends les bras , mais il me faut arriver à temps et j'ai pris du retard , je vous l'ai dit... Y Arriverai - je ? Rien n'est moins sûr, mais ...
Alors oui , c'est un livre , que dis - je un cri, et quand la fureur s'en mêle, tout perd de son sens, tout s'embrouille , tous les mots se télescopent....La colère gronde , souffle sur les mots qui s'envolent et retombent dans le plus grand désordre....
Mon ego en prend un sacré coup. Moi , j'aime l'ordre , les belles phrases , une syntaxe du plus bel effet et là, je prends un uppercut ( oui , ça change des "claques " , non ? ) qui me met ko . Pas loin de chialer , vraiment ,en tournant la dernière page . Et oui , c'est brutal, ça dérange, ça interpelle ....et ça n'apporte pas de réponse...Tout seul avec ...personne puisque t'es tout seul...
Ça se déroule à Cerbère , près de la frontière espagnole .Cerbère, c'est le nom d'un chien à trois têtes bien connu , Cerbère, le gardien des Enfers , et toi , pauvre Nour , tu croyais lui échapper ? Echapper à l'enfer ? Tu veux rire ? Mais ton premier adversaire , pauvre Nour, outre , Cerbère, n'est - ce pas le titre du roman qui raconte ton histoire ? Vraiment , " Onanisme " ou l'art de dissimuler un livre de toute beauté . Un titre de toute "médiocrité". Ah oui , tu jouis en te masturbant ? Est- ce un crime quand la vie ...ou la société...? Et puis , nous sommes au XXI ème siècle, non ? Bon , y'a quelques " passages " un peu crus " , certes , mais pas de quoi " fouetter un chat " , le reste , la vie décrite est tellement.....
Il faut avoir fait des études pour pondre" ça ", un titre aussi ....peu en rapport avec l'intrigue ? En le lisant , ce titre , j'ai eu , d'emblée, un mouvement de recul. Et puis ,le livre , je l'ai lu , dans les circonstances que vous connaissez .....et je l'ai adoré, y'a trop de choses à dire ...mais ce titre , franchement , c'est un sacré handicap .....
Voilà. Chers amies et amis , nous échangeons souvent , et , une fois de plus je vous le dis , ne me faites pas confiance , je n'ai aucune compétence autre que celle de transmettre un modeste avis ...Là , c'était mal parti et .....tous mes respects aux gens qui n'ont pas adhéré, ils ont leurs raisons et les exposent respectueusement et avec sincérité et ça , ça n'a pas de prix ..
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Il faut oser.
Mais rien ne semble effrayer Justine Bo.
Jeune romancière trentenaire qui publie avec Onanisme son cinquième roman.
Onanisme .
Quel titre !
Alors, même pas peur Justine Bo ?
Son héroïne c'est Nour, vingt ans tout juste. Née au soir d'une finale de coupe du monde et qui se réveille ce matin, au lendemain du deuxième titre mondial de notre Équipe nationale, quartier Bellevue de son Cerbère natal, petite station balnéaire des Pyrénées-Orientales.
Nour elle bosse dans un fast food quelques heures par semaine.
Profitant de sa pause syndicale.. elle s'isole quelques minutes dans un bunker de la plage pour se livrer à un plaisir solitaire. C'est là que, par hasard, elle met la main sur un flingue.
MR 73, magnum 357, Manurhin...
Manurhin devient son compagnon d'infortune.
Parce qu'elle est pas gâtée par la vie Nour.
Un père, Saïd, comme elle l'appelle elle-même, dont elle doit s'occuper (plus pour très longtemps).
Un casse-tête avec Pôle emploi qui lui doit de l'argent.
Et puis tous les autres, les voisins, les potes, le chef, tous ceux qui envahissent son monde, tous ceux avec qui elle fait l'amour mentalement à tour de rôle et qu'elle rêve l'instant suivant de...buter...
Justine Bo bouscule le lecteur.
Onanisme ça veut bien dire ce que ça veut dire.
Il y a de la masturbation dans l'air.
Et pas qu'intellectuelle.
Elle en a rien à branler des bonnes moeurs et des bonnes consciences.
Le rectangle blanc au bas de la page elle s'en fout...
Nour est obsédée.
La masturbation c'est sa drogue.
Ça vous choque ?
Ne vous déplaise,  c'est la vie.
Que celui qui n'a jamais pratiqué lui jette la première pierre.
Ni sensualité ni érotisme, c'est cru.
Vulgaire me direz-vous ?
Moi, franchement je n'ai pas eu ce sentiment.
Je ne me suis pas senti voyeur. Enfin, pas voyeur dans le sens sexuel du terme.
Voyeur, bien sûr que le lecteur l'est, la romancière expose la vie de son personnage, c'est elle qui parle. D'ailleurs l'emploi de la première personne, c'est peut-être ça le plus dérangeant au moment où se libèrent les fantasmes de sa libido masturbatoire.
Les premières pages m'ont laissé songeur, dubitatif, partagé. Puis au fil des pages, le style et le talent de l'écrivain ont oeuvré. J'ai été happé par le récit. le langage imagé, parfait reflet de notre société, de nos travers, de nos idées...
La vie, la mort, la violence, le racisme, le machisme, l'alcoolisme, le terrorisme, la sexualité,  autant de sujets abordés ici sans concessions.
Chaque personnage apporte sa pierre à l'édifice.
Onanisme n'est pas qu'un livre qui parle de ça, pas du tout, mais bon... comme la pomme dans l'alcool cher aux tontons flingueurs... y en a....
Un livre pour public averti...ou pas.

Merci aux Editions Grasset et à Masse critique Babélio sans qui je n'aurais pu découvrir cette auteure...

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Euh, bon, on va dire que ce n'est pas pour moi...
Je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire, mais alors pas du tout. Ca doit être une question de style. Celui de Justine Bo est saccadé, extrêmement dense, trop pour moi, j'étouffe, la maille est si serrée que je n'y puis, si j'ose dire, pénétrer.
Et puis, la finale de la coupe du monde 2018, c'est à peine si je l'ai notée. le foot ...pouh ....Donc l'ambiance, le lendemain de fête, le côté gueule de bois, c'est fini, qu'est-ce qu'on fait maintenant...Non. Pour ce roman, il faut un minimum s'intéresser au ballon rond.
Cerbère, je connais, c'est une ville horrible dans un endroit magnifique, avec cette espèce d'hôtel démoniaque à l'entrée...Je comprends qu'on s'y intéresse...L'ambiance est spéciale. C'est ce que j'ai préféré dans le livre, le bunker, la plage, les hlm, le soleil, le MacDo, tout ce fatras d'une ville très très étrange.
Le titre ? Racolage, à mon avis. A moins qu'il y ait encore des naïfs qui ignorent que les femmes aussi pratiquent l'onanisme. Mais alors se planquer dans un bunker pour s'y adonner, c'est vraiment se compliquer la vie. Je n'ai pas saisi la symbolique.
Les personnages ? Brouillon, brouillon. Manque de clarté.
Ma critique aussi est un fatras. Je ne suis pas rentrée dans cette esthétique de fatras. En fait, je ne vois pas trop de quoi ça parle, d'une manière globale. D'une fille brouillonne, paumée, qui oscille entre plusieurs identités, dans un style brouillon qui se perd en densité un peu vaine...
Je ne sais pas trop quoi dire ni à qui le recommander, mais je remercie toujours masse critique et Grasset de me donner l'occasion de découvrir, même les occasions manquées.
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Onanisme.
Il fallait oser.
Ainsi que pour les 276 pages qui suivent.

Il fallait oser.

Mais il fallait surtout être très en colère pour écrire ces mots.
Du moins j'imagine.
Il fallait avoir la rage au coeur, la boule au ventre, la bile aux lèvres même parfois. Parce que l'on n'écrit pas de tels romans avec des fleurs entre les doigts, et de la citronnade dans le sang.
On n'écrit pas de tels romans, confortablement installé sur une chaise longue dans une maison de vacances à Juan les Pins.
Du moins j'imagine.

Juillet 2018. Cerbère, petite ville à la frontière espagnole, s'éveille dans l'euphorie de la victoire des Bleus. Nour vient d'avoir vingt ans. Elle travaille dans un fast-food et habit avec son père malade la cité Bellevue. Pour tout horizon, elle n'a que la plage et son bunker, où elle se réfugie pour se masturber. Un matin, elle y trouve un revolver…
A travers l'errance d'une jeune orpheline dans la moiteur occitane, Onanisme raconte un pays en proie à la misère sociale, aux préjugés, aux violences. Il y a du Meursault en elle, une tendre indifférence, une révolte contre toutes les assignations. Justine Bo écrit d'une plume incisive, comme elle ressent le monde. Nour en est l'ultime brèche : celle d'une jeunesse impatiente de vivre.

Je ne sais trop par quel bout prendre cette critique. Ce roman m'a littéralement emballée par certains côtés et un brin perdue par d'autres.

J'ai immédiatement été séduite par la prose de Justine Bo, brute, caustique, acérée:
« La main fébrile arrimée au thermos, je me sers un café et fume une cigarette sur le parking. Une humeur de pétrole me phagocyte les poumons. Au-dessus du bitume, l'enseigne brasille. Elle sert de phare aux errants de la Méditerranée. »

J'ai aimé sa capacité à nous camper dans un univers au sein duquel, comme les personnages du récit, coincés, abattus et oubliés, nous nous sentons enfermés dans la fournaise de Cerbère et l'immobilisme imposé. Ces hommes, ces femmes qui évoluent devant nous, abandonnés, désertés d'eux mêmes, nous pénètrent et s'installent dans notre rétine, imprimant dans nos coeur une désarroi profond et une véritable empathie. Nous nous tenons face à eux et gardons les yeux baissés, le malheur est peut-être contagieux après tout.

J'ai été emportée par la poésie de ces personnages, ravagés par la vie,
De ces paysages, chancelants, désertés,
De ces actes, posés avec l'espoir d'un condamné.

Les deux premiers tiers du roman m'ont emportée, littéralement. Nour, bien que pas franchement sympathique, m'a plu. Elle a su me saisir et m'emmener avec elle, dans sa ville, sur sa mobylette, dans son bunker, sur son parking. Elle m'a prise par la main et m'a montré la misère de sa vie. Sa lenteur. Son immobilisme. Sa tristesse. Même les quelques minutes d'intense joie tirées de son activité-refuge – l'onanisme -, sont emplies de fureur et de noirceur. Alors comment ne pas être touchée ?

Pourtant,
Je referme ce roman avec amertume.
Sa dernière partie m'est littéralement tombée des mains. J'ai trouvé la fin tarabiscotée, venue tout droit de nulle part, trop vite esquissée, ou trop longuement peut-être.
Poussive somme toute.
De quoi me faire redescendre de mon ilot de noirceur poétique, et me précipiter à vitesse grand V dans une déception beaucoup trop grande à mon goût. Mais peut-être suis-je simplement passée à côté ?

Difficile pour moi, donc, de me montrer plus élogieuse.
Dommage. Parce que l'écriture de Justine Bo est une merveille. Et bien que servant magnifiquement le début du roman, elle finit par nous perdre et nous éloigner,
nous laissant dans la bouche, sur la langue,
le petit goût aigre de la désillusion.
Lien : https://www.mespetiteschroni..
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Après Si nous ne brûlons pas publié en 2018 aux Éditions des Équateurs, Justine Bo revient et change tout. Nouvel éditeur, nouvelle thématique, nouveau style (?)… Ça donne quoi ? Lettres it be vous dit tout sur ce roman de la rentrée littéraire 2019 !

# La bande-annonce

Juillet 2018 : au lendemain de la finale de la coupe du monde, Cerbère, petite ville d'Occitanie à la lisière de l'Espagne, s'éveille dans l'euphorie de la victoire. Nour, vingt ans, travaille à mi-temps au McDonald's qui longe la départementale. Avant de rejoindre le HLM où elle vit seule avec son père Saïd, elle fait un détour par la plage et se réfugie, comme à son habitude, dans un bunker pour se masturber. Ce jour-là, Nour y trouve un revolver. Elle s'en saisit avec l'idée de s'en défaire mais l'arme lui procure soudain une puissance inédite... Elle que l'on assigne depuis toujours - jeune, femme, arabe, assistée – se sent enfin exister.

En rentrant, elle retrouve son père mort. Parmi la foule de gens qui vont défiler, Nour réalise peu à peu qu'elle n'a personne sur qui compter, à l'exception de Simone, la voisine du dessus, et de Jonas, embaumeur au pied bot. L'arme devient dès lors son unique compagnon de galère. Nour va-t-elle se servir de ce revolver pour se libérer ?

Écrit dans une sorte d'urgence, Onanisme raconte bien plus que l'errance d'une jeune orpheline en perte de repères. Ce livre décrit un pays en proie à la misère sociale, aux préjugés et violences qu'elle produit. Justine Bo écrit comme elle ressent le monde, entre crudité et noirceur. Nour en est l'ultime brèche : celle d'une jeunesse avide de jouissance et de vie.

# L'avis de Lettres it be

Une jeune fille qui travaille péniblement dans un fast-food au niveau de la frontière franco-espagnole. Elle aime beaucoup se masturber. Elle subit la difficulté et la violence de la société, du racisme etc. Un jour, elle trouve une arme. Elle ne sait pas quoi faire. Hâtif, ce résumé du nouveau livre de Justine Bo n'en demeure pas moins exact. C'est décontenançant ? Pire que ça !

On a beau chercher, il n'y a rien de plus à dire sur ce nouveau livre de Justine Bo. Difficile de décrire un tel fourre-tout littéraire, un tel manque d'inspiration malgré une prise au sérieux qui pourrait tromper l'attention. Vraiment, la déception prime de bout en bout.

Pour son retour, Justine Bo propose un véritable mariage, un mariage conflictuel entre L'Étranger, le Baise-moi de Virginie Despentes et Leurs enfants après eux, Goncourt 2018 offert à Nicolas Mathieu. Assurément, un mariage qui tourne au vinaigre… À aucun moment de ce livre, de la première à la dernière page, la greffe ne prend. Tout est incohérent, maladroit, bancal, lunaire par endroit. Alors que Si nous ne brûlons pas, le précédent livre de l'auteure, retenait l'attention par son équilibre fragile et nuageux, Onanisme s'écroule dès les premières lignes sans retrouver le moindre souffle et le moindre intérêt. La lecture ressemble vite à une soirée devant l'Eurovision : on s'attend à ce que chaque page offre son lot d'aberrations et d'inutilités.

Malheureusement, Justine Bo démontre qu'un roman intriguant ou tout du moins un roman qui retient l'attention ne peut se construire qu'avec un assemblage approximatif d'idées et de thématiques ou avec l'utilisation des mots « bite », « masturber » ou « branler ». Cependant, rendons à César qui lui revient de droit : « onanisme » désigne dans le dictionnaire des « pratiques individuelles de masturbation ». Bien qu'intellectuelle, ce livre n'a pas menti sur sa teneur…

Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
J'suis pas vulgaire, Momo, j'suis lucide : t'as les bonbons qui pendouillent et moi les seins qui se liquéfient, c'est la loi du ruissellement, ils en parlent, aux actualités : y a tout qui ruisselle, l'argent du gouvernement, les actions de la Bourse, les impôts, les dividendes, ta bite et mes nichons !
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Mais aucun de nos gestes ne peut trahir l’oisiveté. Il faut être actif, toujours faire quelque chose. Moi l’inertie, ça ne me dérange pas. Depuis que je travaille ici, j’excelle dans l’art de feindre le mouvement. Régulièrement, j’astique le carrelage déjà propre et je trie les sauces – moutarde, ketchup, mayonnaise.
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A quel moment ai-je refusé de m’en sortir. Du plus loin, je me suis dérobée au beau. Je tâchais les vêtements que ma mère m’envoyait par colis ; ils devaient demeurer inaccessibles pour que je continue à me morfondre dans les joggings subtilisés par Saïd au centre commercial, quand je recevais des merveilles par la poste. Je refusais d’accéder à la beauté par intime conviction que nous étions, elle et moi, incompatibles.
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La masturbation servait de soupape au fonctionnement de la machine, et elle finit par l'enrayer. L'onanisme est un élan planétaire, la romance d'un monde qui s'entortille à fomenter son propre chaos, par amour du suicide.
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La masturbation ne rend pas sourd. Elle assassine. J'ai tué Saïd pour me branler. C'est ma faute. Trois secondes d'infini contre Saïd. Mon extase contre sa survie.
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Vidéo de Justine Bo
« Et la voici, Eve Melville, sculptée d'un seul pan de glaise, pas un pli, pas une ride, pas un mot plus haut que l'autre, qui se redresse au milieu de Halsey Street, au milieu des voisins à leurs fenêtres et des enfants réunis sur la route vide, qui nous regarde un à un et qui murmure
ma maison est noire »
Un matin d'août 2016, un cri déchire le coeur de Brooklyn : la maison d'Eve Melville a été peinte en noir pendant la nuit. Eve la tient de son arrière-grand-père, Solomon Melville, né esclave en Géorgie. Ce stigmate sur sa façade avive le souvenir. L'héroïne tranquille devient inquiétante, s'accroche à sa propriété comme à sa mémoire et se révolte contre les promoteurs qui défigurent le paysage de son enfance.
Entre l'affranchissement de Solomon et la furie d'Eve, ce roman entrechoque les mythologies américaines : la torture dans les plantations d'indigo, les spectres du Vietnam, l'apparition du sida et les émeutes qui secouèrent Brooklyn à l'aube des années 1990.
Dans une langue incantatoire, magnifique, puissante, ce cantique pour Eve Melville remonte aux racines d'un pays qui rejoue sans cesse ses batailles.
Née en 1989, Justine Bo est écrivain. "Eve Melville, Cantique" est son septième roman.
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