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ISBN : 2070419258
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 97 notes)
Résumé :
« Je m'appelle Manège, j'ai neuf mois et je pense quelque chose que je ne sais pas encore dire. Entrez dans ma tête. Mon cerveau est plié en huit comme une nappe de coton. En huit ou en seize. Dépliez la nappe, voilà ma pensée de neuf mois : d'une part, les coccinelles n'ont pas bon goût. D'autre part, les ronces brûlent. Enfin, les mères volent. Bref, rien que d'ordinaire. Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, c'est pareil : il n'y a que des mir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Croquignolle
  11 septembre 2016
Petit roman vite lu, lumineux, joyeux mais un brin déstabilisant.
Mon esprit cartésien n'a pas l'habitude de lâcher prise et de se laisser emporter par les contes, par leur flot de pensées magiques, d'événements irréels, de personnages si humains et pourtant si angéliques, d'instants d'émerveillement hors du commun.
Tout le monde est occupé est une pépite soyeuse, joyeuse, délicieuse où chacun peut puiser un peu de bonheur, d'instantané de grâce, de lumière bienfaisante.
On s'attache à Ariane, à ses Arlequins et ses enfants Manège, Tambour et Crevette. On aime leur faculté de saisir le Beau, le Vrai, le Pur. On rêve de voir le monde avec leurs yeux, leurs mains, leur coeur.
Et on se dit qu'il ne faudrait pas grand chose pour leur ressembler.
Je referme ce livre émue de tant de simplicité et de sérénité. J'ai l'impression de sortir d'un rêve éveillé, avec l'envie de changer le monde.
L'effet Bobin continue d'avoir une emprise bienfaisante sur moi. Je ne peux que vous conseiller d'embarquer à votre tour dans cette nacelle confortable, sous cette montgolfière protectrice, pour voir la terre, pour voir la vie avec le regard des anges.
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marcelpois
  05 février 2016
Tout le monde est occupé, c'est vrai tout le monde est occupé à vivre. Ariane dépoussière les meubles, soulage les coeurs, et donne la vie. Rembrandt le chat intellectuel cherche à dévorer Van Gogh, le canari qui prend le soleil. La Vierge Marie va se dégourdir ses jambes de plâtre lorsqu'elle est lassée d'écouter les malheurs des uns et des autres. Monsieur Lucien philosophe. Manège dessine, dessine, dessine. Monsieur Gomez retrouve sa maman. Madame Carl la mauvaise. Et il y a aussi Tambour et puis Crevette.
Tout est poésie dans ce roman de Christian Bobin. Une femme qui tombe enceinte par un simple baiser et qui plus est pendant trois ans, un bébé qui ne ferme jamais les yeux, un autre qui gravite légèrement au-dessus du sol, l'auteur aborde la vie dans ce qu'elle a de plus exceptionnelle. Aimer, aimer, aimer. Chaque personnage a sa particularité, pourtant rien n'empêche à l'amour d'éclore. Avec légèreté et philosophie, les phrases se dégustent délicatement pour ne pas en perdre une miette. Les personnages doucement dingues sont très vite attachants.
Ce livre, c'est une petite aparté. Original, ce petit livre ne plaira pas à tous, mais pour qui veut s'échapper en toute poésie doit embarquer dans ce petit monde fou.
Merci beaucoup Folavril pour cette découverte ! Je te dois mon premier coup de coeur de l'année !
Lien : https://marcelpois.wordpress..
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VanessaV
  04 avril 2008
Nous voici dans un conte pour adultes emprunt de poésie, de magie. Nous suivons Ariane, une femme de ménage, dans ses bonheurs amoureux et de maternité, dans sa folie régénératrice et poésie de vie. Elle aime et par un geste simple donne son amour, par un attouchement fugace (un baiser) devient enceinte (par poésie et non comme si elle tombait dans une spirale médicalisée ou normée). Autour d'elle déambulent des personnages, avec leur propre façon de vivre, souvent à côté d'eux, elle fait le ménage (mais pas que de la poussière). En choisissant de regarder voler Ariane, légère de bonheur amoureux, et de suivre des yeux ses enfants, c'est une ode à la vie, à l'existence, à l'espièglerie (une certaine forme de folie, oui, oui, une propension à oublier ce que l'on attend de nous).
l'avis complet ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/04/proccupation-mensongre.html
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anne_le_bruit_des_vagues
  06 mars 2014
C'est simple : c'est exactement comme ça que je voudrais aimer, comprendre, dessiner, regarder, dire, faire, écrire, penser, rêver.
Je voulais un livre qui me fasse du bien, et m'aère un peu la tête : je l'ai encore une fois trouvé auprès de Christian Bobin.
Et maintenant... je crois que je vais le relire dans la foulée, et le déguster, au lieu de le dévorer comme je viens de le faire.
Envie de dire "merci, merci, merci". ;)
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liratouva2
  14 juin 2013
J'ai enfin lu un livre de Christian Bobin. Depuis le temps que j'en avais envie!
Et puis je suis tombée sur une très belle interview de l'auteur dans l'Express. Il y dit des choses simples et essentielles, des vérités dans lesquelles je me reconnais. Enfin j'ai lu et entendu tellement de bien sur son oeuvre! C'est pourquoi m'était venue cette sorte d'urgence à vouloir le lire.
Ce qui est arrivé hier avec «Tout le monde est occupé», texte de 127 pages, publié en 1999, au Mercure de France. Un roman – et là, catastrophe!
Loin d'être un coup de coeur comme je l'espérais, c'est une grande déception. J'ai dû abandonner au bout de quelques chapitres! Je m'y suis terriblement ennuyée malgré, je le reconnais, de très belles réflexions, nombreuses, qui parsèment les pages. A part ça, rien ne m'y parlait et surtout pas les personnages que j'ai eu bien du mal à situer et encore moins le ton adopté qui restitue la voix intérieure des uns et des autres: de la petite fille, de sa mère qui fait des ménages, des amoureux de celle-ci, de ses deux autres enfants, Tambour et Crevette, de ses animaux qui parlent aussi, etc. C'est un monde enchanté , plein de bons sentiments et de poésie. Il y a des anges et la vierge Marie qui manifeste sa volonté de changement. J'aurais sûrement pu aimer à un autre moment mais cette fois, j'ai trouvé ça lassant à la longue et puis c'est une sorte de conte poétique et ça non plus, je n'aime pas trop, sauf exception.
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
MikonaMikona   22 septembre 2013
VAN GOGH : Je n'ai pas lu ce livre mais je suis d'accord avec cette phrase : « Tout le monde est occupé. »
REMBRANDT : Et on peut savoir à quoi tu es occupé présentement ?
VAN GOGH : Je prends la lumière et je la transforme en chanson.
REMBRANDT : Je vois. C'est une occupation plein temps. Je suppose que tu n'as pas une minute à toi.
VAN GOGH : Je ne fais pas que chanter. J'écoute aussi la conversation du tilleul avec le vent. Le fou rire des feuilles dans la petite brise du soir est un bon remède contre la mélancolie.
REMBRANDT : J'ai mieux à faire que d'écouter le bavardage d'un tilleul perclus de rhumatismes. (...) En tout cas, moi, je me cultive. Je ne perds pas mon temps à me balancer sur un trapèze, en chantant des airs de quatre sous.
VAN GOGH : Oh mais je lis aussi, et peut-être plus que toi. Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C'est le livre le plus profond qui soit — et ce n'est même pas moi qui en tourne les pages.
REMBRANDT : Tu regardes, tu écoutes et tu chantes. Et c'est tout ?
VAN GOGH : Oui, c'est tout. Et toi tu cherches dans les livres ce qui ne s'y trouve pas. Tu vois bien : tout le monde est occupé.
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charlottelitcharlottelit   03 février 2012
Il y a des fous tellement fous que rien ne pourra jamais
leur enlever des yeux la jolie fièvre d'amour.
Qu'ils soient bénis.
C'est grâce à eux que la terre est ronde et que l'aube
à chaque fois se lève, se lève, se lève.
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BVIALLETBVIALLET   31 mars 2012
Ariane n’était pas douée pour la tristesse. Elle aimait et elle voulait. Le reste n'importait pas. Vivre est si bref. Donne-moi ce que j’aime. Je n'aime que la vérité.
Mais parfois l’amour est si fort qu'il n’y a rien à faire : on peut très bien aller, en toute conscience, vers son malheur.
Tout le monde, partout, tout le temps, est occupé, et par une seule chose à la fois.
Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, c'est pareil: il n'y a que des miracles dans ce monde.
Ariane est amoureuse d’un plombier. Non. Cette phrase est idiote : personne n'est un plombier, même pas un plombier. Personne n'est ce qu'il fait pour gagner sa vie.
Il y a des fous tellement fous que rien ne pourra jamais leur enlever des yeux la jolie fièvre d'amour. C’est grâce à eux que la terre est ronde et que l’aube à chaque fois se lève, se lève, se lève.
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FRANGAFRANGA   20 février 2012
Tout va bien. Je vais dans un monde parfois enchanté, parfois horrible.
Souvent les deux en même temps. Je travaille. Il faut bien. J'ai fait le ménage trois mois dans un hôpital psychiatrique de Chicago.Dans cet hôpital, il y a un pavillon nommé Blues Moon, lune bleue. Dans ce pavillon fermé à clé, des vieillards. Personne ne leur parle. La salle est claire. Sa clarté accuse le délabrement des corps. Les infirmiers font le travail de base, correspondant à leur salaire. Ils lavent, habillent, nourrissent. Les calmants et l'abandon ont pétrifié les corps. Ces vieillards n'ont aucun intérêt pour une société qui a fait de l'optimisme sa marchandise première. Ils n'ont que l'intérêt de permettre aux jeunes infirmiers de toucher leur salaire à la fin du mois.
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charlottelitcharlottelit   03 février 2012
l'Education nationale est une mauvaise mère.
Elle ne sait nourrir qu'une partie de ses enfants.
Les autres, elle les pousse à la rue.
Elle est une truie qui a moins de mamelles que de petits.
Les premiers se servent,
Les autres qui ne peuvent s'accrocher à ses flancs - parce qu'ils sont
plus faibles ou parce qu'ils ont la tête ailleurs -
elle les laisse se débrouiller avec la faim.
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Vidéo de Christian Bobin
L’émission « For intérieur », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 31 mars 2002 sur France Culture.
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