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ISBN : 2930440627
Éditeur : Atelier de l'Agneau (01/01/1900)

Note moyenne : 2/5 (sur 2 notes)
Résumé :
: Souvent destinés à la lecture publique, ces textes croisent les autres livres de l'auteur. Dans la partie principale, "poèmes à continuer", Bobillot s'appuie sur les mots de Mallarmé : "Les choses existent, nous n’avons pas à les créer ; nous n’avons qu’à en saisir les rapports". Le lecteur pourra donc continuer la liste des liens qu'il établit entre tel objet et tel autre ou quoi lui fait penser à qui.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
latina
  06 juin 2013
Que dire ?
Que ce n'est pas de la poésie comme celle que j'aime et que je lis habituellement, où les sentiments affleurent, où les mots caressent le coeur, mais que ce sont plutôt des poèmes où l'auteur joue avec les mots, les apprivoise pour mieux s'en amuser. Je me suis donc amusée, car le poète laisse voguer son esprit à l'ombre des mots, à l'ombre des sons, et le mien a suivi...
Un petit exemple ? Allez, il vaut mieux que de plus amples explications, je vous en donnerai même plusieurs, parmi tous ceux qui m'ont bien plu, où l'on remarque bien les associations d'idées, comme de l'écriture automatique :
« lignes de la main, lignes du lendemain
Ma ligne de chance, ta ligne de hanches
Ligne de coeur, ligne de corps
Ligne blanche, virages dangereux
Ligne continue, discontinue
Ligne de vie, DEviation
Sans issue, ligne de mort... »
« mots démodés, mots pommadés, mots paumés
Les mots de la fable, l'ineffable de la pensée...
L'enfilade des mots
Les estafilades de la pensée »
C'est donc très plaisant à lire.
Il y a aussi un autre très long poème (s'intitulant « Antisèches ou poème à continuer ») qui m'a fait penser au fameux « Je me souviens » de Georges Perec, mais version « culture » et je ne résiste pas au plaisir de mettre encore un extrait :
« les sept Nains c'est Blanche-Neige
Les sept corbeaux c'est Grimm
Sept contre Thèbes c'est Eschyle
Sept ans de réflexion c'est Marilyn
Sept jours en mai c'est FrankenHeimer
Les sept samouraïs c'est Kurosawa
Les sept mercenaires c'est Yul Brynner
Les dix commandements aussi
Dix petits nègres c'est Agatha Christie
Les dix premiers mots...c'est Bernard Heidsieck
Douze hommes en colère c'est Sidney Lumet
Les douze salopards c'est Robert Aldrich
(...)
Par contre, j'ai détesté en bloc la suite de poèmes ( ?) intitulée « 13 » :
Un petit extrait mais pas trop long, j'ai trop peur de déclencher de drôles de choses chez vous, dans les nerfs ou le cerveau :
« cube, bloc cube, bloc de musique bloc, cube bloc, cube de musique cube, bruit son, bruits de musique bruits, sons bruits, son de musique sons, bruits cube, blocs de sons cube, bruits bloc (.....) »
et des textes du même acabit pendant 13 pages, qui me font penser curieusement à de la musique contemporaine, TRES contemporaine...
Mais bon, je respecte tout à fait les goûts de ceux qui aiment ça !
En conclusion, beaucoup d'amusement et une part d'agacement.
J'ai été satisfaite de lire ce tout petit recueil et je remercie Babelio et l'éditeur « L'atelier de l'agneau » de m'avoir fait découvrir ce curieux ouvrage, dans le cadre de l'opération Masse Critique.

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MamanSouris
  10 juillet 2013
J'ai pour la première fois été retenue dans le cadre d'une opération "Masse Critique Babelio" et c'est ce livre, qui m'intriguait, que j'ai reçu.
Au premier coup d'oeil, j'ai trouvé que c'était un bel objet. J'ai ouvert une page au hasard, l'écriture m'a semblé ludique. J'ai entrepris de m'y plonger un peu plus profondément... c'est alors que j'ai commencé à avoir du mal. (ce qui explique que je ne sois pas très en avance pour donner mon avis)
J'ai vite été agacée par les fantaisies typographiques (quand deux lettres p et o se suivent, elles sont imprimées en gras, les K, X, Y et Z, certains H et R, selon leur position dans le mot sont en majuscules...), ça m'a un peu fatigué les yeux sans que je perçoive ce que ça apportait de plus au texte.(pourtant j'adore quand les caractères changent selon l'intonation, dans les livres pour enfants, par exemple)
Ensuite les poèmes, l'auteur dit vouloir écrire sans contraintes, ce qui doit être plutôt agréable à faire (ça m'a fait penser à l'écriture automatique).
Mais pour le coup c'est la lecture qui se trouve contrainte. Parfois, les associations d'idées m'ont parlé un peu (et donné envie à plusieurs reprises de poser le livre et d'aller en lire un autre, auquel le passage d'un poème faisait allusion directement, ou auquel il me faisait penser par une de MES associations d'idées. Ou bien d'aller écouter quelques morceaux de musique).
Parfois pas du tout, j'ai juste eu l'insuffisante satisfaction de saisir les références (et ai repensé à d'autres bric à brac plus réussis à mon goût, plus accessibles à tout un chacun, comme l'inventaire de Prévert).
Parfois, et c'était sûrement le pire, je ne voyais même pas de quoi/ de qui on parlait. J' ai soupçonné l'auteur de citer de quasi inconnus pour ne se donner qu'à une élite dont je ne ferais pas partie et me faire prendre la conscience de mon inculture (mais en réalité, je crois qu'il a "son univers", comme on dit dans les télé-crochets et que bien sûr celui ci ne se superpose pas avec le mien, tout simplement).
Bref, ces poèmes me laissent circonspecte, surtout ceux de la "suite pour glotte" qui m'ont mise à la place du non initié qui reste planté devant un tableau abstrait en cherchant le génie et en ne se départissant pas de l'idée qu'il peut en faire autant. Je n'ai pas aimé cette sensation.
Toutefois il est probable que je revienne, dans quelques temps sur certains textes parce que je ne serais pas surprise qu'ils se dévoilent différemment selon l'état d'esprit du lecteur, qu'ils puissent s'avérer une autre fois un agréable support à une rêverie personnelle, si je peux m'arrêter quand le fil de mes pensées m'y incite. Et j'aimerais trouver le temps/l'envie/le courage de faire quelques recherches sur l'auteur et sur les références qui m'ont perdue en route, pour voir si cela éclaire ma compréhension.
Lien : http://rongeursdebibli.canal..
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Katiouchka
  30 juin 2013
Pour tout dire ,j'avais réellement envie de le lire. La première de couverture m'a attirée l'oeil , la dernière page me donnait un léger aperçu......bref alléchant.
Malheureusement quand j'ai ouvert et commencé à lire, j'ai vite décroché. Ce n'est pas la poésie à laquelle je suis habituée, mais j'aime les mots. Qu'à cela ne tienne je continue. Mais je n'ai pas tenu le choc. Certains poèmes m'ont plu tel que le premier Lignes de mots ou bien encore Chiens, chats et Cie mais le reste ,surtout les derniers,pffffffffffffffff.....
Peut être que les écouter m'aurait peut être plu mais à l'écrit ce fut long et fastidieux.
En tout cas ,ce que je peux dire , c'est que l'auteur est un amoureux des mots et que cela fait du bien.
Mais, ce genre de poésie n'est pas pour moi.
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Video de Jean-Pierre Bobillot (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Bobillot
Trois leçons de poésie : du bru(i)t dans la pointCom. Film de Jean-Pierre Bobillot et Camille Olivier, 2006, 2008.
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