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EAN : 9782204116367
299 pages
Le Cerf (28/03/2019)
3.92/5   24 notes
Résumé :
Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.
Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
gilles777
  13 septembre 2021
Un livre sur la pression qu'exerce le politiquement correct dans notre société.
Il indique comment certains penseurs, et leurs acolytes, essaient d'imposer leurs vues sur différentes notions sans discussion possible. Quand c'est rendu que certains mots sont jugés plus sévèrement que des actes de violence physique, il y a un problème.
L'essai aborde plusieurs points intéressants, mais je l'ai trouvé assez faible sur le contenu avec la mise en avant d'un style littéraire plutôt ampoulé et rébarbatif.
Intéressant, sans plus.
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amarauggg
  10 février 2021
J'ai découvert Mathieu Bock-Côté sur Internet, et je l'ai trouvé immédiatement très intéressant : expression orale remarquable, idée juste, esprit ouvert, culture générale admirable, et évidemment une passion du Québec qui rajoute à ses convictions souverainistes une dimension passionnelle galvanisante. J'ai donc voulu le connaître plus en profondeur en abordant son dernier ouvrage, « L'empire du politiquement correct ».
Son livre est agréablement surprenant. le titre de l'ouvrage m'avait laissé penser que l'objet d'étude serait concentré sur les dérives actuelles de la bien-pensance et de la censure idéologique. Mais l'auteur va bien plus loin : il propose une définition philosophique de la droite et de la gauche, analyse le clivage opposant les deux, explore le rôle des médias dans la société actuelle, s'interroge sur l'état de la démocratie, livre une critique du multiculturalisme et dresse un éloge du nationalisme et du patriotisme. Tout cela n'étant pas pour me déplaire, j'ai apprécié la dimension exhaustive profonde de son ouvrage que je n'avais pas prévu, qui de plus est communiquée avec une écriture percutante.
Le texte est par ailleurs bien construit, les répétitions sont occasionnelles mais nécessaires, le propos est clair et la pensée de l'auteur est parfaitement déployée. MBC sait transmettre ses convictions politiques, et encourage la jeunesse conservatrice à s'imposer dans un monde qui ne leur est pas franchement favorable ; il a contribué à l'enrichissement de ma pensée politique, à l'affinement de la vision de la droite conservatrice, et à la réaffirmation de ma méfiance vis-à-vis de l'aseptisation de la société et de l'esprit de culpabilisation et de repentance ambiant.
On pourrait cependant critiquer l'omniprésence de citations, de références et de renvoi aux notes, qui perturbe parfois la lecture. L'auteur frise parfois la victimisation, mais arrive tout de même à se reprendre pour affirmer son esprit combatif.
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AmyFarrah
  27 janvier 2022
J'ai découvert Mathieu Bock-Côté sur Cnews, chaîne tant décriée par ceux qui ne veulent pas la regarder, et j'ai apprécié son décryptage du wokisme, sa lucidité sur la société et son humour. Certes, il parle vite, et son écriture lui ressemble : il faut s'accrocher. Dans cet ouvrage le sociologue québécois définit ce que sont la Droite et la Gauche, leur idée de l'humain, leurs aspirations et leur position actuelle dans la société et dans l'imaginaire collectif... on peut même dire dans la légende urbaine. S'oppose à une Gauche qui s'est emparée de ce "monopole du coeur" dont parlait Giscard d'Estaing, jusqu'à légèrement péter les plombs, une Droite aux élans romantiques qui veut redorer son blason terni, et désire instaurer une politique plus pragmatique. La conclusion de Mathieu Bock-Côté, qui est aussi la mienne, c'est que le débat ne doit pas cesser et que chacun doit pouvoir s'exprimer car on n'arrivera jamais à la cité parfaite. Une cité de gauche se perdrait dans son utopie, une cité de droite serait poussiéreuse comme un musée et trop dure. Mixer les deux et en sortir la cité idéale ? Non, impossible, nous serons toujours en chemin et tout l'intérêt est dans le débat des idées, dans la confrontation des idéologies. J'ai aimé le côté fair-play de l'auteur qui fait référence aussi bien à des auteurs de sa propre sensibilité conservatrice qu'à des auteurs de Gauche comme Hannah Arendt, une sacrée pointure à laquelle il rend hommage. J'ai pris des notes de livres à lire, mais je pense qu'il me faut, cette fois encore, acheter un exemplaire de cet ouvrage emprunté à la médiathèque, pour pouvoir annoter et faire les petits schémas qui me facilitent la compréhension des causes et des effets, etc...
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michaudgilbert
  25 juillet 2019
a lire
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ErveineErveine   10 octobre 2021
Le but de la démocratie n’est pas de s’entendre mais de savoir se diviser.
ALFRED SAUVY
L’esprit du libéralisme bien compris apprend aux hommes à tolérer ceux qui ne pensent pas comme eux mais qui vivent avec eux, et rappelle à chacun que ses convictions, aussi ardentes soient-elles, ne réfèrent, du point de vue de l’économie générale de la cité, qu’à une doctrine parmi d’autres. Non pas que tout soit relatif. Mais il faut toujours contenir en soi la tentation du fanatisme. Si la politique et la morale ne sont pas étrangères l’une à l’autre, on ne saurait les fondre dans une seule catégorie sans les dénaturer mutuellement.
Cela ne veut pas dire que les camps politiques en présence ne chercheront pas à exercer une hégémonie sur l’espace public. La politique est conflictuelle et passionnelle et on ne saurait l’arracher complètement aux rapports de domination, mais on peut faire ce qu’on peut pour qu’elle ne s’y réduise pas. La vie politique est le domaine privilégié de l’impureté et les idées s’y mêlent toujours aux passions. C’est aussi le domaine de l’incarnation : les idées s’y affrontent à travers les hommes qui les portent et s’en réclament. La vie politique, autrement dit, ne saurait se réduire à une simple opposition entre doctrines concurrentes. La diversité des idéologies croise celle des tempéraments, sans s’y superposer. La bête humaine n’est pas une créature apaisée, et la diversité irréductible des caractères fait en sorte qu’on trouve en toute société des hommes faits pour le pouvoir et d’autres pour la contestation, des conservateurs et des aventuriers, des idéalistes et des nihilistes. Des forces la traversent, des passions la meuvent : certaines périodes historiques sont froides, d’autres sont brûlantes. Plusieurs sont tièdes. Si les hommes sont faits pour vivre ensemble, ils ne sont pas faits pour s’entendre.
Éloge du conflit civilisé p. 265-267
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justinlachapjustinlachap   15 août 2019
Cette fragmentation infinie de la subjectivité est visible dans l'acronyme LGBTQI+, qui semble appelé à s'étendre en mobilisant toutes les ressources de l'alphabet [...]
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justinlachapjustinlachap   15 août 2019
[...] on comprend que toute forme d'attachement marqué à ce qui passe pour le monde d'hier relève désormais du désordre psychiche.
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justinlachapjustinlachap   17 août 2019
C'est une chose de ne plus être de gauche. C'en est une autre d'être de droite.
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alexandre_1alexandre_1   24 septembre 2021
Pourtant, malgré ses déconvenues politiques, le conservateur intrigue encore : c’est qu’il s’empare des questions vitales engendrées par la modernité radicale et transforme quelques points d’exclamation en points d’interrogation.
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Videos de Mathieu Bock-Côté (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mathieu Bock-Côté
Bataille des idées : la victoire aux réactionnaires? Frédérique Matonti est professeure de science politique à l'Université Paris I - Panthéon-Sorbonne. Elle publie Comment sommes-nous devenus réacs ? (Fayard, 2021) : un titre volontairement provocateur mais qui parle quand même de son temps… Car, à la veille de l'élection présidentielle de 2022, l'idéologie réactionnaire semble désormais hégémonique.
L'auteure fait ainsi le constat d'un discours décomplexé, l'idéologie réactionnaire n'étant pas cantonnée à l'extrême droite car pour elle "ce qui caractérise le réac c'est cette volonté de revenir toujours à un passé imaginaire."
Le point de départ de ce livre est l'exaspération de Frédérique Matonti devant certains médias et chaînes d'info en continu - les fast thinkers (ou "intellectuels médiatiques") et certains médias étant pour beaucoup dans cette nouvelle hégémonie culturelle. Elle considère ainsi que "beaucoup de ces essayistes sont des fast-thinkers, des penseurs qui pensent vite, qui n'étayent pas suffisamment leurs propos." Et à l'heure du zapping, ce sont toujours les mêmes discours et les mêmes têtes qui se manifestent : Mathieu Bock-Côté, Eugénie Bastié, Charlotte d'Ornellas, Pascal Praud, Alexandre Devecchio, Sonia Mabrouk, Natacha Polony, Elisabeth Lévy, Geoffroy Lejeune, et, bien sûr, Eric Zemmour.
Le livre remonte aux moments de ce glissement qui a lieu dès les années 1980. Car, il y a quarante ans, le clivage gauche/droite régissait les débats politiques et intellectuels. Mais, à partir de la fin des années 1970, la conjoncture politico intellectuelle progressiste marquée par l'hégémonie culturelle de la gauche se referma. Mobilisations antiracistes et étudiantes, fausse opposition entre classes populaires et minorités, crise de Mai 68… Autant de combats perdus par la gauche dans cette guerre des idées : " à partir du moment où la gauche est au pouvoir dans les années 80 on voit très vite cette contre hégémonie de droite se mettre en place " nous dit Frédérique Matonti.
Conséquence de tout ça, aujourd'hui, il n'y aurait plus personne pour endiguer les fast thinkers. Pour preuve, l'attaque dont est victime l'université, avec notamment l'enquête sur l'"islamo-gauchisme" annoncée en février 2021 sur CNews par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Elle reprenait le discours du ministre Jean-Michel Blanquer. Une guerre des idées qui n'est pas sans danger nous averti la politiste car "on a vu aux Etats-Unis comment la bataille culturelle s'est transformée en violence."
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