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ISBN : 2070388425
Éditeur : Gallimard (03/02/1994)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 323 notes)
Résumé :
"C'est par incapacité de vivre que l'on écrit. C'est par nostalgie d'un Dieu que l'on aime. Un livre, c'est un échec. Un amour, c'est une fuite. Nous ne pouvons entreprendre que de biais, nous ne pouvons vivre que de profil. Nous ne sommes jamais où nous croyons être. Notre désir est voué à l'errance. Notre volonté est sans poids. Parfois quand même, on approche quelque chose. Parfois quand même on reçoit des nouvelles de l'éternel. Le battement des lumières sur un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
AgatheD
  28 décembre 2014
Tellement original,jamais rien lu de semblable,un auteur si particulier.Je ne peux donner que quelques images qui me sont apparues ,de la dentelle, des morceaux de bois, des pierres,du froid,de la buée...des odeurs de feux de bois humides ...et par dessus des sourires d'enfants,des femmes sophistiquées ou rustiques,des pelisses et des draps blancs....une petite musique.... Et moi qui regarde derrière la vitre...toutes ces choses délicatement posees,cette vie.....tellement poétique !
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tolbiac
  01 juin 2013
La joliesse des mots, la caresse des arabesques littéraires. Voilà le repos sur le chemin de l'Olympe.
Revoilà Bobin à l'oeuvre. Son long travail poétique, déjoue le jour, ajourne la nuit. On plonge, nage dans ces pages, souriant de plaisir.
L'histoire ?
Laissez-vous porté. Ecoutez….
La mélodie, des pensées, des tournures de phrases en dentelles, des idées à la volée, en chassant le papillon du coeur, on s'époumone devant la strophe. On s'apostrophe devant le paragraphe qui dégrafe le voile d'une tendresse, à peine effleurée.
L'histoire ?
Laissez-vous porté, écoutez…
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saphoo
  02 juin 2019
Je souris, en lisant les avis précédents, l'un n'a rien lu de tel et l'autre : rien aucune émotion. Voilà le constat, Bobin soit on adhère soit on est complètement hermétique. Il faut savoir écouter la petite musique qui bruisse comme les feuilles au vent, il faut se laisser porter par la douceur des phrases, la légèreté des sensations, il faut être sensible à la pensée humble d'un être. Regarder un enfant dans toute son insouciance et innocente et en faire un texte merveilleux comme M Bobin sait si bien le faire. Il faut avoir porter un enfant pour comprendre toute la profondeur et la splendeur du tableau de la femme que nous offre Bobin. C'est la vie simple et profonde à la fois. Il nous chante tous ces faits qu'on ne peut décrire vraiment ni palper ni maîtriser.
Tous ces petits textes nous interpellent et nous faire prendre conscience qu'on est parfois bien trop inconscient : et oui, pour laisser s'échapper de si jolis moments, de si simples bonheurs, des petites bulles d'éternité et de sérénité. Voilà ce qu'est Bobin un maître dans l'art de nous porter vers un monde impalpable, que seuls sans doute les rêveurs, les poètes, les artistes savent y pénétrer par la petite faille de lumière. Là-haut dans le silence d'un monde qui n'appartient qu'à l'instant présent.
Un très joli recueil de textes touchants et tellement vrais. Bobin est plus qu'un poète, c'est aussi un philosophe à sa façon.
Lire Bobin vous offre une parenthèse de bonheur, de sérénité, tout devient différend, et quand dans votre vie il y a comme ça des boulets noirs et lourds, ouvrez Bobin, installez - vous, et lisez, vous regarderez vos boulets d'autre façon, ils vous sembleront déjà moins lourds, moins noirs, peut être même vous parviendrez à les détacher.
Respirez, lisez Bobin, d'ailleurs il a écrit un fort beau texte sur la lecture, une petite merveille.
Extrait sur l'espace dédié.
Merci M. Bobin pour ces instants de pur bonheur de lecture.
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Mimimelie
  28 août 2014
Une douzaine de nouvelles pour nous parler d'enfance, de solitude, de lecture, d'amour… avec une écriture qui manifestement veut nous conduire vers la meilleure part de nous-même, rare et précieuse. Et pourtant, je n'ai pas aimé beaucoup parce que l'écriture cette fois, m'a semblé sonner faux. Phrases alambiquées, construites par associations hasardeuses de mots (le lecteur y trouvera bien ses petits), voilà, j'ai parfois même eu l'impression de lire du pseudo Prévert ou du pseudo Breton, je n'aime pas avoir l'impression qu'on se fdmg…. Mais c'est dommage, car j'ai l'impression que ce qu'il voulait nous dire ici de nos néants, de nos vides, de nos creux, de nos absences à nous-mêmes,de nos manières de chercher à les remplir était un vrai sujet et je ne doute pas qu'il aurait su.
Pour tout dire il faut vraiment le vouloir pour extraire nos parts manquantes de ce miellat.
Heureusement je garde le souvenir de « l'homme joie » et de « Ressusciter » à l'écriture lumineuse, simplifiée, élaguée, modeste et vraie qui, comme en toute conduite marque la supériorité.
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Myriam3
  17 mars 2015
En refermant ce livre, j'ai comme une sensation désagréable de m'être fait avoir...
Une sensation qui m'arrive parfois, un peu toujours de la même manière.
J'ai toujours eu, en entendant parler de Christian Bobin, un a priori. Peut-être d'en avoir trop entendu parler à une certaine époque - et en général ça m'ôte le goût de la découverte-ou des critiques qui ne me plaisaient pas... Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, désoeuvrée une demi-heure entre deux classes, je suis tombée sur ce livre dans notre petite bibliothèque. Les premières lignes, puis pages, m'ont tout de suite plu. La surprise du style, le sujet - l'enfance, la relation mère-enfant. Je lis ainsi avidement les quatre premières nouvelles avant de retourner en cours.
Ce soir, pressée de reprendre ma lecture, je déchante presque aussitôt: rien, aucune sensation, aucune émotion, et même un léger agacement quant au style - phrases très courtes, point. Monotonie - et au propos.
Puis je réfléchis aux premières nouvelles lues, et je me souviens avoir d'abord étouffé un léger désaccord quant à l'évocation de ce qu'est une mère: elle se sacrifie, son couple n'existe plus, l'enfant est l'objet de toutes ses attentions. Bien sûr qu'il y a du vrai, mais pourquoi toujours nous renvoyer cette image si stéréotypée, si rétrograde, alors qu'une mère, c'est aussi une personne - je dis bien une personne et non une femme - indépendante, égoïste parfois, amoureuse, travailleuse, ou paresseuse, bordélique, et j'en passe.
Bref, pour moi cette découverte m'a fait l'effet d'un soufflé: celui qui se dégonfle dès la deuxième bouchée.
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
jeremy.pitonjeremy.piton   05 décembre 2011
"Ce qu'on apprend dans les livres, c'est-à-dire "je vous aime". Il faut d'abord dire "je". C'est difficile, c'est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de maladie, de la maladie des vie impersonnelles, des vies tuées. Ensuite il faut dire "vous". La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d'une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire "vous" , tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l'absence abondante. Enfin il faut dire "aime". C'est vers la fin des temps déjà, cela ne peut être dit qu'à condition de ne pas l'être. La dernière lettre est muette, elle s'efface dans le souffle, elle va comme l'air bleu sur la plage, dans la gorge. "Je vous aime." Sujet, verbe, complément. Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement de temps pour s'atteindre. "
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claireogieclaireogie   04 janvier 2011
On n'apprend que d'une femme. On n'apprend que de l'ignorance où elle nous met quant à nos jours, quant à nos nuits. Le temps passe. La durée amoureuse n'est pas une durée. Le temps passé dans l'amour n'est pas du temps, mais de la lumière, un roseau de lumière, un duvet de silence, une neige de chair douce. Un jour la jalousie vient. Le tableau de maître a changé. Les couleurs ont fraîchi. L'essentiel est passé au second plan, dans un coin d'ombre. On voit sans voir encore. Avec la jalousie revient le temps, l'éternité mauvaise. Vous ne choisissez pas la jalousie, pas plus que vous n'avez choisi l'amour. Vous entrez dans ces terres étrangères de vous-même, dans ces zones frontalières où plus rien n'est voulu, ni pensé. Vous êtes seul mais vous n'êtes pas seul dans votre solitude. Vous êtes en proie à la pensée errante. C'est une pensée qui ne sait pas atteindre ce qu'elle pense, qui ne désire surtout pas atteindre ce qu'elle pense, le porter au plein jour. On dirait une pensée qui fuit quelque chose et qui n'est occupée que de cela qu'elle fuit, qu'elle cherche. Quelle cherche en le fuyant.
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GerydePierpontGerydePierpont   08 décembre 2012
Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous. Perceptible pourtant, immédiatement perceptible.
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CarosandCarosand   13 septembre 2011
Il y a si peu de vrais évènements dans une vie. Il y a si peu de réel dans la vie. Le monde est trop étroit pour son ambition et Dieu n'existe pas : alors que faire du temps qui reste, de tout le temps ? Aujourd'hui il y a cette usine, demain autre chose. Il offre à qui sait voir une vision irremplaçable du monde des affaires : un canton, une terre basse, une terre sans ciel, sans espérance. On fabrique du plastique, de l'acier, du carton. On invente des déchets. C'est ça, l'industrie régnante, la grande aventure de l'industrie : c'est ne plus savoir ce qu'on fait et que cela ne mérite pas le temps de le faire, et c'est persuader les autres qu'il faut le faire encore plus, huit heures par jour, huit siècles par heure. Le monde industriel c'est le monde tout entier, une fable noire pour enfants, une mauvaise insomnie dans le jour. La présence de l'argent y est considérable, autant que celle de Dieu dans les sociétés primitives. Elle irradie de la même façon. Elle gouverne le mouvement des pensées comme celui des visages. Ceux qui commandent la servent.
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CarosandCarosand   13 septembre 2011
Un arbre appuie son épaule de feuillage contre la fenêtre. C'est un arbre puissant, raffiné. Il s'élève en force dans le ciel. Il obscurcit le jour, il aveugle la pensée. On a besoin d'une seule chose pour connaître toutes les choses. On a besoin d'un seul visage pour jouir de tous les visages. Un arbre suffit, pour voir. On apprend à voir comme on apprend à marcher après une longue maladie : pas après pas, songe après songe. Un arbre suffit, une feuille de cet arbre, une pensée de cette feuille oubliée dans le soir. Souvent, avant de vous endormir, vous imaginez ce marronnier dans la nuit soulevée d'étoiles; Dans le temps où vous ne pouvez le voir, vous l'imaginez plus grand encore. C'est dans son ombre que vous écrivez. C'est dans son ombre sur la page que vous apprenez l'essentiel : la beauté, la puissance et la mort.
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Vidéo de Christian Bobin
L’émission « For intérieur », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 31 mars 2002 sur France Culture.
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